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Israël : le projet de dissolution échoue au Parlement, Ehud Olmert presse Trump de freiner Netanyahu

Un projet de loi de l’opposition israélienne visant à dissoudre le Parlement et à ouvrir la voie à de nouvelles élections anticipées a échoué jeudi matin à la Knesset.(Source : AFP).

Le Parlement israélien a rejeté jeudi 12 avril d’une courte majorité un projet de loi présenté par l’opposition visant à sa dissolution.

Au total, 61 députés sur les 120 que compte la Knesset ont voté contre le texte, et 53 pour, en lecture préliminaire. L’opposition avait présenté le projet alors que la majorité apparaissant désunie sur l’épineuse question de la conscription des juifs ultra-orthodoxes.

Ceux-ci bénéficient depuis des décennies d’une exemption de plus en plus mal acceptée par la société israélienne, alors que le pays est en guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza depuis l’attaque lancée par le mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023.

L’opposition espérait faire tomber le gouvernement, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, en ralliant les partis ultra-orthodoxes alliés du Premier ministre Benjamin Netanyahu, et qui avaient menacé de le lâcher. Après cet échec, l’opposition devra attendre six mois pour retenter de dissoudre la Knesset.

« Besoin existentiel »

Benjamin Netanyahu doit composer avec une frange de son parti, le Likoud (droite), qui pousse pour une loi visant à enrôler plus d’ultra-orthodoxes et à durcir les sanctions contre les insoumis, véritable casus belli pour les partis qui représentent les « harédim » (« ceux qui craignent Dieu » en hébreu) et exigent, eux, une loi garantissant durablement leur affranchissement des obligations militaires.

Les deux formations ultra-orthodoxes de la majorité, Shass (séfarades) et Judaïsme unifié de la Torah (JUT, ashkénazes), avaient déclaré publiquement qu’ils soutiendraient une dissolution. Mais, selon certains observateurs, le chef du Shass, Aryeh Deri, négociait dans le même temps un compromis en coulisses.

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich (extrême droite), avait déclaré lors de la session plénière de la Knesset que faire tomber le gouvernement en temps de guerre constituerait un « danger existentiel » pour Israël. « L’histoire ne pardonnera pas à quiconque entraînera l’État d’Israël dans des élections en temps de guerre », avait-il dit. Il avait aussi lancé un appel aux « frères ultra-orthodoxes » à servir dans l’armée. C’est « un besoin existentiel, national et sécuritaire » qui doit être accompli « tout en préservant le gouvernement », a-t-il ajouté.

Formé en décembre 2022, le gouvernement de Benjamin Netanyahu tient grâce à une alliance entre son parti, le Likoud, des formations d’extrême droite, et des partis juifs ultraorthodoxes, dont le départ en bloc signifierait la fin du gouvernement.

Selon un sondage publié dans le quotidien de droite Israël Hayom en mars, 85 % des juifs israéliens soutiennent un changement dans la loi sur la conscription des harédim dont 41 % en faveur d’une loi rendant effectivement obligatoire le service militaire (32 mois pour les hommes) pour tous ceux en âge de le faire.

Trump doit dire à Netanyahu « Assez, c’est assez », plaide l’ex-Premier ministre israélien Olmert

Le président américain Donald Trump devrait dire « Assez, c’est assez », estime l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, dénonçant la poursuite « criminelle » de la guerre à Gaza pour « des intérêts personnels » et plaidant pour une solution à deux Etats, unique garantie de paix durable selon lui.

Les États-Unis ont davantage d’influence sur le gouvernement israélien que « toutes les autres puissances réunies », a affirmé M. Olmert, ex-Premier ministre d’Israël de 2006 à 2009, estimant que Donald Trump « peut faire la différence », dans un entretien lundi soir à l’AFP.

Il s’en est pris au chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, pour avoir « totalement échoué » à protéger son peuple lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.

Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 sont mortes, selon les autorités israéliennes.

Plus de 54.880 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Les accusations de génocide et crimes de guerre contre Israël se multiplient, venant d’experts de l’ONU, de groupes de défense des droits humains et de pays de plus en plus nombreux. Israël les rejette.

Pour Ehud Olmert, si la communauté internationale a soutenu au départ le droit d’Israël à se défendre, les choses ont changé depuis mars 2025 lorsque M. Netanyahu, tributaire des partis d’extrême droite au sein de sa majorité, a intensifié la guerre « pour des intérêts personnels ».

« Si une guerre ne sauve pas les otages, ne parvient pas à éradiquer ce qu’ils ont déjà fait contre le Hamas au cours de ces 20 mois de combats incessants, et si, en conséquence, des soldats sont tués, des otages peut-être tués et des Palestiniens innocents non impliqués sont tués, alors à mon avis, c’est un crime », a-t-il asséné.

