Donald Trump instaure une “semaine de l’anti-communisme” et cible le nouveau maire socialiste de New York

Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi 10 novembre, la création d’une “semaine de l’anti-communisme”, relançant ainsi sa croisade idéologique contre ce qu’il qualifie de “menace socialiste” aux États-Unis. Dans une proclamation officielle, il dénonce “l’une des idéologies les plus destructrices de l’histoire” et attaque frontalement ses adversaires progressistes, en particulier le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani.

Une proclamation à forte portée symbolique

Comme le veut la tradition présidentielle, ces proclamations n’ont pas de valeur juridique, mais elles permettent au chef de l’État de mettre en avant les thèmes qui lui tiennent à cœur. Dans son texte, Donald Trump — âgé de 79 ans — reprend une rhétorique proche de celle de la Guerre froide : “De nouvelles voix répètent de vieux mensonges, en les déguisant sous des expressions telles que justice sociale ou socialisme démocratique.”

Cette phrase vise directement Zohran Mamdani, élu maire de New York le 4 novembre dernier, et membre des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA).

“Un choix entre le communisme et le bon sens”

Depuis l’élection de Mamdani, Donald Trump multiplie les attaques personnelles, le qualifiant de “communiste” et affirmant que les États-Unis font face à “un choix entre le communisme et le bon sens”. Une formule qui rappelle les discours anticommunistes des années 1950.

Pourtant, le nouvel édile new-yorkais ne se revendique pas communiste. Membre du DSA, il défend un socialisme démocratique centré sur la justice sociale, les droits des travailleurs et la réduction des inégalités économiques.

Une offensive politique contre les progressistes

En conclusion de sa proclamation, Trump accuse ses adversaires d’incarner une idéologie liberticide : “Leur message reste le même : renoncez à vos libertés, faites confiance au pouvoir du gouvernement, et échangez l’espoir de la propriété pour le confort vide de la surveillance.”

Cette “semaine de l’anti-communisme” s’inscrit dans la stratégie du président républicain de mobiliser son électorat conservateur face à la montée de figures progressistes au sein de la scène politique américaine. Elle confirme aussi que, près d’un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump entend faire du combat contre le “socialisme” l’un des piliers de sa présidence.

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