Les ambassadeurs des pays occidentaux, y compris celui des États-Unis d’Amérique, ne participeront pas à la cérémonie commémorant le 79e anniversaire du bombardement de Nagasaki, Israël n’étant pas parmi les invités, ont précisé des responsables des pays occidentaux concernés.
Comme à l’accoutumée, l’ambassadeur d’Israël au Japon a assisté à la cérémonie du 79e anniversaire du bombardement atomique à Hiroshima, le mardi 6 août. Cependant, il ne sera pas le bienvenu à Nagasaki pour l’événement annuel du vendredi 9 août, alors que le représentant palestinien, lui, a été invité.
Les médias ont rapporté que l’Australie, l’Italie, le Canada et l’Union Européenne – qui, avec les États-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni et l’Allemagne, ont adressé une lettre critique au maire de Nagasaki le mois dernier –devraient également adopter cette approche et donc boycotter cette commémoration.
Comme chaque année, Hidehiko Yuzaki, gouverneur de la préfecture d’Hiroshima, a prononcé un discours ce mardi 6 août lors de la cérémonie en mémoire des victimes du bombardement atomique, diffusée en direct sur la chaîne nationale japonaise NHK, déclarant, entre autres : « Le plus fort écrase le plus faible (…). Dans les guerres contemporaines, des hommes et des femmes, jeunes et vieux, sont abattus par des balles ou déchiquetés par des missiles ». Cependant, l’image diffusée a montré un autre visage, celui de Gilad Cohen, l’ambassadeur d’Israël au Japon, au regard sévère. Ce diplomate assistait à cette cérémonie marquant le 79e anniversaire du bombardement atomique du 6 août 1945, la première depuis le début du conflit dans la bande de Gaza en octobre dernier dont l’élément déclencheur fut le massacre sanguinaire de près de 1 200 juifs, en Israël, par le mouvement terroriste islamique palestinien Hamas, ayant été jusqu’aux viols en bandes organisées et à répétitions de femmes, toutes jeunes filles et d’hommes, mais également de décapitations, tortures divers et jusqu’à cuire un nouveau-né dans un four tandis que les trois mêmes terroristes voilaient, dans le même temps, sa mère, chacun à deux reprises .
Le discours annuel d’Hidehiko Yuzaki s’adressait pourtant à toutes les puissances cherchant « ouvertement à modifier le statu quo par la force et en violant les lois internationales ». Cependant, le regard de l’ambassadeur israélien a suscité des réactions parmi les internautes japonais, beaucoup d’entre eux jugeant que les remarques du gouverneur étaient en grande partie dirigées contre l’État hébreu.
« Comme les années précédentes, j’ai eu l’honneur de participer aujourd’hui à la cérémonie de commémoration de la paix à Hiroshima au nom d’Israël », a simplement écrit Gilad Cohen sur « X », à l’issue de l’événement auquel il a été convié par la ville d’Hiroshima, une décision qui a suscité des critiques au Japon ces dernières semaines.
Hiroshima et Nagasaki, reconnues comme des symboles de la paix et du désarmement nucléaire, invitent habituellement des dignitaires du monde entier à leurs commémorations annuelles. Cependant, les deux villes ont décidé d’exclure les représentants de la Russie et de la Biélorussie depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Des militants pacifistes et des survivants des bombardements atomiques réclament maintenant que l’État hébreu soit également exclu en raison de la guerre en cours dans la bande de Gaza, estimant que sa présence constituerait une politique de deux poids, deux mesures.
Les municipalités ont finalement pris des décisions divergentes. Hiroshima a choisi d’inviter l’ambassadeur d’Israël, comme chaque année, et non le représentant palestinien au Japon. En revanche, Nagasaki a invité le représentant palestinien tout en désinvitatant Gilad Cohen.
L’ambassadeur états-unien, Rahm Emanuel, n’assistera pas à la cérémonie « après que le maire de Nagasaki a politisé cet événement en n’invitant pas l’envoyé israélien », a dit l’un des porte-paroles de l’ambassade à l’AFP.
Le maire de Nagasaki, Shiro Suzuki, a expliqué, le 31 juillet dernier, que cette décision visait à « tenir la cérémonie dans une atmosphère paisible» et qu’elle n’était « pas motivée par des considérations politiques». En juin, il avait déjà indiqué avoir suspendu l’envoi de l’invitation au diplomate israélien pour éviter d’éventuels « incidents » lors de la cérémonie, un risque que l’ambassadeur d’Israël considérait , à juste titre, comme « inventé » puisque, dans le même temps, le maire de Nagasaki a invité les représentants de l’autorité palestinienne – jamais invité jusqu’à cette année.
Suite à cette décision, Gilad Cohen a exprimé son regret le 31 juillet dans une publication sur « X », jugeant que cette exclusion envoyait « un message erroné au monde entier et détournait le message principal que Nagasaki promeut depuis des années ». Loin de décolérer, l’ambassadeur a affirmé, ce lundi 5 août, dans un entretien avec CNN, que son exclusion de la cérémonie à Nagasaki n’avait « rien à voir » avec le maintien de l’ordre public. « J’ai vérifié auprès des autorités compétentes chargées de l’ordre public et de la sécurité, et rien ne m’empêche de me rendre à Nagasaki », a-t-il ajouté, accusant le maire d’avoir « inventé » un risque potentiel. « Je suis vraiment surpris qu’il détourne cette cérémonie pour ses motivations politiques », a-t-il poursuivi.
Gilad Cohen n’a pas expliqué pourquoi il pensait qu’il n’y avait pas de risque sécuritaire, invoquant la confidentialité. La controverse a également suscité une réaction de Julia Longbottom, l’ambassadrice du Royaume-Uni au Japon. Elle a annoncé, ce mardi, qu’elle ne sera pas présente à la cérémonie de Nagasaki ce vendredi 9 août, considérant qu’Israël ne devrait pas être traité comme la Russie ou la Biélorussie.
Un porte-parole de l’ambassade française a dit que son numéro deux viendrait prendre part à l’événement, confiant à l’AFP que « la décision prise de ne pas inviter le représentant d’Israël est à la fois regrettable et trompeuse ».
Quoi qu’il en soit, le comportement du Japon, de manière générale, et du maire de Nagasaki, tout particulièrement, vis à vis d’Israël, est non seulement injuste mais encore plus injustifiable, au regard des atrocités que ce pays a commis envers les peuples qu’il a colonisé et massacrés depuis, au moins, le XVIe siècle, et, tout particulièrement durant la première moitié du XXe siècle. Ces véritables atrocités comparables à celles, modernes, de Daesh et du Hamas, méritant qu’on les rappelle, nous avons décidé de vous en proposé un article précis (déjà rédigé) que nous publierons, demain, 9 août, jour où, justement, le « Pays du soleil levant », va pratiquer, à la fois, le « 2 poids, 2 mesures », le « déni historique », et l’ultra-victimisation, plutôt que de l’ajouter au présent article, comme nous l’avions prévu initialement
Didier Maréchal & Christian Estevez