Archives du mot-clé Chine

La Chine impose des taxes aux navires américains en représailles aux mesures de Washington

La tension commerciale entre la Chine et les États-Unis franchit une nouvelle étape. Pékin a annoncé l’instauration de droits “spéciaux” sur les navires américains accostant dans ses ports, en réponse directe aux mesures similaires décidées par Washington.

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Le supertyphon Ragasa fait 15 morts à Taïwan, Hong Kong en alerte ,le pire est à craindre

Le typhon Ragasa a causé la mort d’au moins 15 personnes et fait 18 blessés à Taïwan. Il se dirige désormais vers le sud de la Chine, où Hong Kong redoute de fortes conséquences. Écoles et commerces ont été fermés, tandis que les services de transport sont limités.(Avec :AFP).

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En pleine négociation commerciale avec la Chine, Trump refuse d’approuver une aide militaire de 400 millions de dollars à Taïwan

Le président américain Donald Trump a refusé d’approuver une aide militaire de 400 millions de dollars (339 millions d’euros) à Taïwan, en parallèle de négociations commerciales avec Pékin, a rapporté jeudi le journal américain The Washington Post.(Source : AFP).

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France : Jean-Luc Mélenchon fait des aveux et confirme toutes les critiques en son encontre dans un billet de blog explosif

Jean-Luc Mélenchon vient d’offrir un nouvel épisode de ce qu’on pourrait qualifier de festival d’autosabotage politique. Dans un billet de blog incendiaire visant le journal français « Le Point », le « père fondateur et dirigeant officieux à vie » du parti d’extrême-gauche fasciste et judéophobe « La France insoumise » a confirmé, presque malgré lui, toutes les critiques formulées à son encontre : fascination assumée pour le régime chinois, « antiaméricanisme » viscéral et refus persistant de qualifier clairement le massacre du 7 octobre 2023 perpétué par le mouvement terroriste islamiste Hamas de ce qu’il fut. Source : « Le point »

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Une enquête révèle que le Japon est utilisé comme plaque tournante de trafic de fentanyl par des trafiquants chinois.

Une organisation chinoise aurait établi une base au Japon pour exporter illégalement des produits chimiques utilisés dans la production de fentanyl vers les États-Unis d’Amérique. C’est ce qui ressort d’une enquête du journal japonais « Nikkei ». 

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La Chine reçoit les ministres iranien et russe de la Défense sur fond de « bouleversements »

La Chine a accueilli jeudi plusieurs ministres de la Défense, dont celui de l’Iran et de la Russie, quelques jours après l’arrêt des combats entre Téhéran et l’armée israélienne et en pleine instabilité au Moyen-Orient.(Source : AFP).

Cette réunion ministérielle de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule à Qingdao (est de la Chine), intervient également au lendemain d’un sommet de l’Otan, dont les membres ont décidé d’augmenter leurs dépenses militaires.

L’OCS regroupe 10 pays dont la Chine, la Russie, l’Iran, l’Inde et le Pakistan. Elle entend faire contrepoids aux organisations occidentales et renforcer la coopération en matière de politique, de sécurité ou encore de commerce.

La Chine, dont les liens avec la Russie sont scrutés de près, se présente comme partie neutre dans la guerre en Ukraine. Elle n’a jamais condamné la Russie, son proche partenaire.

Plusieurs gouvernements alliés de Kiev estiment par ailleurs que le géant asiatique apporte à Moscou un soutien économique et diplomatique qui lui permet de poursuivre son opération militaire.

S’adressant à ses homologues réunis à Qingdao, le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, a dressé jeudi le tableau sombre d’un monde confronté à « l’aggravation des tensions géopolitiques » et à une « augmentation menaçante du potentiel conflictuel ».

« La situation militaire et politique actuelle dans le monde reste difficile et a une tendance à se détériorer », a-t-il souligné, selon un communiqué de son ministère.

La réunion, associant les ministres assis autour d’une grande table ronde, dont le représentant iranien Aziz Nasirzadeh, a duré environ deux heures.

Chaos

En tenue militaire, le ministre chinois de la Défense, Dong Jun, a présenté jeudi la réunion de Qingdao comme un contrepoids face à un monde « marqué par des bouleversements et des changements ».

Dans ce contexte, « il est d’autant plus nécessaire que l’Organisation de coopération de Shanghai joue pleinement son rôle d’ancre de stabilité », a-t-il déclaré en ouverture de la session, selon son ministère.

« Les actes hégémoniques, dominateurs et d’intimidation portent gravement atteinte à l’ordre international », avait-il affirmé la veille en accueillant certains des ministres étrangers, selon l’agence de presse Chine nouvelle. Il avait par ailleurs appelé ses homologues à « agir avec plus de vigueur afin de sauvegarder collectivement l’environnement propice au développement pacifique ».

Aucun ordre du jour n’a été publié, mais les récents affrontements entre d’un côté l’Iran, et de l’autre côté Israël associé aux États-Unis, figuraient probablement à l’ordre du jour.

