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Tensions commerciales : Trump annonce une baisse des droits de douane envers la Chine, Pékin appelle l’Europe à défendre le commerce mondial

Le président états-unien Donald Trump a annoncé mardi 22 avril une réduction « substantielle » des droits de douane imposés à la Chine, dans un geste d’apaisement qui pourrait marquer un tournant dans les relations commerciales sino-états-uniennes. Dans le même temps, Pékin appelle le Royaume-Uni et l’Union européenne à jouer un rôle actif dans la défense du commerce multilatéral, face à ce qu’il qualifie d’« intimidation unilatérale » de Washington.

Une désescalade tarifaire annoncée

Lors d’une cérémonie à la Maison Blanche, Donald Trump a surpris en indiquant vouloir revoir à la baisse les surtaxes imposées à la Chine, qui atteignent actuellement 145 %. Bien qu’il ait affirmé qu’il ne ramènerait pas les tarifs « à zéro », il a laissé entendre qu’un accord avec Pékin pourrait être proche : « Nous allons être très gentils, ils vont être très gentils, et nous verrons bien ce qui se passe », a-t-il déclaré, ajoutant que « c’est nous qui fixerons les termes de l’accord ».

Ce revirement a immédiatement rassuré les marchés : les Bourses asiatiques, de Tokyo à Hong Kong, ont rebondi le 23 avril, tandis que le dollar regagnait du terrain.

Maintien de Jerome Powell à la tête de la Fed

En parallèle, Donald Trump a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de limoger le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell. Cette clarification intervient après plusieurs semaines de critiques virulentes de Trump envers la Fed, qui avaient déstabilisé les marchés financiers. Le maintien de Powell est perçu comme un autre signal d’apaisement destiné aux investisseurs.

Un contexte tendu : surtaxes croisées et inquiétude sur les échanges

Début avril, l’administration Trump avait imposé une vague de tarifs douaniers punitifs sur les produits importés, touchant à la fois l’Europe, l’Asie et plus particulièrement la Chine. Les surtaxes ont été ramenées à 10 % pour tous les partenaires sauf Pékin, pour qui elles sont restées à 145 %. En réponse, la Chine a imposé des droits de 125 % sur les produits états-uniens.

Le secrétaire au Trésor états-unien, Scott Bessent, a reconnu lors d’un échange privé à Washington que cette situation était intenable, qualifiant les surtaxes d’« embargo commercial » nuisant aux deux économies.

Pékin sollicite Londres et Bruxelles

Face à cette guerre commerciale ouverte, la Chine intensifie ses efforts diplomatiques. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a exhorté le Royaume-Uni et l’Union européenne à « protéger l’ordre commercial multilatéral ». Lors d’un appel téléphonique avec son homologue britannique, David Lammy, il a confirmé que des discussions économiques sont « en cours de préparation ». Un message similaire a été adressé à l’Autriche et, plus largement, à Bruxelles.

Wang Yi a insisté sur la nécessité, pour la Chine et l’Europe, de « défendre d’un commun accord » un commerce international fondé sur des règles, en opposition aux pratiques « unilatérales » des États-Unis.

Guerre en Ukraine : les discussions prévues à Londres reportées, tandis que Poutine aurait proposé un cessez-le-feu le long de la ligne de front

Alors que les efforts diplomatiques se multiplient pour mettre fin à plus de trois années de guerre en Ukraine, une nouvelle étape devait se jouer ce mercredi à Londres. L’Ukraine, les États-Unis et plusieurs pays européens devaient s’y retrouver pour un nouveau cycle de pourparlers. Mais le rendez-vous a été reporté à la dernière minute, a annoncé le ministère britannique des Affaires étrangères, invoquant une reprogrammation sans fournir de nouvelle date.

Malgré cela, les discussions se poursuivent en coulisses. « Les discussions entre conseillers se poursuivent mais sont fermées aux médias », a précisé le Foreign Office. Ce round de négociations faisait suite à des échanges similaires tenus à Paris la semaine précédente.

Une délégation ukrainienne tout de même présente

Kiev était censée être représentée à Londres par plusieurs hauts responsables : le chef de l’administration présidentielle Andriï Iermak, le ministre de la Défense Roustem Oumerov, et le vice-ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga. Le Royaume-Uni devait accueillir également le général Keith Kellogg, émissaire spécial des États-Unis pour l’Ukraine, et Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron, au nom de la France.

