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Ligue des Nations : Pourquoi la sélection espagnole masculine a refusé de porter le maillot de l’équipe féminine en finale?

À l’approche de l’Euro féminin 2025 en Suisse, une initiative symbolique d’Adidas, visant à promouvoir la compétition, a été refusée par la sélection masculine espagnole. Lors de la finale de la Ligue des Nations contre le Portugal, le dimanche 9 juin (2-2, 5-3 aux tirs au but), les joueurs espagnols ont préféré conserver leur propre tenue jaune, plutôt que d’endosser celle de la Roja féminine, championne du monde en titre.

Une proposition symbolique de soutien… refusée

L’équipementier Adidas avait proposé à la Roja masculine de jouer la finale avec le maillot extérieur de l’équipe féminine, un modèle blanc agrémenté de touches bleues et roses, afin de promouvoir l’Euro féminin qui débute le 2 juillet en Suisse.

Le contexte semblait idéal : l’Espagne ayant perdu le tirage au sort, elle ne pouvait porter son maillot rouge traditionnel. Adidas voyait dans ce contretemps une opportunité parfaite de mettre en avant la sélection féminine, à travers une action visible et valorisante.

D’autres sélections ont joué le jeu

Cette démarche n’était pas inédite. La Belgique a récemment affronté le pays de Galles en arborant le maillot de son équipe féminine, en hommage aux “Red Flames”, qualifiées pour l’Euro et auteures d’un très bon parcours en Ligue des Nations. La Fédération belge avait communiqué officiellement sur ce geste symbolique.

En France, le milieu de terrain Aurélien Tchouaméni s’était aussi illustré dans cette logique de soutien, en arborant le maillot des Bleues lors de son arrivée à Clairefontaine. “Il faut représenter les filles, il y a l’Euro féminin qui arrive”, avait-il déclaré dans une vidéo publiée par la Fédération française.

Une fracture depuis l’affaire Rubiales

Mais côté espagnol, la démarche n’a pas abouti. Et ce refus ne semble pas anodin. Selon le quotidien Marca, les relations entre les sélections masculines et féminines se sont tendues depuis le scandale Rubiales, du nom de l’ex-président de la Fédération espagnole, qui avait embrassé sans son consentement la joueuse Jenni Hermoso après la finale du Mondial 2023.

Cet épisode, fortement médiatisé, a entraîné une vague de protestations internationales, la démission de Rubiales, et une crise profonde au sein du football espagnol. Il a aussi laissé des fractures durables entre les deux équipes nationales, là où des actions de soutien auraient jadis été plus simples à mettre en œuvre.

Le vestiaire masculin dit non

D’après Marca, bien que l’idée ait été bien accueillie par certains responsables fédéraux, elle nécessitait l’approbation des joueurs eux-mêmes, condition sine qua non après les turbulences récentes. Or, les joueurs de Luis de la Fuente ont exprimé leur préférence pour le maillot jaune, utilisé tout au long de leur parcours en Ligue des Nations. Selon le quotidien, ils ne voyaient “aucune raison de changer”.

Un comportement qui contraste avec celui de la Roja en 2022, alors dirigée par Luis Enrique, qui avait accepté de porter le maillot féminin lors d’un match contre la République tchèque. Une initiative qui, à l’époque, avait été directement lancée par Rubiales, avant que son image ne soit ternie.

Une tendance encore divisée en Europe

L’Espagne n’est pas seule à avoir décliné l’idée. Selon les informations du Marca, l’Allemagne a également refusé une proposition similaire d’Adidas ces dernières semaines. Si certaines fédérations adhèrent à ces gestes symboliques en faveur de la parité et de la reconnaissance du football féminin, d’autres montrent encore des réticences, qu’elles soient culturelles, politiques ou simplement liées à des dynamiques internes fragiles.

Un geste manqué ?

Alors que l’équipe féminine espagnole se prépare à défendre son titre européen, ce refus de la part des joueurs masculins pose une question : le football masculin espagnol soutient-il réellement ses homologues féminines ? Le geste aurait pu être fort. Il n’aura été, pour l’instant, qu’un débat de plus sur le long chemin vers l’égalité et la reconnaissance dans le sport.

Une délégation du Collège national de défense de l’Inde en visite officielle en Arménie

Renforcement des liens stratégiques et échanges sur les réformes militaires.

Une délégation du Collège national de défense de l’Inde, conduite par le général de division Samart Nagar, est en visite d’étude en Arménie du 9 au 13 juin 2025, dans le cadre d’un renforcement des relations bilatérales en matière de défense.

Le 9 juin, la délégation indienne a été reçue par le lieutenant-général Edward Asryan, premier vice-ministre de la Défense de la République d’Arménie et chef d’état-major général des forces armées, au complexe administratif du ministère de la Défense à Erevan.