Soutien à l’Iran

La Chine s’est gardée de soutenir l’Iran, un pays partenaire, autrement que par la voie diplomatique. Une position qui illustre sa marge de manœuvre limitée au Moyen-Orient et sa volonté de ne pas détériorer ses relations avec Washington.

« Le soutien public de la Chine à l’Iran se manifestera par des paroles plutôt que par des actes », explique à l’AFP James Char, spécialiste de l’armée chinoise à l’Université technologique de Nanyang, à Singapour.

« Hormis une condamnation des frappes américaines contre l’Iran, Pékin devrait continuer à avancer prudemment sur les questions de sécurité au Moyen-Orient, et n’a aucun intérêt à être entraîné dans les défis sécuritaires de la région », ajoute-t-il.

Le ministre iranien de la Défense pourrait « évoquer avec la Chine la fourniture d’armes, mais je doute que Pékin accepte », estime également Andrea Ghiselli, expert de la politique étrangère chinoise et professeur à l’Université d’Exeter (Royaume-Uni).

« Un tel geste serait perçu comme une provocation par Israël (…) et surtout par les États-Unis, avec lesquels la Chine tente actuellement de stabiliser ses relations », souligne-t-il.

Le ministre indien de la Défense, Rajnath Singh, également présent à Qingdao, a déclaré que les membres de l’OCS devraient « aspirer collectivement à réaliser les souhaits et les attentes des populations, et s’attaquer aux défis d’aujourd’hui ».

« Le monde dans lequel nous vivons subit une transformation drastique. La mondialisation, qui nous a autrefois rapprochés, perd de son élan », a-t-il affirmé via son cabinet sur le réseau social X.

Australie : Pékin s’oppose à la volonté de Canberra de reprendre le contrôle du port stratégique de Darwin

La tension monte entre l’Australie et la Chine autour du contrôle du port stratégique de Darwin, concédé en 2015 pour 99 ans à une filiale d’un groupe chinois proche du Parti communiste. Alors que le gouvernement australien semble vouloir reprendre la main sur cette infrastructure clé, Pékin hausse le ton et conteste ouvertement cette intention.

Un port stratégique aux mains d’un proche de Pékin

En 2015, dans un contexte de crise budgétaire, le gouvernement du Territoire du Nord australien avait cédé la gestion du port en eaux profondes de Darwin à Landbridge Industry Australia, une filiale du Shandong Landbridge Group, dirigée par Ye Cheng, milliardaire chinois considéré comme l’un des principaux promoteurs du développement de la défense nationale en Chine.
La concession, d’une durée de 99 ans, avait rapporté 506 millions de dollars australiens, rapidement dépensés. Cette décision avait été prise malgré les réserves du ministère australien de la Défense, inquiet des risques stratégiques et sécuritaires liés à une telle dépendance envers une puissance étrangère.

« C’est comme si on avait loué ce port aux Japonais en 1938 », avait alerté Neil James, directeur exécutif de l’Australian Defence Association, dès 2019.

Darwin est un point névralgique pour les opérations de la Royal Australian Navy (RAN) et de l’US Navy, et abrite des installations militaires et de renseignement sensibles, utilisées conjointement par l’Australie et les États-Unis.

Canberra veut récupérer le port, Pékin s’indigne

Sous la pression politique et géostratégique, le gouvernement d’Anthony Albanese envisage désormais de mettre fin prématurément au bail. Si les modalités restent floues, la volonté de Canberra est claire : reprendre le contrôle d’un actif jugé critique dans le contexte actuel de rivalité sino-occidentale.

Mais la Chine ne l’entend pas de cette oreille. L’ambassadeur chinois en Australie, Xiao Qian, a vivement réagi dans une tribune publique, dénonçant un revirement injustifié :

« Le groupe Landbridge a remporté le contrat à l’issue d’un appel d’offres ouvert, transparent et conforme aux lois australiennes. […] Depuis dix ans, il a investi massivement dans le développement du port de Darwin et contribué au développement local. »

Le diplomate a également mis en cause la logique éthique du projet australien :

« Il est moralement discutable de louer un port non rentable, puis de chercher à le récupérer une fois qu’il devient prospère. »

Un dilemme stratégique pour Canberra

Alors que l’OTAN alerte sur les investissements chinois dans les infrastructures critiques, notamment en Europe — comme en témoigne l’entrée du groupe COSCO dans le port de Hambourg en Allemagne —, l’Australie se retrouve face à un dilemme stratégique : respecter un contrat controversé ou s’en dégager au nom de la sécurité nationale.

L’hypothèse d’un nouveau port concurrent à proximité de Darwin avait un temps été évoquée, mais aucun projet concret n’a vu le jour.

Pour l’heure, le gouvernement australien reste silencieux face aux déclarations de l’ambassadeur chinois. Mais dans un contexte régional tendu, marqué par la montée en puissance militaire de Pékin, le port de Darwin symbolise bien plus qu’un simple terminal maritime : il incarne l’enjeu de la souveraineté et du contrôle stratégique des alliances dans l’Indo-Pacifique.

