Archives du mot-clé corée du sud

La Corée du Sud dans l’incapable de payer les 350 milliards de dollars promis à Trump, risque de « crise financière »

La Corée du Sud a annoncé samedi son incapacité à honorer les 350 milliards de dollars d’investissements promis aux États-Unis, dans le cadre d’un accord commercial conclu en juillet dernier, rapporte Reuters. Cette promesse, faite en échange d’une réduction des droits de douane américains, pourrait s’avérer trop ambitieuse pour Séoul.

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Reconnaissance de l’État palestinien à l’ONU : entre adhésions occidentales et prudence asiatique

La 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU marque un tournant diplomatique : plusieurs pays occidentaux, dont la France, le Royaume-Uni et le Canada, ont annoncé la reconnaissance officielle de l’État palestinien. Mais ce geste symbolique, salué par de nombreux dirigeants et associations, n’est pas suivi par deux acteurs majeurs d’Asie de l’Est : le Japon et la Corée du Sud.

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Corée : L’Union des familles de kidnappés envisage de suspendre les envois de tracts vers le Nord

L’Union des familles de kidnappés par la Corée du Nord a annoncé ce mardi qu’elle envisageait de suspendre ses envois de tracts anti-régime au-delà de la frontière intercoréenne. Cette possible suspension, évoquée par Choi Seong-ryong, président de l’organisation, intervient dans un contexte de dialogue renouvelé avec les autorités sud-coréennes.

Un signal d’apaisement sous conditions

Choi Seong-ryong a déclaré avoir reçu, lundi, un appel téléphonique encourageant d’un haut responsable du gouvernement sud-coréen, qui l’a conduit à envisager un moratoire sur les largages de tracts. La décision finale sera prise après consultation avec les autres familles membres de l’union.

Ce geste de bonne volonté s’inscrit dans la continuité de propos tenus par Choi il y a une semaine, lorsqu’il avait affirmé que son groupe serait prêt à cesser ces actions de communication, à condition que le président Lee Jae Myung intervienne personnellement pour confirmer le sort des otages toujours portés disparus — notamment ceux ayant dépassé les 90 ans.

Un échange avec le vice-ministre de l’Unification

Le ministère sud-coréen de l’Unification, chargé des relations avec la Corée du Nord, a confirmé que son vice-ministre Kim Nam-jung s’est entretenu avec Choi lundi après-midi. Selon un représentant du ministère, Kim a transmis une demande officielle du gouvernement appelant à la fin de l’envoi de tracts et a promis de prêter une oreille attentive aux doléances des familles.

Bien que Choi semble avoir accueilli favorablement cette proposition, il n’a pas encore pris d’engagement ferme. Il reste également incertain si le gouvernement Lee programmera la rencontre directe avec le président, que le groupe réclame depuis plusieurs mois.

Une campagne de tracts menée par ballons et drones

Depuis le début de l’année, l’organisation de Choi a mené trois campagnes de distribution de tracts anti-nord-coréens à l’aide de ballons et drones :
• Le 27 avril depuis le pavillon d’Imjingak à Paju,
• Le 8 mai à Cheorwon, dans la province du Gangwon,
• Et le 2 juin dans une autre zone frontalière de Paju.

Ces initiatives ont souvent irrité Pyongyang et fait l’objet de tensions bilatérales. Le gouvernement sud-coréen a donc indiqué vouloir réviser la législation actuelle pour empêcher à l’avenir les distributions de tracts depuis les zones frontalières, au nom de la sécurité et de la stabilité régionale.

L’espoir d’un dialogue intercoréen sur les enlèvements

Choi a exprimé l’espoir que le gouvernement de Lee Jae Myung, jugé plus compréhensif sur le sujet des enlèvements, puisse ouvrir la voie à un dialogue intercoréen permettant de confirmer la vie ou le décès des victimes. « Des officiels du gouvernement actuel comprennent mieux la question des enlèvements et ils nous ont beaucoup aidés dans le passé. J’espère que ce gouvernement créera enfin des opportunités concrètes », a-t-il déclaré à la presse.

Ces mots ont été prononcés après un moment de recueillement devant le mémorial des anciens combattants belges et luxembourgeois de la guerre de Corée, situé à Dongducheon, au nord de Séoul. L’événement marquait le 75e anniversaire du déclenchement de la guerre de Corée (1950-1953).

Une histoire personnelle douloureuse

Pour Choi Seong-ryong, la cause des familles de kidnappés est aussi profondément personnelle. Son propre père a été enlevé en 1967 alors qu’il pêchait près de l’île de Yeonpyeong, en mer Jaune. Il a ensuite été exécuté en 1972 par les autorités nord-coréennes, accusé de collaboration passée avec l’armée américaine pendant la guerre de Corée.