Au cours de cette rencontre, le général Asryan a présenté les réformes en cours au sein des forces armées arméniennes, mettant en avant les efforts entrepris pour moderniser les capacités de défense du pays dans un contexte régional complexe.

Des enjeux régionaux et internationaux au cœur des échanges

La réunion a également permis aux deux parties d’aborder des questions de sécurité régionale et internationale, à un moment où la stabilité du Caucase du Sud reste un sujet de préoccupation majeure. Les discussions ont notamment porté sur les défis sécuritaires communs, les coopérations militaires potentielles, ainsi que sur les perspectives d’échange d’expériences stratégiques entre les deux pays.

La visite s’inscrit dans une dynamique plus large d’approfondissement des relations diplomatiques et militaires entre l’Inde et l’Arménie, les deux pays partageant un intérêt pour une sécurité régionale accrue et une diversification de leurs partenariats stratégiques.

Agression du rabbin Elie Lemmel à Neuilly-sur-Seine : rumeurs de mise en scène, mais blessures bien réelles

Une agression en plein jour à dans un restaurant de Neuilly-sur-Seine.

Le jeudi 6 juin 2024, le rabbin Elie Lemmel a été violemment agressé dans un restaurant à Neuilly-sur-Seine. L’agresseur, un homme en situation irrégulière en Allemagne, d’origine palestinienne et âgé de 28 ans selon ses documents d’identité allemands, aurait frappé le rabbin au visage avec une chaise, le blessant à la tempe. L’individu a été interpellé quelques minutes après les faits. Une enquête a été ouverte pour “violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours, aggravées par le fait qu’elles auraient été commises à raison de la religion et avec arme par destination.”

Apparition d’un cocard et accusations virales sur les réseaux sociaux

Trois jours plus tard, le 9 juin, Elie Lemmel apparaît sur le plateau de la chaîne CNews, affichant un cocard visible autour de l’œil droit ainsi qu’une arcade jaunie. Rapidement, plusieurs comptes sur la plateforme X (anciennement Twitter), dont le compte très relayé « Ackerman », remettent en question l’authenticité des blessures. Une publication vue plus de trois millions de fois accuse littéralement : « Ils ont vraiment maquillé le rabbin avec un faux cocard ? »

Ces accusations s’appuient sur une série d’images et de vidéos filmées quelques heures seulement après l’agression, où le rabbin ne présente en effet pas encore d’œil au beurre noir. Des internautes opposent alors deux photos : « À gauche avant le maquillage, à droite avec le maquillage », ironise l’un d’eux. D’autres parlent même de “faux visuel”, voire d’“altération frauduleuse de la réalité”, en invoquant des articles du Code pénal.

Des preuves médicales et scientifiques balayent les soupçons

Ces allégations ont rapidement été démenties par des spécialistes médicaux, des images datées, et des documents fournis par Elie Lemmel lui-même. D’après le docteur Cyrus Macaigne, chef de service de l’unité médico-judiciaire de l’hôpital intercommunal de Créteil, l’apparition tardive du cocard est parfaitement normale.

« Il est normal de ne pas très bien voir une telle ecchymose dans les 24 premières heures », explique-t-il, ajoutant que « la blessure devient de plus en plus visible dans les jours suivants, descendant de l’arcade à la paupière. »

Cette évolution correspond au processus physiologique classique d’une ecchymose : la dégradation de l’hémoglobine et la gravité entraînent une migration du sang vers les tissus inférieurs du visage. Les documents médicaux transmis à la rédaction par le rabbin attestent d’un “hématome sous-cutané frontal droit de 3 cm”, visible sur un scanner réalisé le jour même de l’agression.

Photos, vidéos et conversations privées comme preuves

Le rabbin a également fourni à la presse une capture d’écran d’une conversation WhatsApp datée du 8 juin, dans laquelle il partage une photo de lui-même avec le cocard visible. Il a aussi montré son visage tuméfié lors d’un appel vidéo WhatsApp, prouvant la réalité de la blessure. Le 8 juin, il apparaît également sur la chaîne i24 News, cocard bien visible, ainsi que dans une interview avec le média communautaire Qualita, publiée sur Instagram le 9 juin.

« Les médecins m’ont dit tout de suite : dans 48 heures, vous allez voir le syndrome du boxeur », témoigne-t-il.

Un climat tendu et une recrudescence des actes antisémites

L’agression du rabbin Lemmel s’inscrit dans un contexte préoccupant. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 1 570 plaintes pour actes antisémites ont été enregistrées en France depuis le début de l’année 2024. Ce chiffre est en forte hausse par rapport aux années précédentes : 436 plaintes en 2022, et déjà 1 676 en 2023, une explosion corrélée aux tensions au Proche-Orient après les attaques du Hamas du 7 octobre et la riposte israélienne sur Gaza.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’Elie Lemmel est ciblé. Fin mai, il avait déjà été victime d’une agression à Deauville, sur laquelle il avait témoigné en indiquant : « J’ai l’impression qu’on est face à un délit de faciès, et c’est bouleversant. »

Désinformation et réseaux sociaux : quand le soupçon prime sur les faits

L’affaire illustre un phénomène inquiétant : la puissance de la désinformation et de la suspicion numérique face aux faits établis. Malgré des documents médicaux, des images datées, des témoignages et des avis médicaux cohérents, une partie des internautes continue de colporter l’idée d’une manipulation.

