La coalition menée par l’Arabie saoudite a prévenu samedi qu’elle riposterait à toute action militaire des séparatistes au Yémen, tout en les appelant à se retirer « pacifiquement » des provinces récemment conquises.(Source : AFP).
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Syrie : à Raqqa, la multiplication des tunnels suscite la crainte d’un nouveau conflit
À Raqqa, dans le nord-est de la Syrie, la ville semble replonger dans l’incertitude. Depuis le printemps 2025, les habitants observent la multiplication de travaux de creusement de tunnels dans plusieurs quartiers résidentiels, alors que l’accord signé le 10 mars 2025 entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et le gouvernement syrien arrive à son terme. Ces travaux, dont les objectifs officiels n’ont pas été précisés, alimentent les craintes d’une militarisation souterraine de la ville.
Lire la suite Syrie : à Raqqa, la multiplication des tunnels suscite la crainte d’un nouveau conflitBudget 2026 : la loi spéciale promulguée, le budget 2025 reconduit temporairement
L’État français pourra fonctionner normalement au 1er janvier, malgré l’absence d’un budget pour l’année 2026. Le président de la République, Emmanuel Macron, a promulgué la loi spéciale qui permet de prolonger temporairement le budget 2025, en attendant la reprise des débats au Parlement sur la loi de finances 2026.
Lire la suite Budget 2026 : la loi spéciale promulguée, le budget 2025 reconduit temporairementTurquie : trois policiers tués lors d’une opération contre l’organisation Etat islamique
Trois policiers turcs ont perdu la vie lundi à Yalova, dans le nord-ouest de la Turquie, au cours d’une vaste opération menée contre l’organisation Etat islamique (EI), a annoncé le ministre de l’Intérieur, Ali Yerlikaya. Cette opération simultanée a ciblé 108 adresses dans 15 provinces du pays.
Lire la suite Turquie : trois policiers tués lors d’une opération contre l’organisation Etat islamiqueKosovo : Kurti promet de former rapidement un gouvernement après sa victoire aux législatives
Le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, s’est engagé à former rapidement un nouveau gouvernement après que son parti a remporté les élections législatives organisées dimanche, laissant entrevoir la fin de l’impasse politique qui paralyse le Parlement depuis un an et retarde l’octroi d’importants financements internationaux.(Source : Reuters).
Lire la suite Kosovo : Kurti promet de former rapidement un gouvernement après sa victoire aux législativesGuerre en Ukraine : Washington a proposé à Kiev des garanties de sécurité « solides » pour 15 ans prolongeables, affirme Zelensky
Les Etats-Unis ont proposé à l’Ukraine des garanties de sécurité « solides » pour une période de 15 ans prolongeable face à la Russie, a annoncé lundi Volodymyr Zelensky, ajoutant avoir demandé à Washington une durée plus longue à l’occasion de sa rencontre dimanche avec Donald Trump.(Source : AFP).
Lire la suite Guerre en Ukraine : Washington a proposé à Kiev des garanties de sécurité « solides » pour 15 ans prolongeables, affirme ZelenskyDéni parental face aux difficultés de l’enfant : un mécanisme de protection plus qu’un refus volontaire
Le déni de certains parents face aux difficultés de leur enfant n’est pas un rejet volontaire. Il s’agit le plus souvent d’un mécanisme psychologique de protection, activé face à une réalité difficile à accepter. Comprendre ce phénomène est essentiel pour accompagner efficacement l’enfant et sa famille.
Lire la suite: Déni parental face aux difficultés de l’enfant : un mécanisme de protection plus qu’un refus volontaireRecevoir un diagnostic concernant le développement ou la santé mentale d’un enfant constitue un moment chargé d’émotions. Stress, peur et culpabilité peuvent déclencher chez les parents un déni temporaire, réaction naturelle mais souvent mal comprise. Identifier ses causes permet de dépasser les malentendus et de favoriser une prise en charge adaptée.
Les racines du déni parental
Selon la neuropsychologue Alexcia Raymand, auteure du compte Neuropsy Lifestyle, le déni se fonde sur plusieurs facteurs étroitement liés. Un choc émotionnel initial est fréquent : l’annonce d’un diagnostic peut bouleverser l’équilibre familial et générer un stress intense. Certains parents ont besoin de temps pour intégrer l’information avant de reconnaître les difficultés de leur enfant.
