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RDC–Rwanda : un accord de paix historique signé à Washington sous l’égide des États-Unis

Un tournant majeur dans l’histoire récente des Grands Lacs africains. Ce vendredi, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé un accord de paix à Washington, visant à mettre un terme à des décennies de violences et à stabiliser la région orientale de la RDC. L’accord a été conclu sous la médiation directe des États-Unis, avec le Qatar en soutien diplomatique.

Un accord attendu, dans un contexte de conflit prolongé

Depuis la reprise des combats en 2021 dans l’est de la RDC, le groupe armé M23, accusé par l’ONU et Washington d’être soutenu militairement par le Rwanda, a conquis plusieurs grandes villes, notamment Goma en janvier 2025 et Bukavu en février. Ces offensives ont causé des milliers de morts et le déplacement de centaines de milliers de civils, aggravant une crise humanitaire déjà chronique.

Malgré de multiples tentatives de cessez-le-feu ces dernières années, les hostilités n’avaient jamais totalement cessé. L’accord signé ce 27 juin marque donc la première avancée diplomatique majeure depuis des décennies.

Les grandes lignes de l’accord de paix

Signé à Washington, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, de la ministre congolaise des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner, et de son homologue rwandais Olivier Nduhungirehe, l’accord repose sur :
• Le respect de l’intégrité territoriale des États.
• L’arrêt des hostilités dans l’est de la RDC.
• La fin du soutien étatique aux groupes armés tels que les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) et autres milices.
• Le désengagement, le désarmement et l’intégration conditionnelle des groupes armés non étatiques.
• La création d’un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire entre la RDC et le Rwanda.

Bien que le texte ne mentionne pas directement le M23, les autorités américaines ont précisé que des discussions parallèles entre le gouvernement congolais et le M23 ont été menées par le Qatar.

Le rôle clé des États-Unis et du Qatar

Le président américain Donald Trump, qui s’est félicité de cette avancée, a déclaré :

« Ils se sont battus pendant des années. Et il y avait des machettes. C’était violent. Et aujourd’hui, nous signons un traité de paix. Pour la première fois depuis de nombreuses années, ils vont connaître la paix. C’est une grande affaire. »

Le conseiller du président Trump pour l’Afrique, Massad Boulos, a souligné que le Rwanda s’était engagé à lever ses mesures défensives, sans qu’il ne soit besoin de mentionner explicitement le M23 dans le document final.

Du côté qatari, Doha a joué un rôle central en accueillant en mars dernier les présidents Paul Kagame (Rwanda) et Félix Tshisekedi (RDC) dans le cadre de discussions discrètes. Une source diplomatique a précisé que si les États-Unis ont négocié avec les gouvernements, le Qatar s’est chargé de faciliter le dialogue entre le gouvernement congolais et le M23.

Réactions internationales et implications régionales

Les réactions diplomatiques n’ont pas tardé :
• Emmanuel Macron, président français, a salué sur X « un pas en avant historique » et adressé « un message d’espoir aux Congolais et aux Rwandais ».
• Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a jugé que l’accord représentait « une étape importante vers la désescalade, la paix et la stabilité dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs », appelant au respect total des engagements pris.

Des enjeux géopolitiques et économiques majeurs

L’est de la RDC, riche en minerais stratégiques comme le cobalt et le coltan, est au cœur de nombreux intérêts économiques. La RDC détient environ 60 % des réserves mondiales de coltan, indispensable à l’industrie électronique. Le pays est aussi le premier producteur mondial de cobalt, ce qui attire une attention croissante des puissances étrangères, notamment les États-Unis.

Peu de détails ont filtré sur le volet économique de l’accord, mais en avril dernier, le président Félix Tshisekedi avait évoqué un projet d’accord minier avec Massad Boulos, lors de sa visite à Kinshasa. Cette dimension économique reste étroitement liée aux questions sécuritaires dans la région.

Une paix encore fragile, mais un espoir réel

Malgré la portée symbolique forte, plusieurs responsables ont rappelé que cet accord n’est qu’un début. La ministre congolaise des Affaires étrangères a ainsi déclaré que « ce n’est que le début, pas la fin », en insistant sur la nécessité d’un suivi strict et d’une mise en œuvre rigoureuse.

