Bruxelles alloue 15 millions d’euros à la viticulture sud-africaine pour soutenir l’inclusion sociale. Un choix que les professionnels européens jugent incohérent alors qu’ils font face à une crise multifactorielle.
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Une motion de censure déposée contre Ursula von der Leyen sur le fond de l’affaire Pfizergate
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est confrontée à un vote de défiance au sujet de l’affaire « Pfizergate » , scandale lié aux négociations de contrats d’achat de vaccins COVID-19 par la Commission européenne.
Lire la suite Une motion de censure déposée contre Ursula von der Leyen sur le fond de l’affaire PfizergateL’Union européenne exprime sa volonté de reprendre une coopération renforcée avec le Niger
Dans un contexte géopolitique en pleine mutation, le Niger continue de renforcer ses liens diplomatiques avec ses partenaires internationaux. C’est dans cette dynamique que le Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances, M. Ali Mahamane Lamine Zeine, a reçu en audience, ce mercredi 25 juin 2025, le chargé d’affaires par intérim de la délégation de l’Union européenne (UE) au Niger, M. Olai Voionmaa.
Lire la suite L’Union européenne exprime sa volonté de reprendre une coopération renforcée avec le NigerL’Italie accueille un sommet pour donner un coup d’accélérateur à son plan de développement pour l’Afrique
Ce vendredi 20 juin, la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, co-président un sommet destiné à accélérer la mise en oeuvre du plan Mattei promu par Rome. Ce dernier vise à limiter l’immigration clandestine africaine dans l’Union européenne en aidant les économies de plusieurs pays du continent.
Lire la suite L’Italie accueille un sommet pour donner un coup d’accélérateur à son plan de développement pour l’AfriqueAccord historique entre l’UE et le Royaume-Uni sur Gibraltar : vers une frontière sans barrière physique avec l’Espagne
Après des années de négociations parfois tendues, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont annoncé avoir conclu un accord politique historique sur Gibraltar, visant à supprimer toutes les barrières physiques entre le territoire britannique d’outre-mer et l’Espagne. L’objectif : garantir la libre circulation des personnes et des biens, tout en respectant la souveraineté des deux parties.
Une entente qualifiée d’« étape véritablement historique »
L’accord a été présenté comme une avancée majeure par Maroš Šefčovič, commissaire européen au Commerce et à la Sécurité économique, qui s’est exprimé depuis Bruxelles aux côtés du ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares. L’accord a été conclu après une réunion avec David Lammy, chef de la diplomatie britannique, et Fabian Picardo, ministre en chef de Gibraltar.
« Il s’agit d’une étape véritablement historique pour l’UE, y compris l’Espagne, ainsi que pour le Royaume-Uni et Gibraltar », a déclaré Šefčovič.
Du côté britannique, David Lammy a salué sur X (anciennement Twitter) une « solution pratique », qui, selon lui, « préserve la souveraineté, l’emploi et la croissance ». Il a ajouté que les intérêts de Gibraltar avaient été « placés au cœur de l’accord ».
Vers la disparition de la dernière barrière physique en Europe
L’accord met fin à l’un des derniers contentieux post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’UE : le statut de la frontière terrestre entre Gibraltar et l’Espagne. Jusqu’à présent, ce point de passage restait l’un des derniers murs en Europe.
Selon les termes de l’accord :
•Toutes les barrières physiques, vérifications et contrôles aux points de passage terrestres entre l’Espagne et Gibraltar seront supprimés.
•Des contrôles conjoints seront effectués uniquement à l’aéroport et au port de Gibraltar, par des agents locaux et espagnols.
•Les principes régissant une future union douanière entre l’UE et Gibraltar ont été définis, notamment en matière de fiscalité indirecte, incluant le commerce du tabac.
« Avec cet accord, la clôture, le dernier mur de l’Europe continentale, disparaîtra », a déclaré José Manuel Albares, évoquant la création d’une « zone de prospérité partagée » entre Gibraltar et le Campo de Gibraltar, la région frontalière espagnole.
