Une nouvelle étude scientifique met en lumière la sophistication des connaissances mathématiques et astronomiques de la civilisation maya. En réexaminant le célèbre codex de Dresde, des chercheurs ont découvert que les anciens Mayas disposaient d’un système de calcul particulièrement élaboré, leur permettant notamment d’anticiper les éclipses solaires avec une remarquable précision.
Publié dans la revue scientifique Science Advances, le travail de recherche apporte un nouvel éclairage sur les méthodes utilisées par cette civilisation précolombienne pour comprendre et mesurer les phénomènes célestes.
Au cœur de cette découverte figure le codex de Dresde, un manuscrit ancien composé de 39 feuillets d’écorce, probablement copié entre les XIIIᵉ et XIVᵉ siècles. Ce document rassemble des connaissances astronomiques et mathématiques héritées de périodes bien antérieures.
Contrairement à l’interprétation longtemps privilégiée par les spécialistes, les tables astronomiques du manuscrit n’auraient pas été conçues uniquement pour prévoir les éclipses. Selon les chercheurs, elles reposaient sur un système complexe combinant plusieurs cycles calendaires, notamment le calendrier lunaire et le calendrier rituel maya de 260 jours, appelé Tzolk’in.
En faisant coïncider ces différents cycles, les scribes mayas pouvaient identifier les périodes favorables à l’apparition des éclipses. Leur méthode reposait également sur la superposition de plusieurs tables de calcul, permettant de corriger progressivement les petites erreurs liées aux variations des cycles astronomiques.
Cette organisation mathématique leur aurait permis de maintenir une remarquable précision sur de longues périodes, parfois sur plusieurs siècles.
La découverte souligne ainsi l’étendue des connaissances scientifiques de la civilisation maya, qui associait observation du ciel, calculs mathématiques et croyances religieuses.
Elle remet également en perspective les capacités intellectuelles des sociétés précolombiennes, dont les connaissances astronomiques continuent de surprendre les chercheurs, plus d’un millénaire après leur développement.