La suite dépendra de la capacité des parties à honorer leurs engagements, à neutraliser les groupes armés et à répondre aux besoins humanitaires pressants.

Les présidents Kagame et Tshisekedi pourraient être reçus ensemble à la Maison Blanche en juillet, pour consolider la dynamique diplomatique enclenchée.

L’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, signé à Washington avec la médiation des États-Unis et le soutien du Qatar, marque une étape majeure dans la quête de stabilité dans la région des Grands Lacs. Si les défis à venir sont considérables, l’engagement mutuel à la désescalade et au dialogue représente une opportunité inédite pour tourner la page de plusieurs décennies de conflit. Le monde attend désormais de voir si cette paix, souvent promise, sera enfin durable.

Iran-Israël : Téhéran met fin à sa coopération nucléaire avec l’AIEA, Moscou s’y oppose ; Khamenei déclare que les États-Unis ont reçu une « gifle cinglante » et que l’État hébreu a été « proche de l’effondrement » ; l’armée israélienne confirme l’intervention de « commandos terrestres » en Iran etc…(Point du 26 juin).

Khamenei affirme que les États-Unis ont reçu une «gifle cinglante» et que l’État hébreu a «failli s’effondrer»

«Je tiens à féliciter la grande nation iranienne» a déclaré Ali Khamenei dans un communiqué dévoilé ce jeudi 26 juin. Dans une prise de parole devenue rare, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a salué jeudi 26 juin la «victoire» de son pays sur Israël. Il s’agit de sa première déclaration depuis l’entrée en vigueur mardi d’un cessez-le-feu ayant mis fin à douze jours de guerre. «Je tiens à féliciter la grande nation iranienne : tout d’abord pour sa victoire sur le régime sioniste», a déclaré Ali Khamenei, dans un communiqué écrit publié par l’agence de presse officielle Irna. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a également déclaré que les États-Unis «n’avaient rien gagné» de la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël et même reçu une «gifle cinglante». Dans un communiqué publié par les médias d’État, il affirme que les États-Unis «sont intervenus directement dans la guerre, convaincus que leur refus de s’engager conduirait à la destruction totale du régime sioniste». «Ils n’ont rien gagné de cette guerre», a jugé Ali Khamenei à propos de Washington, ajoutant dans sa première déclaration publique depuis le cessez-le-feu entré en vigueur mardi, que «la République islamique l’a emporté, et en représailles, a infligé une gifle cinglante au visage de l’Amérique».

Un coût «assurément élevé» en cas d’attaque

Le guide suprême iranien a également menacé de frapper des bases américaines au Moyen-Orient si l’Iran était de nouveau attaqué par les États-Unis. «La République islamique a accès à d’importantes bases américaines dans la région et peut agir contre elles dès qu’elle le juge nécessaire», a-t-il déclaré. «Cela peut se reproduire à l’avenir : si une attaque survient, le coût pour l’ennemi et l’agresseur sera assurément élevé.»

Il a par ailleurs affirmé que son pays ne se rendrait «jamais» aux États-Unis : «le président américain a indiqué dans l’une de ses déclarations que l’Iran devait se rendre. Se rendre ! Il ne s’agit plus d’enrichissement ou d’industrie nucléaire, mais bien de la reddition de l’Iran», a déclaré l’ayatollah Khamenei dans un discours télévisé.

Téhéran suspend sa coopération nucléaire avec l’AIEA, Moscou s’y oppose

L’Iran a annoncé la suspension immédiate de sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à la suite des récentes frappes américaines et israéliennes contre ses installations nucléaires. Cette décision marque une rupture majeure dans les relations entre Téhéran et l’organisme de surveillance onusien, et suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale.

Une réaction à une résolution de l’AIEA

La décision iranienne intervient dans un contexte de tensions accrues autour de son programme nucléaire. En cause : une résolution adoptée à Vienne par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA, critiquant une nouvelle fois le manque de transparence de l’Iran. Pour Téhéran, cette résolution est jugée « purement politique et non constructive », selon les propos du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanaani.

Dans la foulée, l’Iran a fermé ses installations nucléaires aux inspecteurs internationaux. Les caméras de surveillance ne seront plus alimentées, et les rapports d’activités interrompus. Cette mesure, entérinée par un vote du Parlement iranien, plonge le programme atomique du pays dans une opacité totale.

