Archives pour la catégorie Politique

Changement climatique : Amnesty International demande à la Nouvelle-Zélande un visa humanitaire pour les populations du Pacifique

L’organisation Amnesty International a appelé le gouvernement néo-zélandais à créer un visa humanitaire destiné aux habitants des îles du Pacifique menacées par les effets du changement climatique. Dans un communiqué publié le 9 octobre, l’ONG critique la politique migratoire actuelle du pays, qu’elle juge insuffisante face à la gravité des défis environnementaux dans la région.

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Moldavie : Moscou met en garde après l’adoption d’une stratégie militaire tournée vers l’Ouest

Le Kremlin a réagi négativement à la nouvelle stratégie militaire adoptée par la Moldavie, qui désigne la Russie comme la principale menace pour la sécurité nationale. Cette décision marque une évolution importante de la politique de défense moldave dans un contexte régional marqué par la guerre en Ukraine et les tensions croissantes entre Moscou et les pays voisins.

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Afghanistan, crise climatique prolongée : la sécheresse de 2018 encore meurtrière en 2025

Sept ans après la sécheresse la plus grave qu’ait connue l’Afghanistan depuis des décennies, le pays peine toujours à s’en remettre. Pénurie d’eau, insécurité alimentaire, déplacements massifs : les cicatrices de 2018 demeurent béantes. Une tragédie climatique, mais aussi humaine et politique, qui illustre la fragilité d’un pays pris au piège entre guerre, pauvreté et dérèglement climatique.

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En 2018, l’Afghanistan connaissait sa pire sécheresse depuis quarante ans. Les terres craquelées du nord et de l’ouest voyaient disparaître les récoltes, le bétail mourait faute de pâturages, et des centaines de milliers de familles fuyaient leurs villages pour chercher de l’eau.
Sept ans plus tard, le pays reste enlisé dans une crise humanitaire et environnementale que ni les changements politiques, ni l’aide internationale, n’ont permis de surmonter. Les effets combinés du réchauffement climatique, de l’insécurité et de la misère ont fait de cette sécheresse un tournant durable dans la survie du pays.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), plus de 22 des 34 provinces afghanes avaient été frappées par la sécheresse de 2018.
Les régions de Badghis, Herat et Ghor furent les plus touchées : les pluies avaient chuté de plus de 70 %, et les récoltes de blé, principale ressource vivrière, s’étaient effondrées.

Au total, plus de 3 millions d’Afghans furent directement affectés, et plus de 250 000 déplacés internes durent rejoindre des camps improvisés autour des grandes villes, notamment à Herat.
L’eau potable devint un bien rare, les prix des denrées explosèrent et les enfants furent parmi les premières victimes de la malnutrition.

« La sécheresse a tué notre terre avant de tuer notre bétail », témoignait en 2018 Gul Bibi, agricultrice de la province de Badghis.
« Nous avons marché des jours avec nos enfants pour trouver de l’eau. »

La sécheresse de 2018 n’est pas née d’un hasard climatique : elle a frappé un pays déjà meurtri par quarante années de guerre, où les infrastructures hydrauliques et agricoles étaient délabrées.
Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), l’insécurité et la pauvreté structurelle ont empêché la mise en place de politiques d’adaptation durables.

En 2025, plus de 23 millions d’Afghans soit plus de la moitié de la population dépendent toujours de l’aide humanitaire pour se nourrir.
La combinaison des effets du changement climatique et du repli économique après le retour des talibans au pouvoir en 2021 a aggravé la vulnérabilité des populations rurales.

Les femmes, en particulier, paient le plus lourd tribut. Privées d’accès à la terre et à l’emploi, elles subissent de plein fouet la raréfaction de l’eau et la dégradation des conditions de vie.
« Quand les ressources se font rares, les inégalités s’accentuent », résume une représentante du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) à Kaboul.

La crise née en 2018 a eu des effets en cascade : exode rural, perte des savoirs agricoles, dépendance accrue à l’aide extérieure.
Des zones entières naguère cultivées sont désormais stériles, tandis que les nappes phréatiques s’épuisent.

