L’enquête sur l’assassinat de Charlie Kirk, figure médiatique de l’extrême droite américaine, connaît un rebondissement inattendu. Un homme de 71 ans, George Zinn, s’est volontairement accusé du meurtre dans le but de permettre au véritable suspect de s’échapper, selon le shérif du comté d’Utah.
Lire la suite EUA – Assassinat de Charlie Kirk : un homme s’accuse à tort pour couvrir le véritable tireur et le permettre de s’enfuirArchives du mot-clé donald trump
Tensions États-Unis d’Amérique – Venezuela : Washington détruit un nouveau bateau de « narcos », Caracas mobilise sa milice
Les relations entre Washington et Caracas continuent de se tendre. Les États-Unis ont annoncé lundi avoir détruit un nouveau bateau transportant, selon eux, de la drogue vers leur territoire, tandis que le président vénézuélien Nicolás Maduro accuse Washington de préparer une agression militaire et appelle à la mobilisation nationale.
Lire la suite Tensions États-Unis d’Amérique – Venezuela : Washington détruit un nouveau bateau de « narcos », Caracas mobilise sa miliceDonald Trump va promulguer sa loi budgétaire « Big Beautiful Bill » pour la fête nationale
Donald Trump signera ce vendredi sa loi budgétaire baptisée “Big Beautiful Bill”, adoptée la veille au Congrès par 218 voix contre 214. Il s’agit de sa première grande victoire législative depuis son retour à la Maison Blanche, qu’il compte célébrer en grande pompe à l’occasion de la fête nationale américaine. Au programme des festivités : un feu d’artifice spectaculaire et le survol d’un bombardier B-2, utilisé lors des récentes opérations militaires en Iran.(Source : AFP).
Le président américain va promulguer sa loi budgétaire en grande pompe vendredi 4 juillet à l’occasion de la fête nationale, avec feux d’artifice et parade aérienne d’un bombardier furtif B-2, le type d’avion utilisé lors des raids en Iran.
Le dirigeant américain avais mis la pression sur les élus républicains pour que le Congrès adopte sa « grande et belle loi », comme il l’a baptisée, avant le 4 juillet. La loi a été définitivement votée jeudi, juste à temps.
Jamais avare de mises en scène spectaculaires, le milliardaire américain va maintenant associer sa victoire législative, pièce maîtresse du programme de son second mandat, à une grande fête à la Maison Blanche pour célébrer les 249 ans de l’indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne.
Donald Trump a annoncé qu’une cérémonie de signature se tiendrait à la Maison Blanche à partir de 16 h locales (20 h GMT), en présence des parlementaires.
« Le début de notre nouvel âge d’or »
« Ensemble, nous célébrerons l’indépendance de notre nation et le début de notre nouvel âge d’or », a-t-il lancé sur son réseau Truth Social jeudi.
L’adoption du projet de loi est le dernier d’une série de succès politiques pour Donald Trump ces dernières semaines, entre cessez-le-feu entre l’Iran et Israël après des frappes sur des sites nucléaires iraniens, accord sur les dépenses de l’Otan, et décision de la Cour suprême favorable à l’exécutif.
Elle confirme aussi son emprise sur le Parti républicain et, pour l’heure, sur la politique américaine en général.
Jeudi soir, lors d’un meeting dans l’Iowa (centre), Donald Trump a savouré sa victoire. « Il n’y a pas de plus beau cadeau d’anniversaire pour l’Amérique que la victoire phénoménale que nous avons remportée il y a quelques heures à peine, lorsque le Congrès a adopté le grand et magnifique projet de loi visant à redonner sa grandeur à l’Amérique », a-t-il lancé à la foule.
L’ancien magnat de l’immobilier a toutefois passé sous silence les vives inquiétudes de son parti et des électeurs, qui craignent que ce projet ne fasse gonfler la dette publique et n’affaiblisse les aides à la santé et à la protection sociale.
