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Arrêt lunaire majeur : tout savoir sur ce phénomène qui surviendra en septembre, le tout premier depuis 2006

Un phénomène rare, appelé arrêt lunaire majeur, est sur le point de se produire pour la première fois depuis 2006, entre septembre 2024 et janvier 2025.(Source : Science et vie).

Le 21 juin, la Lune se lèvera et se couchera à ses points les plus au nord-est et nord-ouest vis-à-vis de l’horizon.

La farandole des phénomènes astronomiques
Entre les aurores boréales formées par de violentes tempêtes solaires en mai et l’alignement planétaire qui a eu lieu début juin, les phénomènes astronomiques ravivent petits et grands, amateurs et scientifiques, en cette fin de printemps.

Et les événements cosmiques exceptionnels ne devraient pas s’arrêter là, puisqu’un arrêt lunaire majeur se produira prochainement, le premier depuis 2006. Ce major lunar standstill, (littéralement arrêt lunaire majeur) désigne un état de la courbe de la lune, où le satellite se lève et se couche à ses points les plus éloignés de part et d’autre de l’horizon.

Courbes, axes, inclinaisons et écliptiques : comment survient un arrêt lunaire majeur ?

Ce phénomène ne survient que tous les 18,6 ans, comme le relaie un article du Guardian, et est possible parce que la Lune suit une trajectoire différente de celle du Soleil, pour qui ses levers et couchers changent constamment vis-à-vis de l’horizon.

Les planètes du système solaire tournent toutes autour du soleil selon un plan particulier, appelé écliptique. Par rapport à cet écliptique, la Terre a un axe incliné à 23,4° et la Lune à 5,1°. Par rapport à la Terre, le soleil se lève et se couche à près de 47°, contrairement à la Lune qui se lève et se couche “dans une plage de 57° au cours d’un mois donné”, selon LiveScience.

L’arrêt lunaire majeur se produit quand les inclinaisons de la Lune et de la Terre sont poussées à leur paroxysme. Concrètement, le satellite restera plus longtemps que d’habitude dans le ciel, puisqu’il s’élèvera plus haut.

Comment observer ce phénomène ?

Pour profiter pleinement de ce phénomène, pas besoin d’équipement particulier : la Lune est visible à l’œil nu. Toutefois il est conseillé de s’équiper de jumelles d’observation ou d’un télescope pour admirer la Lune avec plus de précision que d’ordinaire, même si de bonnes conditions météorologiques primeront sur la qualité de l’expérience.

Témoin de l’importance de cet événement céleste au fil des époques, le Stonehenge est l’un des édifices qui permettrait de prévoir avec précision quand aura lieu le prochain arrêt lunaire majeur. Le prochain phénomène de ce genre aura lieu aux alentours de 2043.

Astrophysique : le centre de la Terre a ralenti sa rotation

Une étude a démontré que la rotation du noyau de la Terre s’inverse. Pour ce faire, les chercheurs ont analysé les secousses sismiques des 30 dernières années. (Source : Geo).

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Idole de Shigir : une sculpture en bois de 12 500 ans réécrit l’histoire de l’art préhistorique

L’Idole de Shigir, découverte au fond d’un marais tourbeux dans les montagnes de l’Oural en Russie, est la sculpture en bois la plus ancienne connue au monde. (Source science et vie).

Datant de plus de 12 500 ans, elle est deux fois plus ancienne que les pyramides égyptiennes et Stonehenge. Cette statue, haute de 5,3 mètres et sculptée dans un tronc de mélèze, fascine les scientifiques en raison de ses motifs géométriques complexes et des visages humains gravés qu’elle présente.

L’Idole de Shigir, la plus ancienne sculpture en bois connue, découverte en 1890 dans un marais tourbeux des montagnes de l’Oural en Russie, représente un jalon crucial dans la connaissance de l’art et des rituels des chasseurs-cueilleurs de la fin de la période glaciaire. Cette statue, datée de plus de 12 500 ans, est deux fois plus ancienne que Stonehenge, qui a été érigé il y a environ 5 000 ans.

Alors que Stonehenge témoigne de l’architecture monumentale et des pratiques rituelles des sociétés néolithiques de Grande-Bretagne, l’Idole de Shigir révèle une approche artistique et symbolique profondément ancrée dans la culture des peuples de l’Eurasie préhistorique. En étudiant cette sculpture unique, ornée de motifs géométriques complexes et de visages humains mystérieux, les chercheurs découvrent des indices sur les croyances spirituelles et les structures sociales des chasseurs-cueilleurs de l’époque, enrichissant ainsi la compréhension de l’évolution culturelle humaine.

