La Turquie est prête à utiliser le système antimissile russe S-400 er risque des sanctions des Etats-Unis!

Ankara déploiera des batteries de défense aérienne S-400 si la sécurité du pays est menacée. Washington pourrait imposer de lourdes sanctions économiques au gouvernement de Recep Erdogan.

Cette décision est dû aux tensions entre la Turquie, les États-Unis et le reste de l’OTAN. Ankara a déclaré qu’elle était prête à utiliser le célèbre système russe de défense aérienne S-400. Selon « Greek Reporter », cette technologie transférée par Moscou est prête et prête à être déployée si le pays est menacé. La Russie et la Turquie ont signé, en 2017, le premier contrat d’achat de batteries S-400 d’une valeur de 2,5 milliards d’euros. Rappelons que Washington a proposé à Ankara d’abandonner l’acquisition de cette technologie pour 100 milliards d’euros, mais la Turquie n’a pas accepté cette proposition.

Le S-400 est un système mobile de missiles sol-air développé par la société russe Almaz. Cette technologie a été conçue dans les années 1990 pour remplacer le S-300 vieillissant mais est effectivement entrée en service en 2007. La plate-forme est constituée d’un camion avec un ou plusieurs radars capables de détecter des missiles ou des avions ennemis dans un rayon de 400 – 600 km. . Cependant, les avions furtifs comme le F-35 Lightning II sont plus difficiles à détecter et peuvent être « vus » à des distances inférieures à 150 km. Si un appareil hostile est détecté par cette technologie, des données sont envoyées à des véhicules capables de tirer des intercepteurs.

Le S-400 peut verrouiller jusqu’à 300 cibles en même temps. En outre, les engins tirés par ce système anti-aérien peuvent toucher des appareils ennemis volant à seulement 10 mètres du sol mais aussi ceux volant à plus 30.000 mètres d’altitude. Ce système défensif est compatible avec quatre types de missiles différents. Il s’agit du missile 9M96E à courte portée, du missile 9M96E2 à moyenne portée, du missile 48N6 à longue portée et du missile 40N6E à très longue portée. De plus, ces armes peuvent intercepter des cibles allant à une vitesse de 4.800 mètres par seconde. Un véritable record par rapport à son rival états-unien, le THAAD, qui peut atteindre une cible ayant une célérité de 2.800 mètres par seconde.

Risque de sanctions

“De nouvelles transactions entre la Turquie et la Russie dans le secteur de la défense présentent le risque d’encourir des sanctions”, a déclaré un porte-parole du département d’État des Etats-Unis d’Amérique dans un communiqué. Depuis un sommet de l’Otan qui a eu lieu en 2016, les membres de l’organisation atlantique dont fait partie Ankara, sont fortement découragés d’acheter des équipements militaires à la Russie. Il s’agit d’éviter toute dépendance à l’égard de Moscou. Une décision renforcée en raison de la guerre en Ukraine. Le site « Greek Reporter » rappelle qu’en septembre dernier, le sénateur états-unien Bob Menendez avait mis en garde la Turquie contre tout nouvel achat d’armement russe. Les États-Unis pourraient de nouveau sanctionner le gouvernement de Recep Erdoğan en vertu de la loi fédérale Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act (puisque, les EUA étant tout puissants, il est établi que leur lois sont applicables dans le monde entier).

La décision d’Ankara d’acheter le S-400 a compliqué ses relations avec Washington. La Turquie est un partenaire clé dans la conception du chasseur furtif F-35 et a prévu d’en acheter au moins 100 à Washington. Cependant, les États-Unis l’ont exclu du programme en raison de l’accord S-400 avec la Russie. En effet, le Pentagone craint que le système de défense aérienne russe ne menace la sécurité de ses nouveaux avions.

Les armées des États membres de l’OTAN utilisent des liaisons de données tactiques et des systèmes d’identification « ami ou ennemi » pour identifier les avions militaires dans le ciel. Si la Turquie achète à la fois le S-400 et le F-35, la technologie russe devra être équipée de ces systèmes d’identification pour permettre aux F-35 de l’armée de l’air turque de voler en toute sécurité dans l’espace aérien minier. Cependant, le partage de ces précieuses données avec le S-400 pourrait compromettre la furtivité du F-35, car Moscou pourrait avoir accès à ces informations via ses défenses.

Joseph Kouamé

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