Alors que les négociations entre Israël et le Hamas n’ont pas encore totalement abouti, le mouvement islamiste palestinien reprend pied dans les rues de Gaza. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi dernier, après deux ans d’un conflit meurtrier, les forces de sécurité du Hamas réapparaissent dans plusieurs zones de la bande de Gaza abandonnées par l’armée israélienne. Une initiative qui va à l’encontre du plan de paix du président américain Donald Trump, lequel prévoit d’exclure le mouvement de la future gouvernance du territoire.
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Nasser Taghvaï, figure emblématique du cinéma iranien, s’éteint à 84 ans
Le réalisateur iranien Nasser Taghvaï est décédé le 14 octobre 2025 à l’âge de 84 ans. Pionnier de la Nouvelle Vague iranienne, il a consacré sa carrière à dépeindre les milieux populaires du sud de l’Iran et les tensions entre tradition et modernité, imposant un cinéma à la fois poétique, mélancolique et profondément humaniste.
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Né le 13 juillet 1941 à Abadan, dans le sud-ouest de l’Iran, Nasser Taghvaï s’est rapidement imposé comme une voix singulière du cinéma iranien. Son œuvre, marquée par la mélancolie et la poésie, s’est attachée à montrer les réalités sociales et culturelles des populations du sud du pays, souvent tiraillées entre traditions ancestrales et aspirations à la modernité.
Au cours d’une carrière de plus de cinquante ans, Taghvaï a réalisé six longs-métrages, une série télévisée et plusieurs documentaires. Parmi ses œuvres les plus notables, Tranquillité en présence des autres (1972) reste un exemple de sa capacité à mêler réalisme et sensibilité artistique. Ses films, tout en explorant des problématiques sociales profondes, ont également abordé les défis personnels et familiaux qui traversent l’Iran contemporain.
Figure de la Nouvelle Vague iranienne, aux côtés de réalisateurs tels que Dariush Mehrjui et Massoud Kimiai, Taghvaï a contribué à renouveler la narration et l’esthétique cinématographique dans son pays. Il a su imposer une approche réaliste et introspective, influençant durablement le cinéma iranien et international.
Tout au long de sa carrière, il a résisté aux pressions de la censure, refusant de compromettre sa liberté artistique. Cette indépendance a valu à ses films une reconnaissance internationale et un rôle pionnier dans la diffusion d’un cinéma engagé et humain.
La disparition de Nasser Taghvaï laisse un vide dans le paysage cinématographique iranien. Son héritage, marqué par la rigueur, l’humanisme et la poésie, continuera d’inspirer les cinéastes et d’influencer le regard porté sur les tensions sociales et culturelles dans le monde.
Celine Dou
Madagascar : les brigades féminines de proximité, un signe avant-coureur dans un pays en crise
Madagascar traverse depuis quelques jours une crise profonde, marquée par des manifestations massives contre le gouvernement et des pénuries de services essentiels. Dans ce contexte chaotique, l’existence des brigades féminines de proximité, créées dès 2017, apparaît comme un indicateur clé de l’état de la société malgache et de ses fragilités.
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Ces unités, composées exclusivement de policières, ont pour mission d’accompagner, protéger et conseiller les femmes et enfants victimes de violences. Avec 240 membres réparties sur l’ensemble du territoire, elles représentent l’un des rares dispositifs institutionnels dédiés à la protection des populations vulnérables. Leur présence sur le terrain permet de prévenir et de documenter des violences souvent invisibles, et d’offrir un accès direct à la justice et aux services sociaux.
Leur rôle ne se limite pas à l’assistance : ces brigades ont également un effet de prévention et de sensibilisation. Dans un pays où l’État peine à maintenir l’ordre et où les institutions locales ont souvent des moyens limités, elles symbolisent la capacité de la société civile et de l’État à anticiper des tensions sociales qui, aujourd’hui, se manifestent à grande échelle.
La récente crise à Madagascar, déclenchée par des contestations populaires autour de la gouvernance et de la sécurité, révèle combien ces structures étaient
déjà un signe avant-coureur des besoins de protection et de médiation dans la société. Les brigades féminines de proximité ont, en effet, permis d’identifier et de traiter de manière préventive certaines formes de violences qui auraient pu alimenter davantage le chaos actuel.
Cependant, leur efficacité reste limitée par des moyens insuffisants et des pressions politiques et sociales croissantes. Malgré cela, elles demeurent un exemple concret de réponse institutionnelle face à des problématiques anciennes mais souvent négligées, rappelant que la stabilité sociale repose autant sur des mesures préventives que sur des interventions ponctuelles.
À travers leur action, ces brigades démontrent que le respect des droits humains et la protection des plus vulnérables peuvent constituer des repères fiables même dans un environnement instable, et que la capacité d’un État à anticiper les crises passe aussi par l’attention portée à ces acteurs souvent méconnus mais essentiels.
Celine Dou
La Chine impose des taxes aux navires américains en représailles aux mesures de Washington
La tension commerciale entre la Chine et les États-Unis franchit une nouvelle étape. Pékin a annoncé l’instauration de droits “spéciaux” sur les navires américains accostant dans ses ports, en réponse directe aux mesures similaires décidées par Washington.
Lire la suite La Chine impose des taxes aux navires américains en représailles aux mesures de WashingtonHommage à Dominique Bernard et Samuel Paty : une minute de silence dans tous les collèges et lycées de France
Ce mardi matin, à 10 heures, des milliers d’élèves et d’enseignants ont observé une minute de silence en hommage à Dominique Bernard et Samuel Paty, deux professeurs assassinés respectivement en 2023 et en 2020. Cinq ans après la mort de Samuel Paty et deux ans après celle de Dominique Bernard, la mémoire de ces enseignants reste vive dans les établissements scolaires.