Bien que la rencontre ministérielle ait été ajournée, Andriï Iermak a confirmé sa présence à Londres ce mercredi avec deux ministres ukrainiens. Il a réaffirmé sur Telegram la volonté de Kiev de continuer à œuvrer pour la paix, précisant que les discussions porteraient notamment sur « les moyens de parvenir à un cessez-le-feu complet et inconditionnel ».

Un cessez-le-feu proposé par Moscou ?

Selon le Financial Times, le président russe Vladimir Poutine aurait récemment proposé un gel des combats sur la ligne de front actuelle, à condition que certaines de ses exigences soient acceptées. Parmi elles : la reconnaissance internationale de l’annexion de la Crimée par la Russie (datant de 2014) et la garantie que l’Ukraine ne rejoindra jamais l’OTAN.

L’émissaire états-unien Steve Witkoff aurait été informé de cette proposition lors d’une rencontre avec les Russes début avril. Il est d’ailleurs attendu cette semaine à Moscou, même si aucune date précise n’a été dévoilée par la Maison Blanche ou le Kremlin.

De leur côté, les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, semblent vouloir accélérer les discussions. Trump a déclaré dimanche espérer un accord « dans la semaine », sans en révéler les détails. Selon des médias états-uniens, le plan envisagé inclurait une reconnaissance informelle du contrôle russe sur la Crimée, mais maintiendrait la souveraineté ukrainienne sur les territoires occupés depuis 2022, malgré leur occupation militaire russe.

Des désaccords majeurs entre alliés

Mais cette approche divise. Kiev et ses alliés européens, notamment la Pologne et les pays baltes, exigent un retour aux frontières d’avant 2014, ce qui inclut la Crimée. Une position qualifiée d’« irréaliste » par le ministre états-unien de la Défense Pete Hegseth en février dernier.

La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a de son côté critiqué mardi l’approche des États-Unis, affirmant que Washington n’a pas encore utilisé tous les outils diplomatiques et économiques à sa disposition pour faire pression sur Moscou.

Vers des négociations directes ?

Face à cette situation complexe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué mardi que l’Ukraine était prête à engager des discussions directes avec la Russie, mais uniquement après l’instauration d’un cessez-le-feu. Cette ouverture fait suite à des signaux de Moscou laissant entendre que Vladimir Poutine serait favorable à la reprise de négociations bilatérales.

Par ailleurs, Zelensky a révélé vouloir s’entretenir avec Donald Trump ce samedi au Vatican, où tous deux assisteront aux obsèques du pape François. Cette rencontre pourrait être décisive pour l’évolution des négociations.

Une fenêtre diplomatique fragile

Pour l’instant, les pourparlers progressent avec prudence. À l’issue de la réunion de Paris, le secrétaire d’État états-unien a rappelé que Washington pourrait se retirer des discussions si elles apparaissaient vouées à l’échec. « Il n’y a pas de calendrier strict, mais nous voulons régler cela rapidement », a déclaré Trump vendredi dernier.

Alors que les combats se poursuivent sur plusieurs fronts et que la Russie a repris ses frappes aériennes, les espoirs d’un cessez-le-feu durable restent minces, mais le climat diplomatique semble évoluer. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si la paix est encore envisageable ou si le conflit risque de s’enliser davantage.

Guerre en Ukraine : Moscou annonce qu’elle « va examiner » la proposition de Zelensky et se dit disposée à un dialogue direct avec Kiev, tout en saluant la position des États-Unis concernant l’Ukraine et l’OTAN

Moscou montre des signes d’ouverture diplomatique. Le président russe Vladimir Poutine a déclaré ce lundi que la Russie allait « analyser » la proposition de Volodymyr Zelensky, qui appelle à prolonger de 30 jours la trêve sur les frappes contre les infrastructures civiles. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions toujours vives sur le terrain, mais également de signaux de détente politique, notamment autour des positions récentes des États-Unis.

Un cessez-le-feu temporaire, déjà rompu

Après une trêve pascale de 30 heures, censée marquer un bref apaisement dans le conflit qui dure depuis plus de trois ans, les combats ont repris de part et d’autre. L’armée russe a annoncé lundi avoir mené des frappes aériennes, de drones et d’artillerie sur 74 positions en Ukraine. Des attaques ont été confirmées dans les régions de Dnipropetrovsk, Mykolaïv et Tcherkassy, bien qu’aucune victime n’ait été signalée.

