Archives du mot-clé Sahel

Attaque contre l’aéroport de Niamey : le Niger frappé, la junte dénonce l’ingérence étrangère

La nuit dernière, l’aéroport international Diori Hamani, situé à Niamey, a été le théâtre d’une attaque violente qui a plongé la capitale nigérienne dans le chaos. L’assaut a été mené par des hommes armés contre l’aéroport civil et la base aérienne militaire adjacente. Selon les autorités nigériennes, au moins 20 assaillants ont été tués, 11 capturés et 4 soldats blessés, tandis que des avions civils ont subi des dégâts matériels.

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Déploiement sécuritaire autour de l’aéroport de Niamey après des tirs dans la nuit

Une nuit de panique a secoué la capitale nigérienne alors que des tirs nourris et des explosions ont été entendus autour de l’aéroport international Diori Hamani. Les échanges de tirs ont débuté peu après minuit, provoquant inquiétude et chaos parmi les habitants de Niamey.

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Une riposte souveraine ,Le Mali et le Burkina Faso interdisent l’entrée aux Américains sur leur territoire en réponse aux restrictions de Trump

Le Burkina Faso et le Mali ont annoncé l’interdiction d’entrée sur leur territoire aux ressortissants américains, une décision assumée et présentée comme une réponse de stricte réciprocité aux mesures récemment prises par les États-Unis. Washington a en effet placé ces deux pays sahéliens sur une liste de nations dont les citoyens sont désormais interdits de visa pour entrer sur le sol américain.

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Mali : l’AES franchit une nouvelle étape vers l’autonomie régionale

Les autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger, tous trois dirigés par des régimes militaires, poursuivent leur stratégie de rupture avec les cadres régionaux traditionnels en accélérant la restructuration de l’Alliance des États du Sahel (AES). Réunis lors d’un sommet récent, les dirigeants ont notamment officialisé leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et renforcé leur coordination en matière de sécurité et de défense.

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Mali : sous blocus jihadiste, les habitants de Nioro du Sahel appellent à l’aide

Au Mali, la population de Nioro du Sahel, dans le sud-ouest du pays, vit un véritable calvaire. Depuis près de deux mois, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affiliés à al-Qaïda, imposent un sévère blocus à la ville, coupant ses habitants du reste du pays. Les approvisionnements en carburant sont interdits, les déplacements restreints, et les enlèvements se multiplient.

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Le Ghana muscle sa défense face à la menace djihadiste : une coopération internationale en pleine expansion

Face à la montée en puissance des groupes djihadistes au Sahel et à leur progression vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, le Ghana intensifie ses efforts pour renforcer sa sécurité nationale. Soutenu par les États-Unis et l’Union européenne, le pays s’équipe et forme ses forces armées pour prévenir une contagion de la violence.

Soutien militaire américain et européen accru

Le 8 mai dernier, l’ambassadrice des États-Unis au Ghana, Virginia Palmer, a remis aux forces armées ghanéennes 14 véhicules blindés de transport de troupes Puma M36 Mk3, d’une valeur totale de 6 millions de dollars. Une donation symbolique mais stratégique : « Ces véhicules aideront à assurer la paix, la stabilité et la protection des frontières du Ghana, tout en contribuant à la sécurité globale, y compris celle des États-Unis », a-t-elle déclaré.

Ce don s’inscrit dans une coopération sécuritaire plus large entre Washington et Accra, estimée à 25 millions de dollars par an. Elle comprend également la fourniture d’équipements, la tenue d’exercices conjoints, ainsi que le soutien à la police nationale.

Quelques mois plus tôt, en février 2024, l’ambassadeur de l’Union européenne au Ghana, le Français Irchad Razaaly, avait lui aussi présenté un lot d’équipements non létaux d’une valeur de 50 millions d’euros, financé par le fonds européen Facilité pour la paix (FEP). Cette aide comprenait notamment des embarcations de surveillance fluviale, des équipements de guerre électronique et de reconnaissance, ainsi que des engins de construction. Une donation de 105 véhicules blindés avait également été réalisée en octobre 2023.