Une escalade inquiétante

Ce tournant est interprété comme un acte de défi majeur, alors que le pays avait déjà réduit progressivement ses engagements depuis l’abandon du Plan d’action global commun (JCPOA) par les États-Unis en 2018. Malgré les assurances répétées de l’Iran affirmant ne pas vouloir acquérir l’arme nucléaire, les doutes persistent. En témoignent les préoccupations du directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, qui a exprimé sa « profonde inquiétude » : « Sans accès aux sites et sans informations fiables, notre capacité de vérification est gravement compromise. »

Par ailleurs, la disparition inexpliquée de 400 kg d’uranium hautement enrichi, possiblement déplacés durant le récent conflit, ne fait qu’alimenter les soupçons.

La Russie prend ses distances

Fait notable, la Russie — alliée de longue date de l’Iran — a exprimé son opposition à cette suspension de la coopération. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré : « Nous souhaitons que la coopération entre l’Iran et l’AIEA se poursuive […] L’Iran a affirmé à plusieurs reprises ne pas vouloir développer l’arme nucléaire, et nous nous en tenons à cette déclaration. »

La centrale nucléaire de Bouchehr, située dans le sud-ouest de l’Iran, est notamment exploitée en collaboration avec l’agence russe Rosatom, qui y emploie plusieurs centaines de spécialistes.

Un contexte explosif

Cette décision de Téhéran intervient au terme d’une guerre de douze jours avec Israël, durant laquelle plusieurs infrastructures nucléaires iraniennes ont été la cible de frappes américaines et israéliennes. Les autorités iraniennes ont critiqué l’AIEA pour son silence face à ces attaques, estimant que l’organisme international n’a pas condamné ces actes.

Le texte voté par le Parlement iranien doit encore être validé par le Conseil des Gardiens, qui détient le pouvoir d’approuver ou non les lois adoptées. Mais l’intention est claire : l’Iran entend reprendre le contrôle total de son programme nucléaire, sans observateurs internationaux.

Conséquences incertaines

Cette rupture avec l’AIEA pourrait exposer l’Iran à de nouvelles sanctions internationales, alors même que son économie demeure fragile. Washington et ses alliés envisagent déjà des mesures de rétorsion, tandis que les perspectives de reprise des négociations sur le nucléaire s’amenuisent.

Dans ce climat d’instabilité, l’arrêt de la coopération entre l’Iran et l’AIEA représente une étape critique dans une crise nucléaire de plus en plus imprévisible.

En Iran au moins 26 personnes arrêtées pour collaboration avec Israël

Au moins 26 personnes accusées d’avoir collaboré avec Israël ont été arrêtées au Khouzestan, dans le sud-ouest de l’Iran, deux jours après un cessez-le feu entre les deux pays qui a mis fin à 12 jours de guerre, ont annoncé mercredi soir les médias iraniens.

Selon l’agence semi-officielle Fars, ces individus «identifiés comme des agents et des participants involontaires dans la guerre récente imposée par le régime sioniste» ont été arrêtés par les services du renseignement des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

«La plupart d’entre eux ont confessé leurs actes, dont des activités contre la sécurité, la propagation de l’inquiétude dans le public et des actes de sabotage», a précisé l’agence, citant un communiqué des services du renseignement des Gardiens.

Ces arrestations interviennent après que le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a affirmé que des «commandos terrestres» avaient agi en Iran durant la guerre. «Nos forces ont opéré en secret au cœur du territoire ennemi», a-t-il ajouté.

Le directeur de la CIA assure de l’efficacité des frappes américaines contre les installations nucléaires iraniennes

Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, a confirmé dans un communiqué que, selon «des informations crédibles», le programme nucléaire de Téhéran avait été «gravement endommagé par les frappes ciblées récentes». «Cela inclut de nouvelles informations venant d’une source/méthode historiquement fiable et exacte selon lesquelles plusieurs infrastructures nucléaire clés de l’Iran ont été détruites et leur reconstruction devrait prendre plusieurs années», a ajouté l’agence américaine du renseignement.

L’Iran n’a pas déplacé d’uranium hautement enrichi avant les frappes, selon Washington

L’administration de Donald Trump a réfuté mercredi l’hypothèse que l’Iran ait déplacé son uranium hautement enrichi avant les frappes américaines, sur fond de questions autour de l’impact de cette opération militaire sur le programme nucléaire de Téhéran.