Maintien de l’espace Schengen et de l’union douanière
L’accord permettra à Gibraltar de rester dans l’espace Schengen, tout en respectant les règles du marché unique européen et de l’union douanière. Il garantit ainsi une continuité des échanges et une stabilité juridique renforcée, favorable aux entreprises locales.
Maroš Šefčovič a souligné que la clarté juridique et la sécurité qu’apportera cet accord amélioreront significativement l’environnement économique et commercial de la région.
Coopération renforcée et développement économique
Au-delà des aspects techniques et douaniers, l’accord prévoit :
•Un nouveau cadre de coopération pour l’échange d’informations entre le Royaume-Uni et l’Espagne ;
•Un mécanisme de consultation obligatoire pour gérer les différends ou adapter l’accord ;
•Un mécanisme financier bilatéral pour soutenir le développement économique, la création d’emplois et la cohésion sociale dans la région.
Avec plus de 15 000 travailleurs traversant la frontière chaque jour, soit plus de la moitié de la main-d’œuvre de Gibraltar, l’accord devrait préserver la stabilité socio-économique d’une zone hautement intégrée.
Une ratification attendue mais pas encore formelle
Si l’accord a été politiquement scellé, la version juridique finale reste à être rédigée par les équipes de négociation. Elle devra ensuite être ratifiée par les procédures internes des différentes parties (UE, Royaume-Uni, Espagne, Gibraltar).
Maroš Šefčovič s’est toutefois montré confiant :
« Je suis absolument convaincu que l’accord sera ratifié, car nous avons vraiment examiné chaque aspect, chaque petit détail. Je pense que nous avons trouvé la meilleure réponse possible à chaque défi mis sur la table au cours des deux dernières années. »
Une nouvelle ère pour Gibraltar et l’Europe
Cédé au Royaume-Uni en 1713 mais toujours revendiqué par l’Espagne, Gibraltar est depuis longtemps un point de friction diplomatique. Cet accord marque une rupture avec des décennies de tensions, au profit d’une coopération pragmatique, dans l’intérêt direct des citoyens et des économies locales.
S’il est ratifié, il représentera l’un des rares succès diplomatiques post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, et pourrait servir de modèle pour d’autres différends territoriaux.
Blanchiment d’argent : l’UE place cinq pays africains, dont la Côte d’Ivoire, sur sa liste noire
La Commission européenne a placé six pays africains dans sa liste des pays à « haut risque » en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, mardi 10 juin. Parmi eux : la Côte d’Ivoire, où les efforts fournis ces dernières années pour renforcer le cadre juridique n’ont pas suffi pour éviter au pays d’en faire partie. Pour le Sénégal en revanche, bonne nouvelle : celui-ci en a été retiré.
Lire la suite Blanchiment d’argent : l’UE place cinq pays africains, dont la Côte d’Ivoire, sur sa liste noireGuerre Russie-Ukraine : l’Union européenne renforce la pression économique sur la Russie pour « favoriser » un retour aux négociations
L’Union européenne poursuit sa stratégie de pression économique contre Moscou dans le cadre du conflit russo-ukrainien. À quelques jours du sommet du G7 prévu au Canada du 15 au 17 juin, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé, mardi 10 juin, de durcir les sanctions économiques visant la Russie, en particulier dans le secteur pétrolier. L’objectif affiché : contraindre la Russie à engager des pourparlers sérieux en vue d’un cessez-le-feu.
Lire la suite Guerre Russie-Ukraine : l’Union européenne renforce la pression économique sur la Russie pour « favoriser » un retour aux négociationsLe Ghana muscle sa défense face à la menace djihadiste : une coopération internationale en pleine expansion
Face à la montée en puissance des groupes djihadistes au Sahel et à leur progression vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, le Ghana intensifie ses efforts pour renforcer sa sécurité nationale. Soutenu par les États-Unis et l’Union européenne, le pays s’équipe et forme ses forces armées pour prévenir une contagion de la violence.