À ces facteurs s’ajoutent des représentations erronées des troubles. Des conditions comme le TDAH, le TSA ou le TDI restent encore mal comprises et sont parfois associées à des stéréotypes. Il n’est pas rare que certains parents interprètent les signes comme un simple retard transitoire, croyant que l’enfant “s’en sortira avec le temps”.
Un décalage culturel peut également jouer un rôle. Ce qui est considéré comme un signe d’alerte dans une approche occidentale du développement peut être perçu comme normal dans d’autres contextes culturels, renforçant la tendance à minimiser certaines difficultés.
Les dimensions émotionnelles et sociales
Au‑delà des facteurs cognitifs et culturels, le déni est souvent lié à des enjeux émotionnels et sociaux. La culpabilité parentale conduit certains à rejeter le diagnostic pour éviter de se sentir responsables des difficultés de leur enfant. De plus, la pression sociale et familiale peut accentuer cette réaction : la peur du jugement, le refus de “étiqueter” l’enfant ou la minimisation des difficultés par l’entourage sont autant de facteurs qui retardent l’acceptation.
Le rôle des professionnels et du réseau familial
Lorsque le déni persiste et freine la prise en charge de l’enfant, un accompagnement multi-professionnel s’avère déterminant. Enseignants, pédiatres, orthophonistes, psychomotriciens ou ergothérapeutes peuvent fournir des observations complémentaires, renforçant la crédibilité des besoins identifiés. Alexcia Raymand souligne : « Lorsque l’information vient de plusieurs sources, certains parents finissent par l’accepter plus facilement. »
Cette approche démontre que le déni n’est pas un blocage définitif, mais une étape d’un processus de reconnaissance progressive et d’adaptation familiale.
Une réaction humaine à la complexité du réel
Le déni parental illustre une dynamique complexe, mêlant émotion, culture et perception sociale. Il ne s’agit pas d’un refus de responsabilité, mais d’une réaction humaine face à une réalité difficile à intégrer, qui peut évoluer avec le soutien et l’accompagnement adaptés.
Adopter une lecture analytique du déni permet de transformer ce qui pourrait être perçu comme une inertie en opportunité de dialogue et d’action constructive, favorisant une prise en charge plus précoce et plus efficace de l’enfant.
À l’heure où la santé mentale et le développement de l’enfant deviennent des enjeux centraux des politiques éducatives et sociales, le déni parental rappelle que l’acceptation des difficultés est un processus, parfois long et fragile. Les dispositifs d’accompagnement doivent tenir compte de cette dimension psychologique pour garantir un soutien réellement efficace aux familles.
Celine Dou, pour la boussole-infos
Israël : l’armée se retire de Qabatiya après une attaque terroriste ayant fait deux morts
L’armée israélienne a mis fin dimanche à une opération militaire de deux jours menée dans la localité palestinienne de Qabatiya, en Cisjordanie occupée, d’où est originaire l’auteur d’une attaque terroriste ayant coûté la vie à deux personnes en Israël. L’annonce a été faite par l’armée israélienne et confirmée par plusieurs sources locales, dont l’Agence France-Presse (AFP).
Lire la suite Israël : l’armée se retire de Qabatiya après une attaque terroriste ayant fait deux mortsPollution plastique : au fond du lac Malawi, une alerte écologique qui dépasse les opérations de nettoyage
Au Malawi, une ONG locale mobilise des plongeurs pour extraire les déchets plastiques accumulés au fond du lac Malawi, joyau écologique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Si l’initiative répond à une urgence environnementale visible, elle révèle surtout les limites structurelles des politiques de gestion des déchets dans de nombreux pays africains et interroge la capacité des États à protéger durablement leurs écosystèmes.
Lire la suite: Pollution plastique : au fond du lac Malawi, une alerte écologique qui dépasse les opérations de nettoyageÀ plusieurs mètres sous la surface du lac Malawi, les déchets plastiques racontent une autre histoire que celle des cartes postales touristiques. Bouteilles, sachets, emballages alimentaires : autant de résidus d’une économie du jetable qui s’infiltre silencieusement dans l’un des écosystèmes d’eau douce les plus riches au monde.
Un lac stratégique, menacé par une pollution diffuse
Le lac Malawi n’est pas un simple plan d’eau. Il constitue une réserve majeure de biodiversité, abritant des centaines d’espèces de poissons endémiques, et représente une ressource économique vitale pour des millions de personnes vivant de la pêche, du tourisme et de l’agriculture riveraine.