De son côté, le président ukrainien a affirmé que les forces russes avaient violé le cessez-le-feu « plus de 2 000 fois » en une journée, tout en précisant qu’aucun raid aérien n’avait été enregistré pendant la trêve. Zelensky continue de dénoncer les frappes visant des zones civiles, tandis que Poutine accuse l’Ukraine de dissimuler des cibles militaires au sein d’infrastructures civiles.

Poutine n’exclut pas un dialogue direct avec Kiev

Dans un développement inattendu, Vladimir Poutine a laissé entendre que la Russie pourrait envisager des pourparlers bilatéraux avec l’Ukraine. « Tout cela mérite d’être étudié attentivement. Peut-être de façon bilatérale, à la suite de dialogues. Nous n’excluons pas cela », a-t-il affirmé. Il s’agit de la première prise de position officielle du Kremlin en faveur de négociations directes depuis les premières semaines du conflit.

Cette déclaration intervient alors que l’Ukraine demande l’arrêt immédiat des attaques contre les civils et propose une nouvelle période de trêve. La communauté internationale suit ces échanges avec prudence, mais un certain espoir renaît, notamment du côté des États-Unis.

Trump espère un accord “dans la semaine”

Le président américain Donald Trump a déclaré espérer un accord entre Moscou et Kiev « dans la semaine ». Cela fait désormais deux mois que des tractations diplomatiques sont en cours, soutenues par Washington, mais sans résultats concrets jusqu’à présent. La déclaration de Trump, bien que jugée optimiste, semble avoir insufflé un certain élan aux discussions.

À Kiev, les habitants se disent à la fois soulagés par le calme temporaire et sceptiques quant à la possibilité d’un accord durable. « C’était positif pour se reposer ne serait-ce qu’une journée », a confié Viktor Danyltchouk, un militaire ukrainien interrogé par l’AFP. Mais selon lui, « un accord rapide avec la Russie est impossible car l’ennemi ne cesse d’attaquer ».

Moscou salue la position américaine sur l’Ukraine et l’OTAN

Autre élément notable : le Kremlin a salué la récente position des États-Unis sur l’Ukraine et l’OTAN. L’administration Trump semble désormais freiner l’idée d’une adhésion rapide de l’Ukraine à l’Alliance atlantique, un point de tension majeur avec la Russie depuis des années.

Pour Moscou, cette prise de position américaine vient confirmer ses inquiétudes géopolitiques et son argument selon lequel l’élargissement de l’OTAN à l’Est est l’une des causes fondamentales du conflit. En réponse, le Kremlin adopte un ton mesuré, suggérant une ouverture à la diplomatie à condition qu’elle se déroule à huis clos, sans pressions publiques et sans concessions immédiates.

Une fenêtre étroite pour la paix ?

Malgré les déclarations encourageantes, la situation sur le terrain reste tendue et marquée par des violences continues. Toutefois, la proposition d’un dialogue direct entre Moscou et Kiev, combinée à la pression diplomatique américaine, pourrait ouvrir une brèche dans une guerre qui semble autrement sans fin.

Les yeux sont désormais tournés vers les prochaines rencontres internationales, notamment à Londres, où des avancées pourraient voir le jour. Mais pour l’heure, les appels à la prudence restent de mise : entre espoir et scepticisme, la paix demeure une option fragile, mais pas impossible.

Netanyahou recherché par la CPI : la France a-t-elle manqué à ses obligations en le laissant survoler son territoire ?

Le 7 avril dernier, Benjamin Netanyahou, visé par un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a survolé l’espace aérien français pour se rendre de Hongrie aux États-Unis. Une situation qui soulève une vague d’indignation chez de nombreux juristes, qui estiment que la France a manqué à ses engagements internationaux, en particulier ceux prévus par le traité de Rome.

Un survol controversé du territoire français

Malgré le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI), le Premier ministre israélien a pu voyager sans être inquiété. Pour l’Association des Juristes pour le respect du droit international (JURDI), c’est une faute grave. Dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, l’association exige une position claire du gouvernement français, en conformité avec le droit international.