« C’est quelque chose qui doit être condamné (…) c’est totalement insupportable », a ajouté M. Olmert, issu du même parti – le Likoud – que son successeur et rival de longue date Benjamin Netanyahu.

-4,4% du territoire

M. Olmert a salué la tenue en juin à New York (États-Unis) d’une conférence internationale, co-présidée par la France et l’Arabie saoudite, qui doit relancer une solution pacifique au conflit israélo-palestinien dite « à deux États ».

« Je suis très heureux qu’il y ait cette alliance mondiale pour une solution à deux États », a affirmé M. Olmert, l’une des rares voix en Israël à soutenir ce projet. « C’est très important pour fournir aux Américains l’infrastructure, une enveloppe et un cadre de soutien international ».

Ensuite, « ce que nous attendons, c’est que le président Trump convoque Netanyahu (…) dans le Bureau ovale face aux caméras » et qu’il lui dise, en le surnommant, « comme il le fait habituellement: +Bibi, ça suffit+ », a dit M. Olmert. « Rien n’est impossible avec Trump ».

Les États-Unis restent pour l’heure déterminés à protéger leur allié israélien. Ils ont de nouveau mis leur veto il y a quelques jours, bloquant un appel de l’ONU à un cessez-le-feu immédiat et l’accès humanitaire à Gaza.

Avec l’ancien ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser al-Kidwa, Ehud Olmert promeut un plan de paix incluant la création d’un État palestinien voisin d’Israël, chaque partie cédant 4,4% de son territoire à l’autre.

Selon le plan dévoilé l’an dernier, Israël annexerait les principales colonies juives en Cisjordanie, notamment certaines zones autour de Jérusalem. En contrepartie, un territoire israélien de superficie équivalente serait cédé à un futur État palestinien.

Le plan Olmert-Kidwa préconise également une souveraineté partagée sur la Vieille Ville de Jérusalem, avec une tutelle dont feraient partie Israël et un État palestinien.

Se débarrasser des deux

Un tel plan est « pratique, réalisable, pertinent, valable et réel (…) Cela nécessite des dirigeants des deux côtés qui le veuillent », a déclaré M. Olmert, qui a passé plus d’un an en prison (2016-2017) après avoir été condamné pour des scandales de corruption ayant mis fin à sa carrière politique.

La création de deux États est aujourd’hui « la seule solution envisageable », a affirmé à l’AFP Nasser al-Kidwa.

Le neveu de l’ex-dirigeant palestinien Yasser Arafat (1929-2004) était venu promouvoir avec Ehud Olmert leur plan commun à Paris, lors d’une conférence organisée mardi à la Fondation Jean-Jaurès par l’Atlantic Middle East Forum (Amef), nouvelle plateforme dédiée au dialogue stratégique, culturel et politique sur le Moyen-Orient.

Toutefois, il ne peut y avoir aucun espoir de « progrès sérieux avec le gouvernement israélien actuel et les dirigeants palestiniens actuels », dit-il, en référence au président vieillissant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au pouvoir depuis deux décennies.

« Il faut se débarrasser des deux. Et c’est ce qui va se passer », a assuré M. al-Kidwa, qualifiant les dirigeants palestiniens de « corrompus et incompétents ».

Xi Jinping appelle le président sud-coréen Lee Jae-myung à «préserver» ensemble le «libre-échange»

Le président chinois Xi Jinping a appelé, mardi, le nouveau président sud-coréen Lee Jae-myung à collaborer avec lui afin de « défendre ensemble le multilatéralisme et le libre-échange », rapporte un média d’État.(Source : AFP).

Lors d’un appel téléphonique entre les deux dirigeants, Xi Jinping a par ailleurs appelé Pékin et Séoul à «apporter une plus grande prévisibilité dans les contextes régionaux et internationaux», a indiqué l’agence de presse Chine nouvelle.

Le dirigeant de centre-gauche Lee Jae-myung a été confortablement élu président la semaine dernière, lors d’un scrutin déclenché par la destitution de son prédécesseur Yoon Suk Yeol. Cette élection a mis un terme à six mois de profonde crise politique qui a fortement perturbé la quatrième économie d’Asie. Cette dernière, fortement dépendante des exportations, pâtit en plus des turbulences commerciales provoquées par le président américain Donald Trump.

À la recherche de la stabilité

«Une relation sino-sud-coréenne saine, stable et qui ne cesse de s’approfondir est en phase avec la tendance actuelle», a déclaré mardi Xi Jinping. «Une coopération bilatérale étroite et une coordination multilatérale doivent être maintenues afin de défendre conjointement le multilatéralisme et le libre-échange, garantissant ainsi la stabilité et le bon fonctionnement des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales et régionales», a ajouté le dirigeant chinois.