Une menace djihadiste qui gagne du terrain

Si le Ghana renforce ses moyens, c’est que la menace est bien réelle. Le Sahel est aujourd’hui le théâtre d’une intensification des violences armées, menées notamment par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) affilié à Al-Qaïda, et par l’État islamique au Sahel (EIS). Ces groupes cherchent à étendre leur influence idéologique et territoriale vers les pays côtiers, dont le Ghana.

Selon Daniel Eizenga, chercheur au Centre africain d’études stratégiques à Washington, « les pays du Golfe de Guinée, notamment le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Bénin, font face à une pression croissante. Ils perçoivent la situation comme une menace imminente et cherchent à renforcer rapidement leurs capacités avec l’appui de partenaires internationaux. »

Les chiffres confirment cette tendance : les attaques djihadistes ont augmenté de 250 % en quatre ans dans les pays sahéliens et leurs voisins côtiers. Le nord du Bénin et du Togo, mais aussi certaines zones du Ghana et de la Côte d’Ivoire, sont de plus en plus exposés.

Les groupes armés exploitent l’absence de contrôle étatique dans certaines zones rurales, où l’État est peu présent. « Les frontières ne sont pas un obstacle pour eux. Ils s’intéressent aux zones stratégiques : là où vivent les communautés vulnérables, là où se trouvent les ressources, là où leur message peut se répandre », explique Eizenga.

Les vulnérabilités internes : un terreau fertile pour l’extrémisme

Au nord du Ghana, région à forte densité musulmane et historiquement marginalisée, les déficits de gouvernance aggravent la situation. Le chômage des jeunes atteint 39 %, et les infrastructures sont largement insuffisantes. Manque d’eau potable, routes impraticables, soins de santé défaillants et écoles en mauvais état contribuent à une forte vulnérabilité.

Dès 2023, Arthur Banga, chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny, alertait sur ce danger dans une étude pour l’IRIS : « Ces conditions créent un terrain propice à la radicalisation, notamment chez les jeunes. »

Un équilibre délicat à maintenir

Alors que les groupes djihadistes poursuivent leur stratégie d’enracinement au sud du Sahel, le Ghana, longtemps considéré comme un îlot de stabilité, entre dans une phase critique de prévention sécuritaire. Pour ne pas basculer dans le cycle des violences, l’efficacité de la coopération internationale devra s’accompagner d’un renforcement de la gouvernance locale, de la lutte contre la pauvreté et de l’inclusion sociale.

Les mois à venir seront déterminants pour évaluer si le Ghana parvient à tenir la ligne de front contre la menace islamiste.

Accès à l’Atlantique : le Maroc renforce sa coopération avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso

Le Maroc a accueilli, ce lundi 28 avril, à Rabat, une nouvelle réunion diplomatique de haut niveau avec les chefs de la diplomatie du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Objectif : accélérer la concrétisation d’un projet stratégique visant à offrir un accès à l’océan Atlantique à ces trois pays sahéliens enclavés.

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Pourquoi le Niger fait du haoussa une langue nationale ?

Le Niger a décidé de faire du hausa – langue la plus parlée dans le pays -, une langue nationale, reléguant le français au rang de « langue de travail ». À Niamey, capitale du pays, la décision ne fait pas l’unanimité.

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Le Togo annonce son intention d’adhérer à l’Alliance des États du Sahel (AES)

Le Togo semble désormais prêt à franchir une étape importante dans sa politique régionale. Après avoir subtilement évoqué cette possibilité dans une émission, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a clarifié l’intention du pays d’adhérer officiellement à l’Alliance des États du Sahel (AES). L’annonce, faite sur sa page Facebook, marque un tournant significatif dans les relations diplomatiques du Togo avec ses voisins sahéliens.

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Afrique de l’Ouest : les présidents ghanéen et ivoirien appellent les pays de l’AES à revenir dans la Cedeao

Lors d’une visite à Abidjan, ce mercredi 5 mars, les présidents ghanéen et ivoirien, John Dramani Mahama et Alassane Ouattara, ont lancé un appel solennel aux dirigeants militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, trois pays qui ont quitté la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) fin janvier de cette année.

Ces pays, gouvernés maintenant par des militaires depuis des coups d’État survenus entre 2020 et 2023, ont formé une alliance, l’Alliance des Etats du Sahel (AES), après leur départ de la Cedeao.

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