« La France aurait dû interdire le survol de son territoire à cet avion et procéder à l’arrestation de Benjamin Netanyahou », estime Benjamin Fiorini, secrétaire général de JURDI. Il s’appuie sur l’article 86 du traité de Rome, qui oblige les États signataires à coopérer pleinement avec la CPI. « Le ciel français ne doit pas devenir une voie rapide pour les criminels de guerre », dénonce-t-il.

Une autorisation qui soulève des questions

L’association cherche désormais à vérifier si une autorisation de survol a été explicitement délivrée par la France. « Nous avons des sources, mais pas encore de confirmation officielle. Or, pour qu’un avion gouvernemental traverse l’espace aérien d’un pays, il faut une demande formelle et souvent des garanties de non-interception », explique Fiorini.

L’avocat en droit international Emmanuel Daoud confirme que ce genre de décision ne peut se prendre qu’« au plus haut niveau de l’État ». « Il est inimaginable que l’Élysée n’ait pas été informé et impliqué », affirme-t-il.

Un précédent déjà critiqué en novembre

Ce n’est pas la première fois que Paris est accusée de passivité. En novembre 2024, Netanyahou avait déjà emprunté l’espace aérien français pour se rendre aux États-Unis. Le Quai d’Orsay s’était alors justifié dans un communiqué en invoquant l’« immunité » du chef de gouvernement israélien, au nom de « l’amitié historique » entre la France et Israël.

Mais pour Fiorini, cette explication ne tient pas juridiquement. « L’article 27 du traité de Rome est très clair : un chef d’État ne bénéficie d’aucune immunité face à la CPI, qu’il reconnaisse ou non sa légitimité. » Il ajoute que cette position du gouvernement revient à exercer une pression sur la justice, en bafouant le principe fondamental de séparation des pouvoirs.

Un double standard dénoncé

L’affaire fait d’autant plus de bruit que la France s’était montrée particulièrement sévère à l’égard d’autres pays. Lorsque Vladimir Poutine, lui aussi sous mandat d’arrêt de la CPI, s’était rendu en Mongolie en 2024, Paris avait fermement rappelé « l’obligation de coopération » avec la Cour.

Ce contraste est dénoncé comme un « double standard » par plusieurs spécialistes du droit international. D’autant que certains pays européens comme l’Irlande, l’Islande ou les Pays-Bas, selon le quotidien israélien Haaretz, auraient clairement fait savoir qu’ils n’hésiteraient pas à intercepter un vol transportant Benjamin Netanyahou. Le Premier ministre israélien aurait même été contraint de faire un détour pour éviter leur espace aérien.

Une image de la France écornée sur la scène internationale

Pour Emmanuel Daoud, cette attitude affaiblit la crédibilité de la diplomatie française. « On ne peut pas, d’une main, appeler Israël à respecter le droit international humanitaire en Égypte, et de l’autre, faciliter les déplacements d’un dirigeant poursuivi pour crimes de guerre. Cela décrédibilise notre action pour la paix », tranche-t-il.

Alors que le conflit à Gaza continue de faire rage et que la CPI poursuit ses enquêtes, le rôle de la France est désormais scruté avec attention. À l’heure où l’Europe est appelée à défendre fermement le droit international, l’attitude française pourrait bien devenir un précédent controversé.

États-Unis : une escrimeuse disqualifiée pour avoir refusé d’affronter une adversaire transgenre

Un geste symbolique devenu une affaire nationale.

Le 30 mars dernier, une compétition universitaire d’escrime organisée dans l’État du Maryland a été marquée par un incident qui continue de susciter de vives réactions. Stéphanie Turner, une jeune escrimeuse, a été disqualifiée après avoir refusé de combattre contre une adversaire transgenre, Redmond Sullivan. Un refus qu’elle a exprimé en posant un genou à terre, un geste fort et volontaire, qu’elle a immédiatement expliqué à l’arbitre :« Désolée, je ne peux pas faire ça. Je ne combattrai pas cette adversaire », a-t-elle déclaré, selon ses propos rapportés à Fox News.

Une décision immédiate : carton noir

En vertu du règlement de la Fédération Internationale d’Escrime (FIE), le refus de combattre – quelle qu’en soit la raison – est sanctionné d’un carton noir, synonyme d’exclusion immédiate de la compétition. C’est ce qu’a reçu Stéphanie Turner sur le champ.