«Je peux vous dire que les Etats-Unis n’ont eu aucune indication que de l’uranium hautement enrichi ait été déplacé avant les frappes, comme je l’ai vu aussi raconté à tort», a déclaré à Fox News la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt. «Quant à ce qu’il y a sur le terrain en ce moment, c’est enseveli sous des kilomètres et des kilomètres de gravats en raison du succès des frappes de samedi soir», a-t-elle ajouté.

L’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA), avec qui l’Iran veut suspendre sa coopération, «a perdu la visibilité sur ce matériel à partir du moment où les hostilités ont commencé» a de son côté déclaré son directeur général, Rafael Grossi, à la télévision française. «Je ne voudrais pas donner l’impression que c’est perdu ou que c’est caché», a-t-il ajouté.

Trump déclare que le procès de Netanyahou pour corruption devrait être «annulé immédiatement»

Donald Trump a réclamé mercredi l’annulation «immédiate» du procès pour corruption du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qu’il a qualifié de «chasse aux sorcières».

«Une telle chasse aux sorcières, pour un homme qui a tant donné, est impensable pour moi. Il mérite bien mieux que cela, et l’État d’Israël aussi. Le procès de Netanyahu devrait être ANNULÉ IMMÉDIATEMENT», a écrit le président américain dans un long message publié sur sa plateforme Truth Social.

Donald Trump annonce que les États-Unis vont continuer de restreindre les ventes de pétrole iranien

Donald Trump a déclaré mercredi que les États-Unis n’avaient pas renoncé à leur pression maximale sur l’Iran, notamment en restreignant les ventes de pétrole iranien, mais a évoqué un possible assouplissement de ces mesures pour aider le pays à se reconstruire.

«Ils auront besoin d’argent pour remettre le pays sur pied. Nous voulons que cela se produise», a déclaré le président américain lors d’une conférence de presse au sommet de l’OTAN, interrogé sur un éventuel assouplissement des sanctions pétrolières contre l’Iran.

L’Iran annonce la réouverture partielle de son espace aérien

L’Iran a annoncé la réouverture de son espace aérien dans l’est du pays, au deuxième jour d’un cessez-le-feu avec Israël qui a mis fin à 12 jours de guerre.

«L’espace aérien au-dessus de l’est de l’Iran a été rouvert aux survols internationaux ainsi qu’aux vols intérieurs et internationaux, uniquement au départ ou à destination d’aéroports situés dans l’est du pays», a déclaré le porte-parole du ministère des Transports, Majid Akhavan, cité par l’agence officielle IRNA. Il a ajouté que l’aéroport de Machhad, qu’Israël avait affirmé avoir frappé pendant la guerre, faisait partie des aéroports rouverts.

Le chef d’état-major affirme que des «commandos terrestres» ont agi en Iran

Le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a affirmé mercredi soir que des «commandos terrestres» ont agi en Iran durant la guerre de 12 jours entre les deux pays.

Saluant les succès de ses troupes, Eyal Zamir a déclaré qu’ils avaient été obtenus par «nos forces aériennes et commandos terrestres», ajoutant que «ces forces ont opéré en secret au coeur du territoire ennemi et nous ont permis une liberté opérationnelle complète».

L’Iran confirme la mort d’un haut gradé à la suite de frappes israéliennes

L’armée iranienne a confirmé mercredi la mort d’un important commandant militaire, Ali Shadmani, qui avait été grièvement blessé dans une frappe israélienne le 17 juin.

«Le général Ali Shadmani, commandant du quartier général central de Khatam al-Anbiya (affilié aux Gardiens de la révolution), a rejoint les rangs des martyrs et est décédé des suites de graves blessures subies lors du bombardement mené par le régime sioniste agresseur», a indiqué un communiqué de ce commandement cité par l’agence officielle Irna.

Sa mort avait été annoncée le 17 juin par l’armée israélienne, qui l’avait présenté comme le commandant militaire le plus haut gradé et la personnalité la plus proche du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Elle avait précisé qu’il était décédé dans une frappe nocturne sur «un centre de commandement au coeur de Téhéran».