Lee Jae-myung devra trouver la place de la Corée du Sud au milieu de la confrontation grandissante entre les États-Unis, traditionnel garant de la sécurité de son pays, et la Chine, son premier partenaire commercial. En mai, le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a averti que Pékin se préparait «à potentiellement utiliser la force militaire pour modifier l’équilibre des pouvoirs dans l’Indo-Pacifique», et a appelé les alliés des États-Unis, comme la Corée du Sud, à renforcer leur défense. Lee Jae-myung a toutefois suggéré que Séoul entretienne des relations plus amicales avec Pékin.

Rima Hassan de retour en France après un vol mouvementé entre Tel Aviv et Paris

L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan est rentrée en France jeudi 12 juin, après un vol particulièrement tendu entre Tel Aviv et Paris. À son arrivée à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, l’ambiance était électrique : entre partisans de la cause palestinienne venus l’accueillir et voyageurs pro-israéliens à bord de l’appareil, l’élue a vécu un trajet sous haute tension.

Une situation conflictuelle à bord

Selon une source aéroportuaire citée par l’AFP, une altercation aurait éclaté dans l’avion, impliquant Rima Hassan et d’autres passagers, décrits comme “hostiles”. L’eurodéputée a finalement dû être escortée hors de l’appareil par la Police aux frontières. Une première version évoquait même un repli temporaire dans les toilettes de l’avion, une affirmation rapidement démentie par une responsable médias de La France insoumise (LFI).

À la sortie du vol, la tension s’est poursuivie au sol. Des voyageurs sont apparus arborant le drapeau israélien, poing levé, répondant aux slogans des militants propalestiniens qui criaient « Free Palestine » et « ce n’est pas une guerre, c’est un génocide ! ». Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, notamment sur X (anciennement Twitter), montrent cette confrontation verbale.

Une mobilisation place de la République

Peu après son arrivée, Rima Hassan a publié une photo d’elle sur X, keffieh palestinien noir et blanc autour du cou, les doigts formant un V de victoire. En légende : « À tout de suite place de la République ». Elle y a été rejointe dans la soirée par plusieurs centaines de personnes, rassemblées en soutien. Des slogans et des graffitis tels que « Free Rima » et « Free Palestine » étaient visibles sur la statue centrale de cette place emblématique de Paris.

Dans sa première prise de parole, Rima Hassan a affirmé que « autant de bateaux que nécessaire » seront envoyés pour briser le blocus imposé par Israël sur Gaza.

Une arrestation en mer, une grève de la faim

Rima Hassan avait été arrêtée lundi par les autorités israéliennes après l’interception du voilier Madleen dans les eaux internationales, à quelque 185 kilomètres des côtes de Gaza. À bord : sept passagers, dont l’eurodéputée, qui participaient à une mission humanitaire organisée par la Coalition de la flottille. L’objectif : dénoncer et contourner le blocus israélien imposé à la bande de Gaza.

Selon son équipe, elle aurait été placée en cellule d’isolement après avoir inscrit « Free Palestine » sur les murs de sa cellule. Elle aurait entamé une grève de la faim en signe de protestation. Son retour en France s’est effectué à bord du Selfie Yacht, un bateau de rapatriement affrété par les autorités israéliennes, comme l’a confirmé le ministère israélien des Affaires étrangères.

Une voix de plus en plus affirmée

Déjà très engagée sur la question palestinienne, Rima Hassan confirme, à travers ces événements, sa détermination à faire entendre la voix des civils de Gaza et à contester la politique israélienne. Son retour, loin d’être discret, marque un nouvel épisode dans l’intensification de la mobilisation propalestinienne en France et en Europe.

Mali : vers un mandat présidentiel sans élection pour Goïta — colère de l’opposition, attaques jihadistes en série et retrait de Wagner

Le Mali traverse une période critique marquée par des décisions politiques controversées, une situation sécuritaire instable et un changement majeur dans ses alliances militaires. Le mercredi 11 juin, le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi visant à accorder un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable au chef de la junte, le général Assimi Goïta, sans passer par des élections. Une décision qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans un pays déjà secoué par les attaques jihadistes et le retrait progressif du groupe paramilitaire russe Wagner.

Un mandat sans élection pour Assimi Goïta

Officiellement, ce projet de loi devra encore être validé par le Conseil national de transition, organe législatif dominé par les militaires. Le texte prévoit de confier un mandat de cinq ans renouvelable dès 2025 au général Goïta, au nom de la stabilité nationale. Cette orientation fait suite aux « concertations des forces vives de la nation », largement boycottées par l’opposition, où il a été proposé de suspendre toute question électorale jusqu’à une « pacification totale du pays ».

