Israël a informé, mardi soir 30 décembre, 37 organisations humanitaires internationales qu’elles ne seraient plus enregistrées dans le pays à compter du 1ᵉʳ janvier 2026. Cette notification est intervenue à la veille de la date limite fixée par les autorités israéliennes, suscitant de vives inquiétudes parmi les acteurs humanitaires opérant dans la bande de Gaza.
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Yémen: la coalition menée par Ryad met en garde les séparatistes
La coalition menée par l’Arabie saoudite a prévenu samedi qu’elle riposterait à toute action militaire des séparatistes au Yémen, tout en les appelant à se retirer « pacifiquement » des provinces récemment conquises.(Source : AFP).
Lire la suite Yémen: la coalition menée par Ryad met en garde les séparatistesLa Birmanie organise des élections après cinq ans de guerre civile
La junte birmane organise à partir de dimanche des élections législatives qu’elle présente comme une étape vers la réconciliation, près de cinq ans après s’être emparée du pouvoir et avoir déclenché une guerre civile.(Source : AFP).
Lire la suite La Birmanie organise des élections après cinq ans de guerre civileRDC : Uvira, deuxième ville du Sud-Kivu, tombe aux mains de l’AFC/M23
La cité portuaire d’Uvira, deuxième ville du Sud-Kivu et siège intérimaire du gouvernorat provincial depuis la chute de Bukavu, est tombée ce mercredi 10 décembre aux mains des rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda. Les insurgés ont investi la mairie, où trône la devise de la ville « ville de la résistance et de la paix », ainsi que le gouvernorat militaire intérimaire, surnommé « la Maison-Blanche », désormais vide de son administration.
Cette offensive survient malgré la signature, le 4 décembre dernier, des accords de paix de Washington. La situation sécuritaire et humanitaire dans la région s’est rapidement détériorée. Selon les autorités provinciales, plus de 400 civils ont été tués, dont des femmes et des enfants. Des blessés ont été évacués vers Bujumbura, au Burundi, pour recevoir des soins et se mettre à l’abri d’éventuelles représailles. La population locale est désormais confrontée à de graves pénuries, notamment d’eau et d’électricité, et les humanitaires peinent à acheminer des stocks essentiels vers Uvira.
Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plus de 200 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du Sud-Kivu en un peu plus d’une semaine. Des dizaines de milliers d’autres ont traversé la frontière vers le Rwanda et le Burundi. Dès mardi, plusieurs habitants ont commencé à fuir la ville, anticipant la chute des localités environnantes. Mercredi, des milliers d’habitants ont continué de se diriger vers la frontière burundaise, à pied ou à moto, tandis que ceux qui sont restés se sont calfeutrés chez eux face aux échanges de tirs avec les rebelles.
À Kinshasa, les autorités dénoncent « une violation manifeste du cessez-le-feu » et demandent l’intervention des États-Unis, garants de l’accord de paix. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a dénoncé « une situation inacceptable », affirmant que le Rwanda et le M23 avaient mené des offensives généralisées, malgré la médiation américaine. La ministre des Affaires étrangères, Thérèse Wagner, a souligné l’urgence de restaurer la crédibilité de cette médiation, rappelant que des milliers de morts et de déplacés marquent déjà la région.
Le Burundi, préoccupé par sa propre sécurité, a également dénoncé cette avancée rebelle comme une violation des accords de Washington. Depuis Baraka, à 90 km au sud d’Uvira, le porte-parole du gouvernorat provincial a appelé au respect du cessez-le-feu et exprimé son inquiétude face à la menace que représente l’AFC/M23 pour la région.
Le gouvernement rwandais a rejeté ces accusations et renvoyé la responsabilité à Kinshasa et à Gitega. Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a exigé le retrait des forces burundaises du Sud-Kivu et a réaffirmé l’engagement de Kigali pour la paix, tout en dénonçant un « parti pris occidental » face à la situation. Selon lui, toutes les parties doivent désormais respecter les engagements pris dans l’accord de Washington, qu’il considère comme « la voie la plus viable vers la paix dans la région des Grands Lacs ».
Alors que l’aide humanitaire peine à atteindre Uvira, la situation reste extrêmement tendue et les civils pris au piège subissent déjà les conséquences dramatiques de cette offensive, avec des besoins urgents en nourriture, eau et soins médicaux. La communauté internationale est appelée à agir rapidement pour éviter une aggravation de la crise humanitaire dans le Sud-Kivu.