Iran-États-Unis : Washington accusé de guerre injustifiée à l’ONU, inquiétudes croissantes aux EUA, Trump visé par une demande de destitution, Moscou et Pyongyang en renfort de l’Iran etc… (Point sur la situation ce lundi 23 juin)

Après l’opération militaire « Marteau de minuit » menée contre l’Iran, l’administration Trump fait face à une double tempête : diplomatique à l’international, politique à l’intérieur.

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États-Unis d’Amérique : le visa refusé à plusieurs joueuses de l’équipe femmes de basket du Sénégal

Coup dur pour les Lionnes du basket sénégalais. À quelques semaines de l’Afrobasket 2025, qui se tiendra cet été en Côte d’Ivoire, plusieurs joueuses de l’équipe nationale n’ont pas obtenu leurs visas pour les États-Unis d’Amérique, où devait se dérouler leur préparation. Un refus qui suscite incompréhension et inquiétude, alors qu’aucune explication officielle n’a été donnée par les autorités états-uniennes.

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États-Unis d’Amérique : Donald Trump prévoit l’envoi d’ étrangers sans papiers vers la base de Guantanamo, y compris des européens, dont des ukrainiens

L’administration Trump projette une initiative explosive : transférer des milliers d’étrangers en situation irrégulière vers la base militaire étatsunienne de Guantánamo, dont des ressortissants européens, notamment des Français, Italiens, Allemands, Britanniques, Belges, Irlandais, et même des Ukrainiens. Le « Washington Post » a révélé ce plan, qui suscite déjà de vives inquiétudes parmi les alliés des États-Unis d’Amérique.

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Le Ghana muscle sa défense face à la menace djihadiste : une coopération internationale en pleine expansion

Face à la montée en puissance des groupes djihadistes au Sahel et à leur progression vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, le Ghana intensifie ses efforts pour renforcer sa sécurité nationale. Soutenu par les États-Unis et l’Union européenne, le pays s’équipe et forme ses forces armées pour prévenir une contagion de la violence.

Soutien militaire américain et européen accru

Le 8 mai dernier, l’ambassadrice des États-Unis au Ghana, Virginia Palmer, a remis aux forces armées ghanéennes 14 véhicules blindés de transport de troupes Puma M36 Mk3, d’une valeur totale de 6 millions de dollars. Une donation symbolique mais stratégique : « Ces véhicules aideront à assurer la paix, la stabilité et la protection des frontières du Ghana, tout en contribuant à la sécurité globale, y compris celle des États-Unis », a-t-elle déclaré.

Ce don s’inscrit dans une coopération sécuritaire plus large entre Washington et Accra, estimée à 25 millions de dollars par an. Elle comprend également la fourniture d’équipements, la tenue d’exercices conjoints, ainsi que le soutien à la police nationale.

Quelques mois plus tôt, en février 2024, l’ambassadeur de l’Union européenne au Ghana, le Français Irchad Razaaly, avait lui aussi présenté un lot d’équipements non létaux d’une valeur de 50 millions d’euros, financé par le fonds européen Facilité pour la paix (FEP). Cette aide comprenait notamment des embarcations de surveillance fluviale, des équipements de guerre électronique et de reconnaissance, ainsi que des engins de construction. Une donation de 105 véhicules blindés avait également été réalisée en octobre 2023.

Une menace djihadiste qui gagne du terrain

Si le Ghana renforce ses moyens, c’est que la menace est bien réelle. Le Sahel est aujourd’hui le théâtre d’une intensification des violences armées, menées notamment par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) affilié à Al-Qaïda, et par l’État islamique au Sahel (EIS). Ces groupes cherchent à étendre leur influence idéologique et territoriale vers les pays côtiers, dont le Ghana.

Selon Daniel Eizenga, chercheur au Centre africain d’études stratégiques à Washington, « les pays du Golfe de Guinée, notamment le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Bénin, font face à une pression croissante. Ils perçoivent la situation comme une menace imminente et cherchent à renforcer rapidement leurs capacités avec l’appui de partenaires internationaux. »

Les chiffres confirment cette tendance : les attaques djihadistes ont augmenté de 250 % en quatre ans dans les pays sahéliens et leurs voisins côtiers. Le nord du Bénin et du Togo, mais aussi certaines zones du Ghana et de la Côte d’Ivoire, sont de plus en plus exposés.