Un geste possible vers l’apaisement intercoréen

L’éventuelle suspension des envois de tracts anti-nord-coréens pourrait marquer un geste de détente dans les relations intercoréennes. Si elle se concrétise, cette initiative donnerait une chance à un dialogue plusC’est humain et centré sur les victimes, dans un dossier longtemps éclipsé par les enjeux géopolitiques majeurs de la péninsule.

Corée du Sud : le procès du président Lee Jae-myung suspendu en raison de son immunité présidentielle

La Cour centrale du district de Séoul a annoncé ce mardi 17 juin 2025 le report du procès de Lee Jae-myung, président nouvellement élu de la Corée du Sud, dans l’affaire de corruption liée aux projets immobiliers de Daejang-dong. Cette décision fait suite à un précédent jugement rendu la veille par la Haute Cour de Séoul, qui avait déjà suspendu une autre procédure judiciaire contre le chef de l’État, invoquant son immunité présidentielle.

Une suspension fondée sur la Constitution

Selon la Cour centrale, la prochaine audience dans cette affaire est reportée à une date indéterminée, en vertu de l’article 84 de la Constitution sud-coréenne. Cet article stipule qu’un président en exercice ne peut faire l’objet de poursuites pénales, sauf en cas d’insurrection ou de trahison. Cette disposition vise à préserver la stabilité de l’exécutif durant le mandat présidentiel.

La Haute Cour de Séoul avait elle aussi utilisé ce même fondement constitutionnel pour suspendre lundi un autre procès visant Lee Jae-myung, cette fois pour violation présumée de la loi électorale.

Des accusations de corruption lourdes

Lee Jae-myung fait l’objet d’une série d’accusations depuis 2023, avant son élection à la présidence. L’affaire de Daejang-dong, ainsi que celle de Wirye, concerne des projets de développement urbain à Seongnam, ville où Lee fut auparavant maire. Il est soupçonné de manquement au devoir, de conflit d’intérêts, de corruption impliquant des tiers, et de liens douteux avec la gestion d’un club de football local.

Ces dossiers, très médiatisés, ont empoisonné la vie politique sud-coréenne ces dernières années et cristallisé les tensions entre les camps conservateur et progressiste.

Une ascension présidentielle controversée

Lee Jae-myung a été élu président le 3 juin 2025, à la suite de la destitution de son prédécesseur, Yoon Suk Yeol. Ce dernier a été évincé par l’Assemblée nationale après avoir tenté d’imposer la loi martiale en décembre 2024, une décision perçue comme une dérive autoritaire majeure.

L’accession au pouvoir de Lee, dans un contexte d’instabilité institutionnelle, n’a pas apaisé les débats. Bien que ses soutiens saluent son engagement en faveur de la justice sociale et de la régulation économique, ses opposants dénoncent un passé judiciaire lourd et une instrumentalisation du pouvoir pour échapper à la justice.

Une pause judiciaire… temporaire ?

Tant que Lee Jae-myung demeure en fonction, les procédures pénales contre lui resteront gelées. Toutefois, cette immunité ne constitue pas une annulation des charges : les poursuites pourront reprendre une fois son mandat achevé. D’ici là, la justice sud-coréenne devra patienter — et la population, rester attentive aux suites de cette affaire qui pourrait ressurgir avec fracas à la fin de la présidence Lee.

En Corée du Sud, où plusieurs anciens chefs d’État ont été poursuivis, voire incarcérés après leur mandat, l’ombre de la justice plane toujours sur les plus hauts sommets du pouvoir.

Corée du Sud : le candidat du centre gauche Lee Jae-myung élu président

Après six mois de crise politique marquée par une tentative de coup d’État et la procédure de destitution du président Yoon Suk-yeol, les Sud-Coréens ont élu ce mardi 3 juin leur nouveau chef d’État. Le candidat de centre gauche Lee Jae-myung est arrivé très largement en tête des suffrages avec 51,79 %.

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Centrafrique : Arrestation du journaliste Landry Nguéma Ngokpélé, la profession dénonce une atteinte à la liberté de la presse

Le climat médiatique est tendu en Centrafrique. Le directeur de publication du Quotidien de Bangui, Landry Nguéma Ngokpélé, arrêté la semaine dernière, a été placé sous mandat de dépôt et transféré ce mercredi 14 mai à la prison centrale de Ngaragba. Il est accusé d’incitation à la haine, d’appel à la révolte et de subversion contre la Constitution et les pouvoirs de l’État. Des accusations qu’il rejette fermement.

Cette arrestation survient dans un contexte symboliquement fort, alors que le pays célébrait, ce même 14 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse. À Bangui, la majorité des journalistes ont boycotté la cérémonie officielle en signe de protestation contre l’incarcération de leur confrère.

