Archives pour la catégorie Actualités politique diverses

Défense : la Suède, la Finlande, la Norvège et la Lituanie s’unissent pour l’achat massif de blindés CV90

Face à la montée des tensions sécuritaires en Europe du Nord, la Suède, la Finlande, la Norvège et la Lituanie ont annoncé leur volonté commune d’acquérir plusieurs centaines de véhicules de combat CV90, dans le cadre d’une stratégie de renforcement militaire coordonnée dans la région de la mer Baltique.

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Guerre en Ukraine : un général russe tué dans l’explosion d’une voiture près de Moscou, Moscou accuse l’Ukraine

Un général de l’état-major russe a été tué vendredi près de Moscou, dans l’explosion d’une voiture provoquée par « un engin explosif improvisé ». La Russie accuse les services secrets ukrainiens.(Source : AFP).

Une enquête ouverte pour « meurtre ». Un général de l’état-major de l’armée russe a été tué vendredi 25 avril près de Moscou dans l’explosion d’une voiture causée par « un engin explosif improvisé » et la Russie accuse les service secrets ukrainiens d’être à l’origine de cet attentat.

Les attaques de ce type se multiplient en Russie et dans les territoires ukrainiens qu’elle occupe depuis le début de l’offensive en février 2022. Ces assassinats, imputés à ou parfois revendiqués par l’Ukraine, visent des militaires, des responsables gouvernementaux ou encore des soutiens idéologiques du Kremlin.

Selon le Comité d’enquête russe, la victime est le général Iaroslav Moskalik, chef adjoint de la Direction générale opérationnelle de l’état-major des forces armées russes.

« Engin explosif improvisé »

Selon cette source, l’explosion a eu lieu près d’un immeuble résidentiel dans la ville de Balachikha, située à quelques kilomètres à l’est de Moscou.

« L’explosion s’est produite à la suite de la détonation d’un engin explosif improvisé rempli de mitraille », a précisé le Comité d’enquête.

Il a ensuite publié une vidéo montrant un véhicule entièrement calciné et des enquêteurs entourant un objet flouté, vraisemblablement le corps de la victime, devant la porte d’entrée d’un immeuble.

Des images de vidéosurveillance diffusées par le média russe Izvestia montrent l’explosion d’une voiture, projetant des fragments en l’air, alors qu’une personne s’approche du véhicule.

« L’explosion était très forte, j’en ai même eu mal au cœur. Cela s’est passé à environ 10 h 45 », a affirmé à l’AFP Lioudmila, une habitante du quartier âgée de 50 ans, ajoutant que « beaucoup de gens ont accouru pour regarder » ce qui s’était passé.

L’équipe de l’AFP a vu le corps ensanglanté de la victime gisant au sol, près de l’entrée d’un immeuble, puis placé dans un sac noir et évacué dans dans une camionnette. Des ambulances, ainsi que des pompiers et policiers étaient déployés dans la zone.

« Des enquêteurs-criminologues expérimentés » ont été envoyés sur place pour « identifier les personnes impliquées » dans l’attentat, a indiqué la porte-parole du Comité d’enquête, Svetlana Petrenko, sans évoquer d’hypothèses à ce sujet.

Le dossier a été transmis « à l’appareil central » du Comité « pour une enquête la plus complète et la plus exhaustive », a-t-elle ajouté.

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a quant à elle qualifié l’explosion d' »attaque terroriste ». « La question principale est la suivante : comment arrêter la guerre au centre de l’Europe et du monde. Nous voyons tant de victimes chaque jour. Encore aujourd’hui, un militaire russe a été tué dans une attaque terroriste à Moscou », a affirmé Maria Zakharova, citée par l’agence de presse TASS.

Selon le site du Kremlin, Iaroslav Moskalik avait participé en 2015 en tant que représentant de l’état-major russe à des discussions sur le conflit armé en Ukraine impliquant alors des dirigeants ukrainien et russe, sous l’égide de la France et de l’Allemagne.

Selon le média d’investigation russe Important Stories, la Direction générale opérationnelle, dont il faisait partie, est un « maillon clé dans la planification des opérations en Ukraine ».