Le gouvernement justifie cette mesure par l’insécurité persistante et la nécessité de maintenir un pouvoir fort face aux menaces jihadistes. Cependant, pour de nombreux opposants, cette décision marque un véritable reniement des engagements pris après le coup d’État de 2021, notamment celui de rendre le pouvoir aux civils en 2024.

« Le Mali vaut mieux qu’un mandat volé », s’insurge un leader du mouvement pro-démocratie.
« C’est un nouveau coup d’État, cette fois-ci constitutionnel », fustige un ancien ministre.

Le démantèlement des partis politiques, officiellement dissous en mai, avait déjà mis en lumière une volonté de verrouiller la vie politique. Les rares recours juridiques des formations concernées ont été systématiquement rejetés. Les voix critiques dénoncent aujourd’hui un glissement autoritaire alarmant.

Une insécurité croissante : des attaques jihadistes sanglantes

Sur le plan sécuritaire, la situation s’est brutalement détériorée. Plusieurs attaques jihadistes, attribuées au JNIM (affilié à al-Qaïda) et à l’État islamique au Sahel, ont visé des bases militaires maliennes avec un bilan humain dramatique :
•23 mai à Dioura : une quarantaine de morts
•1er juin à Boulikessi : près d’une centaine de soldats tués
•4 juin à Tessit : encore une quarantaine de victimes
•Autres attaques à Mahou, Mamaribougou ou Tombouctou

Ces attaques massives ont poussé les autorités à instaurer des couvre-feux nocturnes dans plusieurs régions. Le gouvernement, de son côté, continue à revendiquer une « montée en puissance de l’armée », évoquant une réponse militaire par des frappes de drones notamment dans les régions de Kidal et Tessit.

Wagner s’en va, Africa Corps s’installe : un simple changement de façade ?

Autre tournant stratégique : le départ officiel du groupe Wagner. Présent au Mali depuis fin 2021, le groupe paramilitaire russe a été remplacé par l’« Africa Corps », une force créée et pilotée directement par le ministère russe de la Défense. Cette transition, amorcée après la mort d’Evgueni Prigojine, soulève de nombreuses interrogations.

Sur sa chaîne Telegram, l’Africa Corps promet une continuité totale avec Wagner, tant en effectif qu’en engagement.

Pour l’instant, ni Bamako ni Moscou ne communiquent sur le nombre d’hommes déployés, leur mandat, ou leurs règles d’engagement. Wagner avait été un partenaire clé, notamment dans la prise de Kidal en novembre 2023. Mais son passage a été entaché d’accusations de violations graves des droits humains.

Les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA), tout comme les jihadistes du JNIM, ont vivement réagi. Ces derniers saluent le départ de Wagner comme « le début de la victoire », tandis que le FLA dénonce un remplacement cosmétique : « La substitution d’un bras armé terroriste par un autre. »

Un tournant historique pour le Mali ?

Entre maintien autoritaire au pouvoir, effondrement électoral, attaque jihadiste de grande ampleur et reconfiguration militaire russe, le Mali semble engagé dans une nouvelle phase de crise multidimensionnelle.

« Nous abordons l’une des phases les plus sombres de notre pays », conclut un cadre de l’opposition, appelant à résister par tous les moyens possibles.

Les mois à venir seront décisifs pour savoir si ce virage imposé par la junte malienne sera durable, contesté, ou réversible. Une chose est sûre : la population malienne, meurtrie par la guerre et la désillusion politique, attend toujours la paix et la justice.

Berlin renonce à livrer ses missiles Taurus à l’Ukraine mais accorde une aide militaire de 1,9 milliard d’euros

Pas de missiles, mais une aide financière renforcée.

L’Allemagne a tranché. Alors que l’Ukraine réclame depuis plusieurs mois la livraison de missiles longue portée capables de frapper des cibles stratégiques sur le sol russe, Berlin a confirmé son refus de fournir les missiles Taurus, pourtant promis un temps par le chancelier Friedrich Merz. En contrepartie, le gouvernement allemand débloque une nouvelle aide militaire d’un montant de 1,9 milliard d’euros, comme l’a annoncé ce jeudi le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius lors d’une visite officielle à Kiev.

« Nous planifions (de verser) 1,9 milliard d’euros supplémentaires. L’Allemagne soutiendra cette année l’Ukraine à hauteur d’environ 9 milliards d’euros », a déclaré Boris Pistorius devant la presse.