Cela pose des questions graves sur la diffusion de fausses accusations en ligne, sur la mise en doute systématique des victimes et sur l’exploitation politique ou idéologique de faits sensibles dans un climat social déjà chargé.

L’agression du rabbin Elie Lemmel est un fait avéré, médicalement documenté et juridiquement encadré. Les blessures qu’il a subies sont bien réelles, et l’apparition différée de son cocard est conforme à ce que la médecine décrit comme une évolution normale des ecchymoses. Face aux soupçons infondés propagés en ligne, cette affaire rappelle l’importance de vérifier les faits avant de diffuser des accusations qui peuvent remettre en cause la parole d’une victime, dans un contexte où les actes antisémites explosent.

En Syrie, les nouvelles autorités islamistes publient des mesures sur les tenues de baignade

Le ministère du Tourisme rappelle qu’il est important de porter des vêtements amples et de veiller à couvrir les épaules et les genoux dans les lieux publics.(Source : AFP).

Les nouvelles autorités islamistes en Syrie ont demandé mardi 10 juin aux femmes de porter le burkini ou des vêtements couvrant le corps sur les plages publiques − une mesure dont les établissements privés considérés comme luxueux sont exemptés. Cette décision du ministère du tourisme intervient six mois après la prise du pouvoir par une coalition islamiste qui a renversé le président Bachar Al-Assad.

Selon le communiqué, le ministère demande aux femmes se rendant sur les plages publiques de « porter un burkini ou des vêtements de bain couvrant davantage le corps ». Hors des zones de baignade, elles doivent porter un vêtement ample et les hommes ne doivent pas circuler torse nu.
Ces restrictions ne s’appliquent cependant pas aux clubs et établissements privés considérés comme luxueux par le ministère du tourisme, où « les tenues de bain occidentales sont autorisées dans la limite des bonnes mœurs ». Le reste des établissements privés doit suivre les nouvelles consignes. Dans la Syrie assez conservatrice, peu de femmes se mettaient déjà en maillot de bain sur les plages publiques.

Des « vêtements amples » exigés dans les lieux publics

En outre, le ministère souligne qu’il est nécessaire de porter dans les lieux publics « des vêtements amples et de couvrir les épaules et les genoux », et d’éviter « les vêtements transparents ou très serrés », sans préciser si ces mesures concernent les femmes et les hommes. Il n’indique pas non plus si des sanctions sont prévues en cas de violation de ces nouvelles règles.

Dès la publication de la décision, les utilisateurs des réseaux sociaux se sont divisés, certains la soutenant et d’autres y voyant une restriction des libertés. Depuis la prise du pouvoir par les islamistes, des Syriens craignent pour les libertés individuelles. En mai, une femme avait été tuée par des hommes armés qui avaient attaqué une boîte de nuit à Damas.
Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des jeunes gens en Syrie répétant des slogans religieux ou demandant la fermeture des bars qui servent de l’alcool.

Tensions à Los Angeles : Trump ordonne l’envoi de 2700 militaires et menace les manifestants, la Californie saisit la justice

La police de Los Angeles engage des interpellations massives face aux violations du couvre-feu.

Mardi soir, la police de Los Angeles (LAPD) a annoncé avoir entamé des arrestations massives visant des groupes de manifestants qui enfreignent le couvre-feu instauré dans la ville. Ce dispositif exceptionnel a été mis en place pour tenter de prévenir les violences liées aux protestations contre la politique migratoire de l’administration Trump.

« Des groupes continuent de se rassembler… et des arrestations massives sont en cours. Le couvre-feu est en vigueur », a indiqué la LAPD sur le réseau social X, sans toutefois préciser le nombre exact d’interpellations.

Le couvre-feu, décrété par la maire démocrate Karen Bass, est entré en vigueur mardi à 20 heures (heure locale) et s’étend jusqu’à 6 heures du matin. Il vise à répondre à une montée des tensions : la veille, 23 commerces avaient été pillés et de nombreuses façades du centre-ville recouvertes de graffitis, causant des dégâts importants.

Sur le terrain, les manifestations ont donné lieu à plusieurs affrontements sporadiques. Certains protestataires ont brièvement bloqué une autoroute, tandis que d’autres ont allumé des feux d’artifice en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes. Dans le quartier de Little Tokyo, cependant, la situation est restée relativement calme.

Les autorités californiennes, tout comme celles du Texas, font face à une vague de contestation croissante. Tandis que la Garde nationale est déployée dans les deux États, la gouvernance locale s’oppose vivement à l’intervention militaire fédérale ordonnée par Donald Trump.