La cérémonie de signature aura lieu « le 4 juillet, comme le président l’a toujours dit et espéré », a souligné jeudi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
Un B-2, le type d’avion qui a bombardé les installations nucléaires iraniennes le 22 juin, et des avions de chasse effectueront une parade aérienne au-dessus de la Maison Blanche pour l’occasion, tandis que certains pilotes qui ont mené l’opération militaire en Iran seront présents lors de la cérémonie.
Jusqu’à 17 millions de personnes privés d’assurance santé
Donald Trump a fait adopter le projet de loi malgré des doutes au sein de son parti et l’opposition bruyante de son ancien allié, le milliardaire Elon Musk.
Après le Sénat, qui l’avait approuvé mardi de justesse, la Chambre des représentants a adopté définitivement ce texte par 218 voix contre 214, un vote très serré, précédé de multiples pressions et tractations.
Pour compenser le creusement de la dette publique, la nouvelle loi réduira le programme fédéral d’aide alimentaire et imposera d’importantes coupes au Medicaid, régime d’assurance santé pour les Américains à revenus modestes, les plus importantes depuis son lancement dans les années 1960.
Selon certaines estimations, jusqu’à 17 millions de personnes pourraient perdre leur couverture d’assurance santé et des dizaines d’hôpitaux ruraux pourraient fermer leurs portes.
Les démocrates espèrent que le mécontentement provoqué par les conséquences de la loi les aidera à renverser la Chambre des représentants aux élections de mi-mandat de 2026.
Il s’agira pour eux de montrer qu’il s’agit d’une énorme redistribution de richesses des Américains les plus pauvres vers les plus riches.
Guerre en Ukraine : Vladimir Putin et Donald Trump vont s’entretenir au téléphone ce jeudi
Le président russe Vladimir Putin a annoncé ce jeudi qu’il s’entretiendrait plus tard au cours de la journée au téléphone avec son homologue états-unien Donald Trump qui a confirmé sur son réseau social Truth Social l’appel à venir, qui doit débuter selon lui à « 10 heures » heure de Washington, soit 16 heures en France.
Guerre en Ukraine : pourquoi Volodymyr Zelensky fera escale en Alsace ce mercredi, après sa rencontre avec Donald Trump au sommet de l’OTAN
Ce mercredi 25 juin, le président ukrainien Volodymyr Zelensky entame une journée cruciale sur la scène internationale. Attendu au sommet de l’OTAN à La Haye pour une rencontre bilatérale avec le président américain Donald Trump, il se rendra ensuite à Strasbourg, en Alsace, pour activer la création d’un tribunal spécial chargé de juger l’agression russe contre l’Ukraine. Ce double déplacement illustre l’intensification de l’offensive diplomatique de Kyiv, à la recherche d’un soutien renforcé et de justice.
Rencontre Trump-Zelensky : un échange attendu à La Haye
Une source proche de la présidence ukrainienne a confirmé à l’AFP la tenue d’une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump en marge du sommet de l’OTAN. Elle aura lieu aux alentours de 14h30 (heure belge) ce mercredi. Les deux chefs d’État devraient faire de courtes déclarations avant leur entretien, qui portera essentiellement sur la poursuite du soutien militaire américain, les perspectives de paix et la stratégie de défense commune face à la Russie.
Donald Trump avait déclaré dans l’avion le menant aux Pays-Bas qu’il rencontrerait « probablement » Zelensky. Cette confirmation donne un poids symbolique fort à l’événement, dans un contexte où le soutien américain à l’Ukraine est à nouveau scruté, notamment depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche en janvier dernier.
Strasbourg : un tournant judiciaire contre l’impunité russe
Après cette étape diplomatique majeure, Volodymyr Zelensky est attendu à Strasbourg, au Conseil de l’Europe, pour activer officiellement la création d’un tribunal international spécial chargé de juger le “crime d’agression” commis par la Russie depuis février 2022. Une compétence que la Cour pénale internationale (CPI) ne peut pas exercer dans ce cas précis.