Soutien militaire américain et européen accru
Le 8 mai dernier, l’ambassadrice des États-Unis au Ghana, Virginia Palmer, a remis aux forces armées ghanéennes 14 véhicules blindés de transport de troupes Puma M36 Mk3, d’une valeur totale de 6 millions de dollars. Une donation symbolique mais stratégique : « Ces véhicules aideront à assurer la paix, la stabilité et la protection des frontières du Ghana, tout en contribuant à la sécurité globale, y compris celle des États-Unis », a-t-elle déclaré.
Ce don s’inscrit dans une coopération sécuritaire plus large entre Washington et Accra, estimée à 25 millions de dollars par an. Elle comprend également la fourniture d’équipements, la tenue d’exercices conjoints, ainsi que le soutien à la police nationale.
Quelques mois plus tôt, en février 2024, l’ambassadeur de l’Union européenne au Ghana, le Français Irchad Razaaly, avait lui aussi présenté un lot d’équipements non létaux d’une valeur de 50 millions d’euros, financé par le fonds européen Facilité pour la paix (FEP). Cette aide comprenait notamment des embarcations de surveillance fluviale, des équipements de guerre électronique et de reconnaissance, ainsi que des engins de construction. Une donation de 105 véhicules blindés avait également été réalisée en octobre 2023.
Une menace djihadiste qui gagne du terrain
Si le Ghana renforce ses moyens, c’est que la menace est bien réelle. Le Sahel est aujourd’hui le théâtre d’une intensification des violences armées, menées notamment par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) affilié à Al-Qaïda, et par l’État islamique au Sahel (EIS). Ces groupes cherchent à étendre leur influence idéologique et territoriale vers les pays côtiers, dont le Ghana.
Selon Daniel Eizenga, chercheur au Centre africain d’études stratégiques à Washington, « les pays du Golfe de Guinée, notamment le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Bénin, font face à une pression croissante. Ils perçoivent la situation comme une menace imminente et cherchent à renforcer rapidement leurs capacités avec l’appui de partenaires internationaux. »
Les chiffres confirment cette tendance : les attaques djihadistes ont augmenté de 250 % en quatre ans dans les pays sahéliens et leurs voisins côtiers. Le nord du Bénin et du Togo, mais aussi certaines zones du Ghana et de la Côte d’Ivoire, sont de plus en plus exposés.
Les groupes armés exploitent l’absence de contrôle étatique dans certaines zones rurales, où l’État est peu présent. « Les frontières ne sont pas un obstacle pour eux. Ils s’intéressent aux zones stratégiques : là où vivent les communautés vulnérables, là où se trouvent les ressources, là où leur message peut se répandre », explique Eizenga.
Les vulnérabilités internes : un terreau fertile pour l’extrémisme
Au nord du Ghana, région à forte densité musulmane et historiquement marginalisée, les déficits de gouvernance aggravent la situation. Le chômage des jeunes atteint 39 %, et les infrastructures sont largement insuffisantes. Manque d’eau potable, routes impraticables, soins de santé défaillants et écoles en mauvais état contribuent à une forte vulnérabilité.
Dès 2023, Arthur Banga, chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny, alertait sur ce danger dans une étude pour l’IRIS : « Ces conditions créent un terrain propice à la radicalisation, notamment chez les jeunes. »
Un équilibre délicat à maintenir
Alors que les groupes djihadistes poursuivent leur stratégie d’enracinement au sud du Sahel, le Ghana, longtemps considéré comme un îlot de stabilité, entre dans une phase critique de prévention sécuritaire. Pour ne pas basculer dans le cycle des violences, l’efficacité de la coopération internationale devra s’accompagner d’un renforcement de la gouvernance locale, de la lutte contre la pauvreté et de l’inclusion sociale.
Les mois à venir seront déterminants pour évaluer si le Ghana parvient à tenir la ligne de front contre la menace islamiste.
Pologne : le conservateur Karol Nawrocki remporte la présidentielle et douche les espoirs de nombreux Union-Européistes
Le Candidat conservateur Karol Nawrocki a remporté l’élection présidentielle polonaise de dimanche 1er juin avec 50, 89% des voix contre le maire libéral de Varsovie, Rafal Trzaskowski. Le candidat nationaliste aura désormais en main tous les instruments pour ralentir l’action du gouvernement libéral et pro-UE dont il a annoncé la chute prochaine.
