Tous les articles par josephkouam

Rédacteur presse chez "La boussole - infos" et "FemmeS du Monde magazine".

Haut-Karabakh : L’ancien dirigeant Ruben Vardanyan apparaît émacié lors de son procès à Bakou

L’image de Ruben Vardanyan, l’ancien chef du gouvernement du Haut-Karabakh, émacié et affaibli, a bouleversé les observateurs après sa diffusion ce mardi par un média azerbaïdjanais. Capturé lors de la prise de l’enclave par l’Azerbaïdjan en 2023, le milliardaire russo-arménien, qui avait pris les rênes du gouvernement de la république autoproclamée d’Artsakh en 2022, fait face à un procès devant un tribunal militaire à Bakou. Depuis le 17 janvier, lui et 15 autres anciens dirigeants d’Artsakh sont jugés pour des accusations graves telles que le « terrorisme », le « séparatisme » et les « crimes de guerre ».

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Guerre en RDC : la situation sécuritaire de plus en plus complexe à Béni, le M23 profite des mines, l’armée accuse Thomas Lubanga de créer une nouvelle rébellion, aveu de faiblesse de la part de Tshisekedi etc… (notre point du 13 mars)

La situation sécuritaire en République Démocratique du Congo (RDC) ne cesse de se détériorer, notamment dans l’Est du pays, où les forces armées congolaises (FARDC) peinent à contenir l’avancée du M23 et d’autres groupes armés. À Beni, l’armée a récemment présenté des combattants capturés, mais les attaques meurtrières se poursuivent, plongeant la population locale dans l’angoisse et l’incertitude.

Parallèlement, le M23, fort de son contrôle sur des territoires riches en ressources minières, continue de financer son effort de guerre. Acculé par l’échec militaire, Félix Tshisekedi a fini par accepter des négociations avec les rebelles, un revirement majeur qui s’apparente à un aveu de faiblesse. Dans ce contexte explosif, l’armée congolaise accuse l’ex-seigneur de guerre Thomas Lubanga de créer une nouvelle rébellion en Ituri, tandis que deux proches de l’ancien président Joseph Kabila sont convoqués par la justice pour collusion avec le M23.

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Pakistan : Attaque d’un train – Après plus de 30 heures de combats tous les otages libérés, 28 soldats tués

Après plus de 30 heures de combats, les forces pakistanaises ont réussi à libérer tous les otages retenus par des séparatistes baloutches à la suite de l’attaque d’un train dans le sud-ouest du pays. Cette attaque, menée ce mardi 11 mars par l’Armée de libération du Baloutchistan (BLA), a fait 28 morts parmi les forces de sécurité, tandis que l’armée a annoncé avoir tué plus de 30 assaillants.

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Maroc – Israël : Un accord pour des explorations de pétrole et de gaz au Sahara

Ce 11 mars, un accord stratégique a été signé entre l’entreprise marocaine Adarco et la société israélienne NewMed Energy pour explorer et produire du pétrole et du gaz au large des côtes de Bonjdour, dans le Sahara. Cette collaboration a permis à ces deux entreprises d’obtenir conjointement les droits d’exploration sur une vaste zone d’environ 30 000 kilomètres carrés, située dans les eaux « offshore » de cette région.

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Le Togo annonce son intention d’adhérer à l’Alliance des États du Sahel (AES)

Le Togo semble désormais prêt à franchir une étape importante dans sa politique régionale. Après avoir subtilement évoqué cette possibilité dans une émission, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a clarifié l’intention du pays d’adhérer officiellement à l’Alliance des États du Sahel (AES). L’annonce, faite sur sa page Facebook, marque un tournant significatif dans les relations diplomatiques du Togo avec ses voisins sahéliens.

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Guerre en RDC : réception d’un nouveau patrouilleur à Boma pour les forces congolaises, l’Angola annonce de prochaines « négociations directes » entre Kinshasa et le M23, le Rwanda en Belgique etc… (Notre point du 12 Mars)

La situation en République démocratique du Congo (RDC) évolue rapidement sur plusieurs fronts : renforcement des capacités militaires, ouverture de négociations avec le M23 sous médiation angolaise et tensions diplomatiques entre Kigali et Bruxelles.