Trump met en garde contre les manifestations lors du défilé de l’Armée : « Elles seront réprimées avec force »

Le président américain Donald Trump a lancé mardi un avertissement aux personnes envisageant de manifester lors du défilé militaire prévu ce week-end à Washington, à l’occasion du 250e anniversaire de l’Armée américaine.

« Pour ceux qui souhaitent protester, ils seront confrontés à une force très importante », a déclaré M. Trump aux journalistes dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.

Les agences chargées de l’application de la loi se préparent à accueillir plusieurs centaines de milliers de personnes lors du défilé de samedi, a indiqué lundi Matt McCool, agent spécial en charge du Secret Service américain.

M. McCool a précisé que des milliers d’agents, d’officiers et de spécialistes issus de forces de l’ordre de tout le pays seront mobilisés pour l’occasion. Le FBI et la police métropolitaine de Washington ont assuré qu’aucune menace crédible ne pesait actuellement sur l’événement.

Au moins neuf autorisations de manifestation ont déjà été délivrées pour cette journée, a-t-il ajouté.

Dans des propos non prévus à l’agenda, prononcés depuis le Bureau ovale, Donald Trump est également revenu sur sa décision de déployer 4 000 membres de la Garde nationale et 700 Marines à Los Angeles après les manifestations déclenchées par des raids fédéraux de l’immigration sur des lieux de travail de la ville.

Le président a défendu cette mesure exceptionnelle, estimant que la présence des troupes était nécessaire pour contenir les troubles, malgré les objections des responsables locaux et étatiques qui jugeaient ces forces indispensables ailleurs.

L’événement de samedi, qui coïncidera avec le 79e anniversaire de Donald Trump, comprendra un festival d’anniversaire de l’Armée sur le National Mall, un défilé dans la capitale et une cérémonie d’engagement et de réengagement présidée par le président lui-même.

Des manifestations nationales sont prévues ce jour-là à l’initiative du groupe No Kings.

« Ils ont défié nos tribunaux, expulsé des Américains, fait disparaître des personnes dans la rue, attaqué nos droits civiques et réduit nos services », dénonce le groupe sur son site internet. « La corruption est allée trop loin. Pas de trônes. Pas de couronnes. Pas de rois. »

Donald Trump fait déployer 2 700 soldats supplémentaires à Los Angeles, la Californie dénonce une dérive autoritaire

Le Pentagone a confirmé lundi soir l’envoi de 2 000 réservistes de la Garde nationale en renfort aux 2 100 déjà présents à Los Angeles, s’ajoutant aux 700 Marines d’active annoncés plus tôt. Ce déploiement massif, voulu par Donald Trump pour renforcer la sécurité face aux manifestations contre les arrestations de migrants, porte le total des forces fédérales sur place à environ 4 800 soldats.

Selon le Commandement militaire pour l’Amérique du Nord (US Northern Command), les Marines, basés dans le sud de la Californie, ont été mobilisés pour protéger les bâtiments et agents fédéraux en raison de « menaces croissantes ». L’opération, baptisée Task Force 51, regroupe désormais 2 100 membres de la Garde nationale et 700 Marines, tous formés à la désescalade, à la gestion de foules et aux règles d’engagement.

Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a vivement réagi, dénonçant un « fantasme de président dictatorial ». Il a condamné l’usage de troupes militaires face à des civils américains, soulignant que les Marines ont pour mission de défendre la démocratie à l’étranger, et non de « faire face à leurs propres compatriotes ».

Newsom a aussi critiqué les conditions logistiques des réservistes, affirmant que certains soldats n’avaient reçu ni nourriture, ni eau, ni directives claires. Il accuse la Maison Blanche d’orchestrer une opération politique destinée à flatter « l’ego d’un président dangereux », plutôt qu’une réponse motivée par la sécurité publique.

Bien que le déploiement des Marines soit officiellement destiné à la protection de bâtiments fédéraux, certains juristes s’inquiètent d’un possible recours à la Loi sur l’insurrection, qui permettrait à Trump d’utiliser l’armée pour le maintien de l’ordre civil – une mesure rarement appliquée dans l’histoire américaine. Selon l’expert juridique William Banks, ce serait « une pente glissante », contraire à la tradition démocratique du pays.

La Californie saisit la justice pour limiter l’envoi de troupes décidé par Donald Trump

L’État de Californie a déposé une requête auprès de la justice fédérale afin de bloquer ou restreindre le déploiement de troupes ordonné par Donald Trump à Los Angeles. Le président américain a en effet mobilisé 700 Marines, en plus de 4 000 membres de la Garde nationale, pour faire face aux manifestations contre les arrestations de migrants par les services fédéraux.