En août 2022, l’explosion d’une voiture avait tué Daria Douguina, la fille de l’idéologue ultranationaliste Alexandre Douguine. En avril 2023, un blogueur militaire russe, Maxime Fomine, avait lui perdu la vie dans la détonation d’une statuette dans un café de Saint-Pétersbourg.

Plus récemment, en décembre 2024, le commandant des forces russes de défense radiologique, chimique et biologique, Igor Kirillov, a été tué par l’explosion d’une trottinette électrique piégée à Moscou, un assassinat qui avait été revendiqué par les services de sécurité ukrainiens (SBU).

Après ce meurtre, le président russe Vladimir Poutine avait admis, fait rare, une défaillance des services de sécurité russes. « Nous ne devons pas permettre de telles failles », avait-il déclaré.

Échec de la tentative d’arrestation du président serbe de Bosnie, Milorad Dodik

La situation reste tendue en Bosnie-Herzégovine après l’échec d’une tentative d’arrestation du président de la République serbe de Bosnie (Republika Srpska), Milorad Dodik.

Mercredi, des agents de l’Agence d’investigation et de sécurité de l’État (SIPA) ont tenté d’exécuter un mandat d’arrêt contre le dirigeant séparatiste, recherché pour violation de l’ordre constitutionnel. Toutefois, l’intervention rapide de la police armée fidèle à Dodik a empêché l’opération d’aboutir.

La porte-parole de la SIPA, Jelena Miovcic, a confirmé que ses agents “ont tenté d’appliquer un ordre de la cour mais ont été empêchés par la police de la République serbe de Bosnie”. Selon des images relayées par les médias locaux, aucune violence n’aurait éclaté sur les lieux : des inspecteurs bosniaques non armés faisaient face à des forces serbes lourdement équipées devant un bâtiment gouvernemental.

Milorad Dodik, ouvertement pro-russe, est visé par un mandat d’arrêt depuis mars pour avoir ignoré une convocation judiciaire. Au-delà de cet incident, il est poursuivi pour ses politiques séparatistes visant à affaiblir l’État central de Bosnie-Herzégovine, nourrissant des tensions ethniques déjà profondes.

La Bosnie reste marquée par les divisions héritées de la guerre de 1992-1995, qui a fait environ 100 000 morts et des millions de déplacés. Plusieurs responsables serbes avaient alors été condamnés pour crimes de guerre et génocide par la Cour pénale internationale. Aujourd’hui encore, une grande partie des Serbes de Bosnie revendiquent la sécession de leur territoire pour le rattacher à la Serbie, une ambition portée avec force par Dodik, soutenu par Moscou et dénoncé par Washington.

Cet épisode vient raviver les craintes d’une instabilité accrue dans une région fragile où les blessures de la guerre restent béantes.

Donald Trump et Volodymyr Zelensky : une rencontre inattendue en marge des funérailles du pape François, à Rome

En marge des funérailles du pape François, célébrées ce samedi 26 avril à Rome, Donald Trump et Volodymyr Zelensky se sont entretenus en tête-à-tête lors d’une rencontre aussi brève que symbolique.

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Gaza : le Hamas se dit prêt à un accord pour la libération des otages et une longue trêve

Le mouvement terroriste Hamas a annoncé, aujourd’hui, samedi 26 avril 2025, être prêt à conclure un accord prévoyant la libération simultanée de tous les otages encore détenus à Gaza ainsi qu’une trêve de cinq ans avec Israël, tandis que de nouvelles frappes israéliennes sur le territoire palestinien ont fait au moins 17 morts dans la matinée, selon les secours. (Source : AFP)

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Guerre en Ukraine : Donald Trump accentue la pression sur Volodymyr Zelensky et évoque un accord “proche” avec la Russie

Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa troisième année, Donald Trump multiplie les déclarations chocs et s’en prend directement à Volodymyr Zelensky. Depuis la Maison Blanche, le président des États-Unis s’est dit “proche” d’un accord avec la Russie, accusant son homologue ukrainien de bloquer le processus de paix et de “prolonger les tueries”.