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Épidémie d’Ebola en Ouganda : trois nouveaux cas confirmés, l’inquiétude grandit

L’Ouganda fait face à une nouvelle résurgence du virus Ebola. Trois nouveaux cas ont été confirmés, portant le bilan total à 12 infections depuis le début de l’épidémie fin janvier, selon l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine.

Un nouveau foyer identifié

Lors d’une visioconférence jeudi, le Dr Ngashi Ngongo, chef de cabinet d’Africa CDC, a annoncé qu’un “nouveau cluster” avait été détecté, avec trois cas confirmés et deux autres probables. Au total, 69 personnes ont été identifiées comme des contacts et sont actuellement sous surveillance.

Depuis fin janvier, le pays des Grands Lacs est confronté à cette nouvelle flambée du virus, qui a déjà causé deux décès, un enfant de quatre ans et un infirmier. L’épidémie touche désormais cinq districts du pays.

Un défi de taille pour les autorités sanitaires

La souche en cause est Ebola-Soudan, une des variantes du virus, contre laquelle aucun vaccin n’existe actuellement. “C’est un défi très important”, a souligné Ngashi Ngongo, ajoutant que les autorités sanitaires “intensifient la surveillance des contacts”.

Mi-février, Kampala avait pourtant affirmé que l’épidémie était sous contrôle, après la guérison de huit patients. Mais la détection de nouveaux cas relance les inquiétudes sur la capacité du pays à contenir la propagation du virus.

Un besoin urgent de financements

Face à cette situation, les Nations unies ont lancé lundi un appel de 11,2 millions de dollars pour financer la lutte contre Ebola en Ouganda. Cet appel intervient alors que les États-Unis ont récemment suspendu l’essentiel de leur aide humanitaire.

Malgré un contexte international tendu, Ngashi Ngongo assure que les partenaires internationaux, y compris les États africains, restent mobilisés pour soutenir l’Ouganda.

Une sixième épidémie pour l’Ouganda

L’Ouganda n’en est pas à sa première confrontation avec le virus Ebola. Il s’agit de la sixième épidémie recensée dans le pays. Parmi les six souches connues du virus, trois ont déjà provoqué de vastes flambées en Afrique : Bundibugyo, Soudan et Zaïre.

Alors que les autorités sanitaires luttent pour contenir l’épidémie, l’absence de vaccin contre Ebola-Soudan reste une problématique majeure. L’évolution de la situation dans les prochains jours sera déterminante pour éviter une propagation à plus grande échelle.

Guerre en RDC : Ralliement d’un groupe wazalendo,l’AFC-M23 prend le contrôle de Nyabiondo dans le territoire de Masisi et avance vers Kashebere, la RDC vers un partenariat sur les minerais rares avec les États-Unis en échange de sécurité etc…(Notre point sur la situation ce 11 mars)

Dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), la situation militaire et politique est tendue alors que le groupe armé AFC-M23, soutenu par le Rwanda, poursuit son avancée et obtient des soutiens locaux, notamment du côté des wazalendo. Parallèlement, des discussions entre la RDC et les États-Unis se poursuivent pour un partenariat économique et stratégique autour des minerais rares, contre des garanties de sécurité pour la RDC. Voici un point complet sur la situation à ce jour.

L’AFC-M23 Poursuit son Avancée dans le Territoire de Masisi

Après quatre jours de combats violents contre l’armée congolaise (FARDC) et des groupes armés locaux, l’AFC-M23 a pris le contrôle de la localité stratégique de Nyabiondo, située dans le territoire de Masisi, à une centaine de kilomètres de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu. Cette prise marque un tournant, puisque Nyabiondo ouvre la voie à une avancée vers Kashebere, située sur l’axe menant à Walikale, une localité encore sous contrôle des FARDC à environ 120 kilomètres de là.

