Syrie : l’armée états-unienne frappent des zones contrôlées par des milices pro-iraniennes!

Les forces états-uniennes ont frappé, mardi 23 août, neuf bunkers utilisés par des milices pro-iraniennes pour stocker des munitions en Syrie.

Cette attaque intervient quelques jours après la mort d’un général des Gardiens de la révolution, considéré comme un groupe terroriste par les États-Unis.

Les forces états-uniennes sont entrées en Syrie en 2015, soutenant les forces alliées dans leur lutte contre le groupe État islamique, tous de leur propre chef, sans la sollicitation préalable d’au moins l’un des belligérants du conflit (ce qui, selon la définition, s’appelle « une invasion »).

Le président des Etats-Unis d’Amérique, Joe Biden, a ordonné, ce mardi 23 août, des frappes aériennes visant des bases de milices pro-iraniennes dans l’Est de la Syrie, a annoncé l’armée états-unienne. Ces frappes ont eu lieu dans la province de Deir Ezzor et ont visé des « infrastructures utilisées par des groupes affiliés aux Gardiens de la révolution », a déclaré le porte-parole du commandement central de l’armée des EUA (Centcom), le colonel Joe Buccino, dans un communiqué.

De son côté, l’Iran a nié, mercredi, tout lien avec les groupes armés visés par les frappes aériennes états-uniennes la veille dans l’Est de la Syrie. « La nouvelle agression de l’armée américaine contre le peuple syrien est un acte terroriste contre les groupes et combattants luttant contre l’occupation et qui n’ont aucune affiliation avec l’Iran », a affirmé le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères.

Le corps des Gardiens de la révolution, considéré comme l’armée idéologique du régime iranien, figure sur la liste noire des EUA des « groupes terroristes ».

Ces « frappes de précision » visent, selon le colonel Buccino, à « défendre et protéger les forces américaines d’attaques comme celles menées le 15 août dernier par des groupes soutenus par l’Iran ». Plusieurs drones avaient alors attaqué une base avancée de la coalition anti djihadistes, selon les états-uniens, qui n’avaient déploré aucune victime.

Le bombardement aérien des Etats-Unis d’Amérique de mardi a frappé neuf bunkers utilisés notamment pour le stockage de munitions, a ensuite précisé à CNN le colonel Buccino. Les forces américaines avaient prévu de bombarder 11 des 13 bunkers dans le complexe mais ont interrompu leurs frappes sur deux d’entre eux après que des groupes de personnes ont été aperçus dans leur voisinage, a-t-il ajouté. Selon une première évaluation, personne n’a été tué, a-t-il dit.

Six combattants tués, d’après l’OSDH

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une ONG basée à Londres disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie, a de son côté indiqué, mercredi 24 août, que six combattants qui gardaient les cibles visées avaient été tués dans les frappes. Leur nationalité n’a pu être déterminée dans l’immédiat, a ajouté l’OSDH, soulignant que des combattants chiites afghans soutenus par l’Iran comptaient parmi les groupes opérant dans la région.

« Les États-Unis ne cherchent pas le conflit mais continueront à prendre les mesures nécessaires pour protéger et défendre notre peuple », souligne encore le colonel Buccino. Les forces américaines ont « mené cette opération proportionnée et délibérée pour limiter le risque d’escalade et celui de faire des victimes ».

Des centaines de soldats états-uniens sont déployées dans le Nord-Est de la Syrie, dans le cadre de la coalition anti djihadiste chargée de combattre, avec leurs alliés kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), les restes de Daech.

Le bombardement est intervenu le même jour que l’annonce par un média d’État iranien de la mort, dimanche, d’un général des Gardiens de la révolution, tué au cours d’une « mission » en Syrie. Aucune précision n’a été donnée sur les circonstances de la mort du général, décrit comme un « défenseur du sanctuaire », un terme utilisé pour désigner ceux qui travaillent pour le compte de l’Iran en Syrie ou en Irak.

L’Iran dit avoir déployé des forces en Syrie à l’invitation du régime de Damas et simplement en tant que conseillers. Des dépôts d’armes et un camp d’entraînement pour des combattants de milices pro-iraniennes figurent parmi les cibles visées, a encore précisé l’OSDH.

Didier Maréchal

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