Syrie : suspension de la Constitution, frappes israéliennes sur Damas, atrocités carcérales

Entre bouleversements politiques, tensions militaires et dénonciations des violations des droits Humains, la Syrie est en pleine mutation. La suspension de la Constitution, l’adoption du drapeau de l’indépendance par les Kurdes, de nouvelles frappes israéliennes autour de Damas et les révélations glaçantes de l’ONU sur les prisons syriennes témoignent de la transition difficile d’un pays toujours marqué par les violences.

La Constitution suspendue pour trois mois


Le nouveau pouvoir en Syrie a annoncé la suspension de la Constitution et du Parlement pour une période transitoire de trois mois. Cette décision, selon Obaida Arnaout, porte-parole des nouvelles autorités, permettra à un comité juridique d’examiner le texte fondamental et effectuer des amendements. La situation coïncide avec le mandat du nouveau Premier ministre transitoire, Mohammad al-Bachir, nommé ce mardi 10 décembre par la coalition rebelle. Cette période s’étend jusqu’au 1er mars 2025.

Adoption du drapeau de l’indépendance par les Kurdes


Dans un geste symbolique, l’administration autonome kurde a arboré le drapeau de l’indépendance syrienne. Ce drapeau, qui remplace celui du régime d’Al-Assad, incarne selon l’administration les aspirations à « la liberté, la dignité et l’unité nationale ». Ce changement marque une volonté d’unification dans un pays affaibli par des années de guerre.

Nouvelles frappes israéliennes près de Damas


L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a rapporté des frappes israéliennes aux environs de la capitale syrienne. Depuis dimanche, Israël a multiplié ses attaques contre des positions militaires liées à l’ancien régime de Bachar al-Assad. Ces frappes visent à empêcher, selon le Premier ministre Benyamin Netanyahou, toute activité terroriste émanant de la Syrie.

« Barbarie inimaginable » dans les prisons syriennes, selon l’ONU


Les Nations Unies ont dénoncé avec force les atrocités dans les centres de détention syriens, notamment à Sednaya. L’envoyé spécial Geir Pedersen a évoqué des images « insoutenables » révélant des souffrances indescriptibles. Il a sollicité l’action de la communauté internationale, afin que ces horreurs ne se reproduisent plus jamais.

Clara Höser

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