Il s’agit de la première visite du ministre en Ukraine depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Friedrich Merz. Ce soutien financier vient s’ajouter à une aide déjà importante et positionne l’Allemagne comme deuxième contributeur mondial de l’aide militaire à l’Ukraine, derrière les États-Unis.

Un revirement sur les missiles Taurus

Au cœur des tensions diplomatiques se trouve le missile Taurus, un engin de précision capable de changer le cours d’une guerre. Conçu par le consortium Taurus Systems (joint-venture entre MBDA Allemagne et Saab Suède), ce missile air-sol peut atteindre jusqu’à 500 kilomètres de distance et frapper des infrastructures stratégiques avec une ogive de 500 kg.

Caractéristiques principales du missile Taurus :
•Vitesse : 800 km/h
•Portée : 500 km (contre 250 km pour les missiles SCALP/Storm Shadow franco-britanniques)
•Ogive : Mephisto (Multi-Effect Penetrator, HIgh Sophisticated and Target Optimised)
•Compatibilité : chasseurs Eurofighter, Gripen, F-16, F/A-18, F-35

Capables de viser Moscou depuis l’Ukraine sans que les avions ukrainiens ne pénètrent l’espace aérien russe, ces missiles représentent une capacité offensive redoutable. Mais c’est justement cette capacité qui suscite les inquiétudes de Berlin.

« Nous ne considérons pas la livraison des Taurus pour l’instant », a précisé Boris Pistorius à Kiev, rompant ainsi avec les promesses initiales du chancelier Merz.

Entre soutien à l’Ukraine et peur de l’escalade

Ce revirement stratégique illustre les profondes hésitations allemandes depuis le début de la guerre en Ukraine. Sous le gouvernement précédent, dirigé par le social-démocrate Olaf Scholz, Berlin avait également refusé la livraison des Taurus, redoutant une escalade incontrôlable du conflit avec la Russie.

Pour Berlin, le principal risque est celui de devenir, de facto, cobelligérant si les armes livrées venaient à être utilisées pour frapper le territoire russe en profondeur. Une ligne rouge que l’Allemagne ne souhaite pas franchir, malgré les demandes répétées de l’Ukraine et le soutien plus affirmé d’autres alliés comme le Royaume-Uni ou la France.

Kiev déçue mais reconnaissante

Du côté ukrainien, la déception est palpable. Les missiles Taurus sont perçus comme une arme décisive qui permettrait de cibler des dépôts de munitions, des postes de commandement, des ponts ou encore des infrastructures logistiques essentielles aux forces russes. Toutefois, Kiev a salué l’aide financière débloquée par Berlin, soulignant l’importance de la solidarité occidentale dans un conflit qui s’enlise.

« Chaque euro compte, chaque soutien est crucial », a déclaré un conseiller du président Volodymyr Zelensky, en marge de la conférence de presse.

Une stratégie prudente mais ferme

En refusant la livraison des missiles Taurus, l’Allemagne confirme son approche prudente et mesurée du soutien militaire à l’Ukraine. Si Berlin reste un acteur majeur de l’aide occidentale, elle continue de fixer ses propres limites, soucieuse de ne pas provoquer une confrontation directe avec la Russie.

Ce choix, critiqué par certains alliés de l’OTAN mais salué pour sa cohérence diplomatique, reflète une volonté allemande de soutenir l’Ukraine sans franchir le seuil de la co-belligérance.

Javier Milei traite Pedro Sanchez de «voyou» pendant sa visite à Madrid

«Sachez que je serai toujours à vos côtés lorsqu’il s’agira de s’opposer aux socialistes», a également clamé le président argentin, qui s’est exprimé dimanche soir lors du Forum économique de Madrid.(Source : AFP).

Le président ultralibéral argentin Javier Milei a renouvelé dimanche ses critiques à l’encontre du premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le qualifiant de «voyou» lors d’une visite à Madrid pour un forum économique. Les deux dirigeants s’étaient affrontés l’année dernière lorsque Javier Milei avait suggéré que la femme de Pedro Sanchez était corrompue, conduisant Madrid à rappeler son ambassadeur de Buenos Aires.

Javier Milei s’est exprimé dimanche soir lors du Forum économique de Madrid, un rassemblement libertaire. Alors que de la musique rock était diffusée et que certains participants criaient des insultes à l’encontre de Pedro Sánchez, Javier Milei a fait des gestes énergiques et s’en est pris au dirigeant espagnol.

«Si vous voulez aussi malmener le voyou local, je n’y vois pas d’inconvénient», a déclaré Javier Milei en faisant référence à Pedro Sánchez. Plus tard, dans un discours axé sur la défense de ses politiques économiques, Javier Milei a répondu à des membres du public criant «Nous avons besoin de vous ici !» : «Sachez que je serai toujours à vos côtés lorsqu’il s’agira de s’opposer aux socialistes».

