Le skieur arménien Mikael Mikaelyan, l’un des meilleurs athlètes de ski d’Arménie et plusieurs fois champion national, a été sanctionné pour avoir volontairement dissimulé le nom « Azerbaïdjan » sur son dossard lors du Tour de Ski en Italie, qui s’est déroulé le 31 décembre 2025.
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Albanie ou Arménie ? Quand Macron et des dirigeants européens rient des confusions diplomatiques de Trump
Donald Trump a, une nouvelle fois, confondu l’Arménie et l’Albanie en s’attribuant le mérite d’avoir mis fin à la guerre entre cette dernière et l’Azerbaïdjan. Une erreur géographique devenue virale et désormais source d’amusement jusque dans les cercles diplomatiques européens.
Lire la suite Albanie ou Arménie ? Quand Macron et des dirigeants européens rient des confusions diplomatiques de TrumpArménie : tensions croissantes entre le pouvoir et l’Église après l’arrestation d’un archevêque et une altercation avec la police
Les tensions entre l’Église apostolique arménienne et les autorités civiles se sont intensifiées vendredi 27 juin, après une altercation entre des forces de police et des ecclésiastiques, survenue deux jours après l’arrestation de l’archevêque Bagrat Galstanian, accusé de tentative de coup d’État. Ces événements marquent une nouvelle escalade dans la confrontation politique et religieuse qui secoue l’Arménie depuis plusieurs mois.
Tentative d’arrestation et résistance ecclésiastique
Vendredi, des agents de police masqués ont tenté de pénétrer dans la résidence de Garéguine II, chef de l’Église apostolique arménienne, dans le but d’interpeller un autre ecclésiastique de haut rang, Mikael Adjapahian. Ce dernier est visé depuis jeudi par une enquête pour “appels à renverser l’ordre constitutionnel par la violence”, selon les autorités.
Face à la tentative d’arrestation, l’archevêque a exprimé son opposition tout en déclarant qu’il était prêt à se rendre :
« Ceci est un acte illégal flagrant contre moi. Je n’ai jamais posé une menace envers mon pays. La menace réelle vient du gouvernement. Je ne me cacherai pas, je vais aller leur dire. »
Cependant, des habitants et des prêtres ont fermé les portes de la résidence pour empêcher la police de procéder à l’arrestation. Les autorités ont depuis annoncé un renforcement des effectifs policiers pour interpeller l’archevêque.
Arrestation d’un autre archevêque et accusations de complot
La tentative d’arrestation de Mikael Adjapahian intervient deux jours après celle de l’archevêque Bagrat Galstanian, figure montante de l’opposition au Premier ministre Nikol Pachinian. Selon le Comité d’enquête arménien, Galstanian aurait acquis « les moyens et outils nécessaires pour mener des actes terroristes et prendre le pouvoir ». Quinze personnes ont été placées en détention dans cette affaire.
L’entourage de l’archevêque, ainsi que plusieurs juristes, dénoncent une affaire à caractère politique, arguant que les accusations relèvent davantage de la répression d’opposants que d’un véritable complot.
Un climat de défiance entre Église et État
L’Église apostolique arménienne, institution religieuse historique et influente dans le pays, est engagée dans un bras de fer croissant avec le gouvernement. Ce conflit latent a éclaté au grand jour depuis que le Premier ministre Nikol Pachinian a été accusé d’avoir cédé des territoires à l’Azerbaïdjan, notamment dans le contexte du conflit du Haut-Karabakh.
En 2024, l’archevêque Galstanian avait conduit des manifestations massives contre le gouvernement, appelant à la démission de Pachinian, accusé de trahison nationale.
Début juin, les tensions se sont aggravées lorsque le Premier ministre a publiquement appelé les fidèles à renverser le chef spirituel de l’Église, Garéguine II, l’accusant d’ingérence politique. Ce dernier avait, à plusieurs reprises, critiqué la gestion de la crise du Karabakh par le pouvoir exécutif.
Contexte politique sensible
Nikol Pachinian, ancien journaliste devenu figure politique lors de la révolution de 2018, gouverne un pays profondément divisé par les séquelles du conflit avec l’Azerbaïdjan et par une crise de confiance institutionnelle. Le bras de fer avec l’Église apostolique s’ajoute à une situation sociale et politique déjà tendue.