Une procédure contestée

Pour nombre d’acteurs de la presse centrafricaine, les conditions de l’arrestation de Landry Nguéma Ngokpélé ne respectent pas les procédures légales prévues en cas de délit de presse. C’est le cas de Cyrus Sandy, directeur du journal Média+ :

« Le travail du journaliste est encadré juridiquement. En cas de délit de presse, il faut une ordonnance d’assignation, signée par le président du tribunal, accompagnée de preuves matérielles. Rien de tout cela n’a été respecté. Il est enlevé comme ça en plein midi. C’est une manière de museler la presse. »

Une profession divisée mais mobilisée

Si la majorité des professionnels ont choisi le boycott, d’autres ont profité de l’événement pour porter leurs revendications sur la place publique. C’est le cas de Pascal Isidore Boutene, directeur du journal Fair-Play :

« C’est l’occasion de parler de nos conditions de travail, du manque d’accès à l’information. Depuis plusieurs années, la presse centrafricaine est dans la rue parce que nous n’avons même pas de Maison de la presse. Nous sommes là pour demander au gouvernement de respecter la liberté de la presse. »

Le gouvernement appelle à laisser la justice suivre son cours

Interrogé lors de la cérémonie, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a choisi de ne pas commenter le fond de l’affaire :

« Laissez la justice faire son travail. On saura tous, dans la transparence, ce qui s’est passé, ce qui est reproché à votre confrère. »

Prochaine étape : comparution devant les juges

Landry Nguéma Ngokpélé reste pour l’instant incarcéré à la maison d’arrêt de Ngaragba. Il doit être présenté lundi prochain devant les juges pour son interrogatoire de première comparution. En attendant, la mobilisation de la presse locale ne faiblit pas, et les regards restent tournés vers ce dossier qui pourrait devenir un test majeur pour la liberté d’expression en Centrafrique.

Corée du Sud : début de la campagne pour la présidentielle anticipée

Les six protagonistes qui doivent s’affronter lors de la présidentielle du 3 juin prochain en Corée du Sud sont entrés en campagne ce lundi 11 mai. Un scrutin dont l’issue va tourner la page de plusieurs mois de crise qu’a traversé le pays et qui a abouti à destitution de Yoon Suk Yeol.

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Corée du Sud : des manifestants handicapés expulsés de force d’une station de métro à Séoul

Ce mardi matin, à Séoul, des militants pour les droits des personnes en situation de handicap ont été expulsés par la force de la station de métro Hyehwa, avant même d’avoir pu entamer leur action de protestation prévue. Le groupe, membre de l’organisation Solidarité contre la discrimination des handicapés (SADD), entendait organiser pour le deuxième jour consécutif une manifestation baptisée « embarquement dans le métro » afin de revendiquer une meilleure prise en charge budgétaire pour les personnes handicapées et défendre leur droit fondamental à la mobilité.

Une expulsion rapide et controversée

Les manifestants avaient prévu de se rassembler à partir de 8 heures à la station Hyehwa sur la ligne 4. Cependant, Seoul Metro, l’opérateur des lignes 1 à 8 du métro de la capitale sud-coréenne, leur a bloqué l’accès, invoquant la loi sur la sécurité des chemins de fer. L’entreprise a ordonné l’évacuation immédiate des activistes, qui ont refusé de se soumettre à cette injonction. À 8h16, des agents de sécurité sont intervenus et ont procédé à leur expulsion.

Blessures et poursuites en justice

Certains militants, après avoir été expulsés, ont poursuivi leur rassemblement à proximité de l’hôpital de l’université nationale de Séoul. Lee Hyung-sook, coprésidente de la SADD, a déclaré son intention de poursuivre Seoul Metro en justice, affirmant avoir été blessée à l’épaule lors de l’intervention et que son fauteuil roulant a été endommagé durant l’accrochage.

Des actions répétées, la ville menace de sanctions

La veille, les militants avaient déjà perturbé la station Hyehwa en montant et descendant lentement des rames de métro, causant des retards importants pendant l’heure de pointe. Face à ces actions répétées, la mairie de Séoul a annoncé qu’elle envisageait de prendre des « mesures fermes » contre toute action jugée illégale.

Des plaintes pénales pour entrave à l’activité commerciale pourraient être déposées, et des poursuites civiles engagées pour demander réparation des dommages causés.

La Corée du Sud et la Chine s’apprêtent à discuter de leurs droits maritimes après un incident en mer Jaune

La Corée du Sud et la Chine prévoient de tenir une réunion de niveau opérationnel avant la fin du mois afin d’aborder les questions relatives à leurs droits maritimes respectifs, à la suite d’un récent accrochage survenu en mer Jaune. Cette rencontre, en cours d’organisation, devrait avoir lieu à Séoul et être encadrée par les ministères des Affaires étrangères des deux pays, selon des sources diplomatiques sud-coréennes.

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Corée du Sud : l’élection présidentielle anticipée aura lieu le 3 juin prochain

Le gouvernement Sud-coréen a annoncé, ce mardi 8 avril, qu’une élection présidentielle anticipée se tiendra le 3 juin prochain pour choisir un successeur à l’ancien président Yoon Suk- yeol. Un scrutin anticipée dont la campagne débutera officiellement le 12 mai.

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