Une protestation assumée

Stéphanie Turner a clairement exprimé son désaccord avec la politique d’inclusion des personnes transgenres mise en place par USA Fencing en 2023.

« Je suis une femme, c’est un homme, et c’est un tournoi féminin », a-t-elle lancé.
« Je savais ce que je devais faire parce que USA Fencing n’a pas écouté les objections des femmes concernant cette politique », a-t-elle ajouté.

Selon elle, son refus était un acte de conscience, motivé par ses valeurs personnelles et sa foi religieuse. Elle affirme qu’elle n’aurait pas participé au tournoi si elle avait su qu’un athlète transgenre s’y était inscrit.

« Je me suis dit : ‘Je vais m’en remettre à Dieu. Si cette personne se présente face à moi, je m’agenouillerai et ce sera la volonté de Dieu.’ »

Un échange tendu mais respectueux

Redmond Sullivan, l’athlète transgenre concerné, aurait d’abord cru à une blessure. Il se serait approché d’elle pour lui demander si tout allait bien. Stéphanie Turner lui aurait alors expliqué calmement son refus, tout en lui témoignant du respect personnel. Redmond lui aurait répondu que la fédération la reconnaissait comme femme et qu’elle avait donc le droit de participer à la compétition. Turner aurait accepté la conséquence, répondant simplement :

« Je sais. »

La position officielle de la fédération

USA Fencing a rapidement publié un communiqué pour réaffirmer son engagement en faveur de l’inclusion :

« Tout le monde doit avoir la possibilité de participer à des sports. […] Cette politique a été conçue pour élargir l’accès à l’escrime et créer des espaces inclusifs et sûrs. »

Un porte-parole de la fédération a précisé que Stéphanie Turner n’a pas été sanctionnée pour ses convictions, mais uniquement pour avoir refusé un combat, ce que les règlements interdisent formellement.

Un débat qui divise

Depuis cet incident, Stéphanie Turner dit n’avoir reçu aucune nouvelle de l’organisation, et son geste continue de faire le tour des réseaux sociaux et des médias. Ce cas relance un débat sensible aux États-Unis, entre inclusion des athlètes transgenres et protection de la catégorie féminine dans le sport.

Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne déploie, en Lituanie, des troupes permanentes à l’étranger environ 5000 soldats

Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne a pris une décision historique en déployant une brigade blindée de 5 000 soldats en Lituanie. Ce déploiement permanent marque un tournant stratégique majeur, notamment en raison des bouleversements de l’architecture de défense européenne liés à la guerre en Ukraine et à l’évolution de la politique de défense des États-Unis en Europe.

Ce mardi 1er avril, à Vilnius, capitale de la Lituanie, l’armée allemande a inauguré le quartier général provisoire de la 45e brigade blindée, une unité destinée à être pleinement opérationnelle d’ici 2027. À terme, cette brigade sera installée dans la région de Rudniki, une zone forestière située près de la frontière biélorusse et à une trentaine de kilomètres au sud de Vilnius, la capitale lituanienne.

Le déploiement de cette unité a pour objectif de renforcer le flanc est de l’Otan face aux menaces grandissantes de la Russie. Le général de brigade Christoph Huber a affirmé que la mission de l’armée allemande était claire : « Nous devons assurer la protection, la liberté et la sécurité de nos alliés lituaniens ici, sur le flanc oriental de l’Otan ».

Ce déploiement s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes en Europe, notamment en raison des ambitions militaires de la Russie et de son rapprochement avec la Biélorussie, dont la frontière avec la Lituanie est de plus en plus surveillée. La Lituanie, membre de l’Otan et de l’Union européenne, partage une frontière non seulement avec la Biélorussie, mais aussi avec la Russie, via l’enclave de Kaliningrad, un territoire stratégique pour Moscou. Ce voisinage a conduit à des craintes croissantes selon lesquelles la Lituanie pourrait être l’une des prochaines cibles militaires de la Russie, notamment après l’invasion de l’Ukraine.