L’opposition, dont fait partie une frange du clergé, accuse le gouvernement d’instrumentaliser la justice pour faire taire les voix dissidentes. À l’inverse, les autorités affirment vouloir prévenir tout risque d’insurrection ou de déstabilisation du pouvoir démocratiquement élu.
L’altercation de ce vendredi entre la police et des ecclésiastiques, sur fond d’accusations de coup d’État contre plusieurs membres du clergé, marque un nouveau point critique dans la confrontation entre l’Église et l’État arméniens. Alors que le gouvernement renforce la pression sécuritaire, le pays semble plongé dans une crise politico-religieuse inédite depuis son indépendance. L’issue de ce bras de fer pourrait redéfinir l’équilibre fragile entre les institutions civiles et spirituelles dans une Arménie en quête de stabilité.
Arménie: une tentative présumée de coup d’État déjouée selon le Premier ministre Pachinian
Le premier ministre arménien Nikol Pachinian a affirmé mercredi que les forces de l’ordre avaient déjoué une tentative de coup d’État impliquant un ecclésiastique, accusations rejetées par l’un des proches de cet opposant, tandis que se dégradent les relations entre l’Église apostolique et le pouvoir.
Lire la suite Arménie: une tentative présumée de coup d’État déjouée selon le Premier ministre PachinianLe Premier ministre arménien Nikol Pachinian en Turquie pour une visite « historique »
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a rencontré vendredi, à Istanbul, le président turc Recep Tayyip Erdogan. Selon le bureau du chef de l’État turc, les discussions entre les deux hommes ont porté sur les négociations de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, les efforts de normalisation des liens avec Ankara, mais aussi le conflit entre Israël et l’Iran.
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, arrivé en Turquie pour une très rare visite, s’est entretenu vendredi 20 juin avec le président Recep Tayyip Erdogan à Istanbul, a annoncé la présidence turque.
Le bureau de Recep Tayyip Erdogan a précisé que les deux hommes ont discuté pendant plus d’une heure des négociations de paix entre l’Armanie et l’Azerbaïdjan , des efforts de normalisation des liens avec la Turquie et du conflit entre Israël et l’Iran qui partage une frontière avec la Turquie et l’Armanie.
La Turquie soutiendra les efforts de paix de l’Arménie avec l’Azerbaïdjan, a indiqué le bureau d’Erdogan à l’issue de cette visite bilatérale exceptionnelle. Les deux dirigeants ont également abordé la récente flambée de tensions entre Israël et l’Iran, pays voisin à la fois de la Turquie et de l’Arménie.
“Le président Erdogan a souligné l’importance du consensus atteint dans les négociations de paix en cours entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, compte tenu du contexte actuel”, a déclaré son bureau, ajoutant que la Turquie continuerait de “soutenir pleinement les efforts visant à développer la région dans une logique de gagnant-gagnant”.
Ils ont également discuté des “étapes potentielles à franchir dans le cadre du processus de normalisation entre la Turquie et l’Arménie”, a-t-on précisé.
Erdogan a, par ailleurs, affirmé à Pachinian que la Turquie mettait en œuvre “tous les moyens diplomatiques pour assurer la stabilité, non seulement dans le Caucase, mais dans l’ensemble de la région”, s’engageant auprès d’autres dirigeants pour “éviter les risques” liés à l’escalade entre l’Iran et Israël.
Pachinian salue les discussions avec Erdogan
Dans un message publié sur « X »(ex-Twitter), Nikol Pachinian a fait état d’un “échange approfondi” avec Erdogan, au cours duquel ils ont “discuté du processus de normalisation entre l’Arménie et la Turquie, des développements régionaux et de l’importance d’un dialogue soutenu”.
Il a assuré au président turc que l’Arménie était “engagée à construire la paix et la stabilité dans notre région.
La réunion a également porté sur les mesures qui pourraient être prises dans le cadre du processus de normalisation entre la Turquie et l’Arménie », a-t-il ajouté sans donner plus de détails.
Selon le communiqué officiel arménien sur les pourparlers, M. Pashinian « a souligné l’engagement de l’Arménie à poursuivre sa politique de normalisation des relations avec ses voisins ». Les deux dirigeants ont discuté du « processus de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan » et du projet « Carrefour de la paix » d’Erevan, qui prévoit la mise en place de liaisons de transport conventionnelles entre les deux États du Caucase du Sud.