L’ONU estime que l’Afghanistan a perdu 40 % de ses terres arables en une décennie.
Les agriculteurs tentent de s’adapter, en recourant à des cultures moins gourmandes en eau, mais les moyens techniques manquent.
Parallèlement, la disparition des pâturages a accéléré l’appauvrissement des éleveurs nomades, pilier de l’économie rurale.

Cette sécheresse prolongée s’inscrit dans un contexte mondial où le réchauffement climatique exacerbe les tensions locales. L’Afghanistan illustre la situation des pays du Sud, souvent les moins responsables des émissions de gaz à effet de serre, mais les premiers à en subir les conséquences.

Sept ans après, la situation reste critique. Les rapports conjoints du PAM et de la FAO en 2025 indiquent que près de 15 millions d’Afghans souffrent toujours d’insécurité alimentaire sévère.
Les régions de l’ouest connaissent une recrudescence de la malnutrition infantile, tandis que les réserves d’eau souterraine atteignent des niveaux historiquement bas.

Les projections climatiques sont sombres : selon la Banque mondiale, les températures moyennes du pays pourraient augmenter de 2,5 °C d’ici 2050, réduisant encore le débit des rivières.
Les experts appellent à un plan de reconstruction écologique centré sur la gestion communautaire de l’eau, la reforestation et la diversification agricole.

Mais dans un pays où les priorités immédiates sont la survie, la paix et la sécurité, la question environnementale reste reléguée au second plan.

Au-delà du cas afghan, la crise révèle l’incapacité du système international à répondre durablement aux chocs climatiques.
Les aides d’urgence affluent après les catastrophes, mais les programmes de prévention, de gestion des ressources et d’adaptation demeurent sous-financés.

L’Afghanistan, symbole tragique d’un pays piégé entre pauvreté et climat, pose une question fondamentale :
comment bâtir une résilience véritable sans stabilité politique, ni infrastructures de base ?

L’avenir du pays dépendra autant de sa capacité à restaurer la paix que de celle à réapprendre à vivre avec une nature transformée.

La sécheresse afghane n’est pas un simple souvenir de 2018. Elle demeure le symbole d’une humanité incapable d’anticiper les effets d’un dérèglement qu’elle a pourtant provoqué.
Ce drame silencieux rappelle que la crise climatique n’a pas de frontières, mais que ses premières victimes sont toujours les plus vulnérables.

Dans les plaines de Badghis comme ailleurs, l’eau est devenue plus qu’une ressource : une ligne de vie, un enjeu de paix, un test moral pour l’humanité.

Celine Dou

Expulsions de migrants : l’Allemagne finalise un accord avec les talibans pour renvoyer des demandeurs d’asile afghans

Berlin prépare la reprise régulière des vols d’expulsion vers l’Afghanistan, malgré les critiques sur la sécurité et la légitimité du régime taliban.

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Les États-Unis menacent de sanctionner les pays favorables à une taxe carbone sur le transport maritime

Washington dénonce une mesure « néocoloniale » à la veille d’un vote crucial à l’Organisation maritime internationale (OMI).

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Guerre en Ukraine : Melania Trump affirme avoir établi un « canal de communications » avec Vladimir Poutine sur les enfants ukrainiens

Dans une déclaration inattendue à la Maison-Blanche, Melania Trump a annoncé vendredi avoir ouvert un « canal de communications » avec le président russe Vladimir Poutine concernant les enfants ukrainiens que Kiev accuse Moscou d’avoir enlevés depuis le début de l’invasion russe en février 2022.

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Pologne : Karol Nawrocki rejette le pacte migratoire européen et s’aligne sur Budapest

Deux mois après son arrivée à la présidence, Karol Nawrocki ouvre un bras de fer avec Bruxelles. Le chef de l’État polonais a officiellement refusé d’appliquer le pacte européen sur la migration et l’asile, s’attirant le soutien immédiat du premier ministre hongrois Viktor Orbán. Varsovie rejette catégoriquement le principe de relocalisation obligatoire des migrants prévu par le texte adopté en mai 2024.

Un refus catégorique adressé à Bruxelles

Dans une lettre datée du 7 octobre et rendue publique le 9 octobre par son chef de cabinet Paweł Szefernaker sur X, Karol Nawrocki a réaffirmé son opposition ferme au pacte migratoire.