Les groupes armés exploitent l’absence de contrôle étatique dans certaines zones rurales, où l’État est peu présent. « Les frontières ne sont pas un obstacle pour eux. Ils s’intéressent aux zones stratégiques : là où vivent les communautés vulnérables, là où se trouvent les ressources, là où leur message peut se répandre », explique Eizenga.

Les vulnérabilités internes : un terreau fertile pour l’extrémisme

Au nord du Ghana, région à forte densité musulmane et historiquement marginalisée, les déficits de gouvernance aggravent la situation. Le chômage des jeunes atteint 39 %, et les infrastructures sont largement insuffisantes. Manque d’eau potable, routes impraticables, soins de santé défaillants et écoles en mauvais état contribuent à une forte vulnérabilité.

Dès 2023, Arthur Banga, chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny, alertait sur ce danger dans une étude pour l’IRIS : « Ces conditions créent un terrain propice à la radicalisation, notamment chez les jeunes. »

Un équilibre délicat à maintenir

Alors que les groupes djihadistes poursuivent leur stratégie d’enracinement au sud du Sahel, le Ghana, longtemps considéré comme un îlot de stabilité, entre dans une phase critique de prévention sécuritaire. Pour ne pas basculer dans le cycle des violences, l’efficacité de la coopération internationale devra s’accompagner d’un renforcement de la gouvernance locale, de la lutte contre la pauvreté et de l’inclusion sociale.

Les mois à venir seront déterminants pour évaluer si le Ghana parvient à tenir la ligne de front contre la menace islamiste.

États-Unis : le Ghana ferme temporairement son ambassade à Washington après la découverte d’un vaste système de fraude

Le gouvernement ghanéen a annoncé la fermeture temporaire de son ambassade à Washington, D.C., à la suite de la découverte d’un réseau frauduleux mis en place par un employé local, ayant détourné les services consulaires à des fins personnelles. Cette décision, rendue publique par le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, marque le début d’une restructuration complète de la mission diplomatique.

Un système de fraude installé depuis 2017

Au cœur de cette affaire : Fred Kwarteng, employé au service informatique de l’ambassade depuis le 11 août 2017. Selon les résultats d’un audit interne, Kwarteng aurait créé un lien non autorisé sur le site officiel de l’ambassade, redirigeant les demandes de visa et de passeport vers une entreprise privée, Ghana Travel Consultants (GTC). Cette société facturait des frais supplémentaires aux demandeurs pour des services consulaires normalement gratuits ou réglementés.

« L’enquête révèle que Fred Kwarteng a non seulement mis en place ce système frauduleux, mais a aussi conservé tous les fonds perçus sur son compte privé, en dehors de tout contrôle officiel », a déclaré le ministre Ablakwa sur le réseau social X (anciennement Twitter).

Le système frauduleux aurait été opérationnel pendant au moins cinq ans, à l’insu du ministère des Affaires étrangères.

Rappel du personnel et dissolution du service informatique

Face à la gravité des faits, le gouvernement a rappelé l’ensemble du personnel diplomatique affecté à Washington à Accra avec effet immédiat. Le service informatique de l’ambassade a été entièrement dissous, et des mesures disciplinaires ainsi que des poursuites judiciaires sont attendues contre les auteurs de cette fraude.

« L’ambassade du Ghana à Washington D.C. sera fermée pour quelques jours à compter d’aujourd’hui, le temps d’achever les vérifications et les restructurations nécessaires », a ajouté le ministre.

Engagement contre la corruption

Le ministre Ablakwa a réaffirmé la tolérance zéro du gouvernement ghanéen face à la corruption, aux conflits d’intérêts et au détournement des services publics, y compris à l’étranger. Il a également promis la mise en place de nouveaux protocoles de cybersécurité et de contrôle pour protéger les services consulaires à l’avenir.

Cette affaire soulève de sérieuses questions sur la surveillance des représentations diplomatiques et la gestion numérique des services publics à l’étranger. Toutefois, la réaction rapide du gouvernement vise à restaurer la confiance des citoyens et des partenaires internationaux dans l’intégrité de ses institutions.

Les activités consulaires reprendront dès que la restructuration complète sera finalisée.

