Israël : le « bloc du changement » s’unit pour tenter d’écarter Benyamin Netanyahu du pouvoir

Les principaux partis de l’opposition israélienne ont décidé de coordonner leurs efforts pour tenter de mettre fin au gouvernement de Benyamin Netanyahu, à la suite des élections législatives du 27 octobre 2026. Réunis le 3 novembre à Herzliya, les dirigeants des quatre formations du « bloc du changement » ont convenu de soutenir une candidature commune de Gadi Eisenkot au poste de Premier ministre.

À l’issue de leur première réunion, les responsables de l’opposition ont affiché leur volonté d’accélérer les négociations afin de constituer une nouvelle coalition gouvernementale. Ils entendent également répondre aux initiatives du Likoud, le parti de Netanyahu, qu’ils accusent de chercher à contester les résultats du scrutin.

Les élections n’ont toutefois dégagé aucune majorité claire au Parlement, qui compte 120 sièges. Le bloc de Benyamin Netanyahu dispose de 53 députés, contre 48 pour le camp emmené par Gadi Eisenkot. Les formations arabes Raam et la Liste unifiée totalisent, quant à elles, 19 sièges, ce qui leur confère un rôle déterminant dans les négociations.

Mais l’unité de l’opposition reste fragile. Si le dirigeant des Démocrates, Yaïr Golan, défend une coopération avec les partis arabes, Avigdor Lieberman s’oppose à cette perspective. D’autres responsables, notamment Naftali Bennett, privilégient des discussions avec les formations ultraorthodoxes.

De son côté, Benyamin Netanyahu a appelé à la formation d’un gouvernement élargi sous sa direction, tout en excluant une coalition dépendant des partis arabes. Le Premier ministre sortant conserve ainsi l’espoir de rassembler une majorité parlementaire.

Le président israélien Isaac Herzog doit entamer ses consultations avec les représentants des partis à partir du 4 novembre afin de désigner la personnalité chargée de former le prochain gouvernement. Le candidat désigné disposera initialement de 28 jours, avec une prolongation possible de 14 jours, pour constituer une coalition capable d’obtenir la confiance de la Knesset.

En cas d’échec des négociations, Israël pourrait être confronté à une nouvelle impasse politique et à l’organisation de nouvelles élections.

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