Lire la suite Pologne : le conservateur Karol Nawrocki remporte la présidentielle et douche les espoirs de nombreux Union-EuropéistesGuerre en Ukraine : Moscou relance l’option diplomatique tandis que Kiev intensifie ses frappes de drones
Moscou tente une nouvelle approche diplomatique, pendant que Kiev multiplie ses attaques de drones. De son côté, l’Union européenne consolide sa défense en mer Noire.
Un deuxième round de négociations proposé à Istanbul
Ce mercredi, le Kremlin a annoncé avoir invité la délégation ukrainienne à une deuxième séance de pourparlers directs, qui se tiendrait à Istanbul, le lundi 2 juin. Cette rencontre a pour objectif de présenter un « mémorandum » contenant les conditions russes pour un accord de paix durable.
« Notre délégation […] est prête à présenter ce mémorandum à la délégation ukrainienne et à fournir les explications nécessaires lors d’un deuxième cycle de négociations directes », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Comme lors de la première réunion du 16 mai, la délégation russe sera conduite par Vladimir Medinski, ex-ministre de la Culture et écrivain aux positions nationalistes. Pour l’instant, Kiev n’a pas officiellement répondu à cette invitation.
Le Kremlin a aussi rejeté la proposition du président ukrainien Volodymyr Zelensky d’organiser un sommet « tripartite » avec Vladimir Poutine et Donald Trump, écartant toute médiation occidentale directe dans ce processus.
Des attaques de drones ukrainiens d’une ampleur inédite
La diplomatie ne freine en rien les opérations militaires. Dans la nuit de mardi à mercredi, la Russie a affirmé avoir abattu 296 drones ukrainiens, une des attaques les plus massives depuis le début de la guerre. Parmi ces engins, 39 drones visaient Moscou.
Le maire de la capitale a indiqué que la défense antiaérienne a été largement mobilisée, mais plusieurs drones ont échappé aux interceptions. Dans la banlieue sud de Moscou, trois maisons ont été détruites selon le gouverneur régional. Le trafic de plusieurs aéroports a également été perturbé.
Menace d’une offensive russe dans le nord-est
Sur le front terrestre, la tension monte dans la région de Soumy, au nord-est de l’Ukraine. Le président Zelensky a accusé Moscou d’y rassembler des troupes en vue d’une possible offensive. La Russie affirme vouloir créer dans cette région frontalière une « zone tampon », destinée à empêcher les incursions ukrainiennes sur son territoire.
Cette stratégie fait écho à d’anciennes déclarations du Kremlin, qui évoque régulièrement la nécessité de sécuriser ses frontières face aux frappes ukrainiennes.
L’Union européenne muscle sa présence en mer Noire
Face à l’instabilité persistante, l’Union européenne intensifie sa stratégie de dissuasion. Ce mercredi, Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, a annoncé la mise en place d’un hub de sécurité maritime en mer Noire.
« Ce centre constituera le système d’alerte précoce de l’Europe en mer Noire », a-t-elle précisé.
Ce dispositif vise à améliorer la détection des menaces, à protéger les infrastructures stratégiques (comme les câbles sous-marins et installations offshore), mais aussi à sécuriser la navigation maritime.
L’initiative complète les efforts de l’Ukraine, qui a réussi à établir un corridor sécurisé pour l’exportation de ses céréales, essentielles à son économie. Mais la Russie reste une menace constante, notamment avec sa « flotte fantôme », ces navires-pétroliers qui contournent les sanctions internationales. La coopération avec l’OTAN est également prévue dans ce dispositif.
Conclusion : entre diplomatie et intensification du conflit
Alors que la Russie tente de réactiver la voie diplomatique avec un nouveau cycle de négociations à Istanbul, la réalité du terrain reste dominée par la violence. L’Ukraine répond par des frappes de grande envergure, tandis que la Russie prépare de nouvelles offensives stratégiques. L’Union européenne, de son côté, se prépare à une guerre longue en renforçant ses capacités de défense.