D’après Le Dauphiné Libéré, le président ukrainien est attendu à 15h pour signer la création de ce tribunal, qui visera spécifiquement les dirigeants politiques et militaires russes ayant pris part à l’agression. Ce tribunal, bien qu’abrité institutionnellement à Strasbourg sous l’égide du Conseil de l’Europe, aura ses bureaux opérationnels à La Haye, ville qui accueille déjà de nombreuses instances internationales, dont la CPI.
Une justice ciblée mais limitée par le droit international
Ce tribunal ne pourra toutefois pas poursuivre immédiatement le président russe Vladimir Poutine, son Premier ministre ou son ministre des Affaires étrangères, en raison des protections liées à leur statut en fonction. Mais il établira une base juridique claire pour de futures poursuites, une fois ces protections levées.
Alain Berset, secrétaire général du Conseil de l’Europe, a affirmé dans un communiqué :
« L’agression ne doit pas rester impunie. Ce tribunal spécial vise à garantir la responsabilité, et à faire en sorte que celles et ceux qui portent la plus grande part de responsabilité répondent de leurs actes. »
Plus de 34 000 demandes d’indemnisation enregistrées
En parallèle à ce projet de tribunal, le Conseil de l’Europe a aussi mis en place un registre des dommages causés par la guerre. Cet outil vise à recueillir les plaintes et demandes d’indemnisation de victimes ukrainiennes.
À ce jour, plus de 34 000 demandes ont été enregistrées, preuve tangible de l’ampleur des souffrances infligées par le conflit.
Zelensky s’adressera à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe
Toujours à Strasbourg, Volodymyr Zelensky prononcera un discours devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, composée d’élus des 46 États membres de l’organisation. Il répondra également aux questions des parlementaires, consolidant encore le soutien politique européen à l’Ukraine.
Il est utile de rappeler que l’Ukraine est membre du Conseil de l’Europe, tandis que la Russie en a été exclue en mars 2022, peu après le début de la guerre, pour violation grave des droits de l’homme et des principes fondamentaux de l’organisation.
Un double message de Kyiv : diplomatie et justice
La journée du 25 juin s’inscrit dans une stratégie claire de Volodymyr Zelensky : conjuguer pression diplomatique et action juridique. À La Haye, il vise à renforcer la coordination militaire avec les alliés de l’OTAN, en particulier les États-Unis. À Strasbourg, il acte une nouvelle phase dans la lutte contre l’impunité russe.
Alors que la guerre se prolonge, l’Ukraine entend prouver que le droit international reste un outil puissant contre l’agression, et que la justice peut encore l’emporter, même au cœur des conflits les plus brutaux.
« Travel Ban » : les États-Unis d’Amérique veulent étendre l’interdiction de voyager à 36 nouveaux pays, dont 25 en Afrique
Alors qu’il a retrouvé la présidence des États-Unis d’Amérique en janvier 2025, Donald Trump s’apprête à remettre en œuvre l’une de ses mesures les plus controversées : le « Travel Ban », ou « interdiction d’entrée sur le sol états-unien » pour certains ressortissants étrangers. Selon une note interne du département d’État, révélée par le « Washington Post », 36 nouveaux pays, principalement africains, pourraient bientôt être frappés par cette mesure.
Lire la suite « Travel Ban » : les États-Unis d’Amérique veulent étendre l’interdiction de voyager à 36 nouveaux pays, dont 25 en AfriqueEUA: le torchon brûle entre Donald Trump et la Fédéraliste Society, puissante organisation qui remodèle le système judiciaire du pays
Dans un message virulent posté le 30 mai sur son réseau »Truth Social », le président états-unien s’en est violemment pris à un certain Léonard Léo. Ce juriste inconnu du grand public est une figure majeure de mouvance conservatrice et allié de Donald Trump. Les attaques récentes du président contre lui ont surpris plus d’un.