Pourtant, cette richesse naturelle est fragilisée par une pollution plastique croissante, alimentée par l’urbanisation, l’absence d’infrastructures de traitement des déchets et la forte dépendance aux plastiques à usage unique. Contrairement aux pollutions industrielles spectaculaires, celle-ci est progressive, cumulative et largement invisible, jusqu’à ce qu’elle atteigne un seuil critique.
L’action de l’ONG : une réponse concrète mais limitée
Face à cette dégradation, l’ONG HEEED (Health, Education, Environment and Economic Development) a mis en place, depuis 2023, une initiative singulière : des plongeurs chargés de retirer les déchets directement au fond du lac. Soutenue par des partenaires internationaux, cette action permet de dégager certaines zones sensibles, notamment touristiques et écologiquement stratégiques.
Mais cette réponse, aussi spectaculaire soit-elle, reste fondamentalement curative. Elle traite les conséquences visibles d’un problème systémique, sans pouvoir en endiguer les causes profondes. À l’échelle d’un lac long de plus de 500 kilomètres, l’impact de ces opérations demeure symbolique.
Pollution plastique : un problème de gouvernance avant d’être environnemental
L’accumulation de plastiques dans le lac Malawi met en lumière une réalité plus large : la défaillance des systèmes publics de gestion des déchets. Le Malawi, comme de nombreux pays africains, produit des dizaines de milliers de tonnes de plastique chaque année, sans disposer de filières publiques de recyclage efficaces.
Dans ce contexte, la pollution des milieux naturels devient presque mécanique. Les plastiques jetés à terre, emportés par les pluies, finissent dans les cours d’eau, puis dans les lacs et les océans. La responsabilité ne peut donc être imputée uniquement aux comportements individuels, mais renvoie à des choix structurels, économiques et politiques.
Un enjeu sanitaire et alimentaire sous-estimé
Au-delà de l’environnement, la pollution plastique du lac Malawi pose une question de santé publique. Les microplastiques ingérés par les poissons entrent progressivement dans la chaîne alimentaire humaine. Dans des pays où le poisson constitue une source majeure de protéines, cette contamination silencieuse soulève des inquiétudes encore peu documentées.
Là encore, le problème dépasse le cadre local. Il illustre la manière dont les crises environnementales contemporaines se transforment en risques sanitaires différés, touchant en priorité les populations les plus dépendantes des ressources naturelles.
Comparaisons régionales : des choix politiques possibles
Certains pays voisins, comme le Kenya ou la Tanzanie, ont pris des mesures plus strictes contre les plastiques à usage unique. Ces décisions, souvent impopulaires à court terme, montrent toutefois qu’une volonté politique forte peut infléchir les pratiques et réduire la pression sur les écosystèmes.
Le cas du Malawi pose donc une question centrale : jusqu’où les États africains sont-ils prêts à arbitrer entre impératifs économiques immédiats et protection de long terme de leurs ressources naturelles ?
Quand les ONG pallient les absences de l’État
L’initiative de HEEED illustre une tendance récurrente en Afrique : la prise en charge de missions d’intérêt public par des acteurs non étatiques. Si ces actions sont essentielles, elles révèlent aussi une fragilité institutionnelle. La protection de patrimoines naturels d’importance mondiale ne peut reposer durablement sur des ONG et des financements extérieurs.
Le risque est double : une dépendance chronique à l’aide internationale et une fragmentation des réponses, sans stratégie nationale cohérente.
La pollution plastique du lac Malawi n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans une crise environnementale globale où les pays du Sud subissent souvent les conséquences les plus lourdes d’un modèle de consommation mondialisé. À terme, la question n’est plus seulement de nettoyer les fonds du lac, mais de repenser les politiques de production, de consommation et de gestion des déchets.
Au fond du lac Malawi, les plongeurs de HEEED ne remontent pas seulement des déchets plastiques. Ils font émerger une réalité plus profonde : celle d’un déséquilibre entre développement économique, gouvernance publique et protection de l’environnement. Sans réformes structurelles, les opérations de nettoyage risquent de devenir un éternel recommencement, incapable d’enrayer une pollution qui, elle, continue de s’accumuler.
Celine Dou, pour la boussole-infos
« Le coup de froid » n’existe pas : pourquoi l’hiver favorise réellement les maladies
Chaque saison froide ravive une croyance solidement ancrée : le froid rendrait malade. Pourtant, la médecine est formelle : ni le rhume ni la grippe ne sont causés par la baisse des températures. Alors pourquoi les infections respiratoires explosent-elles en hiver ? Derrière cette idée reçue se cachent des mécanismes biologiques, environnementaux et sociaux bien plus complexes.
