La République dominicaine a commencé vendredi à prolonger le mur frontalier la séparant de son voisin haïtien, une construction initiée en 2021 par le gouvernement de Luis Abinader pour lutter contre l’arrivée illégale de migrants. La nouvelle section du mur, longue de 13 kilomètres, est en cours de construction dans la province de Dajabon (nord).
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France : les députés s’opposent, en commission, à l’interdiction de l’exécution immédiate des peines d’Inéligibilité
La commission des lois de l’Assemblée nationale s’est opposée lundi 16 juin à une proposition de l’UDR visant à interdire l’exécution immédiate de peines d’inéligibilité. La gauche et le bloc central ont dénoncé une loi de réaction à la condamnation de Marine Le Pen.
Lire la suite France : les députés s’opposent, en commission, à l’interdiction de l’exécution immédiate des peines d’InéligibilitéLe Premier ministre arménien Nikol Pachinian en Turquie pour une visite « historique »
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a rencontré vendredi, à Istanbul, le président turc Recep Tayyip Erdogan. Selon le bureau du chef de l’État turc, les discussions entre les deux hommes ont porté sur les négociations de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, les efforts de normalisation des liens avec Ankara, mais aussi le conflit entre Israël et l’Iran.
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, arrivé en Turquie pour une très rare visite, s’est entretenu vendredi 20 juin avec le président Recep Tayyip Erdogan à Istanbul, a annoncé la présidence turque.
Le bureau de Recep Tayyip Erdogan a précisé que les deux hommes ont discuté pendant plus d’une heure des négociations de paix entre l’Armanie et l’Azerbaïdjan , des efforts de normalisation des liens avec la Turquie et du conflit entre Israël et l’Iran qui partage une frontière avec la Turquie et l’Armanie.
La Turquie soutiendra les efforts de paix de l’Arménie avec l’Azerbaïdjan, a indiqué le bureau d’Erdogan à l’issue de cette visite bilatérale exceptionnelle. Les deux dirigeants ont également abordé la récente flambée de tensions entre Israël et l’Iran, pays voisin à la fois de la Turquie et de l’Arménie.
“Le président Erdogan a souligné l’importance du consensus atteint dans les négociations de paix en cours entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, compte tenu du contexte actuel”, a déclaré son bureau, ajoutant que la Turquie continuerait de “soutenir pleinement les efforts visant à développer la région dans une logique de gagnant-gagnant”.
Ils ont également discuté des “étapes potentielles à franchir dans le cadre du processus de normalisation entre la Turquie et l’Arménie”, a-t-on précisé.
Erdogan a, par ailleurs, affirmé à Pachinian que la Turquie mettait en œuvre “tous les moyens diplomatiques pour assurer la stabilité, non seulement dans le Caucase, mais dans l’ensemble de la région”, s’engageant auprès d’autres dirigeants pour “éviter les risques” liés à l’escalade entre l’Iran et Israël.
Pachinian salue les discussions avec Erdogan
Dans un message publié sur « X »(ex-Twitter), Nikol Pachinian a fait état d’un “échange approfondi” avec Erdogan, au cours duquel ils ont “discuté du processus de normalisation entre l’Arménie et la Turquie, des développements régionaux et de l’importance d’un dialogue soutenu”.
Il a assuré au président turc que l’Arménie était “engagée à construire la paix et la stabilité dans notre région.
La réunion a également porté sur les mesures qui pourraient être prises dans le cadre du processus de normalisation entre la Turquie et l’Arménie », a-t-il ajouté sans donner plus de détails.
Selon le communiqué officiel arménien sur les pourparlers, M. Pashinian « a souligné l’engagement de l’Arménie à poursuivre sa politique de normalisation des relations avec ses voisins ». Les deux dirigeants ont discuté du « processus de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan » et du projet « Carrefour de la paix » d’Erevan, qui prévoit la mise en place de liaisons de transport conventionnelles entre les deux États du Caucase du Sud.
L’Azerbaïdjan a rejeté ce projet, exigeant que l’Arménie ouvre à la place un corridor terrestre extraterritorial vers son enclave du Nakhitchevan, passant par le Syunik, la seule région arménienne limitrophe de l’Iran. M. Erdogan a soutenu à plusieurs reprises cette demande rejetée jusqu’à présent par Erevan. Il a également clairement indiqué que la normalisation des relations turco-arméniennes dépendait d’un accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan acceptable pour Bakou.
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a implicitement menacé d’ouvrir un tel corridor par la force, ce qui a suscité de sévères avertissements de la part de l’Iran. La République islamique a déclaré qu’elle ne tolérerait aucune « emprise » sur sa frontière avec l’Arménie.
Les dirigeants de l’opposition arménienne et les experts craignent que l’Azerbaïdjan et la Turquie ne profitent d’un éventuel affaiblissement ou d’une déstabilisation de l’Iran pour attaquer le Syunik. Mercredi, Pashinian a rejeté ces avertissements, les qualifiant de « provocateurs » et « infondés »
Les détracteurs de Pashinian dans son pays affirment quant à eux que ses concessions importantes à Bakou et Ankara ne font qu’accroître les menaces qui pèsent sur la sécurité de l’Arménie. Ils ont exprimé leur inquiétude quant à son voyage en Turquie, estimant qu’il pourrait conduire à d’autres concessions de ce type.
Les déclarations officielles sur les entretiens entre Erdogan et Pashinian n’ont fait qu’une allusion indirecte au conflit israélo-iranien. Le bureau d’Erdogan a cité ses propos selon lesquels Ankara « poursuit ses engagements avec d’autres dirigeants afin d’éviter les risques posés par la spirale de violence déclenchée par les attaques israéliennes contre l’Iran ».