Lire la suite EUA: le torchon brûle entre Donald Trump et la Fédéraliste Society, puissante organisation qui remodèle le système judiciaire du paysEUA : “Donald Trump cité par Elon Musk dans l’affaire Epstein : décryptage d’un scandale sexuel aux ramifications politiques”
Le nom de Donald Trump, président des États-Unis, est revenu au cœur de l’affaire Jeffrey Epstein à la suite d’une déclaration explosive d’Elon Musk. Lors d’un échange tendu par médias interposés le 5 juin 2025, l’homme d’affaires sud-africain a accusé le président américain d’être lié au dossier Epstein, relançant une affaire qui mêle exploitation sexuelle, célébrités mondiales, et zones d’ombre judiciaires.
Une déclaration choc dans un climat de tension
Tout commence par une passe d’armes entre Elon Musk et Donald Trump. Alors que le président s’exprime depuis le Bureau ovale sur la fin de sa relation avec Musk — autrefois un allié durant sa campagne — le patron de X (anciennement Twitter) publie une série de messages en direct. Il accuse Trump d’ingratitude, avant d’asséner :
« Donald Trump figure dans le dossier Epstein. C’est la véritable raison pour laquelle ils n’ont pas été rendus publics. »
Une déclaration retentissante, lancée alors même que les tensions diplomatiques étaient à leur comble, devant un chancelier allemand présent à la Maison-Blanche.
Retour sur l’affaire Epstein : un réseau d’abus sexuels
Jeffrey Epstein, financier américain, est arrêté en juillet 2019 par le FBI. Il est accusé d’avoir dirigé un vaste réseau de trafic sexuel de mineures entre 2002 et 2005, avec la complicité présumée de son ancienne compagne, Ghislaine Maxwell. L’affaire remonte en fait à bien plus tôt : dès 2008, Epstein échappe à des poursuites fédérales grâce à un accord controversé signé avec Alexander Acosta, alors procureur en Floride.
Epstein est retrouvé mort dans sa cellule en août 2019, officiellement par suicide. Ghislaine Maxwell est arrêtée en 2020 et condamnée en 2022 à 20 ans de prison.
Des personnalités éclaboussées mais peu inquiétées
L’affaire Epstein implique de nombreuses personnalités : le prince Andrew, Bill Clinton, Stephen Hawking, Michael Jackson, et d’autres. Beaucoup d’entre eux sont cités dans des documents judiciaires déclassifiés début 2024, mais sans preuves concrètes de participation aux crimes.
Bill Clinton a reconnu avoir voyagé à bord du « Lolita Express », l’avion privé d’Epstein, mais nie toute implication dans ses activités criminelles. Quant au prince Andrew, il a conclu un accord financier à l’amiable avec l’une des principales plaignantes, Virginia Giuffre, sans reconnaissance de culpabilité.
Donald Trump et Epstein : des liens ambigus
Le lien entre Trump et Epstein a souvent été évoqué. En 1992, une vidéo montre les deux hommes ensemble lors d’une fête à Mar-a-Lago. Trump avait qualifié Epstein de « type formidable » à l’époque, ajoutant qu’il « aime les belles femmes, et beaucoup d’entre elles sont très jeunes ».
Après l’arrestation d’Epstein, Trump a affirmé s’être éloigné de lui depuis longtemps. Pourtant, des enquêtes journalistiques indiquent qu’il aurait pris au moins sept fois le jet privé du financier. Virginia Giuffre, la principale victime médiatisée, aurait rencontré Ghislaine Maxwell dans la résidence Mar-a-Lago, propriété de Trump, alors qu’elle y travaillait comme saisonnière à 16 ans.
Aucune inculpation ni accusation officielle n’a jamais visé Donald Trump à ce jour. Cependant, l’administration Trump n’a jamais tenu sa promesse de déclassifier entièrement les dossiers Epstein, nourrissant les soupçons.
Des victimes et une affaire sans fin
Virginia Giuffre, devenue le symbole du combat des victimes d’Epstein, s’est suicidée en avril 2025 à l’âge de 41 ans. Son décès a bouleversé les États-Unis et relancé les appels à la vérité. Le public réclame davantage de transparence sur les réseaux impliqués et sur les protections dont a pu bénéficier Epstein.