Objectifs militaires et enjeux pour la RDC

La prise de Nyabiondo par le M23 est stratégique. Si Walikale venait à tomber, l’AFC-M23 aurait accès à la Route nationale 3 (N3), un axe crucial qui relie Walikale à Kisangani, la principale ville du Haut-Uele. Cette route est vitale, car elle traverse l’une des régions les plus riches en minerais rares, notamment le cobalt, le coltan, et le lithium, des ressources recherchées à l’échelle mondiale.

Pour contrer cette avancée, les autorités congolaises ont renforcé la sécurité dans cette zone et redoublé d’efforts pour défendre Walikale, où les affrontements devraient se multiplier dans les jours à venir. Si Kashebere tombe, cela offrirait à l’AFC-M23 un passage direct vers Walikale-centre, et potentiellement un contrôle de la route stratégique menant à Kisangani.

L’Est de la RDC : Les Wazalendo au Soutien du M23

Un autre développement clé concerne le territoire de Lubero, où le général Kasereka Kasiyano, un leader local du groupe wazalendo de la région, a annoncé son ralliement à l’AFC-M23 le 9 mars 2025. Ce soutien local renforce encore plus la position de l’AFC-M23 dans le Nord-Kivu, permettant aux rebelles de consolider leur emprise sur la région.

En réaction à ces avancées, les FARDC et les milices alliées continuent de mener des combats dans plusieurs zones stratégiques. Cependant, la capture d’un militaire rwandais et la reddition de quatre combattants rebelles laissent entrevoir une fragilité au sein des rangs du M23.

Tensions au Sud-Kivu : Fronts Stabilisés et Frustrations Locales

Au Sud-Kivu, la situation semble plus stable depuis deux semaines. Le front de Kamanyola, sur la route menant à Uvira, a vu des affrontements s’intensifier, mais les forces loyalistes parviennent à contenir les rebelles du M23. Cependant, les combats se poursuivent toujours dans le territoire de Walungu, à Kaziba, où les FARDC, appuyées par des milices locales, tentent de repousser l’offensive des rebelles.

La situation dans cette zone reste volatile, avec de nombreux déplacements de population et une forte pression sur les autorités locales pour assurer la sécurité.

La RDC en Discussions sur les Minerais Rares avec les États-Unis

En parallèle des combats militaires, la RDC est en pourparlers avec les États-Unis concernant un partenariat stratégique sur les minerais rares. Ces discussions, bien qu’encore à un stade exploratoire, visent à définir un accord permettant à la RDC de bénéficier du soutien sécuritaire des États-Unis en échange d’un accès privilégié aux ressources minières du pays.

Le Cobalt, Coltan et Lithium : Ressources Stratégiques pour l’Industrie Mondiale

La RDC est l’un des plus grands producteurs mondiaux de minerais rares utilisés dans la fabrication de technologies de pointe, telles que les batteries lithium-ion et les semi-conducteurs. Les États-Unis ont exprimé leur intérêt pour un accès facilité à ces ressources, dans le cadre de leur stratégie énergétique et technologique.

Le département d’État américain a déclaré que les discussions avec Kinshasa portaient sur des partenariats stratégiques alignés avec l’agenda “America First” de l’administration Trump. Le but serait de garantir la stabilité dans la région en échange de soutien militaire pour contrer les groupes armés, notamment le M23 soutenu par le Rwanda, accusé de piller ces ressources.

Félix Tshisekedi : Renforcement Politique et Sécuritaire à Travers l’Union Sacrée

Dans un contexte de crise sécuritaire croissante, le président Félix Tshisekedi a décidé d’élargir l’Union sacrée de la nation, sa coalition politique. Le présidium de cette plateforme, qui ne comptait que six membres, a été élargi à 40 membres, afin d’inclure davantage de chefs de regroupements politiques. Cette refonte vise à assurer une majorité solide et réduire les tensions internes au sein de la coalition.