Ces commentaires interviennent quelques heures après que des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Madrid lors d’une manifestation organisée par les partis d’opposition, accusant le gouvernement de Pedro Sánchez de corruption.

L’épouse de Pedro Sánchez, son frère et un ancien collaborateur de haut niveau font l’objet d’une enquête dans le cadre d’affaires de corruption distinctes. Pedro Sánchez a rejeté ces enquêtes comme faisant partie d’une «campagne de diffamation» de la droite visant à faire tomber son gouvernement. Javier Milei doit ensuite rallier Nice, où son agenda annonce une rencontre avec le président français Emmanuel Macron le lundi 9, en marge du sommet des océans.

Ligue des Nations : Pourquoi la sélection espagnole masculine a refusé de porter le maillot de l’équipe féminine en finale?

À l’approche de l’Euro féminin 2025 en Suisse, une initiative symbolique d’Adidas, visant à promouvoir la compétition, a été refusée par la sélection masculine espagnole. Lors de la finale de la Ligue des Nations contre le Portugal, le dimanche 9 juin (2-2, 5-3 aux tirs au but), les joueurs espagnols ont préféré conserver leur propre tenue jaune, plutôt que d’endosser celle de la Roja féminine, championne du monde en titre.

Une proposition symbolique de soutien… refusée

L’équipementier Adidas avait proposé à la Roja masculine de jouer la finale avec le maillot extérieur de l’équipe féminine, un modèle blanc agrémenté de touches bleues et roses, afin de promouvoir l’Euro féminin qui débute le 2 juillet en Suisse.

Le contexte semblait idéal : l’Espagne ayant perdu le tirage au sort, elle ne pouvait porter son maillot rouge traditionnel. Adidas voyait dans ce contretemps une opportunité parfaite de mettre en avant la sélection féminine, à travers une action visible et valorisante.

D’autres sélections ont joué le jeu

Cette démarche n’était pas inédite. La Belgique a récemment affronté le pays de Galles en arborant le maillot de son équipe féminine, en hommage aux “Red Flames”, qualifiées pour l’Euro et auteures d’un très bon parcours en Ligue des Nations. La Fédération belge avait communiqué officiellement sur ce geste symbolique.

En France, le milieu de terrain Aurélien Tchouaméni s’était aussi illustré dans cette logique de soutien, en arborant le maillot des Bleues lors de son arrivée à Clairefontaine. “Il faut représenter les filles, il y a l’Euro féminin qui arrive”, avait-il déclaré dans une vidéo publiée par la Fédération française.

Une fracture depuis l’affaire Rubiales

Mais côté espagnol, la démarche n’a pas abouti. Et ce refus ne semble pas anodin. Selon le quotidien Marca, les relations entre les sélections masculines et féminines se sont tendues depuis le scandale Rubiales, du nom de l’ex-président de la Fédération espagnole, qui avait embrassé sans son consentement la joueuse Jenni Hermoso après la finale du Mondial 2023.

Cet épisode, fortement médiatisé, a entraîné une vague de protestations internationales, la démission de Rubiales, et une crise profonde au sein du football espagnol. Il a aussi laissé des fractures durables entre les deux équipes nationales, là où des actions de soutien auraient jadis été plus simples à mettre en œuvre.

Le vestiaire masculin dit non

D’après Marca, bien que l’idée ait été bien accueillie par certains responsables fédéraux, elle nécessitait l’approbation des joueurs eux-mêmes, condition sine qua non après les turbulences récentes. Or, les joueurs de Luis de la Fuente ont exprimé leur préférence pour le maillot jaune, utilisé tout au long de leur parcours en Ligue des Nations. Selon le quotidien, ils ne voyaient “aucune raison de changer”.

Un comportement qui contraste avec celui de la Roja en 2022, alors dirigée par Luis Enrique, qui avait accepté de porter le maillot féminin lors d’un match contre la République tchèque. Une initiative qui, à l’époque, avait été directement lancée par Rubiales, avant que son image ne soit ternie.

Une tendance encore divisée en Europe

L’Espagne n’est pas seule à avoir décliné l’idée. Selon les informations du Marca, l’Allemagne a également refusé une proposition similaire d’Adidas ces dernières semaines. Si certaines fédérations adhèrent à ces gestes symboliques en faveur de la parité et de la reconnaissance du football féminin, d’autres montrent encore des réticences, qu’elles soient culturelles, politiques ou simplement liées à des dynamiques internes fragiles.