L’Azerbaïdjan a rejeté ce projet, exigeant que l’Arménie ouvre à la place un corridor terrestre extraterritorial vers son enclave du Nakhitchevan, passant par le Syunik, la seule région arménienne limitrophe de l’Iran. M. Erdogan a soutenu à plusieurs reprises cette demande rejetée jusqu’à présent par Erevan. Il a également clairement indiqué que la normalisation des relations turco-arméniennes dépendait d’un accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan acceptable pour Bakou.
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a implicitement menacé d’ouvrir un tel corridor par la force, ce qui a suscité de sévères avertissements de la part de l’Iran. La République islamique a déclaré qu’elle ne tolérerait aucune « emprise » sur sa frontière avec l’Arménie.
Les dirigeants de l’opposition arménienne et les experts craignent que l’Azerbaïdjan et la Turquie ne profitent d’un éventuel affaiblissement ou d’une déstabilisation de l’Iran pour attaquer le Syunik. Mercredi, Pashinian a rejeté ces avertissements, les qualifiant de « provocateurs » et « infondés »
Les détracteurs de Pashinian dans son pays affirment quant à eux que ses concessions importantes à Bakou et Ankara ne font qu’accroître les menaces qui pèsent sur la sécurité de l’Arménie. Ils ont exprimé leur inquiétude quant à son voyage en Turquie, estimant qu’il pourrait conduire à d’autres concessions de ce type.
Les déclarations officielles sur les entretiens entre Erdogan et Pashinian n’ont fait qu’une allusion indirecte au conflit israélo-iranien. Le bureau d’Erdogan a cité ses propos selon lesquels Ankara « poursuit ses engagements avec d’autres dirigeants afin d’éviter les risques posés par la spirale de violence déclenchée par les attaques israéliennes contre l’Iran ».
« Les interlocuteurs ont également abordé les événements régionaux et les orientations possibles de la coopération bilatérale dans ce contexte », a déclaré pour sa part le service de presse de Pashinian.
En 2023, Nikol Pachinian avait assisté à l’investiture de Recep Tayyip Erdogan à Ankara, son unique voyage en Turquie jusqu’à aujourd’hui, un an après la reprise des vols commerciaux entre les deux pays après une pause de deux ans.
Ce rapprochement souhaité reste malgré tout incertain : un précédent accord de 2009 visant à ouvrir la frontière n’a jamais été ratifié par l’Arménie, avant d’être abandonné en 2018.
Une délégation du Collège national de défense de l’Inde en visite officielle en Arménie
Renforcement des liens stratégiques et échanges sur les réformes militaires.
Une délégation du Collège national de défense de l’Inde, conduite par le général de division Samart Nagar, est en visite d’étude en Arménie du 9 au 13 juin 2025, dans le cadre d’un renforcement des relations bilatérales en matière de défense.
Le 9 juin, la délégation indienne a été reçue par le lieutenant-général Edward Asryan, premier vice-ministre de la Défense de la République d’Arménie et chef d’état-major général des forces armées, au complexe administratif du ministère de la Défense à Erevan.
Au cours de cette rencontre, le général Asryan a présenté les réformes en cours au sein des forces armées arméniennes, mettant en avant les efforts entrepris pour moderniser les capacités de défense du pays dans un contexte régional complexe.
Des enjeux régionaux et internationaux au cœur des échanges
La réunion a également permis aux deux parties d’aborder des questions de sécurité régionale et internationale, à un moment où la stabilité du Caucase du Sud reste un sujet de préoccupation majeure. Les discussions ont notamment porté sur les défis sécuritaires communs, les coopérations militaires potentielles, ainsi que sur les perspectives d’échange d’expériences stratégiques entre les deux pays.
La visite s’inscrit dans une dynamique plus large d’approfondissement des relations diplomatiques et militaires entre l’Inde et l’Arménie, les deux pays partageant un intérêt pour une sécurité régionale accrue et une diversification de leurs partenariats stratégiques.
Arménie : le premier ministre appelle à renverser le chef de l’Église apostolique
Le premier ministre arménien Nikol Pachinian a appelé mardi 10 juin les fidèles arméniens à renverser Garéguine II, chef de l’Eglise apostolique du pays. Les relations entre les deux hommes se sont fortement tendues ces dernières années, notamment après la défaite arménienne au Karabakh.
