C’est une découverte aussi spectaculaire qu’inattendue. Dans les profondeurs glacées de la mer de Weddell, au cœur de l’Antarctique, des chercheurs ont mis au jour un vaste réseau de nids sous-marins, révélant une organisation biologique d’une ampleur inédite. Ces structures, construites par une espèce de poisson polaire, témoignent de comportements sociaux et reproductifs jusqu’ici inconnus dans ces milieux extrêmes.
Lire la suite Des milliers de nids découverts sous la glace en Antarctique : une découverte qui bouleverse la scienceArchives du mot-clé Antarctique
Quand l’Antarctique surprend : la glace repart à la hausse
Après deux décennies de fonte rapide, un phénomène inattendu se produit au pôle Sud : la calotte glaciaire de l’Antarctique s’est remise à croître depuis 2021. Un retournement spectaculaire mis en lumière par une étude récemment publiée dans Science China Earth Sciences, qui intrigue les chercheurs et offre, temporairement, une lueur d’espoir dans la lutte contre la montée des eaux.
Lire la suite Quand l’Antarctique surprend : la glace repart à la hausseAntarctique : ce que nous apprend la première découverte d’ambre dans ce continent improbable
Une découverte exceptionnelle de fragments d’ambre fossile vieux de 90 millions d’années a été réalisée en Antarctique. Elle offre un aperçu inédit de la vie sur un continent autrefois luxuriant, en pleine période du Crétacé. Ces échantillons, bien que de taille minuscule, se révèlent précieux, puisqu’ils permettent de mieux comprendre les écosystèmes préhistoriques et le climat de l’époque.
Un fossile exceptionnel
L’expédition menée par le Dr Johann Klages, de l’Institut Alfred Wegener, a permis de forer le fond marin près de l’île Pine, à environ 74 degrés de latitude sud. Les chercheurs ont découvert des fragments d’ambre translucides piégés dans une couche de lignite d’environ cinq centimètres d’épaisseur. Ces morceaux, datant de 92 à 83 millions d’années, proviendraient d’une forêt marécageuse dense en conifères.
Il y a 90 millions d’années, l’Antarctique était bien différent de l’image glacée et désertique que nous en avons aujourd’hui. À cette époque, le climat était beaucoup plus chaud, favorisé par l’absence de courant circumpolaire antarctique. Le continent abritait de vastes forêts marécageuses qui offraient un habitat idéal pour de nombreuses espèces de dinosaures et de mammifères.
L’hypothèse principale avancée sur la formation de cet ambre est liée à des incendies de forêt. Les arbres auraient libéré de la résine pour se protéger, laquelle aurait été recouverte rapidement par de l’eau, la protégeant des rayons UV et favorisant sa fossilisation. Ce scénario expliquerait pourquoi l’ambre retrouvé est resté clair et translucide, une rareté qui témoigne d’une fossilisation à faible température.
Cette découverte est d’autant plus remarquable que ces fragments d’ambre sont les plus méridionaux jamais trouvés, enrichissant ainsi les connaissances issues des fossiles découverts ailleurs dans le monde, notamment en Australie.
Les défis de l’analyse et des indices prometteurs
Malgré leur petite taille – seulement 0,5 à 1 millimètre de diamètre –, ces fragments d’ambre représentent une opportunité précieuse d’explorer l’écosystème préhistorique. En général, l’ambre peut préserver des traces de vie comme des insectes, des plantes ou des micro-organismes dans un état de conservation exceptionnel.
Cependant, l’extraction et l’analyse de ces fragments ont été complexes. Les chercheurs ont dû broyer une partie du lignite pour récupérer l’ambre, limitant les chances de trouver des formes de vie parfaitement préservées. Néanmoins, certains morceaux contenaient des fragments d’écorce, suggérant des informations importantes sur la végétation de l’époque.
Des implications pour l’étude des écosystèmes préhistoriques
Cette découverte offre des perspectives fascinantes sur les interactions entre le climat, la biodiversité et la géographie au Crétacé. L’analyse chimique approfondie de ces fragments d’ambre pourrait révéler des indices sur la composition de l’atmosphère de l’époque, notamment sur les niveaux de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre responsables d’un climat chaud jusque dans les régions polaires.
De plus, ces fragments pourraient contenir des molécules organiques fossiles, ou biomarqueurs, permettant de mieux comprendre les adaptations des organismes à leur environnement unique. Ces données pourraient non seulement éclairer l’écosystème complexe des forêts antarctiques d’il y a 90 millions d’années, mais aussi fournir des pistes sur la résilience des écosystèmes face aux changements climatiques.
Clara Höser
Isolés du reste du monde pendant 6 mois, des scientifiques ont développé un nouvel accent
Des linguistes ont analysé l’évolution de l’accent de vingt-six scientifiques isolés en Antarctique pendant six mois. Ils ont remarqué qu’après vingt-six semaines passées loin des leurs, leur façon de parler avait légèrement changé. Une dynamique qui explique comment les accents se forment.(Source : Geo).