Le bras de fer entre Donald Trump et le gouverneur démocrate Gavin Newsom s’intensifie. Ce dernier dénonce une escalade dangereuse et sans précédent. « Déployer dans nos rues des combattants entraînés à la guerre menace le fondement même de notre démocratie », a déclaré Gavin Newsom, accusant le président de se comporter « comme un tyran, pas comme un président ». Il appelle la justice à suspendre « immédiatement ces agissements illégaux ».

Depuis plusieurs jours, Los Angeles est le théâtre de tensions entre manifestants opposés aux raids de l’immigration (ICE) et forces de l’ordre en tenue anti-émeute. Bien que certains incidents aient eu lieu, les autorités locales assurent que la situation reste globalement sous contrôle.

Dans les documents judiciaires consultés par l’AFP, l’État de Californie critique la logique de militarisation imposée par Washington. « Le président et son ministre de la Défense veulent introduire une culture guerrière dans des villes où vivent, travaillent et étudient des millions d’Américains », déplorent les représentants californiens.

Le recours insiste : « Il n’y a ni rébellion ni invasion à Los Angeles. Ce sont des troubles civils que l’État et les autorités locales sont capables de gérer. Le président dispose d’autres moyens légaux, civils, pour faire respecter l’ordre. »

Pourquoi Rima Hassan ne peut pas faire valoir son statut d’eurodéputée face à Israël

Malgré son statut tout récent d’eurodéputée, Rima Hassan, arrêtée en Israël dans le cadre de la flottille pour Gaza, ne peut pas faire valoir son immunité parlementaire pour échapper à sa détention. Une situation qui suscite l’indignation en France, mais dont les ressorts juridiques sont plus complexes qu’il n’y paraît.

Une détention qui fait polémique

Depuis plus de 30 heures, Rima Hassan, militante franco-palestinienne élue députée européenne, est retenue en détention en Israël, comme cinq autres ressortissants français arrêtés après l’arraisonnement d’un bateau humanitaire en route vers Gaza.

Jean-Luc Mélenchon s’est emporté mardi 10 juin sur X (ex-Twitter) :
« De quel droit Netanyahu retient-il de force depuis 30 heures une députée française ? »

Ce cri d’alarme s’inscrit dans une série de réactions indignées à gauche, notamment chez les Insoumis, qui dénoncent une violation de l’immunité parlementaire de Rima Hassan.

L’immunité parlementaire européenne a ses limites

En théorie, les eurodéputés bénéficient d’une immunité conçue pour leur permettre d’exercer librement leur mandat sans craindre des poursuites de nature politique. Mais en pratique, cette immunité n’est pas absolue, surtout hors du territoire de l’Union européenne.

En effet, le règlement du Parlement européen précise que cette protection s’applique :
•Dans l’exercice des fonctions parlementaires
•Et sur le territoire européen ou d’un État membre

Or :

•Israël ne fait pas partie de l’Union européenne
•Et l’embarquement sur une flottille humanitaire à destination de Gaza ne relève pas, juridiquement, d’une activité parlementaire stricto sensu

Autrement dit, ni le lieu, ni le contexte de l’arrestation ne permettent à Rima Hassan de faire valoir son immunité parlementaire.

Une protection consulaire, mais pas plus

Rima Hassan, en tant que ressortissante française, peut bénéficier de l’assistance consulaire. Celle-ci vise à garantir le respect de ses droits, à assurer qu’elle est bien traitée, et à suivre l’évolution de sa situation judiciaire. Mais cette protection n’implique aucune immunité ni prérogative spéciale, contrairement à ce que certains responsables politiques suggèrent.

L’opposition accuse d’ailleurs le ministère des Affaires étrangères d’inaction. Jean-Luc Mélenchon interroge publiquement :
« Pourquoi le consulat de France a-t-il attendu tant d’heures pour se montrer auprès des prisonniers au contraire de tous ses collègues sur place ? »

Une accusation que rejette vigoureusement le ministre Jean-Noël Barrot, dénonçant des « manœuvres de désinformation », et assurant que le Quai d’Orsay est mobilisé et en lien constant avec les autorités israéliennes.

Et maintenant ?

Pour l’heure, les eurodéputés détenus qui ont refusé leur expulsion volontaire, dont Rima Hassan, sont toujours en détention administrative. Leur sort devrait être décidé par un juge israélien dans les prochains jours, avant une éventuelle expulsion forcée.

Du côté du Parlement européen, on se veut prudent. Une source confie au HuffPost :
« On reste attentif à la sécurité des eurodéputés en toutes circonstances, et on procède en ce moment à des vérifications. »

Mais les leviers d’action sont minces. En dehors de la diplomatie française, l’Union européenne ne dispose d’aucune autorité sur le sol israélien.

Une affaire à la croisée du droit et de la politique

Le cas de Rima Hassan illustre les limites concrètes du pouvoir parlementaire européen à l’international. Il soulève aussi des tensions politiques en France, entre défense de la liberté d’action des députés et respect du droit international local.