La Crimée au cœur du conflit diplomatique

C’est autour de la Crimée que les tensions se cristallisent. D’après plusieurs sources relayées dans la presse états-unienne, l’administration Trump envisagerait de reconnaître l’annexion de la péninsule ukrainienne par Moscou, réalisée en 2014. Une ligne rouge pour Volodymyr Zelensky, qui a immédiatement réagi :
« Ce serait une violation de notre Constitution. C’est notre territoire, le territoire du peuple ukrainien. Il n’y a rien à ajouter. »

Cette prise de position a déclenché la colère de Donald Trump, qui accuse Zelensky d’entraver les négociations.
« Il peut avoir la paix ou il peut se battre encore trois ans avant de perdre tout le pays », a lancé le président états-unien. Selon lui, la situation en Ukraine est “désastreuse”, et une solution diplomatique est à portée de main.

Un plan de paix polémique

Si aucun document officiel n’a encore été publié, plusieurs éléments du plan de paix évoqué par Trump ont filtré :
•La reconnaissance par Washington de l’annexion de la Crimée par la Russie.
•La cession des autres régions ukrainiennes occupées, soit environ 20 % du territoire.
•Un engagement formel de l’Ukraine à ne jamais adhérer à l’OTAN.
•Et même une clause prévoyant que la centrale nucléaire de Zaporijia, actuellement sous contrôle russe, soit transférée sous autorité états-unienne.

Des conditions jugées inacceptables par Kiev. Pour Zelensky, toute concession sur le territoire national est inenvisageable. Il a même publié sur Telegram une ancienne déclaration signée en 2018 par Mike Pompeo, alors chef de la diplomatie sous Trump, s’opposant fermement à l’annexion de la Crimée. Un rappel historique qui a visiblement irrité encore davantage Donald Trump.

Une Maison Blanche impatiente

Selon des sources internes, Donald Trump serait frustré par la lenteur des négociations et le refus de l’Ukraine de plier. Il assure cependant :« Je pense que nous avons un accord avec la Russie. Nous devons simplement en conclure un avec Zelensky. »

De son côté, le vice-président JD Vance a lancé un avertissement clair :
« Si Moscou et Kiev ne parviennent pas à un accord, les États-Unis se retireront du processus. »

Il a même proposé de geler les lignes territoriales actuelles, ce qui signifierait de facto la reconnaissance des gains territoriaux russes.

L’Europe entre deux feux

En Europe, les réactions sont mesurées mais fermes. La France a rappelé que le respect de l’intégrité territoriale ukrainienne était une “exigence très forte”. Le Royaume-Uni, quant à lui, a souligné que « c’est à l’Ukraine de décider de son avenir ».

Les Européens avancent avec prudence, ne voulant pas froisser Washington tout en soutenant Kiev. La complexité de la situation diplomatique s’est illustrée lors des dernières réunions organisées à Londres, où Marco Rubio a annulé sa venue, officiellement pour des raisons d’agenda, et Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump, s’est rendu à Moscou à la place.

Des discussions sous le feu des bombes

Alors que les négociations avancent dans les coulisses, le front militaire reste actif. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une attaque massive de missiles et de drones russes sur Kiev a causé la mort d’au moins neuf personnes et blessé plus de 60 civils. Une des attaques les plus meurtrières contre la capitale ukrainienne depuis le début de l’année.

Au même moment, dans la région de Marganets, une frappe de drone a tué neuf autres personnes dans un bus civil, blessant 32 passagers.

Zelensky appelle à un cessez-le-feu total

Malgré les pressions, Volodymyr Zelensky continue de plaider pour un cessez-le-feu immédiat et sans conditions.
Lors de la rencontre à Londres, il a déclaré :
« La partie états-unienne a partagé sa vision. L’Ukraine et les autres pays européens ont également apporté leur contribution. Nous espérons que ce travail commun mènera à une paix durable. »

Zelensky reste ferme : la souveraineté de l’Ukraine n’est pas négociable.

Une échéance décisive approche

Donald Trump s’était initialement donné 24 heures pour mettre fin à la guerre en cas de retour à la présidence. Puis, ce délai a été étendu à 100 jours. Ce compte à rebours touche à sa fin, et les regards se tournent vers Washington.

« Entre Poutine et Zelensky, je n’ai pas de favori », a récemment déclaré Trump. Mais sur le terrain, les attaques se poursuivent et la paix semble encore lointaine.