Lire la suite Hommage à Dominique Bernard et Samuel Paty : une minute de silence dans tous les collèges et lycées de FranceÉtats-Unis d’Amérique : Stephen King et la censure des livres, un miroir des tensions culturelles
Stephen King, le maître de l’horreur, est aujourd’hui l’auteur le plus censuré des écoles des États-Unis d’Amérique. Selon le rapport Banned in the USA de PEN America pour l’année scolaire 2024-2025, plus de 6 800 livres ont été retirés des bibliothèques scolaires, temporairement ou définitivement. Ce chiffre reflète une société profondément divisée sur ce qui doit être accessible aux jeunes.
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Une Amérique coupée en deux
La censure se concentre principalement dans trois États : Floride, Texas et Tennessee, où des lois locales obligent les écoles à retirer des ouvrages jugés “inappropriés”. À l’inverse, des États comme l’Illinois, le Maryland ou le New Jersey limitent le pouvoir des établissements scolaires de censurer les livres.
Même au sein d’un même État, certaines écoles respectent les interdictions et d’autres non, ce qui montre que la censure dépend autant de pressions locales et idéologiques que de la loi elle-même.
Stephen King en tête de liste
Les livres de Stephen King ont été censurés 206 fois, dont Carrie et Le Fléau. L’ouvrage le plus interdit tous auteurs confondus est L’Orange mécanique d’Anthony Burgess. D’autres auteurs comme Judy Blume, Patricia McCormick, Sarah J. Maas ou Jodi Picoult ont aussi vu leurs livres retirés.
Les motifs sont variés : thèmes LGBTQ+, passages violents, sexualité ou représentations raciales. De plus en plus souvent, des livres sont retirés avant même qu’une plainte ne soit formulée, par peur de conflits ou de pressions communautaires.
La censure “woke” et le silence médiatique
Contrairement à ce que les médias internationaux surtout occidentaux et majoritairement de gauche présentent, la censure n’est pas seulement le fait des conservateurs. Une grande part est pratiquée par l’idéologie “wokiste”, qui cherche à contrôler le contenu culturel pour qu’il corresponde à ses standards moraux et sociaux.
Certaines actions, bien que symboliques, rappellent les pratiques des dictatures : autodafés, enterrements de livres dans des “fausses communes”. Depuis le début du mandat de Joseph Biden, ces gestes ont été observés à plusieurs reprises, mais les médias et politiciens progressistes n’en ont presque pas parlé.
Le constat est clair : quelle que soit l’idéologie conservatrice ou “progressiste” interdire des livres est une pratique ancienne, qui traverse les siècles.
Une censure qui peut protéger
Toutefois, il est important de noter que certaines interdictions peuvent être justifiées. Ces livres contiennent parfois des pensées et des scènes violentes ou sexuelles pouvant perturber des enfants et adolescents, et certains parents et enseignants considèrent qu’il est légitime de préserver les jeunes publics de contenus potentiellement destructeurs pour leur développement et la cohésion sociale.
La question n’est donc pas seulement de savoir si la censure existe, mais comment protéger les enfants tout en permettant l’accès à la lecture et à la réflexion critique.
Une constante historique
La censure n’est pas un phénomène nouveau.
- Dans l’Antiquité, des écrits philosophiques furent interdits pour “contester les dieux de la cité”.
- Sous Rome, des textes jugés subversifs étaient brûlés.
- Au Moyen Âge, l’Église dressait ses index de livres interdits.
- Au XXᵉ siècle, les régimes totalitaires ont multiplié autodafés et purges littéraires.
Aujourd’hui, la censure aux États-Unis d’Amérique prend de nouvelles formes, mais elle reflète toujours une tension entre liberté et protection, particulièrement lorsqu’il s’agit de jeunes lecteurs.
Celine Dou
Kenya : mort de Raila Odinga, figure historique de l’opposition, à l’âge de 80 ans
Le chef de l’opposition kényane Raila Odinga est décédé ce mercredi 15 octobre à l’âge de 80 ans, alors qu’il se trouvait en Inde pour des soins médicaux. Surnommé affectueusement « Baba » par ses partisans, l’ancien Premier ministre kényan s’est éteint des suites d’une crise cardiaque dans la ville de Koothattukulam, dans l’État du Kerala, ont confirmé ses proches à RFI.
Lire la suite Kenya : mort de Raila Odinga, figure historique de l’opposition, à l’âge de 80 ansBelgique : forte mobilisation à Bruxelles contre l’austérité
Près de 80 000 manifestants ont défilé ce mardi dans les rues de Bruxelles pour dénoncer les politiques d’austérité du gouvernement fédéral dirigé par le Premier ministre Bart De Wever. Une grève nationale, organisée par les principaux syndicats belges en front commun, a paralysé une grande partie de la capitale, illustrant le profond mécontentement social face aux réformes budgétaires engagées pour ramener le déficit public sous la barre des 3 % du PIB.
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Un nouveau scandale diplomatique secoue la Sierra Leone. L’arrestation d’un narcotrafiquant turc en possession d’un passeport diplomatique sierra-léonais relance les soupçons d’un vaste réseau de corruption et de détournement de documents officiels au sein de l’administration. Une affaire qui met dans l’embarras le gouvernement du président Julius Maada Bio, déjà confronté à plusieurs controverses similaires.
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Connue pour ses pyramides monumentales du Soleil et de la Lune, la cité antique de Teotihuacan, située dans la vallée de Mexico, refait parler d’elle. Près d’une décennie après la découverte d’ossements vieux de 1.600 ans, une équipe internationale de chercheurs affirme avoir identifié les traces d’une « langue perdue », potentiellement à l’origine du nahuatl, la langue parlée plus tard par les Aztèques.
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