« Je ne consentirai pas à la mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile en Pologne », a-t-il écrit à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Le président, en poste depuis le 6 août 2025, demande à la Commission de prendre en compte la position polonaise dans ses prochains plans migratoires. Cette déclaration marque la continuité de ses promesses de campagne, où il s’était engagé à défendre la souveraineté polonaise face aux politiques migratoires européennes.

Varsovie invoque la sécurité intérieure

Selon Polskie Radio, Marcin Przydacz, chef du Bureau présidentiel pour la politique internationale, a estimé que cette prise de position arrivait à un moment clé, alors que Bruxelles prépare la présentation de ses nouveaux projets migratoires. Il a rappelé que la Pologne « n’accepterait aucune décision qui porterait atteinte à sa sécurité intérieure ».

Même son de cloche du côté du ministre de l’Intérieur, Marcin Kierwiński, qui a souligné que Varsovie demeurait favorable à la coopération européenne, mais rejetait toute obligation de relocalisation des migrants sur son territoire.

Orbán applaudit une « rébellion » contre Bruxelles

En Hongrie, la réaction ne s’est pas fait attendre. Viktor Orbán, farouche opposant au pacte migratoire européen, a salué la décision de Varsovie :

« L’Europe est en train de basculer : le président Nawrocki refuse de mettre en œuvre le pacte migratoire en Pologne. Nous le refusons aussi. Nous sommes désormais deux. Si un troisième nous rejoint, ce sera déjà une rébellion », a-t-il déclaré sur X.

Le dirigeant hongrois voit dans ce refus une nouvelle alliance politique entre Varsovie et Budapest, deux capitales critiques envers la politique migratoire de l’Union européenne.

Coopération sélective, mais rejet du mécanisme central

Karol Nawrocki ne remet pas en cause la nécessité de lutter contre la migration irrégulière, mais plaide pour une action à la source : lutte contre les passeurs, contrôle renforcé des frontières extérieures et soutien aux pays de transit.
La Pologne se dit prête à coopérer sur le partage d’informations, les opérations conjointes ou l’assistance technique, mais refuse toute contrainte imposée par Bruxelles.

Une fracture politique persistante au sein de l’Union

Ce nouvel épisode accentue la fracture entre les pays favorables à une approche solidaire de la politique migratoire et ceux qui défendent leur souveraineté nationale.
Budapest, qui promeut une Europe « chrétienne » et restrictive en matière d’asile, a déjà été condamnée à plusieurs reprises par la Cour de justice de l’Union européenne pour non-respect du droit européen.

En s’alignant sur la Hongrie, la Pologne de Karol Nawrocki s’installe désormais dans une opposition frontale à Bruxelles, au risque d’un nouveau bras de fer politique et juridique avec les institutions européennes.

France : à peine reconduit, le Premier ministre Sébastien Lecornu déjà menacé

À peine reconduit par Emmanuel Macron, le Premier ministre français Sébastien Lecornu se retrouve déjà dans la tourmente politique. En poste depuis vendredi soir, il fait face à la menace d’une censure portée conjointement par les députés de gauche et de droite nationaliste, qui exigent des concessions majeures ou refusent catégoriquement de le soutenir.

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Donald Trump pointe les dépenses militaires de l’Espagne jugées insuffisantes et souhaite l’exclure de l’OTAN

Depuis le Bureau ovale, le président américain a reproché à l’Espagne son « retard » dans la mise en œuvre de l’accord de l’Alliance atlantique prévoyant de consacrer 5 % du PIB des États membres aux dépenses de défense.(source : AFP).

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La Maison-Blanche s’agace du prix Nobel de la paix décerné à María Corina Machado

Le prix Nobel de la paix 2025 a été attribué à la chef de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado, figure emblématique de la lutte pour la démocratie dans un Venezuela qu’elle décrit comme un « État autoritaire brutal ». Une distinction accueillie avec enthousiasme par la communauté internationale, mais qui a suscité une réaction irritée de la Maison-Blanche, dénonçant un choix « politique ».

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