Archives du mot-clé burkina faso

Burkina Faso : le gouvernement burkinabé accuse la Côte d’Ivoire d’avoir fomenté une tentative de coup d’État

Les autorités militaires du Burkina Faso ont annoncé début janvier 2026 avoir déjoué une nouvelle tentative de coup d’État, accusant ouvertement la Côte d’Ivoire d’être impliquée dans une entreprise de déstabilisation du pouvoir en place. Ces accusations, graves et sans précédent à ce niveau, s’inscrivent dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Ouagadougou et Abidjan.

Lire la suite Burkina Faso : le gouvernement burkinabé accuse la Côte d’Ivoire d’avoir fomenté une tentative de coup d’État

Une riposte souveraine ,Le Mali et le Burkina Faso interdisent l’entrée aux Américains sur leur territoire en réponse aux restrictions de Trump

Le Burkina Faso et le Mali ont annoncé l’interdiction d’entrée sur leur territoire aux ressortissants américains, une décision assumée et présentée comme une réponse de stricte réciprocité aux mesures récemment prises par les États-Unis. Washington a en effet placé ces deux pays sahéliens sur une liste de nations dont les citoyens sont désormais interdits de visa pour entrer sur le sol américain.

Lire la suite Une riposte souveraine ,Le Mali et le Burkina Faso interdisent l’entrée aux Américains sur leur territoire en réponse aux restrictions de Trump

Mali : l’AES franchit une nouvelle étape vers l’autonomie régionale

Les autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger, tous trois dirigés par des régimes militaires, poursuivent leur stratégie de rupture avec les cadres régionaux traditionnels en accélérant la restructuration de l’Alliance des États du Sahel (AES). Réunis lors d’un sommet récent, les dirigeants ont notamment officialisé leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et renforcé leur coordination en matière de sécurité et de défense.

Lire la suite Mali : l’AES franchit une nouvelle étape vers l’autonomie régionale

Après le refus du Burkina Faso, le Ghana divisé sur l’accueil des immigrants expulsés des États-Unis d’Amérique

L’administration Trump poursuit sa politique migratoire controversée, en cherchant à expulser vers des pays tiers africains des migrants n’ayant souvent aucun lien avec les États-Unis. Mais cette stratégie rencontre de plus en plus de résistance sur le continent. Après le refus catégorique du Burkina Faso, le Ghana est désormais au cœur d’une vive polémique sur son accord d’accueil de migrants africains expulsés d’Amérique.

Lire la suite Après le refus du Burkina Faso, le Ghana divisé sur l’accueil des immigrants expulsés des États-Unis d’Amérique

Burkina Faso : nouveau découpage administratif pour renforcer la sécurité et l’équilibre territorial

Le Burkina Faso a officiellement procédé à un nouveau redécoupage administratif de son territoire. Le gouvernement de transition a annoncé la création de quatre nouvelles régions et deux nouvelles provinces, portant le total à 47 provinces, contre 45 auparavant. Cette réforme, présentée comme un impératif sécuritaire, vise à renforcer la présence de l’État sur des territoires souvent livrés à eux-mêmes, notamment dans les zones les plus exposées aux attaques terroristes.

Un découpage dicté par la réalité du terrain

Le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, a justifié cette réorganisation par les défaillances de l’ancien découpage, jugé trop influencé par des considérations politiques et économiques. Selon lui, la crise sécuritaire que traverse le pays a révélé l’urgence d’un rééquilibrage territorial, notamment pour assurer une gouvernance de proximité et un meilleur contrôle des zones sensibles.

« Certaines régions étaient si vastes que l’État n’y exerçait plus un vrai contrôle », a déclaré le ministre, soulignant la nécessité de « redonner à chaque territoire les moyens de se défendre et de se développer ».

Quatre nouvelles régions dans les zones les plus menacées

Le redécoupage concerne principalement les régions de l’Est, du Sahel et de la Boucle du Mouhoun, particulièrement affectées par les violences jihadistes. Ces régions ont été partagées pour donner naissance à quatre nouvelles entités régionales :
• Soum (chef-lieu : Djibo)
• Sirba (chef-lieu : Bogandé)
• Tapoa (chef-lieu : Diapaga)
• Sourou (chef-lieu : Tougan)

En parallèle, deux nouvelles provinces ont vu le jour : Dya-Mongou et Karo-Peli, portant ainsi le nombre total de provinces à 47.

Une réforme marquée par la valorisation des langues nationales

Autre nouveauté importante de cette réforme : toutes les régions et provinces porteront désormais des noms en langue nationale, marquant une volonté affirmée de reconnaissance des identités locales et de promotion des langues endogènes dans l’administration territoriale.

Une vision pour un Burkina Faso « plus solidaire »

Pour le ministre Zerbo, ce découpage n’est pas seulement une réponse sécuritaire, mais également une étape fondatrice dans la construction d’un Burkina Faso plus équilibré, où les services de l’État seraient plus accessibles, les populations mieux protégées et le développement mieux réparti.