Une découverte artistique étonnante

La découverte de l’Idole de Shigir remonte à 1890, lorsque des chercheurs d’or ont trouvé cette structure en bois dans un marais tourbeux des montagnes de l’Oural, en Russie. Extraite à une profondeur de quatre mètres, la sculpture comportait dix fragments de bois sculptés. On y trouve des motifs géométriques complexes et des visages expressifs. Ces éléments, associés à la conservation exceptionnelle due aux propriétés antibactériennes de la tourbe, ont permis de préserver cette œuvre d’art rituelle unique de l’époque préhistorique. Les chercheurs ont assemblé ces fragments pour révéler une statue mesurant à l’origine 5,3 mètres de haut.

Dans un article du Smithsonian, Thomas Terberger, de l’université de Göttingen en Allemagne, explique que l’idole date d’il y a environ 12 500 ans. Une datation qui a longtemps fait l’objet de débat. En effet, les premières datations au carbone 14 de l’Idole de Shigir, effectuées en 1997, estimaient son âge à environ 9 500 ans. Mais certains chercheurs restaient sceptiques quant à l’antiquité de l’œuvre. En 2018, avec son équipe, Thomas Terberger a utilisé la spectrométrie de masse par accélérateur (AMS) pour réévaluer l’âge de la sculpture. Cette méthode plus précise a donc permis de repousser l’âge de l’Idole de Shigir à environ 12 500 ans. Cette date la situe alors à la fin de la dernière période glaciaire.

Terberger explique que cette époque connait d’importants changements climatiques. À cette période, les premières forêts se répandaient à travers une Eurasie plus chaude, suite à la fin de la dernière période glaciaire. Cette transition climatique a probablement influencé l’art des peuples de l’époque. Ils utilisaient des motifs figuratifs et des symboles géométriques pour représenter et interpréter leur environnement en mutation.

Des motifs énigmatiques et des visages mystérieux

L’Idole de Shigir, ornée donc d’une série de motifs géométriques complexes qui suscitent la curiosité des chercheurs. Parmi ces motifs, on trouve des zigzags, des lignes droites et des chevrons, sculptés avec une précision remarquable. Ces formes pourraient représenter des symboles codés, des mythologies anciennes ou même des messages religieux. Les motifs géométriques de l’Idole de Shigir rappellent ceux trouvés sur d’autres artefacts de la même époque. Ils suggèrent une possible connexion culturelle ou une influence artistique commune à cette période préhistorique. Les chercheurs étudient minutieusement ces motifs pour tenter de déchiffrer leur signification et comprendre les croyances et les rituels des sociétés qui les ont créés.

En plus des motifs géométriques, l’Idole de Shigir présente sept visages humains gravés à différents niveaux de la statue. Ces visages sont disposés de manière hiérarchique. Cela pourrait indiquer une séquence d’événements ou une représentation des strates sociales de l’époque. « C’est une sculpture unique, il n’y a rien d’autre comme ça dans le monde », affirme pour un article d’Ancient Origins le professeur Mikhail Zhilin de l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences de Russie. « L’ornement est couvert d’informations cryptées. Les gens transmettaient des connaissances avec l’aide de l’Idole ».

Les visages gravés, avec leurs traits distinctifs et expressifs, pourraient également refléter les caractéristiques physiques des créateurs de la statue. Les chercheurs pensent que ces représentations faciales pourraient être des portraits stylisés des membres de la communauté ou des figures mythologiques importantes. Quoi qu’il en soit, elles offrent un aperçu précieux de l’esthétique et des préoccupations spirituelles des sociétés préhistoriques.

Une Idole très bien conservée
Les recherches menées par Terberger et ses collègues révèlent donc que les sociétés de chasseurs-cueilleurs de l’Oural avaient développé des formes d’expression artistique et symbolique complexes. Et cela, bien avant l’émergence des grandes civilisations agricoles du Croissant Fertile. Ces découvertes remettent en question les perceptions traditionnelles de l’évolution culturelle. Ces dernières se trouvent souvent centrées sur l’Europe occidentale. Les données de l’Idole soulignent ainsi l’importance des sociétés de chasseurs-cueilleurs de l’Oural dans l’histoire de l’humanité.

La préservation remarquable de l’Idole de Shigir a permis ces découvertes. Ce sont les propriétés antibactériennes de la tourbe qui ont empêché la décomposition du bois pendant des millénaires. Ce marais tourbeux a créé un environnement acide et sans oxygène, préservant ainsi le bois de la dégradation naturelle. Grâce à cette conservation exceptionnelle, les scientifiques peuvent examiner en détail les techniques de sculpture et les motifs artistiques employés par les artisans préhistoriques.