Une nouvelle ère pour la défense européenne

Ce déploiement marquant reflète les changements géopolitiques liés à la guerre en Ukraine, qui a poussé de nombreux pays européens à réévaluer leur stratégie de défense. L’Allemagne, traditionnellement réticente à engager des troupes en dehors de ses frontières après la Seconde Guerre mondiale, adopte une nouvelle posture face aux défis sécuritaires européens. Bien que l’Allemagne ait participé à des missions internationales, comme en Afghanistan, ce déploiement permanent en Lituanie est une première depuis la fin du conflit mondial, ce qui souligne l’importance croissante de son rôle dans la défense de l’Europe.

Le renforcement de la présence allemande sur le flanc est de l’Otan fait écho à une volonté de renforcer la sécurité collective dans un contexte de désengagement progressif des États-Unis en Europe. Alors que Washington se concentre de plus en plus sur ses priorités dans la région Asie-Pacifique, l’Europe cherche à s’assurer qu’elle peut maintenir une défense robuste et autonome face à des menaces potentielles en provenance de la Russie.

Des implications pour l’avenir de l’Otan

Ce déploiement allemand soulève des questions sur l’avenir de la coopération au sein de l’Otan et la manière dont les pays membres vont renforcer leur engagement face à un adversaire commun. En déployant des troupes permanentes en Lituanie, l’Allemagne prend une place plus centrale dans les efforts de défense du continent européen, aux côtés de pays comme les États-Unis, la France et les pays baltes.

La Lituanie, avec sa situation géographique stratégique, se positionne ainsi comme un point focal de la défense de l’Otan contre la menace russe. Les soldats allemands, en collaboration avec leurs alliés, auront pour mission de dissuader toute tentative de destabilisation de la région tout en renforçant les capacités de défense collective de l’Alliance.

En conclusion

Le déploiement de la brigade blindée allemande en Lituanie représente un moment charnière dans l’histoire militaire de l’Allemagne. Il marque un renforcement significatif de la défense de l’Europe face à la menace russe, dans un contexte géopolitique en évolution rapide. Ce geste symbolise aussi la volonté de l’Allemagne de jouer un rôle plus proactif dans la sécurité de l’Europe, tout en s’assurant que la Lituanie et ses voisins immédiats disposent du soutien nécessaire pour faire face aux tensions croissantes sur le flanc est de l’Otan.

Le Kremlin dit travailler avec les Etats-Unis sur la paix en Ukraine après les menaces de Trump

Le Kremlin a annoncé, ce lundi 31 mars, que la Russie et les États-Unis d’Amérique collaboraient sur des propositions en vue d’un éventuel accord de paix en Ukraine et du développement de leurs relations bilatérales. Cette déclaration intervient après que le président états-unien Donald Trump a exprimé sa “grande colère” à l’égard de son homologue russe, Vladimir Poutine.

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Venezuela : des licences de pétroliers et de gaziers révoquées par Washington

Le Venezuela a annoncé, Dimanche 30 mars au soir, que les États-Unis d’Amérique avaient révoqué les licences accordées aux multinationales du secteur pétrolier et gazier, leur permettant d’opérer dans le pays malgré les sanctions visant à écarter le président Nicolas Maduro du pouvoir. aujourd’hui, lundi 31 mars, le groupe pétrolier français Maurel & Prom a confirmé cette décision.(Source: AFP)

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Guerre en Ukraine : Point sur les pourparlers de trêve entre la Russie et l’Ukraine à Riyad

Après plusieurs jours de négociations menées avec Ukrainiens et Russes à Riyad (Arabie saoudite), les États-Unis d’Amérique ont annoncé un accord pour une trêve en mer Noire. Mais les positions ukrainiennes et russes divergent encore sur les modalités de ce cessez-le-feu, qui n’est pas entré en vigueur. Voici ce qu’il faut retenir de cette journée du mardi 25 mars.

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Négociations en Arabie saoudite : ce que discutent les États-Unis d’Amérique avec l’Ukraine et la Russie

Les représentants des États-Unis, de la Russie et de l’Ukraine ont entamé des discussions en Arabie saoudite les 24 et 25 mars. Ces négociations, qualifiées de « difficiles » par le Kremlin, interviennent alors que Washington cherche à progresser vers une solution diplomatique à la guerre en Ukraine. Plusieurs sujets clés sont au cœur des débats : un cessez-le-feu en mer Noire, la question des infrastructures énergétiques, l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, les sanctions contre la Russie et l’exploitation des ressources naturelles ukrainiennes.

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