Lire la suite Arménie : le premier ministre appelle à renverser le chef de l’Église apostoliqueL’Azerbaïdjan muscle son armée : nouvelle commande de chasseurs JF-17 auprès du Pakistan
Bakou poursuit sa montée en puissance militaire alors que le processus de paix avec l’Arménie piétine.
Alors qu’un accord de paix semblait à portée de main en mars dernier entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, trois mois plus tard, la signature se fait toujours attendre. En cause : des tensions persistantes, alimentées par des exigences unilatérales et une course à l’armement de plus en plus marquée. L’Azerbaïdjan, fort de ses ressources pétrolières, investit massivement dans sa flotte aérienne. Le 6 juin, Bakou a officialisé une nouvelle commande de 40 avions de chasse JF-17 Thunder auprès du Pakistan, marquant une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation militaire.
Une paix incertaine et des tensions persistantes
Les pourparlers de paix, pourtant bien engagés, achoppent sur plusieurs points cruciaux. L’Arménie a cédé quatre localités dans la région de Tavoush, un geste interprété comme une volonté d’apaisement. Mais l’Azerbaïdjan, loin de se satisfaire de ces concessions, impose de nouvelles conditions. Parmi celles-ci : la dissolution du groupe de Minsk de l’OSCE, chargé historiquement de la médiation, ainsi qu’une révision de la Constitution arménienne visant à supprimer toute référence au Haut-Karabakh.
La situation se complexifie davantage avec la question non résolue du corridor de Zanguezour, un axe stratégique reliant l’Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan. Par ailleurs, le contrôle total du Haut-Karabakh par l’armée azerbaïdjanaise renforce la domination de Bakou sur cette zone historiquement disputée.
Une course à l’armement dominée par l’Azerbaïdjan
Sur le plan militaire, l’écart entre les deux pays s’élargit rapidement. L’Azerbaïdjan profite de ses revenus énergétiques pour moderniser son armée à un rythme soutenu. En septembre dernier, Bakou réceptionnait son premier JF-17 Thunder, avion de combat de fabrication sino-pakistanaise. Initialement, 16 appareils avaient été commandés pour 1,6 milliard de dollars. Ce chiffre a ensuite été porté à 40 unités, pour une enveloppe globale de 4,6 milliards de dollars.
La nouvelle commande du 6 juin pourrait correspondre à un avenant au contrat précédent ou à un nouveau lot distinct, les autorités n’ayant pas encore clarifié ce point. Dans la foulée, l’Azerbaïdjan a également confirmé l’achat de 40 chasseurs J-35A de cinquième génération, fabriqués en Chine, accentuant davantage son avantage technologique.
Les capacités techniques des JF-17 Block III
Les JF-17 Thunder commandés par Bakou sont des modèles Block III, les plus avancés de la série. Dotés de moteurs Klimov RD-93, ils peuvent atteindre une vitesse maximale de Mach 1,6 (1 976 km/h). Leur capacité d’emport atteint 3 800 kg de munitions sur sept points d’accroche, incluant missiles air-air, air-surface, bombes guidées et non guidées.
Parmi les équipements notables : un radar à antenne active KLJ-7A, des commandes de vol électriques de dernière génération et un système de visée intégré au casque. Ces appareils ne remplacent pas les MiG-29 et Su-25 actuellement en service, mais viennent renforcer leur efficacité et leur complémentarité dans les opérations aériennes.
Un déséquilibre croissant dans le Caucase
Face à cet arsenal grandissant, l’Arménie peine à suivre. Erevan ne parvient à maintenir en état opérationnel qu’une vingtaine d’aéronefs, dont seulement quatre Su-30SM livrés sur une commande de douze à la Russie. Quant à sa quinzaine de Su-25, leur état reste incertain, rendant leur efficacité opérationnelle discutable.
Ce déséquilibre militaire souligne la vulnérabilité de l’Arménie dans le Caucase Sud, alors que l’Azerbaïdjan multiplie les achats stratégiques et consolide sa supériorité aérienne. Tant que les tensions géopolitiques perdurent, la course à l’armement risque de primer sur les efforts de paix.
Les villes de Marseille (France) et Erevan (Arménie) désormais liées
Benoît Payan, maire de Marseille et celui d’Erevan, Tigran Avinyan, ont signé lundi 5 mai, un accord de jumelage afin de renforcer la coopération entre leurs deux villes autour de nombreux projets durables.
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