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Portugal : le gouvernement veut abroger la loi sur la naturalisation des Juifs séfarades

Le gouvernement portugais a annoncé, ce lundi, son intention d’abroger la loi de 2015 permettant aux descendants des Juifs séfarades expulsés au XVe siècle d’obtenir la nationalité portugaise. Présentée à l’origine comme une mesure de « réparation historique », cette disposition est désormais jugée « exceptionnelle » et « révolue » par l’exécutif issu des récentes élections législatives.

Une mesure de réparation historique remise en question

La loi en question visait à réparer l’injustice historique commise à la fin du XVe siècle, lorsque des milliers de Juifs séfarades furent persécutés, convertis de force ou expulsés de la péninsule Ibérique, notamment après l’instauration de l’Inquisition. En leur offrant une voie d’accès à la nationalité, le Portugal souhaitait reconnaître et corriger les torts du passé.

Mais pour le ministre porte-parole du gouvernement, Antonio Leitao Amaro, cette législation « avait un caractère temporaire » et ne se justifie plus dans le contexte actuel. Lors d’une conférence de presse donnée à l’issue d’un conseil des ministres, il a confirmé que ce régime « cessera d’être en vigueur ».

Durcissement des critères après des scandales

En 2022, la loi avait déjà été partiellement durcie à la suite d’un scandale portant sur des irrégularités dans la délivrance de certificats d’ascendance juive. Parmi les cas les plus médiatisés figure celui de l’oligarque russe Roman Abramovitch, qui avait obtenu la nationalité portugaise dans le cadre de cette loi.

L’affaire avait entraîné des enquêtes judiciaires et la mise en examen de membres de la communauté juive portugaise, accusés d’avoir délivré de faux certificats. Ces dérives ont accéléré la remise en cause politique du dispositif.

Vers une politique migratoire plus stricte

L’abrogation de la loi s’inscrit dans un plan plus large de durcissement de la politique d’immigration au Portugal. Le gouvernement de droite prévoit de soumettre plusieurs réformes au Parlement, parmi lesquelles :
• L’allongement du délai minimal de résidence nécessaire pour obtenir la nationalité : il passerait de 5 à 7 ans pour les ressortissants de pays lusophones, et à 10 ans pour les autres.
• Un durcissement des critères pour le regroupement familial.
• Le renforcement du contrôle aux frontières, avec la création d’une unité spécialisée au sein de la police nationale.

Un gouvernement sans majorité absolue

Toutefois, l’exécutif portugais ne disposant pas d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale, ces propositions devront faire l’objet de négociations avec d’autres partis pour pouvoir être adoptées. Le débat s’annonce sensible, entre enjeux migratoires, respect de la mémoire historique et pression de l’opinion publique sur les questions de sécurité et d’identité.

Affaire du baiser forcé : la cour d’appel espagnole confirme la condamnation de Luis Rubiales

La justice espagnole a confirmé mercredi en appel la condamnation de Luis Rubiales à une amende. L’ancien président de la Fédération espagnole de football avait embrassé de force la joueuse Jennifer Hermoso en août 2023, après la victoire de l’équipe en Coupe du monde.(Source : AFP).

La cour d’appel de l’Audience nationale espagnole confirme mercredi 25 juin en appel qu’il n’y a pas eu de consentement dans le baiser imposé par l’ancien président de la fédération espagnole de football, Luis Rubiales, à la joueuse de l’équipe nationale Jennifer Hermoso.

Elle a jugé « correcte » la qualification des faits en « agression sexuelle » lors du jugement de première instance.

Luis Rubiales avait été condamné le 14 février à 10 800 euros d’amende pour agression sexuelle, mais relaxé du délit de coercition.

La cour d’appel a aussi confirmé mercredi l’interdiction pour Luis Rubiales de s’approcher de Jennifer Hermoso dans un rayon de 200 mètres, ainsi que celle de communiquer avec elle pendant un an.

Le tribunal a également rejeté les autres appels déposés par le parquet, qui avait dénoncé la « partialité » du juge et réclamait un nouveau procès, et par Jennifer Hermoso.

« Un petit bisou consenti »

La procureure avait requis en première instance deux ans et demi de prison contre Luis Rubiales pour agression sexuelle et pour les pressions exercées par la suite sur la joueuse pour atténuer le scandale.