« Les interlocuteurs ont également abordé les événements régionaux et les orientations possibles de la coopération bilatérale dans ce contexte », a déclaré pour sa part le service de presse de Pashinian.
En 2023, Nikol Pachinian avait assisté à l’investiture de Recep Tayyip Erdogan à Ankara, son unique voyage en Turquie jusqu’à aujourd’hui, un an après la reprise des vols commerciaux entre les deux pays après une pause de deux ans.
Ce rapprochement souhaité reste malgré tout incertain : un précédent accord de 2009 visant à ouvrir la frontière n’a jamais été ratifié par l’Arménie, avant d’être abandonné en 2018.
La Bolivie s’enfonce dans la crise économique et l’inflation
Ces deux dernières, l’économie bolivienne s’est peu à peu dégradée. La baisse des exportations de gaz a créé un manque de dollars dans le pays, qui a conduit à des problèmes d’importation de carburant et surtout à une forte inflation.
Lire la suite La Bolivie s’enfonce dans la crise économique et l’inflationCameroun: face à l’appel venu du Sud, un ministre et cadre du parti au pouvoir parle d’une «tentative parricide»
Au Cameroun, un haut cadre du RDPC, le ministre d’État, Jacques Fame Ndongo, a vivement réagi à une lettre ouverte signée par huit personnalités originaires du Sud, la région natale du président Paul Biya. Ces derniers appellent à une alternance à la tête du pays, à quelques mois de l’élection présidentielle prévue en octobre 2025.
Lire la suite Cameroun: face à l’appel venu du Sud, un ministre et cadre du parti au pouvoir parle d’une «tentative parricide»Roumanie: nomination d’un nouveau premier ministre pro-européen
Le président roumain Nicusor Dan a annoncé vendredi la nomination au poste de premier ministre du pro-européen Ilie Bolojan après plusieurs semaines de négociations, une annonce qui devrait clore, sauf nouveau rebondissement, une période politique mouvementée.
Après plusieurs semaines de négociation, le désormais ex-président du Sénat a été désigné chef du gouvernement par le président Nicusor Dan. La Roumanie affiche le plus lourd déficit budgétaire de l’Union européenne.
Ilie Bolojan est la personne la mieux placée pour procéder aux réformes nécessaires de l’appareil étatique roumain », a déclaré M. Dan lors d’une allocution solennelle à Bucarest
À ses côtés, le futur chef de l’exécutif s’est dit « conscient de sa grande responsabilité face à la situation budgétaire difficile » de la Roumanie, membre de l’Union européenne (UE) affichant le plus lourd déficit du bloc européen (9,3 % fin 2024). Sa nomination doit désormais être entérinée par le Parlement, où il espère bénéficier du soutien des quatre partis pro-européens.
En pleine campagne, le premier ministre social-démocrate Marcel Ciolacu avait pris tout le monde de court en démissionnant. Un consensus a finalement été trouvé pour désigner Ilie Bolojan, qui a temporairement occupé la présidence intérimaire en pleine période de tumulte, et un gouvernement devrait être formé la semaine prochaine.
Ancien maire d’Oradea (Nord-Ouest), Ilie Bolojan est salué pour avoir restauré – grâce aux fonds européens – le centre historique de sa ville et modernisé les infrastructures énergétiques et de transports. Ce diplômé en mathématiques et mécanique s’est longtemps tenu éloigné de la scène politique nationale avant d’être appelé à la rescousse ces derniers mois. Il avait pris fin 2024 la tête du parti libéral et la présidence du Sénat, où il a licencié 150 employés au nom de la « lutte contre le gaspillage de l’argent public ».
À 56 ans, Ilie Bolojan va devoir redresser des finances calamiteuses et réconcilier un pays extrêmement divisé.
Islamisme et LFI : une commission d’enquête validée par l’Assemblée suscite l’ire de la gauche
Après un échec début juin, la demande de création d’une commission d’enquête sur « les liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l’action terroriste ou propageant l’idéologie islamiste », présentée par le président du groupe « Droite républicaine », Laurent Wauquiez, a été validée par la commission des lois de l’Assemblée nationale. Après un scrutin serré à deux voix près.
Lire la suite Islamisme et LFI : une commission d’enquête validée par l’Assemblée suscite l’ire de la gaucheAu Cambodge, manifestation massive pour soutenir le gouvernement face aux tensions à la frontière avec la Thaïlande
Portraits de la famille royale, de dirigeants politiques, drapeaux frappés du temple d’Angkor… Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi 18 juin à Phnom Penh en soutien au gouvernement cambodgien, engagé dans un nouveau bras de fer avec le voisin thaïlandais sur le tracé de la frontière commune aux deux pays.
Lire la suite Au Cambodge, manifestation massive pour soutenir le gouvernement face aux tensions à la frontière avec la ThaïlandeArgentine: la réforme de la police présentée par Javier Milei inquiète beaucoup les ONG locales
En Argentine, le président de la République, Javier Milei, a présenté, le mardi 17 juin, une réforme de la police aux accents toujours plus sécuritaires et qui inquiète les ONG locales dans un contexte de fortes contestations sociales contre les réformes économiques du gouvernement.
Lire la suite Argentine: la réforme de la police présentée par Javier Milei inquiète beaucoup les ONG localesNiger : les autorités annoncent la nationalisation de la Somaïr, filiale du géant français de l’uranium Orano
Après plusieurs mois de crise, la junte militaire au pouvoir au Niger a annoncé jeudi 19 juin la nationalisation de la Somaïr, filiale du géant français de l’uranium Orano qui en avait perdu le contrôle opérationnel depuis déjà plusieurs mois. Le dossier était devenu un symbole des tensions entre Paris et Niamey depuis le coup d’État contre le président Mohamed Bazoum, en juillet 2023.
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