RD Congo : l’ONU alerte sur la crise des déplacés internes, l’une des plus graves au monde
En visite officielle en République démocratique du Congo (RDC), la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits humains des personnes déplacées, Paula Gaviria Betancur, a tiré la sonnette d’alarme sur la gravité de la crise humanitaire qui touche actuellement plus de 7 millions de personnes déplacées internes dans le pays. Un chiffre alarmant, qui place la RDC parmi les situations les plus critiques au monde.
Lire la suite RD Congo : l’ONU alerte sur la crise des déplacés internes, l’une des plus graves au mondeConflit au Soudan : près de 13 millions de déplacés, dont 4 millions de réfugiés dans les pays voisins
Deux ans après le déclenchement du conflit armé au Soudan, la crise humanitaire ne cesse de s’aggraver. Selon les dernières données publiées jeudi par les agences humanitaires des Nations Unies, près de 13 millions de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer. Parmi elles, environ 4 millions ont trouvé refuge dans les pays voisins, majoritairement des femmes et des enfants.
Lire la suite Conflit au Soudan : près de 13 millions de déplacés, dont 4 millions de réfugiés dans les pays voisinsGaza : Les États-Unis conditionnent l’entrée de l’aide humanitaire à un accord, cautionnant une méthode interdite par le droit international
Alors que la bande de Gaza est plongée dans une crise humanitaire sans précédent, le nouvel ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, a provoqué l’indignation en liant l’entrée de l’aide humanitaire à la signature d’un accord par le Hamas. Une position largement critiquée, qui revient à faire pression sur les civils palestiniens affamés, au lieu de dénoncer les entraves imposées par Israël à l’acheminement de l’aide.
« Nous appelons le Hamas à signer un accord afin que l’aide humanitaire puisse entrer dans Gaza pour ceux qui en ont désespérément besoin », a déclaré Mike Huckabee dans une vidéo publiée sur le réseau X. Une déclaration qui soulève de vives critiques, alors que l’accès à la nourriture pour les civils en temps de guerre est protégé par la quatrième Convention de Genève de 1949. Le recours à la famine comme méthode de guerre est qualifié de crime de guerre par le droit international.
Une famine orchestrée et documentée
Des organisations comme Human Rights Watch ont dénoncé à plusieurs reprises les propos de responsables israéliens évoquant leur intention de priver les civils de Gaza de nourriture, d’eau et de carburant, dans le but de faire pression sur le Hamas. Des actes qualifiés de méthodes de guerre illégales par les ONG de défense des droits humains.
Depuis la suspension par Israël de l’entrée de l’aide humanitaire le 2 mars, la situation sur le terrain est devenue alarmante. Les 2,4 millions d’habitants de Gaza font face à une famine aiguë. Des témoignages récents font état de civils contraints de se nourrir de viande de tortue, d’aliments pour animaux, d’herbe, ou encore de boire des eaux usées, faute d’accès à de la nourriture et à de l’eau potable.
Une pression déplacée selon les défenseurs des droits
Plutôt que d’exiger la levée immédiate du blocus humanitaire, les États-Unis, par la voix de leur ambassadeur, conditionnent l’aide à des considérations politiques. Une position perçue par de nombreux observateurs comme une caution implicite aux privations imposées aux civils, et une complicité dans un crime de guerre en cours.
Les voix se multiplient pour appeler Washington à revoir sa position et à respecter ses obligations en matière de droit humanitaire international, en exigeant l’accès immédiat, sans condition, de l’aide humanitaire à Gaza.
Éthiopie : Le Tigré appelle à l’aide après la prise de deux villes, des retraits d’argent massifs et des pénuries alimentaires créent la panique
Depuis la capitale du Tigré, Mekele, Solomon Hagos suit avec inquiétude l’escalade des tensions dans la région. « Les gens sont terrifiés à l’idée que si un nouveau conflit éclate, il soit encore plus dévastateur que le précédent », confie-t-il. Ces derniers jours, un vent de panique souffle sur le Tigré, avec des retraits massifs d’argent et des stocks de nourriture constitués à la hâte. Les habitants redoutent la reprise de la guerre, deux ans et demi après la fin d’un conflit sanglant qui a fait plus de 600 000 morts.
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