Luis Rubiales, 47 ans, ancien président de la Fédération espagnole de football (RFEF) avait vu sa carrière prendre fin brutalement dans la foulée de la victoire de l’Espagne en finale du Mondial féminin à Sydney en Australie, le 20 août 2023.

Ce soir-là, devant les caméras du monde entier, il avait pris à deux mains la tête de l’attaquante de la « Roja » Jennifer Hermoso, avant de l’embrasser par surprise sur la bouche.

Face à l’indignation suscitée par ce geste, l’ex-homme fort du football espagnol avait tout d’abord refusé de démissionner pour « un petit bisou consenti », dénonçant un supposé « faux féminisme » et assurant qu’il avait obtenu l’autorisation de la joueuse avant de l’embrasser.

Il avait fini par démissionner en septembre 2023, deux semaines après les faits.

Lors de son procès, il avait campé sur ses positions, se disant « absolument sûr » que Jenni Hermoso avait consenti à ce baiser.

En face, Jennifer Hermoso, érigée en symbole de la lutte contre le sexisme dans le sport, avait décrit les « innombrables » pressions subies après ce geste pour étouffer le scandale.

Depuis une réforme du Code pénal espagnol, un baiser non consenti peut être considéré comme une agression sexuelle, catégorie pénale regroupant tous les types de violence sexuelle.

OTAN: Engagement » à se défendre, hausse des dépenses, « menace » russe… Ce qu’il faut retenir du sommet de la Haye

Les pays de l’Otan se sont engagés, ce mercredi, au sommet de La Haye, à augmenter drastiquement leurs dépenses militaires. Une « grande victoire » revendiquée par le président américain Donald Trump. Le soutien à l’Ukraine et l’« engagement inébranlable » à se défendre mutuellement ont également été « réaffirmés ».

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Affaire Renault-Nissan : Rachida Dati de plus en plus proche d’un procès pour corruption

La menace judiciaire s’intensifie pour Rachida Dati. La Cour d’appel de Paris a rejeté son recours contre le réquisitoire du Parquet national financier (PNF), ouvrant la voie à un possible procès pour corruption et trafic d’influence passifs dans le cadre de l’affaire Renault-Nissan, aux côtés de Carlos Ghosn.

Un contrat controversé avec Renault-Nissan

L’enquête, ouverte en 2019, porte sur un contrat signé en octobre 2009 entre Rachida Dati, alors avocate et eurodéputée, et RNBV, la filiale néerlandaise de l’alliance Renault-Nissan. Selon le PNF, Mme Dati aurait perçu près de 900 000 euros entre 2010 et 2012, pour des prestations de conseil dont la réalité reste fortement mise en doute.

Le parquet considère ce contrat comme « l’habillage juridique d’un pacte corruptif patent ». Le réquisitoire souligne qu’aucune preuve tangible — documents, courriels, notes ou témoignages — ne permet d’attester de prestations juridiques effectives fournies par Mme Dati.

Des soupçons de lobbying illégal au Parlement européen

Les magistrats enquêtent également sur la possibilité que ce contrat ait servi à dissimuler une activité de lobbying au Parlement européen, une pratique interdite pour les élus. Rachida Dati est accusée d’avoir utilisé son influence supposée ou réelle pour intervenir en faveur de Renault, sans jamais avoir informé le Parlement européen de ses relations professionnelles avec la marque automobile.

Le PNF demande aussi un procès contre Carlos Ghosn, ex-PDG du groupe Renault-Nissan, pour corruption et trafic d’influence actifs.

Un recours rejeté, la décision entre les mains des juges

Les avocats de Rachida Dati avaient introduit une requête en nullité contre le réquisitoire, arguant que celui-ci s’appuyait sur des éléments annulés par la justice en 2022. Ce recours ayant été rejeté, la balle est désormais dans le camp des juges d’instruction, qui devront décider s’ils renvoient ou non les deux protagonistes devant un tribunal correctionnel.

Autres accusations : GDF Suez et bijoux non déclarés

Rachida Dati, potentielle candidate de la droite à la mairie de Paris en 2026, fait également face à de nouvelles accusations. Début juin, l’émission Complément d’enquête sur France 2 a révélé qu’elle aurait perçu 299 000 euros de GDF Suez alors qu’elle était eurodéputée, sans en avoir déclaré la provenance au Parlement européen. L’intéressée dénonce des accusations « diffamatoires ».