Actuellement, l’Idole de Shigir est exposée au musée régional de Sverdlovsk à Iekaterinbourg, en Russie. Cette exposition permet au public et aux chercheurs d’apprécier cette œuvre unique et d’étudier ses détails de près. « La survie remarquable de cette œuvre rappelle aux scientifiques que l’absence de preuves ne signifie pas l’absence d’art ancien », souligne João Zilhão, chercheur à l’université de Barcelone. En effet, de nombreux objets d’art préhistoriques en matériaux périssables n’ont pas résisté à l’épreuve du temps. Ils se trouvent alors absents des archives archéologiques. La préservation de l’Idole de Shigir constitue donc une fenêtre rare sur le passé. Elle offre une opportunité unique de comprendre les croyances et les pratiques des sociétés de chasseurs-cueilleurs de l’époque.

Une rare sculpture de dragon découverte sur le « mur sauvage » de la Grande Muraille de Chine

La restauration d’une section sauvage et moins fréquentée de la Grande Muraille de Chine, appelée Jiankou, permet aux spécialistes chinois de réaliser des découvertes archéologiques notables. Notamment, d’anciennes décorations impériales de toit, témoignant de la finesse de l’architecture Ming.

Sur le « système de murailles médiévales de Chine et de Mongolie », plus connu sous le nom de Grande Muraille de Chine, une section diffère radicalement de sa voisine Mutianyu à l’est : la section de Jiankou (district de Huairou), considérée comme la plus sauvage et dangereuse du « mur de dix mille li » en raison de ses sentiers abrupts des montagnes de Pékin, endommagés par le passage des siècles. Édifiées pendant la dynastie Ming (1368-1644), ses pierres sont depuis restées quelque peu à l’abandon, contrairement à celles de la plus touristique portion de Mutianyu, restaurées dans les années 1980.

Une cinquième phase de restauration est toutefois en cours sur les portions de Jiankou. Dans ce cadre, des fouilles archéologiques s’y tiennent depuis plus de deux mois. Et elles ont déjà donné lieu à d’importantes trouvailles, annoncées par l’Institut d’archéologie de l’Académie chinoise des sciences sociales (CASS) dans un article du Beijing Daily du 3 juin 2024 : l’exhumation de trois éléments architecturaux, des « bêtes de faîte » de la dynastie Ming, parmi lesquelles la plus grande, représentant un grand dragon, témoigne de la structure raffinée des constructions de la Grande Muraille.

Zhi shou, décorations de toit impériale

C’est sur la tour de guet numéro 120 de la section de Jiankou que ces incroyables découvertes ont été réalisées. « En raison de son effondrement ancien et de peu de destructions humaines, ce site pourrait conserver de nombreuses précieuses reliques historiques », révélait Shang Heng, chercheur associé à l’Institut d’archéologie, au journaliste du Beijing Daily qui a grimpé un sentier à travers la forêt dense pour atteindre la construction haute. En nettoyant progressivement les vestiges du mirador, accumulés après son effondrement, les archéologues ont finalement mis à jour des écailles, des griffes…

Il s’agissait finalement des restes de « bêtes de faîte » ou « charmes de toit », des zhi shou (脊兽). Souvent placées sur les toits des bâtiments, particulièrement aux extrémités des faîtages – partie supérieure des toits, où se rencontrent les deux pans inclinés – ces décorations traditionnelles se retrouvaient sur les bâtiments officiels impériaux (palais, bâtiments gouvernementaux et certains temples) chinois. Leurs toits étant généralement en croupe, avec de petits pignons, ces sculptures en céramique ou en pierre placées le long de la ligne de faîte étaient très visibles pour leurs anciens observateurs.

Les « bêtes de faîte » représentaient généralement des créatures mythologiques ou animales (dragons, lions, phénix et autres créatures fantastiques). Elles avaient à la fois une fonction esthétique et symbolique, protégeant les bâtiments contre les mauvais esprits. Elles sont ainsi observables dans la Cité interdite de Pékin, dans le palais d’Été… mais aussi sur des structures fonctionnelles, telles que les portes et les casernes de la Grande Muraille de Chine. Du moins, pour celles qui ont été préservées.