Un geste manqué ?

Alors que l’équipe féminine espagnole se prépare à défendre son titre européen, ce refus de la part des joueurs masculins pose une question : le football masculin espagnol soutient-il réellement ses homologues féminines ? Le geste aurait pu être fort. Il n’aura été, pour l’instant, qu’un débat de plus sur le long chemin vers l’égalité et la reconnaissance dans le sport.

Une délégation du Collège national de défense de l’Inde en visite officielle en Arménie

Renforcement des liens stratégiques et échanges sur les réformes militaires.

Une délégation du Collège national de défense de l’Inde, conduite par le général de division Samart Nagar, est en visite d’étude en Arménie du 9 au 13 juin 2025, dans le cadre d’un renforcement des relations bilatérales en matière de défense.

Le 9 juin, la délégation indienne a été reçue par le lieutenant-général Edward Asryan, premier vice-ministre de la Défense de la République d’Arménie et chef d’état-major général des forces armées, au complexe administratif du ministère de la Défense à Erevan.

Au cours de cette rencontre, le général Asryan a présenté les réformes en cours au sein des forces armées arméniennes, mettant en avant les efforts entrepris pour moderniser les capacités de défense du pays dans un contexte régional complexe.

Des enjeux régionaux et internationaux au cœur des échanges

La réunion a également permis aux deux parties d’aborder des questions de sécurité régionale et internationale, à un moment où la stabilité du Caucase du Sud reste un sujet de préoccupation majeure. Les discussions ont notamment porté sur les défis sécuritaires communs, les coopérations militaires potentielles, ainsi que sur les perspectives d’échange d’expériences stratégiques entre les deux pays.

La visite s’inscrit dans une dynamique plus large d’approfondissement des relations diplomatiques et militaires entre l’Inde et l’Arménie, les deux pays partageant un intérêt pour une sécurité régionale accrue et une diversification de leurs partenariats stratégiques.

Agression du rabbin Elie Lemmel à Neuilly-sur-Seine : rumeurs de mise en scène, mais blessures bien réelles

Une agression en plein jour à dans un restaurant de Neuilly-sur-Seine.

Le jeudi 6 juin 2024, le rabbin Elie Lemmel a été violemment agressé dans un restaurant à Neuilly-sur-Seine. L’agresseur, un homme en situation irrégulière en Allemagne, d’origine palestinienne et âgé de 28 ans selon ses documents d’identité allemands, aurait frappé le rabbin au visage avec une chaise, le blessant à la tempe. L’individu a été interpellé quelques minutes après les faits. Une enquête a été ouverte pour “violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours, aggravées par le fait qu’elles auraient été commises à raison de la religion et avec arme par destination.”

Apparition d’un cocard et accusations virales sur les réseaux sociaux

Trois jours plus tard, le 9 juin, Elie Lemmel apparaît sur le plateau de la chaîne CNews, affichant un cocard visible autour de l’œil droit ainsi qu’une arcade jaunie. Rapidement, plusieurs comptes sur la plateforme X (anciennement Twitter), dont le compte très relayé « Ackerman », remettent en question l’authenticité des blessures. Une publication vue plus de trois millions de fois accuse littéralement : « Ils ont vraiment maquillé le rabbin avec un faux cocard ? »

Ces accusations s’appuient sur une série d’images et de vidéos filmées quelques heures seulement après l’agression, où le rabbin ne présente en effet pas encore d’œil au beurre noir. Des internautes opposent alors deux photos : « À gauche avant le maquillage, à droite avec le maquillage », ironise l’un d’eux. D’autres parlent même de “faux visuel”, voire d’“altération frauduleuse de la réalité”, en invoquant des articles du Code pénal.

Des preuves médicales et scientifiques balayent les soupçons

Ces allégations ont rapidement été démenties par des spécialistes médicaux, des images datées, et des documents fournis par Elie Lemmel lui-même. D’après le docteur Cyrus Macaigne, chef de service de l’unité médico-judiciaire de l’hôpital intercommunal de Créteil, l’apparition tardive du cocard est parfaitement normale.

« Il est normal de ne pas très bien voir une telle ecchymose dans les 24 premières heures », explique-t-il, ajoutant que « la blessure devient de plus en plus visible dans les jours suivants, descendant de l’arcade à la paupière. »

Cette évolution correspond au processus physiologique classique d’une ecchymose : la dégradation de l’hémoglobine et la gravité entraînent une migration du sang vers les tissus inférieurs du visage. Les documents médicaux transmis à la rédaction par le rabbin attestent d’un “hématome sous-cutané frontal droit de 3 cm”, visible sur un scanner réalisé le jour même de l’agression.