L’objectif principal de cette restructuration est de renforcer l’assise politique de Tshisekedi dans un contexte où l’opposition et certaines factions de l’Union sacrée expriment des frustrations face à la gestion de la crise sécuritaire. Cette décision stratégique fait suite à des critiques concernant le manque d’implication de certains alliés dans la lutte contre le M23 et la gestion des affaires intérieures du pays.

Le PPRD de Kabila Accusé de Soutien aux Rebelles du M23

Dans un contexte politique tendu, le parti de Joseph Kabila, le PPRD, est dans la ligne de mire du gouvernement. Les hauts responsables du PPRD ont été convoqués par la justice militaire congolaise, accusés de soutenir le groupe M23. Cette accusation survient après la prise de Goma et de Bukavu par les rebelles, en janvier et février 2025.

Le PPRD dénonce une tentative du régime Tshisekedi de chercher des boucs émissaires, notamment pour détourner l’attention de l’échec de la gestion de la crise sécuritaire. François Nzekuye, cadre du PPRD, a déclaré :« Nous sommes des républicains, nous respectons les institutions de la République. »

Selon le PPRD, ces accusations sont infondées et visent à discréditer l’opposition politique en période de crise.

Conclusion : Vers une Escalade de la Crise en RDC ?

La situation en RDC semble se diriger vers une escalade militaire et politique :
1. Militairement, l’AFC-M23 avance rapidement dans le Nord-Kivu et pourrait atteindre Walikale sous peu. La RDC redouble d’efforts pour contrer cette avancée, notamment en sécurisant les routes stratégiques.
2. Diplomatiquement, les négociations avec les États-Unis sur l’accès aux minerais rares pourraient offrir une solution de sécurité à la RDC, mais elles risquent aussi de renforcer la dépendance économique et politique vis-à-vis des États-Unis.
3. Politiquement, l’élargissement de l’Union sacrée de Félix Tshisekedi vise à stabiliser son pouvoir, mais suscite également des réserves internes quant à l’équilibre du pouvoir au sein de la coalition.

Le futur de la RDC semble suspendu à un fil, et les prochains mois seront cruciaux pour déterminer l’évolution de cette crise complexe et les solutions possibles.

Guerre Russie-Ukraine : Moscou visée par une attaque massive de drones avant une réunion de cessez-le-feu en Arabie Saoudite ce mardi 11 mars

La capitale russe a subi une attaque d’ampleur dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 mars, alors que des discussions entre l’Ukraine et les États-Unis doivent se tenir ce mardi à Jeddah pour envisager un cessez-le-feu partiel. Cette offensive marque un tournant dans le conflit, avec une intensification des frappes ukrainiennes sur le sol russe.

Une offensive sans précédent contre Moscou

Moscou a été la cible d’une attaque « massive » de drones ukrainiens, marquant l’une des offensives les plus importantes contre le territoire russe depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Selon le maire de la ville, Sergueï Sobianine, les systèmes de défense antiaérienne ont été mobilisés pour repousser l’attaque.

Les autorités russes affirment avoir abattu 337 drones ukrainiens dans plusieurs régions du pays, dont 91 dans la région de Moscou et 126 dans celle de Koursk, frontalière de l’Ukraine. Il s’agit de l’attaque la plus importante en territoire russe depuis le début de la guerre.

À Leninski et Domodedovo, dans la banlieue sud de Moscou, des débris ont causé d’importants dégâts matériels et provoqué la mort d’au moins deux personnes, tandis que trois autres ont été blessées. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des immeubles d’habitation touchés, des fenêtres brisées et des toits perforés par la chute de drones.

Si l’Ukraine et la Russie utilisent quotidiennement ces engins pour viser des infrastructures militaires et énergétiques, Moscou est rarement ciblée à une telle échelle. Cette attaque témoigne d’un renforcement des capacités offensives de Kiev et d’un changement de stratégie dans la guerre.

