Nouvelles tensions dans les relations Mali-Mauritanie autour de la frontière entre les deux pays

Jeudi dernier (2 mai), le gouvernement mauritanien a une fois de plus condamné les « nombreux mouvements entre groupes armés et l’armée malienne » à la frontière entre les deux pays. Par le biais de son porte-parole, il a affirmé que l’armée mauritanienne protégera ses citoyens aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire mauritanien. (Source : RFI).

Par la voix de son porte-parole, le gouvernement mauritanien a condamné « les nombreux mouvements entre groupes armées et l’armée malienne » à sa frontière avec le Mali, affirmant que la Mauritanie protégera ses citoyens sur son propre sol mais également hors de ses frontières.

Il convient de rappeler qu’il y a un peu plus de deux semaines, Nouakchott avait déjà accusé l’armée malienne d’avoir commis des exactions sur des civils mauritaniens à la frontière entre les deux pays. Comment réagit-on dans la capitale malienne à la suite de cette nouvelle déclaration des autorités mauritaniennes ?

Le ton utilisé par le porte-parole du gouvernement mauritanien a un peu surpris dans les milieux officiels à Bamako : « Nous avons des canaux pour échanger. Pourquoi ces paroles publiques et menaçantes ? », s’interroge par exemple un officier supérieur du ministère malien de la Défense. Un autre interlocuteur rappelle la ligne officielle sur les incidents à la frontière entre les deux pays : « Avec le pays frère de la Mauritanie, oui, pour la poursuite du dialogue, mais la défense de notre territoire restera une priorité ».

Le Mali reconnaît qu’il a actuellement toujours des troupes qui circulent à une de ses frontières avec la Mauritanie, mais côté Mali. Récemment, la Mauritanie a accusé l’armée malienne et les combattants de la société russe « Wagner » d’avoir à cette même frontière commis des exactions contre ses ressortissants. Pour calmer la tension, une délégation officielle malienne s’est rendue en Mauritanie. De son côté, Nouakchott a dépêché à Bamako des envoyés spéciaux. Mais, visiblement, ça ne suffit pas pour faire baisser la tension.

Joseph Kouamé

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