Iran : La nouvelle loi sur l’obligation du port du voile entrant en vigueur le 13 décembre

Le 13 décembre 2024, l’Iran instaure une nouvelle loi, la «Protection de la famille par la promotion de la culture de la chasteté et du hijab». Cette loi répressive prévoit des sanctions sévères, y compris la peine de mort, pour celles et ceux qui défient l’obligation du voile. Deux ans après le décès de Mahsa Amini en détention, ce texte marque une escalade dans la répression des droits des femmes et des filles. Les autorités cherchent à renforcer leur contrôle, notamment après le mouvement « Woman, Life, Freedom. » (« Femme, Vie, Liberté »).

Le 13 décembre 2024, l’Iran met en place une nouvelle loi répressive intitulée « Protection de la famille par la promotion de la culture de la chasteté et du hijab », renforçant ainsi l’oppression contre les femmes et les filles qui défient l’obligation du port du voile. Cette loi très stricte prévoit des sanctions extrêmes, telles que la peine de mort, la flagellation, des amendes colossales, ainsi que de lourdes peines de prison, pour ceux et celles qui osent protester contre le port obligatoire du voile.

« Amnesty International » a exprimé de vives inquiétudes, qualifiant cette loi d’escalade dangereuse et soulignant qu’elle pourrait mener à l’exécution de militants pacifiques (contradictoire pour une ONG qui considère l’interdiction de la burqa, en France, comme une « violation des droits fondamentaux des femmes » – ndlr). Le texte comprend 74 articles et impose de lourdes restrictions, notamment des interdictions de voyager et des limitations d’accès à l’éducation et à l’emploi pour les femmes et les filles qui ne se conformeraient pas aux règles strictes du voile.

Dans cette loi, le « dévoilement » est défini comme le fait pour les femmes et les filles de ne pas porter de hijab, tchador ou foulard, et la « mauvaise tenue » inclut tout vêtement qui expose une partie du corps en dehors des mains et des pieds. L’article 37 prévoit des peines de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans et des amendes atteignant 12 000 dollars pour ceux qui promeuvent ou diffusent des comportements considérés comme « immoraux » ou incitant au « péché », en lien avec des entités étrangères.

Le gouvernement iranien renforce sa répression en offrant une immunité légale aux citoyens qui appliquent cette loi en imposant le voile aux femmes. En revanche, toute tentative d’intervention pour protéger les femmes contre les arrestations ou harcèlements encourra des sanctions sévères, y compris des amendes et des peines de prison.

Clara Höser

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