Est-ce comme cela que les accents américain, australien ou irlandais sont nés ? Après avoir passé des mois, voire des années entières loin de l’Angleterre, les locuteurs auraient-ils inconsciemment fait évoluer leur langage d’origine ? Une expérience menée auprès de scientifiques partis passer l’hiver en Antarctique tend à accréditer cette hypothèse, rapporte la BBC.
Vingt-six scientifiques venus du monde entier ont séjourné dans une des stations de recherche du continent le moins peuplé de la planète, en mars 2018. Pendant vingt-six semaines, ils ont été isolés de leurs familles, ne pouvant presque pas entrer en contact téléphonique avec elles. Alors, pour occuper l’espace et le temps, ils ont énormément parlé entre eux. Quand ils ont retrouvé la civilisation, six mois plus tard, le constat était sans appel : ils avaient tous adopté un nouvel accent.
Cette expérience permet de mieux comprendre comment les accents s’installent
Lors de leur séjour en Antarctique, les scientifiques avaient accepté de participer à une expérience, sans en connaître l’objectif. Régulièrement, ils devaient s’enregistrer pendant dix minutes. Il leur était demandé, individuellement, de prononcer en anglais – la langue parlée dans la station – des mots tels que « nourriture », « café » ou encore « courant d’air ». Des mots qu’ils étaient amenés à prononcer très régulièrement entre eux.
Des chercheurs allemands de l’université de Munich ont ensuite analysé ces enregistrements. Après des semaines d’isolement, cela ne faisait pas de doute, la prononciation de certains mots avait complètement changé chez les scientifiques. Un processus a priori semblable à ce qui a dû se passer dans les navires amenant les Anglais outre-Atlantique. « Nous voulions répliquer, le plus précisément possible, ce qui s’était passé quand le Mayflower [bateau ayant transporté en 1620 les Pilgrim Fathers sur la côte est des États-Unis, NDLR] est allé en Amérique du Nord et que les voyageurs ont été isolés pendant très longtemps », explique l’un de coauteurs de l’étude, Jonathan Harrington.
De nouveaux mots ont émergé en Antarctique
En six mois, les scientifiques n’ont évidemment pas complètement inventé une nouvelle langue. « Mais certaines voyelles ont changé », assure l’expert en phonétique. Étant donné la raison pour laquelle ils étaient tous réunis en Antarctique, les scientifiques ont également développé un nouveau vocabulaire. Certains de ces nouveaux mots sont directement liés à leur activité ou à l’environnement dans lequel ils évoluent ; d’autres, pas du tout. Mais les tendances lexicales circulent vite entre vingt-six personnes et l’argot s’installe.
Les linguistes pointent tout de même le fait que l’évolution des langues et des accents tels qu’on les connaît aujourd’hui ne se fait pas en si peu de temps. « Cela demande un changement de génération », soulignent-ils. « Les enfants sont de superbes imitateurs, le processus de mémorisation du langage de l’autre est accentué chez eux. Si les scientifiques en Antarctique avaient des enfants, comme les colons sur le Mayflower, cet accent se stabiliserait. » Pas sûr que cela fasse partie de leurs plans, cependant.
Antarctique : l’un des plus graves désastres écologiques des temps modernes est en train de se produire
Début février dernier, en Antarctique, un Manchot royal aurait succombé à la grippe aviaire, suscitant des inquiétudes parmi les chercheurs qui voient cette propagation virale comme un signe préoccupant d’une catastrophe écologique sans précédent. (Source : Futura-science).
Lire la suite Antarctique : l’un des plus graves désastres écologiques des temps modernes est en train de se produireEnvironnement : Plus de 40 % des barrières de glace de l’Antarctique ont perdu du volume!
Grâce à des satellites de plus en plus avancés, les chercheurs ont accès à des données d’une précision exceptionnelle depuis un certain temps. Cela leur a permis d’examiner l’évolution des barrières de glace en Antarctique, et malheureusement, les conclusions ne sont pas positives. (Source : Science Advances).
Lire la suite Environnement : Plus de 40 % des barrières de glace de l’Antarctique ont perdu du volume!Des scientifiques découvrent un écosystème, jusque-là inconnu, sous la banquise de l’Antarctique!
Des scientifiques ont trouvés lors d’une séance de forage sous la glace en antarctique un monde caché qui était jusqu’à aujourd’hui inconnu révèle « The Guardian ».
Lire la suite Des scientifiques découvrent un écosystème, jusque-là inconnu, sous la banquise de l’Antarctique!Climat : le « glacier de l’apocalypse » serait sur le point de s’effondrer en Antarctique.
Le glacier Thwaites, en Antarctique, surnommé « le glacier de l’Apocalypse », se fissure de plus en plus vite, ouvrant la voie à un scénario catastrophe pour la planète.
Lire la suite Climat : le « glacier de l’apocalypse » serait sur le point de s’effondrer en Antarctique.