Droits de douane : un texte de loi états-unien pourrait bouleverser la stratégie commerciale de Trump

Douze États des États-Unis viennent de lancer une offensive judiciaire contre la politique commerciale du président Donald Trump. En cause : l’imposition massive de droits de douane que ces États estiment non seulement déstabilisants pour l’économie, mais aussi illégaux. Cette plainte pourrait bien remettre en question l’un des piliers de la stratégie économique de Trump, et avoir des répercussions majeures sur le commerce mondial.

Une coalition démocrate contre la stratégie de Trump

Mercredi 23 avril 2025, une coalition de douze États à majorité démocrate – parmi lesquels l’Oregon, l’Arizona, le Colorado, New York ou encore le Vermont – a déposé une plainte devant le Tribunal du commerce international des États-Unis. L’objet de cette plainte ? Contester les hausses massives des droits de douane imposées par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche.

La plainte accuse le président d’avoir détourné la loi pour « imposer des droits de douane immenses et évolutifs sur tous les produits entrant aux États-Unis, selon son bon vouloir », créant un climat d’incertitude économique. Elle estime que cette pratique viole à la fois l’ordre constitutionnel états-unien et les règles fondamentales du commerce international.

Des taxes record et une guerre commerciale en plein essor

Depuis le début de son nouveau mandat, Trump a mis en place un droit de douane universel de 10 %, ainsi que des surtaxes ciblées sur des secteurs stratégiques comme l’acier, l’automobile et l’aluminium. Le conflit commercial avec la Chine a également pris une ampleur inédite : Washington applique 145 % de surtaxes sur certains produits chinois, tandis que Pékin réplique avec des taxes allant jusqu’à 125 % sur les produits états-uniens.

Cette guerre commerciale fragilise non seulement les relations internationales, mais aussi les entreprises états-uniennes elles-mêmes, contraintes de payer plus cher leurs importations.

Le texte au cœur du litige : l’IEEPA

Le cœur de la plainte repose sur l’utilisation controversée d’une loi de 1977 : l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). Cette loi permet au président d’agir face à une urgence nationale menaçant l’économie ou la sécurité des États-Unis.

Or, selon les États plaignants, Donald Trump a détourné cette loi pour imposer ses droits de douane sans réel fondement d’urgence. « Aucun président n’a jamais utilisé l’IEEPA pour appliquer des tarifs douaniers », souligne la plainte. Elle accuse également Trump de violer la Constitution, qui réserve le pouvoir de taxation au Congrès.

Kris Mayes, procureure générale de l’Arizona, va plus loin : « Le projet tarifaire du président Trump n’est pas seulement économiquement imprudent. Il est aussi illégal. »

Un débat juridique qui monte en puissance

La plainte déposée par les douze États s’inscrit dans une vague de contestation plus large. La semaine précédente, la Californie a engagé une procédure similaire, dénonçant « l’autorité unilatérale » exercée par l’administration Trump. Un groupe de cinq entreprises privées a également porté plainte pour les mêmes motifs.

Cependant, mardi dernier, un panel de trois juges a rejeté la demande d’ordonnance de restriction temporaire visant à suspendre immédiatement les tarifs, ce qui montre que le bras de fer judiciaire s’annonce complexe.

Jusqu’où la plainte peut-elle aller ?

Si les tribunaux donnent raison aux plaignants, les droits de douane de Trump pourraient être annulés. En revanche, une victoire présidentielle entérinerait son autorité sur la politique commerciale états-unienne.

Et si une des parties décide de porter l’affaire jusqu’à la Cour suprême, l’issue devient encore plus incertaine. Bien que dominée par les conservateurs – dont trois juges nommés par Trump – deux principes constitutionnels pourraient lui nuire :
•La doctrine de non-délégation, qui limite le transfert des pouvoirs législatifs vers l’exécutif ;
•Et la doctrine des questions majeures, qui exige une validation du Congrès pour toute décision politique ou économique d’envergure.

Un enjeu majeur pour l’économie mondiale

Derrière ce litige juridique, c’est l’avenir du commerce mondial qui est en jeu. Les taxes douanières états-uniennes, en particulier vis-à-vis de la Chine, perturbent les chaînes d’approvisionnement, augmentent les coûts pour les entreprises et alimentent une instabilité financière mondiale.