« C’est le signe d’un nouveau départ, pour un Burkina Faso plus solidaire et mieux organisé dans ses territoires », a-t-il affirmé.

Enjeux et perspectives

Ce redécoupage intervient dans un contexte où l’État cherche à réaffirmer son autorité sur des zones que les groupes armés ont partiellement ou totalement contrôlées ces dernières années. En dépit des difficultés logistiques que pose la création de nouvelles entités administratives notamment en termes de moyens humains et matériels, les autorités burkinabè espèrent qu’il contribuera à renforcer la résilience de l’État face aux menaces sécuritaires et à favoriser une meilleure cohésion nationale.

Le défi, désormais, sera de traduire cette réorganisation sur le terrain, en dotant ces nouvelles régions et provinces des infrastructures, services et effectifs nécessaires à leur bon fonctionnement.

Togo : RFI et France 24 suspendus trois mois pour avoir relayé des «propos inexacts et tendancieux»

Ces deux médias français, déjà suspendus depuis plusieurs années au Mali, au Burkina Faso et au Niger, sont désormais interdits également au Togo en raison de déclarations jugées comme portant « atteinte à la stabilité des institutions républicaines et à l’image du pays ».(Source : AFP).

France 24 et Radio France internationale ont été lundi interdites d’antenne pour trois mois au Togo, accusées d’avoir relayé des «propos inexacts et tendancieux» après des manifestations qui ont secoué le pays au début du mois. Cette suspension vient réduire un peu plus l’espace de diffusion en Afrique de l’ouest de ces deux médias publics français, suspendus depuis plusieurs années au Mali, Burkina Faso et Niger, trois pays sahéliens dirigés par des militaires.

«Plusieurs émissions récentes ont relayé des propos inexacts, tendancieux, voire contraires aux faits établis, portant atteinte à la stabilité des institutions républicaines et à l’image du pays», a annoncé la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Togo, dans un communiqué. «Le pluralisme des opinions n’autorise pas la diffusion de contre-vérités ni la présentation partiale de l’actualité. La liberté de la presse ne saurait être synonyme de désinformation ou d’ingérence», poursuit l’institution qui pointe «des manquements répétés et signalés».

Les deux médias ont déclaré lundi soir dans un communiqué conjoint avoir «appris avec surprise» leur suspension «sans préavis», malgré un «contexte de dialogue pourtant soutenu et constructif» avec l’autorité de régulation togolaise. RFI et France 24 réaffirment par ailleurs «leur attachement indéfectible aux principes déontologiques du journalisme, comme leur soutien à leurs équipes qui délivrent chaque jour une information rigoureuse, indépendante, vérifiée, impartiale et équilibrée». L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a de son côté «condamné fermement la suspension arbitraire» des deux médias. Le directeur du bureau pour l’Afrique subsaharienne de RSF, Sadibou Marong, a «appelé les autorités à lever ces sanctions et à rétablir immédiatement la diffusion» de RFI et France 24.

Nouveaux appels à manifester

La nouvelle Constitution adoptée en avril 2024 a permis à Faure Gnassingbé de consolider son pouvoir désormais au sein d’un régime parlementaire dont il occupe la plus haute fonction, celle de président du Conseil. Elle cristallise les tensions au Togo: l’opposition et la société civile accusant Faure Gnassingbé de vouloir rester indéfiniment à la tête de l’État, les autorités répondant que la réforme constitutionnelle vise plutôt à «dépersonnaliser» le pouvoir et renforcer «l’unité nationale et la cohésion du pays». Le Togo est dirigé depuis 2005 par Faure Gnassingbé, successeur de son père resté près de 38 ans à la tête du pays. Début juin, des manifestations lancées sur les réseaux sociaux par des jeunes et des militants de la société civile ont eu lieu à Lomé pour protester contre le pouvoir.

Les manifestants dénonçaient notamment les arrestations de voix critiques, la hausse du prix de l’électricité et la réforme constitutionnelle. L’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’un des principaux partis d’opposition a dénoncé la suspension des deux médias français comme une «décision autoritaire (qui) vise à museler des médias qui n’ont fait que leur travail : informer sur les dérives du régime et les manœuvres antidémocratiques liées à l’imposition d’une nouvelle Constitution taillée sur mesure pour maintenir Faure Gnassingbé au pouvoir à vie». Les récentes manifestations avaient notamment été initiées par le rappeur Aamron, critique du pouvoir, qui avait été arrêté fin mai avant de réapparaître dans une vidéo le 5 juin, depuis un hôpital psychiatrique où il présentait des excuses envers Faure Gnassingbé.