États-Unis : Mohamed Sabry Soliman inculpé pour « crime de haine » dans une attaque au cocktail Molotov lors d’un rassemblement en soutien aux otages israéliens

Aux États-Unis, les autorités du Colorado ont annoncé, lundi 2 juin, l’inculpation de Mohamed Sabry Soliman, 45 ans, pour tentative d’assassinat et « crime de haine » à la suite d’une attaque au cocktail Molotov lors d’un rassemblement à Boulder, organisé en soutien aux otages israéliens détenus par le Hamas. L’attaque a fait douze blessés, dont deux grièvement. Le suspect risque la prison à perpétuité.

Une attaque préméditée et revendiquée

Lors d’une conférence de presse, les enquêteurs ont révélé que Soliman avait reconnu les faits et déclaré avoir planifié l’attaque depuis un an. Selon ses aveux, il aurait appris à fabriquer des cocktails Molotov via YouTube, car son statut de non-citoyen l’empêchait d’acheter des armes à feu. Le jour de l’attaque, il portait un gilet de jardinier pour passer inaperçu et s’approcher du groupe ciblé. Il a été arrêté peu après l’attaque avec en sa possession 16 cocktails Molotov non utilisés, un bidon d’essence et un pulvérisateur rempli.

Selon le procureur général du Colorado, Jay Bishop Grewel, Soliman « n’a exprimé aucun regret » et a affirmé qu’il « recommencerait » s’il en avait l’occasion. Le suspect, qui vivait aux États-Unis depuis 2022 après avoir vécu 17 ans au Koweït, était arrivé avec un visa de tourisme, suivi d’une demande d’asile toujours en attente.

Une inculpation fédérale pour crime de haine

Mohamed Sabry Soliman est poursuivi au niveau fédéral pour crime de haine. Selon la loi américaine, un crime est ainsi qualifié lorsqu’il est motivé par des caractéristiques personnelles telles que la religion, la nationalité ou l’origine. Les autorités affirment que son objectif était de cibler les personnes rassemblées en soutien aux otages israéliens. Le rassemblement avait lieu au tout début de la fête juive de Chavouot.

Le procureur du comté de Boulder, Michael Dougherty, a également porté de nombreuses autres charges contre lui, dont plusieurs tentatives de meurtre. Celles-ci pourraient lui valoir jusqu’à 384 ans de prison s’il est reconnu coupable.

Réactions politiques et débat sur l’immigration

L’affaire a immédiatement suscité des réactions politiques. Donald Trump, via ses réseaux sociaux, a condamné l’attaque, déclarant : « C’est un autre exemple de la raison pour laquelle nous devons garder nos frontières SÉCURISÉES et expulser les radicaux qui menacent notre pays. » Son ancien conseiller Stephen Miller a qualifié la politique migratoire actuelle de « suicidaire ».

Le suspect, dont le visa et le permis de travail n’étaient plus valides au moment de l’attaque, était employé comme chauffeur Uber. Plusieurs responsables républicains ont appelé à un durcissement immédiat des conditions d’accueil et à la révocation des visas pour tout individu soupçonné de soutenir des groupes extrémistes.

Un contexte sécuritaire tendu

Cette attaque survient dans un climat tendu aux États-Unis, après plusieurs incidents violents liés au conflit au Proche-Orient. Selon la police, l’une des victimes est un survivant de l’Holocauste âgé de 88 ans, ce qui a accentué l’émotion autour de l’événement. L’administration fédérale a réaffirmé sa volonté de protéger les rassemblements religieux et les minorités ciblées.

L’enquête se poursuit sous la supervision conjointe de la police locale, du FBI et des services de sécurité intérieure. La prochaine audience de Mohamed Sabry Soliman est prévue dans les jours à venir.

Guerre à Gaza : ce que l’on sait de la proposition de trêve américaine acceptée par Israël mais rejetée par l’organisation terroriste Hamas

Alors que la guerre dans la bande de Gaza se poursuit depuis près de vingt mois, une nouvelle proposition de cessez-le-feu initiée par les États-Unis a récemment été soumise aux deux camps. Si Israël y a donné son feu vert, le Hamas, de son côté, l’a catégoriquement rejetée, la jugeant insuffisante et dangereuse pour les Palestiniens.