Si la plainte réussit, elle pourrait mettre un frein à l’escalade commerciale, rétablir l’équilibre constitutionnel aux États-Unis, et obliger l’administration Trump à revoir sa stratégie économique.

L’Espagne annule un contrat d’armement avec une entreprise israélienne sous la pression de la gauche radicale – Israël réagit

Sous la pression de son allié de gauche radicale, le gouvernement espagnol a annulé un contrat d’armement signé avec l’entreprise israélienne IMI Systems Ltd, marquant ainsi un revirement important dans sa politique de défense. Cette décision, justifiée par l’engagement de l’Espagne envers le peuple palestinien, a été saluée par l’aile gauche de la coalition, mais a suscité une réaction ferme d’Israël et une critique sévère de l’opposition de droite en Espagne.

Un revirement sous pression

Le jeudi 24 avril, le gouvernement de Pedro Sánchez a décidé de rompre un contrat d’armement de 6,8 millions d’euros avec l’entreprise israélienne IMI Systems Ltd, portant sur la fourniture de munitions à la Guardia Civil, la force de gendarmerie espagnole. Cette annulation a été largement attribuée à la pression exercée par Sumar, la formation de gauche radicale alliée des socialistes au sein de la coalition gouvernementale. Yolanda Díaz, ministre du Travail et figure de proue de Sumar, a salué cette décision en soulignant que l’Espagne “ne pouvait pas acheter des armes à un gouvernement qui massacre le peuple palestinien”. Elle a précisé qu’elle avait personnellement négocié cette annulation avec le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre.

Pour Sumar, cette victoire symbolique est d’autant plus importante qu’elle s’est produite après un autre revers pour la gauche radicale, le gouvernement ayant récemment adopté un plan de dépenses de défense d’une valeur de près de 10,5 milliards d’euros pour atteindre l’objectif de l’OTAN de 2% du PIB consacré à la défense. L’annulation du contrat a été présentée comme une mesure pour réaffirmer l’engagement de l’Espagne envers le peuple palestinien, dans un contexte de tensions croissantes autour de la situation à Gaza.

La condamnation israélienne

Israël a réagi fermement à la décision espagnole. Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a condamné “fermement” la rupture unilatérale du contrat, ajoutant que le gouvernement israélien ne conclurait plus de contrats de défense avec des entreprises espagnoles à l’avenir. Cette décision a exacerbé les tensions diplomatiques entre les deux pays, déjà tendues depuis la reconnaissance par l’Espagne de l’État de Palestine en mai 2022.

Les autorités israéliennes ont exprimé leur mécontentement en soulignant que le contrat annulé, qui avait été signé en octobre, était crucial pour les relations commerciales et stratégiques entre les deux pays. L’annulation de ce contrat est perçue comme un coup dur pour l’industrie de défense israélienne, d’autant plus qu’il s’agissait d’une commande d’armement importante.

Une décision favorable à l’aile gauche du gouvernement espagnol

La gauche radicale espagnole, en particulier Sumar, a salué cette décision comme un signe de fermeté politique. Yolanda Díaz, leader de Sumar, a affirmé que le contrat avec IMI Systems constituait une “violation flagrante de la légalité internationale”, en raison des actions militaires israéliennes à Gaza. Cette position a été renforcée par Enrique Santiago, secrétaire général du Parti communiste espagnol, qui a qualifié de “génocide” les actions israéliennes à Gaza et a insisté sur le fait que l’Espagne ne devait pas être complice de telles actions.

Les conséquences légales et financières

L’annulation du contrat soulève des questions juridiques complexes pour l’Espagne. Les services juridiques de l’État avaient initialement recommandé de maintenir le contrat, en soulignant que l’Espagne devrait payer l’entreprise israélienne, mais sans recevoir les munitions commandées. Les autorités espagnoles continuent d’examiner les implications financières de cette annulation, et des démarches légales pourraient être envisagées pour éviter des compensations financières.

Le leader du Parti populaire (PP), Alberto Núñez Feijóo, principal opposant de droite, a critiqué la décision du gouvernement, soulignant que les contrats entre États doivent être respectés. Il a posé la question du coût de cette annulation, en demandant : “Qui va la payer ?”. Le PP, traditionnellement favorable à Israël, a dénoncé ce revirement comme un affaiblissement de la position de l’Espagne sur la scène internationale.