À moins d’un geste politique d’Israël ou d’une forte pression diplomatique, Rima Hassan devra passer par les procédures israéliennes ordinaires, comme tout autre citoyen étranger en détention.

L’Azerbaïdjan muscle son armée : nouvelle commande de chasseurs JF-17 auprès du Pakistan

Bakou poursuit sa montée en puissance militaire alors que le processus de paix avec l’Arménie piétine.

Alors qu’un accord de paix semblait à portée de main en mars dernier entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, trois mois plus tard, la signature se fait toujours attendre. En cause : des tensions persistantes, alimentées par des exigences unilatérales et une course à l’armement de plus en plus marquée. L’Azerbaïdjan, fort de ses ressources pétrolières, investit massivement dans sa flotte aérienne. Le 6 juin, Bakou a officialisé une nouvelle commande de 40 avions de chasse JF-17 Thunder auprès du Pakistan, marquant une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation militaire.

Une paix incertaine et des tensions persistantes

Les pourparlers de paix, pourtant bien engagés, achoppent sur plusieurs points cruciaux. L’Arménie a cédé quatre localités dans la région de Tavoush, un geste interprété comme une volonté d’apaisement. Mais l’Azerbaïdjan, loin de se satisfaire de ces concessions, impose de nouvelles conditions. Parmi celles-ci : la dissolution du groupe de Minsk de l’OSCE, chargé historiquement de la médiation, ainsi qu’une révision de la Constitution arménienne visant à supprimer toute référence au Haut-Karabakh.

La situation se complexifie davantage avec la question non résolue du corridor de Zanguezour, un axe stratégique reliant l’Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan. Par ailleurs, le contrôle total du Haut-Karabakh par l’armée azerbaïdjanaise renforce la domination de Bakou sur cette zone historiquement disputée.

Une course à l’armement dominée par l’Azerbaïdjan

Sur le plan militaire, l’écart entre les deux pays s’élargit rapidement. L’Azerbaïdjan profite de ses revenus énergétiques pour moderniser son armée à un rythme soutenu. En septembre dernier, Bakou réceptionnait son premier JF-17 Thunder, avion de combat de fabrication sino-pakistanaise. Initialement, 16 appareils avaient été commandés pour 1,6 milliard de dollars. Ce chiffre a ensuite été porté à 40 unités, pour une enveloppe globale de 4,6 milliards de dollars.

La nouvelle commande du 6 juin pourrait correspondre à un avenant au contrat précédent ou à un nouveau lot distinct, les autorités n’ayant pas encore clarifié ce point. Dans la foulée, l’Azerbaïdjan a également confirmé l’achat de 40 chasseurs J-35A de cinquième génération, fabriqués en Chine, accentuant davantage son avantage technologique.

Les capacités techniques des JF-17 Block III

Les JF-17 Thunder commandés par Bakou sont des modèles Block III, les plus avancés de la série. Dotés de moteurs Klimov RD-93, ils peuvent atteindre une vitesse maximale de Mach 1,6 (1 976 km/h). Leur capacité d’emport atteint 3 800 kg de munitions sur sept points d’accroche, incluant missiles air-air, air-surface, bombes guidées et non guidées.

Parmi les équipements notables : un radar à antenne active KLJ-7A, des commandes de vol électriques de dernière génération et un système de visée intégré au casque. Ces appareils ne remplacent pas les MiG-29 et Su-25 actuellement en service, mais viennent renforcer leur efficacité et leur complémentarité dans les opérations aériennes.

Un déséquilibre croissant dans le Caucase

Face à cet arsenal grandissant, l’Arménie peine à suivre. Erevan ne parvient à maintenir en état opérationnel qu’une vingtaine d’aéronefs, dont seulement quatre Su-30SM livrés sur une commande de douze à la Russie. Quant à sa quinzaine de Su-25, leur état reste incertain, rendant leur efficacité opérationnelle discutable.

Ce déséquilibre militaire souligne la vulnérabilité de l’Arménie dans le Caucase Sud, alors que l’Azerbaïdjan multiplie les achats stratégiques et consolide sa supériorité aérienne. Tant que les tensions géopolitiques perdurent, la course à l’armement risque de primer sur les efforts de paix.

États-Unis d’Amérique : le gouvernement Trump renvoie tous les membres du comité consultatif sur les vaccins, Robert F. Kennedy Jr. au centre de la polémique

Le ministre américain de la Santé, Robert F. Kennedy Jr., a pris une décision controversée en annonçant le renvoi de l’ensemble des membres du comité consultatif sur les pratiques de vaccination (Advisory Committee on Immunization Practices, ACIP), un organe scientifique clé qui conseille les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) sur l’utilisation des vaccins.

Cette décision, présentée comme un “coup de balai” nécessaire pour restaurer la confiance du public dans la science des vaccins, a suscité de vives réactions au sein de la communauté médicale et scientifique américaine.