Une nouvelle tentative diplomatique menée par Washington

Jeudi 29 mai, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a annoncé que les États-Unis avaient présenté au Hamas une nouvelle proposition de cessez-le-feu, déjà « approuvée et soutenue » par Israël. Selon elle, « Israël a signé cette proposition avant qu’elle ne soit envoyée au Hamas », ajoutant que « les discussions se poursuivent ».

L’initiative a été portée par l’émissaire américain Steve Witkoff, sous l’autorité du président Donald Trump. Il s’agit d’une tentative de mettre fin à une guerre qui, depuis le 7 octobre 2023, a causé des dizaines de milliers de morts, des destructions massives et une crise humanitaire d’une ampleur sans précédent dans l’enclave palestinienne.

Une acceptation israélienne accompagnée d’appels à l’escalade

Malgré l’approbation formelle de la proposition, le discours en Israël reste tendu. Le 30 mai au matin, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, membre de l’extrême droite, a vivement critiqué la position du Hamas et affirmé qu’il était « temps d’entrer avec toute la force nécessaire [dans Gaza] pour détruire et tuer entièrement le Hamas ». Cette déclaration laisse planer un doute sur l’unité du gouvernement israélien autour de la proposition de trêve.

Un rejet clair du Hamas, qui y voit une prolongation du conflit

Réagissant dans la soirée du 29 mai, Bassem Naïm, un dirigeant du Hamas en exil, a déclaré à l’AFP que cette proposition « ne répond à aucune des demandes de notre peuple, notamment l’arrêt de la guerre et de la famine ». Il affirme qu’elle « signifie, en essence, la perpétuation de l’occupation, la poursuite des meurtres et de la famine ». Le mouvement islamiste continue d’examiner les détails du texte, mais sa position semble difficile à infléchir sans garanties fermes sur un arrêt total des hostilités.

Une proposition proche des précédentes, selon le New York Times

D’après le New York Times, la proposition américaine est « globalement similaire » à celles déjà formulées lors des mois précédents, notamment celle qui avait permis une trêve de deux mois en début d’année, avant que les combats ne reprennent mi-mars.

Selon cette nouvelle offre, une trêve initiale de 60 jours serait instaurée. Durant cette période, le Hamas s’engagerait à libérer environ 10 otages vivants ainsi que la moitié des corps des victimes toujours détenus, en échange de la libération de prisonniers palestiniens incarcérés en Israël.

Pendant cette trêve, les deux camps devraient entamer des négociations pour un cessez-le-feu permanent. L’organisation terroriste exige que ces discussions aboutissent à la fin définitive de la guerre, une condition que l’État hébreu refuse d’inscrire formellement dans l’accord, selon un responsable israélien cité par le quotidien américain.

Une situation humanitaire toujours catastrophique

Sur le terrain, les souffrances continuent. La Défense civile de Gaza a annoncé que 54 personnes avaient été tuées dans des frappes israéliennes le jeudi 29 mai, dont 23 dans une attaque contre une maison dans le camp de réfugiés de Bureij. Deux autres victimes ont été signalées à proximité d’un centre de distribution d’aide humanitaire de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation récemment créée, soutenue par Israël et les États-Unis.

L’armée israélienne a indiqué à l’AFP avoir frappé une cellule terroriste du Hamas dans la zone de Bureij, mais elle n’a pas répondu aux accusations concernant les tirs près du centre de la GHF.

Un avenir incertain

Les espoirs de paix restent fragiles. La proposition américaine, bien qu’appuyée par Israël, ne semble pas offrir les garanties exigées par le Hamas, notamment sur la fin des opérations militaires et du siège de Gaza. Dans ce contexte, l’écart entre les positions des deux camps rend tout accord à court terme difficile.

La communauté internationale observe avec inquiétude cette impasse, alors que la population civile continue de payer un lourd tribut au conflit. L’échec d’une trêve pourrait déboucher sur une intensification encore plus dramatique des combats dans les semaines à venir.

Un pacte militaire inattendu : l’Australie et le Canada se rapprochent du Royaume-Uni

Un réalignement stratégique majeur s’esquisse sur l’échiquier militaire mondial. L’Australie et le Canada, deux alliés historiques des États-Unis, envisagent de s’allier au Royaume-Uni dans le cadre du Global Combat Air Programme (GCAP), un projet de développement d’avions de combat de sixième génération. Ce virage marque une volonté croissante d’autonomie stratégique face à la domination technologique américaine.

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