Le soutien à la cause palestinienne

Le gouvernement de Pedro Sánchez a fait de son soutien à la cause palestinienne un axe central de sa politique étrangère. En plus de la reconnaissance de l’État de Palestine, cette annulation de contrat s’inscrit dans un contexte où l’Espagne a régulièrement pris des positions critiques à l’égard des actions militaires israéliennes à Gaza. Les relations diplomatiques entre Madrid et Tel Aviv, déjà tendues, risquent d’être davantage affectées par cette décision.

La décision du gouvernement espagnol d’annuler ce contrat d’armement avec IMI Systems Ltd marque un tournant important dans la politique de défense et de relations internationales de l’Espagne. Bien qu’elle soit saluée par l’aile gauche de la coalition, cette annulation provoque une réaction diplomatique sévère de la part d’Israël et soulève des questions juridiques et financières pour le gouvernement espagnol. La situation reste en évolution, et les répercussions de cette décision sur les relations entre l’Espagne et Israël, ainsi que sur la politique de défense espagnole, sont encore incertaines.

Palestine : « L’Organisation de Libération de la Palestine » se dote d’un poste inédit de «vice-président»

« L’Organisation de Libération de la Palestine » a approuvé, ce jeudi 24 avril, au cours d’un vote «quasi unanime» de son Conseil Central, la création d’un poste de Vice-Président, ouvrant la voie à « la succession» de Mahmoud Abbas, de l’avis de plusieurs observateurs.

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Guerre Russie-Ukraine: « L’Ukraine devra céder sur certains points » selon le président polonais Andrzej Duda

Dans une interview exclusive à Euronews, Andrzej Duda souligne que les États-Unis sont les seuls à pouvoir contenir la Russie. Il ajoute que pour atteindre la paix, des concessions devront être faites tant par Moscou que par Kiev .(Source : Euronews)).

« Aujourd’hui, ma conclusion est absolument sans équivoque il n’y a personne en dehors des États-Unis qui peut arrêter Vladimir Poutine. C’est pourquoi je crois que le président Donald Trump, avec sa détermination, peut mettre fin à cette guerre (…) C’est seulement cette pression américaine qui peut vraiment mettre fin à cette guerre et aider à forger une paix qui ne sera confortable pour aucune des deux parties. Mais c’est peut-être ce qui la rendra durable », a déclaré le président polonais Andrzej Duda dans une interview accordée à Euronews.

Andrzej Duda a également abordé la question de la guerre en Ukraine, estimant que la paix qui sera conclue devra être durable. Il a toutefois reconnu que l’Ukraine devra céder sur certains points : « il doit s’agir d’un compromis. Je veux dire que de facto, cette paix devrait, à mon avis personnel, se résumer au fait qu’aucune des deux parties ne pourra dire qu’elle a gagné cette guerre, parce que chacune d’entre elles devra, d’une certaine manière, faire un pas en avant. L’Ukraine devra également se retirer dans une certaine mesure, car c’est probablement ce qui se produira. Dans quelle mesure ? Il m’est difficile de répondre à ce stade. »

« La guerre épuise la Russie, Vladimir Poutine joue un jeu risqué. Cette guerre exploite l’Ukraine de manière terrible. Ces pays veulent mettre fin à la guerre. Chacun d’entre eux veut gagner cette guerre, c’est naturel » a admis le président.

La dernière idée américaine était que les États-Unis reconnaissent l’annexion de la Crimée par la Russie. Le président américain Donald Trump s’en est pris à Volodymyr Zelensky, déclarant que le dirigeant ukrainien aggravait un  » immense champ de bataille » après s’être opposé à la cession de la Crimée à la Russie dans le cadre d’un éventuel plan de paix.

Mardi, Volodymyr Zelensky a exclu l’idée que Kyiv cède un territoire à Moscou dans le cadre d’un accord, avant des discussions à Londres entre des représentants américains, européens et ukrainiens. « Il n’y a rien à dire, c’est notre terre, la terre du peuple ukrainien », a déclaré M. Zelensky.