À Singapour, Macron compare la situation de l’Ukraine à celle de Taïwan, la Chine s’irrite

L’ambassade de Chine à Singapour a réagi ce samedi 31 mai, aux propos du président français Emmanuel Macron, qui a comparé la veille la situation de l’Ukraine et celle de Taïwan en ouverture d’un forum de défense et de sécurité à Singapour. « Les deux (questions) sont de natures différentes, et en aucun cas comparables » a-t-elle affirmé, déclarant les propos de M. Macron » inacceptables ».

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L’ASEAN se détourne des États-Unis pour renforcer ses liens avec la Chine et le Golfe

Les 26 et 27 mai 2025, les dirigeants de l’Asie du Sud-Est se sont réunis à Kuala Lumpur pour le 46e sommet de l’ASEAN. Un rendez-vous crucial marqué par un virage stratégique : face aux nouvelles barrières tarifaires imposées par l’administration Trump, l’organisation régionale redéfinit ses alliances économiques. Résolument tournée vers la Chine et les monarchies du Golfe, l’ASEAN amorce une recomposition des équilibres géopolitiques régionaux.

Le protectionnisme américain pousse l’ASEAN à se réorienter

Les droits de douane instaurés unilatéralement par Washington ont provoqué une onde de choc au sein des économies d’Asie du Sud-Est. Dans un projet de déclaration commune, les dirigeants de l’ASEAN expriment leur « profonde inquiétude » face à ces mesures jugées hostiles et nuisibles au commerce régional. Pour Khoo Ying Hooi, universitaire malaisienne, cette situation traduit « une diplomatie de multi-alignement » : les pays de l’ASEAN cherchent à diversifier leurs partenariats, dans un contexte de repli américain.

Alors que le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a adressé une demande officielle à Donald Trump pour la tenue d’un sommet ASEAN–États-Unis, la Maison-Blanche n’a toujours pas donné suite. Ce silence contraste avec l’empressement de la Chine, dont le Premier ministre Li Qiang multiplie les rencontres en Asie du Sud-Est pour dénoncer « l’unilatéralisme » et défendre un ordre économique international fondé sur le multilatéralisme.

Les monarchies du Golfe, nouveaux partenaires stratégiques

La participation à ce sommet des représentants du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Oman, Koweït et Bahreïn) marque un tournant. Pour l’ASEAN, il s’agit non seulement de compenser les pertes commerciales causées par les politiques américaines, mais aussi de s’arrimer à des partenaires à la fois puissants économiquement et politiquement.

Le rapprochement avec le Golfe répond à une logique d’urgence, mais aussi à une stratégie de long terme : intégration énergétique, investissements croisés, coopération technologique et infrastructurelle. « Ce n’est pas juste une séance photo », avertit Khoo Ying Hooi. C’est bien une reconfiguration des alliances internationales à laquelle nous assistons.

Une expansion régionale en cours : le Timor oriental bientôt membre

Parallèlement à ce repositionnement géopolitique, l’ASEAN accélère son processus d’élargissement. La candidature du Timor oriental, longtemps en attente, reçoit un soutien unanime des États membres. Le Premier ministre timorais Xanana Gusmao s’est dit « incroyablement soutenu » après ses rencontres bilatérales, et une adhésion officielle du Timor est désormais envisagée pour octobre 2025.

Le ministre malaisien des Affaires étrangères a salué les « progrès significatifs » du Timor dans la mise en œuvre de sa feuille de route vers l’intégration régionale.

La Birmanie sous pression diplomatique

Sur le volet politique, la crise birmane reste un dossier brûlant. L’ASEAN continue de maintenir la pression sur la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’État de 2021. Elle exige le respect du « consensus en cinq points » auquel le régime avait pourtant souscrit. Le ministre Mohamad Hasan a notamment appelé à prolonger le cessez-le-feu en vigueur depuis le séisme de mars dernier, faute de quoi la junte risquerait un isolement diplomatique accru.

Un nouveau chapitre s’ouvre

À l’issue de ce sommet, l’ASEAN apparaît comme un acteur de plus en plus autonome, soucieux de préserver ses intérêts économiques dans un monde en pleine mutation. Si les États-Unis tardent à réengager un dialogue constructif, d’autres puissances comme la Chine et les pays du Golfe semblent prêts à combler ce vide.

Anwar Ibrahim résume le moment : « Une transition dans l’ordre géopolitique est en cours ». Dans cette transition, l’ASEAN entend bien peser de tout son poids.

Taiwan : le parti présidentiel expulse cinq de ses membres accusés d’espionnage au profit de la Chine

Le parti du président taïwanais Lai Ching-te a congédié ce mercredi cinq membres de sa formation, dont un ancien assistant de l’ex-chef de la diplomatie de l’île, accusés d’espionnage pour le compte de Pékin.

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