Conflits d’intérêts invoqués, politisation dénoncée

Robert F. Kennedy Jr. justifie cette mesure en invoquant la présence “de nombreux conflits d’intérêts” parmi les membres du comité, qu’il considère comme un obstacle à une gestion saine et transparente des politiques vaccinales. Selon lui, ces membres, tous nommés sous l’administration Biden, auraient empêché la nomination de nouveaux experts avant 2028, rendant nécessaire leur éviction.

Toutefois, cette décision est perçue par de nombreux spécialistes comme une politisation dangereuse d’un organe qui, jusque-là, était généralement considéré comme non partisan.

Tom Frieden, ancien directeur des CDC et actuel président-directeur général de l’organisation Resolve to Save Lives, dénonce une manœuvre qui, selon lui, risque de compromettre la confiance du public dans les vaccins, acquise au fil de décennies de travail rigoureux.

Il affirme : « Nous considérerons cela comme une grave erreur qui sacrifie des décennies de rigueur scientifique, sape la confiance du public et ouvre la porte à des théories marginales plutôt qu’à des faits. »

Réactions du monde médical et sanitaire

L’Association américaine de santé publique (APHA) a qualifié cette éviction de « coup d’État », soulignant la gravité de cette remise en cause des institutions scientifiques. De son côté, Bruce Scott, représentant de l’Association médicale américaine (AMA), a mis en garde contre une possible baisse des taux de vaccination et la recrudescence d’épidémies évitables.

Tom Frieden a également souligné que cette action pourrait rendre des millions de familles américaines moins sûres en réduisant potentiellement leur accès à des recommandations vaccinales fiables.

Un ministre controversé au passé anti-vaccin

Robert F. Kennedy Jr. est connu depuis longtemps pour ses prises de position critiques à l’égard des programmes de vaccination. Avant sa nomination au ministère de la Santé, il s’était illustré comme l’un des principaux militants anti-vaccins du pays, ce qui a suscité de nombreuses polémiques.

Le mois précédent, il avait déjà bousculé le cadre des recommandations sanitaires en modifiant unilatéralement les lignes directrices du CDC concernant la vaccination contre la Covid-19. Sans consulter le comité consultatif, il a supprimé la recommandation vaccinale pour les enfants et les femmes enceintes, laissant cette décision aux patients eux-mêmes.

Contexte et enjeux

Le comité consultatif sur les pratiques de vaccination joue un rôle essentiel dans la définition des stratégies vaccinales aux États-Unis, en s’appuyant sur des données scientifiques rigoureuses pour protéger la population contre diverses maladies infectieuses.

La décision de Robert F. Kennedy Jr. intervient dans un contexte où la défiance à l’égard des vaccins connaît une recrudescence, alimentée notamment par des mouvements anti-vaccins et une montée des discours complotistes. Cette mesure risque de fragiliser davantage la confiance du public, alors que la vaccination demeure un enjeu majeur de santé publique.

Soudan : Le Soudan vit « la pire catastrophe humanitaire au monde » ,au moins 1000 cas de choléra par jour, MSF sonne l’alarme

Alors que la guerre civile continue de ravager le Soudan depuis plus d’un an, le pays est désormais confronté à une crise sanitaire majeure. Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé une alerte urgente face à l’épidémie de choléra, qui ne cesse de se propager. Khartoum, la capitale, est l’épientre de la flambée, avec plus de 1 000 cas signalés chaque jour, selon les autorités sanitaires.

Une situation aggravée par la guerre

Depuis le début du conflit en avril 2023, le système de santé soudanais est en ruine. Plus de 80 % des hôpitaux sont hors service, selon MSF. Le choléra, une maladie pourtant évitable, a trouvé un terrain fertile dans un pays où l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et aux soins est gravement compromis.

“La promiscuité, le manque d’eau, le manque d’hygiène, le manque d’accès aux soins… tout cela a contribué à augmenter l’ampleur du choléra et à compliquer la riposte contre la maladie,” déclare Nicolas Jean, chef de mission de MSF au Soudan.

L’eau, une ressource devenue toxique

À Khartoum, les habitants n’ont d’autre choix que de puiser l’eau dans des rivières ou d’attendre les camions-citernes, souvent improvisés et sans moyens de traitement. Khalil Gad Allah, résident de la capitale, témoigne :

“Depuis que nous sommes revenus ici, pour trouver de l’eau potable, il n’y avait pas d’autre moyen que d’aller chercher de l’eau dans la rivière. Nous la stockons dans des barils, la laissons reposer, puis nous la buvons.”

Cette consommation d’eau non traitée est à l’origine directe de la transmission du choléra, qui se propage à grande vitesse dans les zones densément peuplées, notamment celles accueillant des déplacés internes.