Une attaque qui survient avant une réunion pour la paix

Cette offensive intervient alors que des représentants ukrainiens et américains doivent se rencontrer ce mardi en Arabie Saoudite, à Jeddah, pour discuter d’une proposition de cessez-le-feu partiel avec Moscou.

Kiev, qui cherche à préserver le soutien de Washington après des tensions récentes avec l’administration Biden, entend proposer une “trêve dans les airs” et “en mer” afin de stabiliser la situation militaire et relancer le dialogue avec la Russie.

Ces pourparlers sont les premiers à ce niveau entre les États-Unis et l’Ukraine depuis la rencontre difficile entre Volodymyr Zelensky et Joe Biden fin février à Washington. À l’époque, le président ukrainien avait plaidé pour une aide militaire urgente, mais le soutien américain s’est heurté à des divisions politiques internes aux États-Unis.

L’objectif de Kiev est désormais de trouver un compromis temporaire qui permettrait d’obtenir de nouvelles livraisons d’armes et de réduire la pression militaire russe sur certains fronts.

L’Europe en alerte face à l’escalade du conflit

L’ampleur de cette attaque et la riposte attendue de la Russie inquiètent également les alliés européens de l’Ukraine. En réponse, le président français Emmanuel Macron a réuni ce mardi les chefs d’état-major européens pour analyser la situation et envisager une coordination militaire renforcée.

L’attaque sur Moscou intervient à un moment critique où l’Ukraine fait face à des difficultés sur le terrain. Les troupes russes ont récemment avancé dans l’est du pays, notamment autour d’Avdiïvka, et les livraisons d’armes occidentales se font plus rares.

Dans ce contexte, une intensification des frappes ukrainiennes sur le sol russe pourrait être une tentative de Kiev pour forcer Moscou à négocier, ou du moins, pour maintenir la pression sur Vladimir Poutine.

Toutefois, cette stratégie comporte des risques : la Russie pourrait durcir ses représailles, accentuer ses bombardements sur les infrastructures ukrainiennes ou chercher à pousser ses troupes plus en profondeur sur le territoire ukrainien.

Alors que le conflit entre dans sa troisième année, cette attaque sur Moscou et les discussions à Jeddah pourraient marquer un tournant décisif : vers une désescalade par un cessez-le-feu partiel, ou au contraire, vers une intensification de la guerre entre l’Ukraine et la Russie.

Exclu de la présidentielle en Roumanie, Calin Georgescu fait appel

Le candidat d’extrême droite Calin Georgescu, dont la candidature à la présidentielle roumaine de mai a été rejetée, a saisi la Cour constitutionnelle lundi 10 mars. Il conteste la décision de la Commission électorale, qu’il juge « totalement illégale », selon un communiqué de l’institution.

Calin Georgescu avait déjà marqué l’élection présidentielle précédente en novembre 2024, en arrivant en tête du premier tour contre toute attente. Toutefois, avant même le second tour, la Cour constitutionnelle avait annulé le scrutin, évoquant de « multiples irrégularités » et des soupçons d’ingérence russe, notamment via une campagne controversée sur TikTok.

Après l’échec de ses tentatives pour faire valider les résultats, Georgescu a décidé de se présenter à nouveau pour l’élection reprogrammée en mai. Son ambition a cependant été stoppée net par la Commission électorale, qui a de nouveau rejeté sa candidature, invoquant les mêmes motifs que l’année dernière.

Un soutien international qui ne suffit pas

Malgré son exclusion, Calin Georgescu bénéficie d’un soutien international notable. Elon Musk et le vice-président américain JD Vance ont publiquement appuyé sa candidature, sans pour autant infléchir la décision des autorités roumaines.

Dans son recours devant la Cour constitutionnelle, Georgescu accuse la Commission électorale d’avoir « outrepassé ses compétences » en rendant un jugement qu’il estime illégitime. L’instance suprême du pays doit examiner son appel dès mardi.

Reste à savoir si la justice roumaine validera sa demande ou s’il sera définitivement écarté de la course présidentielle.