Des « émojis » de la dynastie chinoise Ming

Shang Heng rappelle en effet à nos confrères que les tours de guet du « Dragon de Pierre » comportaient autrefois des constructions, dont peu d’entre elles ont survécu. Malgré sa chute lors de l’effondrement de la tour, la « bête de faîte dragon » est pourtant restée intacte au fil des ans, ce qui est rare dans l’archéologie de la Grande Muraille, est-il noté. « On peut voir que ses écailles sont très délicates, et les détails de la bouche, des yeux, du nez sont bien gravés, ajoute le chercheur. On peut imaginer que la tour de guet numéro 120 était très imposante et magnifiquement détaillée à l’époque Ming. »

Pour le journaliste chinois du Beijing Daily, la décoration exposée sur le site, accompagnée de ses deux semblables de différentes tailles, « [allie] majesté et mignonnerie, formant un ensemble d »émojis’ de la dynastie Ming ». La plus petite, décrit-il, montre une rangée de petites dents, des yeux ronds et des cils ornés de motifs floraux. La moyenne, au « gros col de poils » autour du cou, tire la langue. La plus grande aux longues pattes se tient quant à elle la tête haute, les coins de la bouche relevés.

Selon les experts, durant la période de cette dernière dynastie chinoise, la position de la tour de guet 120 était relativement basse. Elle était probablement un point de défense clé sur la ligne de front. La finesse de ses éléments architecturaux, qui étaient « situés sur le faîte [de son] toit […], aux deux extrémités de la faîtière principales » laissent dans tous les cas à penser que ses occupants – peut-être, un petit officier de garnison, suggèrent les archéologues – étaient d’un niveau social élevé.

Une première arme sur la section de Jiankou

Un autre artefact majeur a en outre été dévoilé dans cette guérite de Jiankou : un anneau semi-circulaire, suspendu au centre d’une « barre de fer » noir-rouge de la taille d’une paume. Il s’agit de la première arme découverte par l’archéologie de Jiankou, un sous-canon d’un « pierrier à boîte » – folangji (佛朗机炮) en chinois. Shang Heng précise que ce dernier fut introduit en Chine depuis l’Europe à la période Jiajing (1522-1566) de la dynastie Ming. Il fut largement déployé sur la Grande Muraille sous les règnes des empereurs Longqing et Wanli, sous l’impulsion du célèbre général chinois Qi Jiguang.

« En général, un canon principal de folangji est accompagné de huit sous-canons, éliminant le processus de nettoyage du canon et de rechargement des munitions des armes à feu traditionnelles, augmentant ainsi la cadence et la densité de tir », décrit l’expert. Celui ici décelé est obstrué par la rouille. Des échantillons ont été prélevés, dans l’espoir de révéler en laboratoire des traces éventuelles de poudre.

Les membres de l’équipe de recherche ont enfin découvert divers objets en fer sur cette portion de Jiankou, dont des anneaux de porte, des cuillères et des pelles. « Bien que ces artefacts semblent modestes, ils nous permettent de percevoir la vie réelle des soldats de garnison », s’enthousiasment-ils.

Nouvelle-Zélande : le gouvernement défait la politique environnementale de Jacinda Ardern

En Nouvelle-Zélande, le gouvernement a une fois de plus suscité l’indignation de l’opposition et des défenseurs de l’environnement en annonçant son intention de lever l’interdiction des nouvelles explorations pétrolières et gazières, mise en place en 2018. Depuis plusieurs mois, la nouvelle coalition de droite démantèle les politiques climatiques adoptées par le précédent gouvernement de centre-gauche, dirigé par la célèbre Jacinda Ardern. (Avec RFI).

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Astronomie : la sonde chinoise décolle de la Lune avec des échantillons de la face cachée

Le module d’ascension de la sonde chinoise « Chang’e 6 » a quitté avec succès la surface lunaire ce mardi 4 juin, emportant des échantillons de la face cachée du satellite. (Source : AFP).

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La sonde chinoise lancée début mai a aluni sur la face cachée de la Lune

Début mai, une sonde lancée par la Chine a réussi à se poser sur la face cachée de la Lune dans le but de collecter des échantillons, marquant ainsi un progrès significatif pour le programme spatial ambitieux du pays.

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Egyptologie : le sarcophage de Ramsès II vient d’être identifié

L’égyptologue originaire de la Sarthe Frédéric Payraudeau, a identifié le sarcophage de Ramsès II en analysant une photographie d’un morceau de granite. Ce sont les diverses inscriptions qu’il a repérées dessus qui l’ont dirigé vers cette conclusion.(Source Science et vie).

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6 planètes de notre Système solaire vont s’aligner dans le ciel ce 3 juin !

Ce 3 juin, un important alignement planétaire aura lieu. Six planètes seront alignées dans le ciel, juste avant le lever du Soleil, offrant un spectacle rare. Voici comment observer cet événement exceptionnel.

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