Conflit Israël-Iran : le président bissau-guinéen menace d’intervenir si les deux pays ne cessent pas les hostilités – 11 autres pays africains appellent aussi à une désescalade au Moyen-Orient

Lors de l’inauguration d’un tronçon de l’autoroute reliant l’aéroport Osvaldo Vieira à la ville de Safim, le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a exprimé une ferme condamnation de l’escalade du conflit entre Israël et l’Iran. Un appel lancé aussi par onze autres pays du continent, sous l’égide de l’Égypte

Alors que la guerre opposant Israël et la République islamique d’Iran s’intensifie en dépit des nombreux appels de la communauté internationale à un cessez-le-feu, ce pays ouest africain pourrait bientôt intervenir pour mettre fin au conflit. Umaro Sissoco Embaló, président bissau-guinéen a lancé cet avertissement lors de l’inauguration d’un tronçon de l’autoroute reliant l’aéroport de Bissau à la ville de Safim.

À en croire les informations rapportées par Sputnik Afrique, le président Umaro Sissoco Embaló a notamment mis l’accent sur le cas d’Israël et de l’Iran. « Nous dirons à nos frères d’Israël et d’Iran d’arrêter la guerre immédiatement, car sinon la Guinée-Bissau sera contrainte de prendre les mesures appropriées pour y mettre fin », aurait déclaré le dirigeant Bissau-guinéen, selon le média susmentionné. Pour l’heure, ni les autorités israéliennes ni celles iraniennes n’ont réagi à cette déclaration du chef d’État de ce pays ouest africain.

11 autres pays africains appellent à une d’escalade au Moyen-Orient

Une initiative qui intervient avant une autre similaire réunissant 21 pays dont 11 africains, qui appellent à une désescalade et au retour de la diplomatie au Moyen-Orient. Ces États, parmi lesquels l’Égypte, l’Algérie, le Tchad, la Gambie, ont dans un communiqué publié mardi 17 juin exigé la création d’une « zone exempte d’armes nucléaires » dans la région. Cette initiative intervient au cinquième jour d’une escalade militaire entre Israël et l’Iran, avec le risque d’extension du conflit dans toute la région.

Les signataires insistent sur la nécessité d’épargner des frappes les sites nucléaires soumises au contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ils appellent à respecter le droit international, tout en soulignant la nécessité du retour rapide aux discussions.

Ces pays mentionnent également l’importance de préserver la liberté de navigation dans les détroits internationaux. La sécurité de cette navigation a été menacée en mer Rouge depuis le début de la guerre de Gaza, il y a 18 mois.

Le chercheur Hasni Abidi, a confié à un média international que « beaucoup de pays africains entretiennent de bonnes relations avec l’Iran et sont inquiets des conséquences de la guerre entre l’Iran et Israël ». Pour Le directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à Genève, cette initiative est dictée par la crainte d’une extension du conflit dans toute la région. Mais « le Maroc se distingue par le fait qu’il n’est pas de la partie, d’abord parce qu’il a de très mauvaises relations avec l’Iran et il y a une proximité importante avec Tel-Aviv ».

L’Égypte, qui a initié le projet, souffre déjà des conséquences spécifiques au niveau économique : la tension est mauvaise pour le canal de Suez, et les importations de gaz naturel israélien, dont dépend l’Égypte pour sa production d’électricité, ont baissé en raison de la baisse d’exploitation en raison de la guerre.

Pour rappel, depuis quelques jours, Israël et l’Iran ne cessent d’échanger des tirs de missiles et des menaces de guerre. Si les relations entre les deux pays étaient déjà complexe depuis quelques mois, les tensions entre Téhéran et Tel-Aviv se sont exacerbées lorsque dans la nuit du 13 juin 2025, Israël a lancé un raid aérien massif contre l’Iran.

Téhéran n’a pas tardé à riposter en lançant à son tour, des centaines de missiles et drones sur Israël. Depuis, ces deux pays du Moyen-Orient ne cessent d’échanger des tirs de missiles faisant d’énormes dégâts aussi bien en Iran qu’en Israël.

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