Un pays au bord du gouffre humanitaire

La guerre civile entre les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces de soutien rapide (FSR) a plongé le pays dans une crise humanitaire d’une ampleur sans précédent.
•Au moins 24 000 morts, selon des estimations, un chiffre probablement sous-évalué.
•Plus de 14 millions de déplacés, dont 4 millions ont fui vers les pays voisins.
•Une famine a été déclarée dans au moins cinq régions, avec un épientre au Darfour, théâtre de violences parmi les plus brutales du conflit.

Une urgence ignorée ?

Malgré l’appel pressant de MSF, la réponse internationale reste insuffisante face à une épidémie qui pourrait encore s’aggraver dans les prochaines semaines. La défaillance des services publics, le manque d’accès humanitaire et l’instabilité sécuritaire rendent toute intervention extrêmement difficile, voire dangereuse.

Alors que le monde tourne le regard vers d’autres conflits, le Soudan s’enfonce silencieusement dans une triple crise : militaire, sanitaire et alimentaire, menaçant la survie de millions de civils pris au piège.

Le Soudan vit « la pire catastrophe humanitaire au monde »

Le chef de la diplomatie britannique, David Lammy, a déclaré lundi que le Soudan traversait « la pire catastrophe humanitaire au monde », lors d’un forum consacré à l’Afrique organisé à Marrakech, dans le centre du Maroc.

Le Soudan est le théâtre depuis avril 2023 d’une guerre pour le pouvoir entre les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), dirigés par le général Mohamed Hamdane Dagalo, et l’armée menée par le général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du pays.

« La crise au Soudan (…) est actuellement la pire catastrophe humanitaire au monde et elle est extrêmement préoccupante », a alerté le ministre britannique en réponse à une question sur la situation de Mo Ibrahim, homme d’affaires anglo-soudanais et fondateur de la Fondation Mo Ibrahim, organisatrice du forum qui s’est ouvert dimanche à Marrakech.

« Il y a une ambivalence, une ambiguïté et certainement un manque de visibilité de cette crise à l’échelle mondiale, et dans une grande partie du monde occidental », a déploré M. Lammy, affirmant avoir « décidé très tôt » après son entrée en fonction de faire tout son possible « pour attirer l’attention » sur la situation.

La guerre au Soudan a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé 13 millions de personnes. Elle a conduit à l’effondrement du système de santé, ravagé de nombreuses infrastructures, et la famine a été officiellement déclarée dans cinq zones du pays: trois camps de déplacés au Darfour et plusieurs parties de la région montagneuse de Nuba.

Mahmoud Abbas se dit favorable à la démilitarisation du Hamas, sans rôle dans la gouvernance de Gaza (lettre à Macron)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s’est dit favorable à ce que le Hamas « dépose ses armes » et « ne dirige plus Gaza » dans le cadre d’un futur Etat palestinien, dans une série d’engagements écrits avant une conférence de l’ONU, a annoncé mardi l’Elysée.(Source : AFP).

Dans une lettre adressée lundi au président français Emmanuel Macron et au prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, qui coprésideront cette conférence sur la solution dite à deux Etats du 17 au 21 juin à New York, Mahmoud Abbas se dit aussi « prêt à inviter des forces arabes et internationales à se déployer dans le cadre d’une mission de stabilisation/protection avec un mandat du Conseil de sécurité ».

Un futur Etat palestinien « n’a aucune intention d’être un Etat militarisé et est prêt à travailler à des arrangements de sécurité au bénéfice de toutes les parties », « dès lors qu’il bénéficie d’une protection internationale », ajoute-t-il.

« Ce qu’a fait le Hamas le 7 octobre » 2023, « en tuant et en prenant des civils en otage, est inacceptable et condamnable », écrit par ailleurs le président de l’Autorité palestinienne, appelant le mouvement islamiste palestinien à « libérer immédiatement tous les otages et personnes retenues ».

L’Elysée salue dans un communiqué des « engagements concrets et inédits, témoignant d’une volonté réelle d’avancer vers la mise en oeuvre de la solution à deux Etats ».

La France veut faire de la conférence internationale prévue à l’ONU un moment-clé pour relancer cette solution, dont le gouvernement d’Israël ne veut toutefois pas. Emmanuel Macron, qui sera à New York le 18 juin, se dit « déterminé » à reconnaître un Etat palestinien, potentiellement à cette occasion, mais a aussi émis plusieurs conditions, dont la « démilitarisation » du Hamas et sa « non-participation » à la gouvernance de cet Etat.

Dans sa lettre, Mahmoud Abbas s’engage aussi à nouveau à continuer de réformer l’Autorité palestinienne, et confirme vouloir organiser des « élections présidentielle et législatives d’ici un an », sous « supervision » internationale.

« Nous sommes prêts à prendre toute notre part pour promouvoir un chemin crédible et irréversible vers la fin de l’occupation, et aller vers la concrétisation d’un Etat indépendant et souverain de Palestine et la mise en oeuvre de la solution à deux Etats, dans le cadre d’un calendrier clair et avec des garanties internationales fortes », insiste-t-il.