Le président Duda a également commenté la politique de Washington : « je m’attendais à ce que Donald Trump agisse de cette manière, une politique très dure de nivellement de ce qu’il considère comme des disparités dans les relations commerciales et de police des intérêts de l’Amérique. Pour moi, c’était compréhensible dans la mesure où il est le président des États-Unis et que, par conséquent, ces intérêts doivent être sa première considération. »
« Il a possédé des casinos, c’est donc un homme à qui l’on a enseigné un jeu d’affaires spécifique et qui a ses propres méthodes d’affaires, développées depuis des décennies. Il les applique à la politique et joue très dur. Mais c’est ainsi que je vois les choses : il s’agit simplement d’un certain jeu commercial que le président Donald Trump a introduit dans la politique à l’heure actuelle et qu’il joue à fond au cours de son second mandat. Il faut négocier durement avec lui » a ajouté Andrzej Duda.

Le président polonais a également souligné le rôle de la coopération entre les États-Unis et l’Europe : « les intérêts des États-Unis sont stratégiques et les États-Unis tirent des bénéfices tangibles de leur relation avec l’Europe, c’est la raison d’être de cet équilibre qui dure sans interruption depuis la Seconde Guerre mondiale. (…) Les troupes américaines sont restées sur le sol polonais, nous avons une présence américaine tournante. Il y a environ 10 000 soldats sur notre territoire, cette coopération est compacte et permanente. Je persuaderai le président Trump de faire venir davantage d’unités américaines. »

Discussions entre les États-Unis et l’Ukraine

Des pourparlers entre responsables américains, ukrainiens et européens, initialement prévus à Londres mercredi pour évoquer une issue à l’invasion russe, ont été réduits après l’annulation de la participation du secrétaire d’État américain, Marco Rubio.

En lieu et place, Washington a dépêché en Ukraine le général à la retraite Keith Kellogg, envoyé spécial, qui n’a pas pris part à plusieurs moments clés des négociations depuis l’arrivée de la nouvelle administration américaine.

Côté ukrainien, la délégation présente à Londres comprenait Andriy Yermak, chef du bureau présidentiel, ainsi que le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense, Rustem Umerov. Ces derniers ont rencontré des conseillers européens en matière de sécurité nationale ainsi que des responsables américains.

La vice-première ministre ukrainienne, Yulia Svyrydenko, a écrit sur le site de réseau social X mercredi : « lors de la réunion d’aujourd’hui entre la délégation ukrainienne et ses partenaires à Londres, nous avons réaffirmé notre position de principe : l’Ukraine est prête à négocier, mais pas à capituler. Il n’y aura pas d’accord qui donnerait à la Russie une base plus solide pour se regrouper et revenir avec plus de violence. »

Le président russe Vladimir Poutine s’est dit prêt, pour la première fois depuis plusieurs années, à engager des discussions bilatérales directes avec l’Ukraine. Cette initiative pourrait constituer un tournant diplomatique majeur, en particulier dans un contexte de pressions croissantes exercées par les États-Unis. Sa déclaration récente sur la possibilité de tels pourparlers laisse entrevoir un possible changement d’approche dans la stratégie diplomatique de Moscou.

« Aucune attaque contre les pays de l’OTAN ne restera impunie »

Le président Duda a également souligné la stabilité de l’Alliance de l’Atlantique Nord : « je suppose qu’en cas d’attaque contre un pays de l’OTAN, l’article 5 s’appliquera et que tout le monde se lèvera collectivement pour soutenir et défendre ». Le président Andrzej Duda a également déclaré qu’il appréciait l’initiative trilatérale, qui vise à renforcer la sécurité des États membres.

Selon le président polonais, l’initiative trilatérale représente une opportunité pour les pays impliqués de renforcer leur réactivité et leur coopération en matière de sécurité partagée, notamment dans le secteur gazier.

Cette initiative a été lancée en 2015 par les présidents polonais Andrzej Duda et croate Kolinda Grabar-Kitarović, à l’occasion d’une rencontre des dirigeants de la région en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a ensuite mis en lumière l’importance stratégique de cette coopération, soulignant à quel point les investissements réalisés dans ce cadre étaient essentiels.