Que signifie la déclaration de Musk ?
Elon Musk n’a fourni aucune preuve pour étayer ses propos. Mais dans un contexte politique tendu, ses accusations contre Trump trouvent un écho dans l’opinion. Certains y voient une tentative de diversion ou de vengeance personnelle. D’autres estiment que Musk pourrait chercher à peser sur le débat public, voire sur la présidentielle américaine à venir.
Le président Trump n’a pas encore réagi officiellement à cette accusation. La Maison-Blanche reste silencieuse, tandis que l’opposition démocrate réclame une enquête indépendante.
Entre spéculations et responsabilité
Le lien entre Trump et Epstein reste flou, comme pour de nombreuses personnalités citées dans l’affaire. Aucune preuve ne permet aujourd’hui d’affirmer que Donald Trump ait participé aux crimes d’Epstein. Mais l’affaire Epstein continue de hanter la scène politique américaine. La déclaration d’Elon Musk, sans être fondée sur des faits nouveaux, rappelle que les fantômes du passé n’ont pas fini de hanter les puissants.
Donald Trump interdit aux ressortissants de sept pays africains d’entrer aux États-Unis, l’Union africaine » préoccupée », le Tchad et le Soudan, « surpris ».
Donald Trump avait déjà imposé des mesures restrictives à plusieurs pays lors de son premier mandat. Bis repetita mercredi 4 juin aux États-Unis d’Amérique. Il a remis en place un « travel ban » qui interdit cette fois aux ressortissants de douze pays d’entrer sur le territoire états-unien. Sept États africains sont concernés : le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée-équatoriale, l’Érythrée, la Libye, la Somalie et le Soudan. Sept autres pays sont visés par des restrictions dont le Burundi, la Sierra Leone et le Togo. L’Union africaine (UA) s’est dite jeudi « préoccupée », tandis qu’à Ndjamena et à Khartoum, on a accuse le coup.
Lire la suite Donald Trump interdit aux ressortissants de sept pays africains d’entrer aux États-Unis, l’Union africaine » préoccupée », le Tchad et le Soudan, « surpris ».Nucléaire : l’Iran ripostera si les Européens « exploitent » le rapport de l’AIEA à des fins « politiques » et menace de frapper militairement Israël
Le pays a encore accéléré son rythme de production d’uranium hautement enrichi, selon un rapport confidentiel de l’AIEA divulgué samedi et jugé « politique » par l’Iran. Téhéran craint la réactivation de sanctions onusiennes.(Avec : AFP).
La tension est montée d’un cran entre l’Iran et l’union européenne. Téhéran a annoncé une riposte si les pays européens « exploitent » à des fins politiques un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) selon lequel le pays a accéléré sa production d’uranium hautement enrichi.
La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont avec la Russie et la Chine membres d’un accord pour encadrer le programme nucléaire iranien conclu avec la République islamique en 2015, et dont les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement trois ans plus tard durant le premier mandat de Donald Trump. L’AIEA tiendra du 9 au 13 juin à Vienne (Autriche) un Conseil des gouverneurs, une importante réunion trimestrielle durant laquelle seront notamment passées en revue les activités nucléaires de l’Iran.
Paris, Londres et Berlin ont menacé ces dernières semaines d’enclencher un mécanisme prévu dans l’accord de 2015 qui permet le rétablissement de sanctions onusiennes si l’Iran ne respecte pas ses engagements.
« L’Iran répondra à toute action inappropriée des parties européennes », a déclaré son chef de la diplomatie, Abbas Araghchi lors d’un appel samedi avec le patron de l’AIEA Rafael Grossi. Abbas Araghchi a appelé l’AIEA à empêcher « certaines parties d’exploiter » le rapport « pour faire avancer leurs objectifs politiques » contre l’Iran, selon des propos rapportés dimanche par la diplomatie iranienne.