Une cinquantaine de personnes ont été arrêtées puis libérées, selon le procureur qui précisait la semaine dernière que «quelques-unes» encore détenues allaient être rapidement présentées au parquet. Des journalistes qui couvraient les manifestations ont été brièvement interpellés et contraints par les forces de l’ordre d’effacer leurs images. De nouveaux appels à manifester ont été lancés sur les réseaux sociaux, pour les 26, 27 et 28 juin. Le Togo est au 121e rang sur 180 dans le classement 2025 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), en recul de 8 places par rapport à 2024.

Burkina Faso: Abdul Aziz Congo, le frère du roi des Mossis libéré après un mois d’incarcération

Soulagement après plus d’un mois d’attente pour la famille d’Abdul Aziz Congo, le frère du roi des Mossis a recouvré la liberté. Cela faisait 37 jours que le jeune parent de l’une des plus hautes autorités coutumières au Burkina Faso avait été arrêté sans mobile apparent.

Libéré dans la nuit de jeudi à vendredi, Abdul Aziz Congo a pu rejoindre à son domicile épouse et enfants avant de subir des examens dans un centre médical de Ouagadougou.

Pas de violence, pour autant de la part de ses geôliers, assure l’une de nos sources qui s’abstient de dire pour quel motif ce cadet du roi Mossi a été séquestré sans raison apparente, ce qui est devenue monnaie courante au Burkina Faso. D’ailleurs les témoins joints par une média international, affirment tous que le frère du Mogho Naaba est en forme après un mois et sept jours d’incarcération dans un lieu tenu secret.

Mercredi 30 avril, Abdul Aziz Congo a été enlevé à Ouagadougou par des hommes se présentant comme étant des forces de sécurité. Certains spéculent sur un différend entre la junte militaire en place et le roi des Mossis, différend qui serait à l’origine de cette arrestation. Le Mogho Naaba ayant décliné une requête de la junte lui demandant de jouer les médiateurs au sein d’une armée en mal de cohésion.

Abdul Aziz Congo aurait été arrêté ce 30 avril 2025 par des individus se présentant comme membres des forces de sécurité. L’arrestation a eu lieu alors qu’il faisait ses courses dans son quartier. Il a d’abord été conduit chez lui, et il a été ensuite embarqué pour une destination inconnue.

Abdul Aziz Congo, qui est le demi-frère du Mogho Naaba, le roi des Mossis, avait donné en septembre 2024 une interview sur le site Faso.net. Dans cet entretien, il suggérait que les autorités coutumières et religieuses du  Burkina Faso  fassent respecter les engagements pris notamment lors de la transition entre le colonel Damiba et le capitaine Traoré en octobre 2022.

À l’époque, ces autorités se voulaient être les garantes d’une transition pacifiée entre les deux putschistes. Le nouveau dirigeant Traoré devant veiller, entre autres, à la réconciliation nationale, au respect des engagements avec la Cédéao (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest) ou à la cohésion au sein des forces de sécurité. Des sujets devenus, depuis, ultra-sensibles et irritants au sommet de l’État. Facteur aggravant, il y a peu, le Mogho Naaba aurait reçu une demande de la part du capitaine Traoré pour jouer les médiateurs dans les rangs d’une armée de plus en plus fébrile.

Cette demande a été déclinée par le roi des Mossis et 24 heures plus tard son frère était arrêté. L’arrestation du frère du Mogho Naaba aurait été un moyen de faire pression sur le palais Mossi. Nul ne peut dire à cette heure si cela a eu l’effet escompté.

Burkina Faso : « immersion patriotique » pour les élèves – le gouvernement s’explique

Le gouvernement burkinabè a institué une  » immersion patriotique obligatoire » pour les élèves admis aux différents examens scolaires. Cette mesure dont la phase pilote concerne les élèves admis au Baccalauréat cette année, a été expliquée aux concernés ce mardi 27 mai, par le ministre de l’enseignement secondaire.

Lire la suite Burkina Faso : « immersion patriotique » pour les élèves – le gouvernement s’explique

Ghana : arrestation de plus de 2 000 immigrants par peur d’une « infiltration terroriste » parmi les réfugiés

Le 16 mai 2025, les services d’immigration du Ghana ont mené une vaste opération à Accra, la capitale, arrêtant plus de 2 000 migrants en situation irrégulière, principalement originaires du Burkina Faso, du Togo, du Niger et du Nigeria. Cette action intervient dans un contexte de fortes inquiétudes sécuritaires, sur fond de crise migratoire croissante en Afrique de l’Ouest.(Source : RFI).

Lire la suite Ghana : arrestation de plus de 2 000 immigrants par peur d’une « infiltration terroriste » parmi les réfugiés

Burkina Faso : série d’attaques jihadistes coordonnées, Djibo au cœur de la tourmente

Une vague d’attaques d’une violence inédite a secoué plusieurs localités du Burkina Faso ce dimanche 11 mai, plongeant de nombreuses régions du pays dans l’angoisse. (Source : AFP)

Lire la suite Burkina Faso : série d’attaques jihadistes coordonnées, Djibo au cœur de la tourmente