Photos, vidéos et conversations privées comme preuves

Le rabbin a également fourni à la presse une capture d’écran d’une conversation WhatsApp datée du 8 juin, dans laquelle il partage une photo de lui-même avec le cocard visible. Il a aussi montré son visage tuméfié lors d’un appel vidéo WhatsApp, prouvant la réalité de la blessure. Le 8 juin, il apparaît également sur la chaîne i24 News, cocard bien visible, ainsi que dans une interview avec le média communautaire Qualita, publiée sur Instagram le 9 juin.

« Les médecins m’ont dit tout de suite : dans 48 heures, vous allez voir le syndrome du boxeur », témoigne-t-il.

Un climat tendu et une recrudescence des actes antisémites

L’agression du rabbin Lemmel s’inscrit dans un contexte préoccupant. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 1 570 plaintes pour actes antisémites ont été enregistrées en France depuis le début de l’année 2024. Ce chiffre est en forte hausse par rapport aux années précédentes : 436 plaintes en 2022, et déjà 1 676 en 2023, une explosion corrélée aux tensions au Proche-Orient après les attaques du Hamas du 7 octobre et la riposte israélienne sur Gaza.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’Elie Lemmel est ciblé. Fin mai, il avait déjà été victime d’une agression à Deauville, sur laquelle il avait témoigné en indiquant : « J’ai l’impression qu’on est face à un délit de faciès, et c’est bouleversant. »

Désinformation et réseaux sociaux : quand le soupçon prime sur les faits

L’affaire illustre un phénomène inquiétant : la puissance de la désinformation et de la suspicion numérique face aux faits établis. Malgré des documents médicaux, des images datées, des témoignages et des avis médicaux cohérents, une partie des internautes continue de colporter l’idée d’une manipulation.

Cela pose des questions graves sur la diffusion de fausses accusations en ligne, sur la mise en doute systématique des victimes et sur l’exploitation politique ou idéologique de faits sensibles dans un climat social déjà chargé.

L’agression du rabbin Elie Lemmel est un fait avéré, médicalement documenté et juridiquement encadré. Les blessures qu’il a subies sont bien réelles, et l’apparition différée de son cocard est conforme à ce que la médecine décrit comme une évolution normale des ecchymoses. Face aux soupçons infondés propagés en ligne, cette affaire rappelle l’importance de vérifier les faits avant de diffuser des accusations qui peuvent remettre en cause la parole d’une victime, dans un contexte où les actes antisémites explosent.

En Syrie, les nouvelles autorités islamistes publient des mesures sur les tenues de baignade

Le ministère du Tourisme rappelle qu’il est important de porter des vêtements amples et de veiller à couvrir les épaules et les genoux dans les lieux publics.(Source : AFP).

Les nouvelles autorités islamistes en Syrie ont demandé mardi 10 juin aux femmes de porter le burkini ou des vêtements couvrant le corps sur les plages publiques − une mesure dont les établissements privés considérés comme luxueux sont exemptés. Cette décision du ministère du tourisme intervient six mois après la prise du pouvoir par une coalition islamiste qui a renversé le président Bachar Al-Assad.

Selon le communiqué, le ministère demande aux femmes se rendant sur les plages publiques de « porter un burkini ou des vêtements de bain couvrant davantage le corps ». Hors des zones de baignade, elles doivent porter un vêtement ample et les hommes ne doivent pas circuler torse nu.
Ces restrictions ne s’appliquent cependant pas aux clubs et établissements privés considérés comme luxueux par le ministère du tourisme, où « les tenues de bain occidentales sont autorisées dans la limite des bonnes mœurs ». Le reste des établissements privés doit suivre les nouvelles consignes. Dans la Syrie assez conservatrice, peu de femmes se mettaient déjà en maillot de bain sur les plages publiques.

Des « vêtements amples » exigés dans les lieux publics

En outre, le ministère souligne qu’il est nécessaire de porter dans les lieux publics « des vêtements amples et de couvrir les épaules et les genoux », et d’éviter « les vêtements transparents ou très serrés », sans préciser si ces mesures concernent les femmes et les hommes. Il n’indique pas non plus si des sanctions sont prévues en cas de violation de ces nouvelles règles.

Dès la publication de la décision, les utilisateurs des réseaux sociaux se sont divisés, certains la soutenant et d’autres y voyant une restriction des libertés. Depuis la prise du pouvoir par les islamistes, des Syriens craignent pour les libertés individuelles. En mai, une femme avait été tuée par des hommes armés qui avaient attaqué une boîte de nuit à Damas.
Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des jeunes gens en Syrie répétant des slogans religieux ou demandant la fermeture des bars qui servent de l’alcool.