Midterms 2022 : les démocrates conservent leur majorité au Sénat!

La victoire de la candidate Catherine Cortez Masto, pour le poste de sénateur du Nevada, donne aux Démocrates les 50 sièges dont ils avaient besoin pour conserver la majorité au Sénat.

Avec deux victoires en Arizona et dans le Nevada ce week-end, les démocrates sont assurés de conserver le contrôle de la chambre haute en janvier prochain. Le contrôle de la Chambre des représentants reste, lui, indécis mais penche en faveur des républicains.

Les démocrates sont désormais assurés de conserver leur majorité au Sénat. Samedi, la sénatrice sortante du Nevada, Catherine Cortez Masto, a été réélue contre son adversaire républicain Adam Laxalt, permettant de sécuriser la moitié des sièges à la chambre haute du Congrès. Dans le week-end, un autre sénateur sortant démocrate, Mark Kelly, l’avait aussi emporté dans l’Arizona sur son challenger républicain Blake Masters.

Ces deux résultats permettent au camp démocrate de l’emporter sans attendre le résultat de l’élection en Géorgie, où un deuxième tour doit avoir lieu début décembre pour départager le pasteur démocrate Raphael Warnock de l’ex-joueur de football américain républicain Herschel Walker.

Même en cas de victoire républicaine, la voix du président du Sénat – la vice-présidente Kamala Harris – départagerait l’assemblée en faveur des démocrates, comme c’est le cas aujourd’hui.

Même si la victoire est symbolique, elle acte la bonne résistance du camp démocrate dans les élections de mi-mandat et sème encore davantage le doute dans le camp républicain. Elle est aussi politique : avec le contrôle du Sénat, l’administration Biden va pouvoir continuer à nommer les hauts fonctionnaires et les juges qu’elle souhaite quand la prochaine législature se mettra en place, en janvier prochain.

Le Sénat a ainsi, parmi ses prérogatives, la confirmation, à la majorité simple, des propositions de nominations par la Maison Blanche – y compris les postes de juges à la Cour suprême. S’ils décrochent un 51e siège en Géorgie, les démocrates pourront en outre avoir la majorité dans les commissions, facilitant le travail procédural pour faire avancer les projets.

La poursuite de l’agenda législatif de Joe Biden reste, en revanche, soumise à l’issue du scrutin à la Chambre des représentants. Dimanche, les républicains avaient toujours l’avantage, avec 211 sièges acquis, contre 204 aux démocrates – et pour une majorité à 218 sièges. Il faudrait aux démocrates un quasi sans faute pour conserver leur majorité actuelle.

Cinq jours après l’élection, les dépouillements sont encore insuffisamment avancés pour avoir un verdict dans plusieurs Etats. C’est notamment le cas en Californie, où les bulletins de vote par correspondance peuvent arriver jusqu’à ce mardi 15 novembre. Des duels étaient aussi encore indécis dans l’Etat de Washington, l’Oregon et l’Arizona.

En l’absence d’une majorité démocrate à la Chambre, le champ des travaux législatifs sera restreint. Joe Biden poussera les dossiers sur lesquels il peut espérer une dose de soutien républicain , comme cela a été le cas avec les lois sur les infrastructures, les armes ou les subventions aux semi-conducteurs. Joe Biden a notamment dit vouloir aller plus loin dans le contrôle des armes, en bannissant la vente des fusils d’assaut comme ce fut le cas à la fin des années 1990.

Beaucoup dépendra de la ligne stratégique suivie par les républicains au Congrès. Le mécontentement monte dans leurs rangs et les débats vont s’intensifier. L’ex-président Donald Trump, qui avait imprimé sa marque dans les primaires en faisant élire des candidats très à droite, a largement perdu son pari de les voir remporter les élections face aux démocrates. Il a toutefois maintenu la « grande annonce » promise avant les élections – probablement sa candidature à la présidentielle 2024 – qu’il doit faire mardi depuis sa résidence de Mar-a-Lago (Floride).

Au-delà des résultats au Congrès, le risque d’emprise des « négateurs d’élection » (« election deniers ») s’est émoussé. Dans le Nevada, c’est un démocrate qui a remporté le poste de secrétaire d’Etat – qui certifie les élections -, battant un républicain assurant que les élections étaient truquées. « Il est maintenant officiel qu’ aucun négateur des élections n’administrera celle de 2024 dans un « swing state »», ces Etats qui peuvent basculer d’un parti à l’autre à chaque élection, a réagi sur Twitter Nathaniel Rakich, du site d’analyse politique

Joseph Kouamé

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