Lire la suite: « Le coup de froid » n’existe pas : pourquoi l’hiver favorise réellement les maladiesPasser une journée dans le froid, rentrer avec le nez qui coule, puis tomber malade quelques jours plus tard : pour beaucoup, le lien semble évident. Mais cette chronologie trompeuse entretient un mythe ancien, démenti depuis longtemps par la science médicale.
Le froid, un faux coupable
Sur le plan strictement médical, le constat est clair : le froid n’est pas une maladie. Les infections hivernales sont provoquées par des virus, et non par l’exposition aux basses températures. Sans contact avec un agent infectieux, même une exposition prolongée au froid ne suffit pas à déclencher un rhume ou une grippe.
Cette distinction est essentielle. Elle permet de déplacer le débat d’une causalité simpliste vers une compréhension plus fine des conditions qui favorisent la transmission virale.
Pourquoi l’hiver concentre les infections
Si les virus circulent toute l’année, leur propagation s’intensifie en hiver pour plusieurs raisons convergentes.
D’abord, les comportements humains changent. Le froid pousse à se regrouper dans des espaces clos, souvent mal ventilés : logements, transports, écoles, lieux de travail. Cette promiscuité facilite la transmission des virus respiratoires, qui se propagent par les gouttelettes, la toux ou le simple contact.
Ensuite, certains virus présentent une saisonnalité marquée. Les épidémies de grippe, par exemple, suivent des cycles hivernaux bien documentés, indépendamment des habitudes individuelles.
Le rôle indirect mais réel du froid
Si le froid ne cause pas la maladie, il peut toutefois affaiblir les défenses locales de l’organisme. L’air froid et sec assèche les muqueuses du nez et de la gorge, premières barrières contre les agents infectieux. Ces surfaces deviennent alors plus vulnérables à l’entrée des virus.
Autrement dit, le froid ne crée pas le virus, mais il facilite son implantation lorsque l’exposition existe déjà. Cette nuance explique pourquoi l’association entre froid et maladie persiste dans l’imaginaire collectif.
Une confusion entre causes et conditions
L’erreur courante consiste à confondre cause directe et facteur favorisant. Le virus reste la cause unique de l’infection. Le froid, lui, agit comme un amplificateur de risque, en modifiant l’environnement physiologique et social dans lequel les virus circulent.
Cette confusion n’est pas anodine. Elle détourne parfois l’attention des véritables leviers de prévention, en mettant l’accent sur la température plutôt que sur les modes de transmission.
Prévention : au-delà du simple fait de se couvrir
Se protéger du froid reste nécessaire, notamment pour éviter d’autres problèmes de santé liés à l’hypothermie ou à l’exposition prolongée. Mais cela ne suffit pas à prévenir les infections virales.
Les mesures les plus efficaces demeurent celles qui ciblent directement la transmission :
– hygiène des mains,
– aération régulière des espaces clos,
– limitation des contacts rapprochés en cas de symptômes,
– respect des gestes barrières en période épidémique.
Ces pratiques, souvent associées à la pandémie de Covid-19, conservent toute leur pertinence face aux maladies hivernales classiques.
Une idée reçue révélatrice
La persistance du mythe du « coup de froid » révèle une difficulté plus large : la compréhension des mécanismes invisibles de la maladie. Il est plus rassurant d’accuser la météo que d’admettre la complexité des interactions entre virus, comportements humains et environnement.
Dans un contexte de désinformation sanitaire croissante, déconstruire ces croyances devient un enjeu de santé publique à part entière.
À l’heure où les systèmes de santé sont régulièrement mis sous tension par les épidémies hivernales, mieux comprendre pourquoi nous tombons malades est un premier pas vers une prévention plus efficace. Non, le froid ne rend pas malade. Mais l’hiver, lui, crée les conditions idéales pour que les virus fassent leur œuvre.
Le « coup de froid » appartient davantage au registre des croyances populaires qu’à celui de la science. En hiver, ce ne sont pas les températures qui nous rendent malades, mais la combinaison d’une circulation virale accrue, de comportements sociaux spécifiques et d’un affaiblissement temporaire de nos défenses locales. Comprendre cette réalité permet de mieux se protéger et de déplacer enfin le débat vers les véritables causes.
Celine Dou, pour la boussole-infos