Selon le rapport de l’AIEA, la quantité totale d’uranium enrichi de l’Iran dépasse désormais de 45 fois la limite autorisée par l’accord de 2015 et s’élève à 9.247,6 kg. Le gendarme onusien du nucléaire note une nette hausse de l’uranium enrichi à 60 %, seuil se rapprochant des 90 % nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire, d’après un bilan d’étape consulté par l’AFP.
Un accord en négociation avec les Etats-Unis
Ce rapport a été divulgué alors que Washington et Téhéran mènent des discussions depuis plusieurs semaines pour tenter de trouver un nouvel accord.
Samedi, l’Iran a dit avoir reçu des « éléments » d’une proposition américaine à l’issue de cinq cycles de négociations menés sous la médiation d’Oman et a affirmé sur X par la voix de son ministre des Affaires étrangères qu’il y répondra de manière appropriée.
La proposition américaine faite à l’Iran est « acceptable » et dans le « meilleur intérêt » de Téhéran selon la Maison-Blanche, citée samedi par les médias américains. Elle est décrite comme une série de points à puces plutôt qu’un projet d’accord complet par le quotidien américain New York Times, qui cite des responsables au fait des échanges diplomatiques.
La proposition appelle l’Iran à cesser tout enrichissement d’uranium et propose la création d’un groupe régional pour produire de l’énergie nucléaire, qui inclurait l’Iran, l’Arabie saoudite et d’autres Etats arabes ainsi que les Etats-Unis. Ni l’Iran ni les Etats-Unis n’ont commenté ces affirmations.
Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, ennemi juré de l’Iran et considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire.
L’Iran se défend d’avoir de telles ambitions militaires mais insiste sur son droit au nucléaire civil notamment pour l’énergie, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.
Le pays est toutefois le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium à un niveau élevé, bien au-delà de la limite de 3,67 % fixée par l’accord de 2015, selon l’AIEA.
L’Iran menace Israël d’une frappe militaire
Lundi 2 juin 2025, le général de division Abdolrahim Mousavi, commandant en chef de l’armée iranienne, a lancé un avertissement direct à Israël, déclarant que Téhéran était « pleinement prêt » à lancer une attaque en réponse aux menaces militaires répétées de l’État hébreu.
Cette déclaration intervient alors que les tensions régionales restent élevées, sur fond de négociations sensibles entre l’Iran et les États-Unis autour du programme nucléaire iranien. Selon le général Mousavi, si Israël persistait dans ses menaces, l’Iran mènerait une riposte ciblée, qu’il qualifie de « frappe appropriée ». Il a également fait allusion à une « dette » non précisée qu’Israël devrait selon lui à l’Iran :
« S’ils sont pressés de recevoir une nouvelle opération Promesse Véritable, nous sommes pleinement prêts », a-t-il déclaré.
Visite américaine en Israël
Cette déclaration intervient également alors que la secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, Kristi Noem, s’est rendue à Jérusalem pour rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Les deux responsables ont discuté des avancées et blocages des négociations nucléaires entre Washington et Téhéran.
Le déplacement de la responsable américaine semble illustrer l’importance stratégique que les États-Unis accordent à leur allié israélien dans le contexte actuel, tout en poursuivant des discussions diplomatiques avec l’Iran.
Négociations relancées, mais incertaines
Les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis ont repris la semaine dernière, mais aucune avancée concrète n’a encore été annoncée. Téhéran cherche notamment un allègement des sanctions économiques, tandis que Washington souhaite des garanties sur le gel ou la réduction du programme nucléaire iranien.
Malgré ce contexte tendu, le président américain Donald Trump a adopté un ton plus optimiste en déclarant lundi lors d’une conférence de presse :
« Nous avons eu des discussions très, très bonnes avec l’Iran. Une percée pourrait être imminente. »
Une escalade à éviter
Les déclarations du général Mousavi illustrent la fragilité de la situation au Moyen-Orient, où un incident ou une provocation pourrait rapidement dégénérer en conflit ouvert. Tandis que la diplomatie tente de progresser, les menaces militaires rappellent que le spectre d’une confrontation directe entre l’Iran et Israël reste bien présent.