Dans la foulée, Rémi Féraud, candidat socialiste à la mairie de Paris, a saisi à deux reprises le procureur de la République au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. Il a signalé, d’une part, les relations financières supposées entre Dati et GDF Suez, et d’autre part, les révélations du journal Libération concernant la possession de bijoux de luxe non déclarés.

Visé par un mandat d’arrêt de la CPI, Poutine sera absent du sommet des Brics au Brésil

Visé par la justice internationale pour des soupçons de déportation illégale d’enfants ukrainiens, Vladimir Poutine ne participera pas au sommet des BRICS prévu début juillet au Brésil, a annoncé le Kremlin mercredi. En tant que membre de la Cour pénale internationale (CPI), le Brésil aurait été légalement tenu d’arrêter le président russe s’il avait fait le déplacement.(Source : AFP).

Vladimir Poutine fait l’impasse sur un rendez-vous diplomatique majeur. Visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), le président russe ne se rendra pas au sommet des Brics organisé début juillet au Brésil, a annoncé mercredi 25 juin le Kremlin, précisant que son chef de la diplomatie, lui, y serait.

« Le président participera par vidéoconférence, mais le ministre des Affaires étrangères [Sergueï Lavrov, NDLR] sera présent au Brésil », a déclaré le conseiller diplomatique du président russe, Iouri Ouchakov, ajoutant : « Cela est dû à certaines difficultés dans le contexte des demandes de la CPI. »

Le président brésilien Lula avait affirmé que son homologue russe Vladimir Poutine serait « invité » en tant que membre fondateur, bien qu’il soit visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des suspicions de déportation illégale d’enfants ukrainiens vers la Russie – ce que Moscou nie.

Vladimir Poutine salue régulièrement les Brics, un groupe formé de dix pays émergents, en le présentant comme un contrepoids à l’hégémonie des Occidentaux sur la scène internationale.

Reçu en grande pompe en Mongolie

Le prochain sommet, qui rassemblera Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Égypte, Éthiopie, Indonésie, Iran et Émirats arabes unis, se tiendra les 6 et 7 juillet à Rio de Janeiro.

Visé par un mandat d’arrêt de la CPI, Vladimir Poutine est limité dans ses déplacements à l’étranger.

Membre de la Cour pénale internationale, le Brésil se serait retrouvé, en cas de venue du président russe, dans l’obligation de l’arrêter.

Vladimir Poutine n’avait cependant pas été arrêté début septembre en Mongolie, un État membre de la Cour pénale internationale, où il avait été reçu en grande pompe. Oulan-Bator avait ainsi été critiqué par la Cour et l’Union européenne, notamment.

En octobre dernier, le sommet des Brics s’était déroulé en Russie, à Kazan. En revanche, le président russe avait renoncé à participer à celui tenu en Afrique du Sud en août 2023.

Iran-Israël : Téhéran met fin à sa coopération nucléaire avec l’AIEA, Moscou s’y oppose ; Khamenei déclare que les États-Unis ont reçu une « gifle cinglante » et que l’État hébreu a été « proche de l’effondrement » ; l’armée israélienne confirme l’intervention de « commandos terrestres » en Iran etc…(Point du 26 juin).

Khamenei affirme que les États-Unis ont reçu une «gifle cinglante» et que l’État hébreu a «failli s’effondrer»

«Je tiens à féliciter la grande nation iranienne» a déclaré Ali Khamenei dans un communiqué dévoilé ce jeudi 26 juin. Dans une prise de parole devenue rare, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a salué jeudi 26 juin la «victoire» de son pays sur Israël. Il s’agit de sa première déclaration depuis l’entrée en vigueur mardi d’un cessez-le-feu ayant mis fin à douze jours de guerre. «Je tiens à féliciter la grande nation iranienne : tout d’abord pour sa victoire sur le régime sioniste», a déclaré Ali Khamenei, dans un communiqué écrit publié par l’agence de presse officielle Irna. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a également déclaré que les États-Unis «n’avaient rien gagné» de la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël et même reçu une «gifle cinglante». Dans un communiqué publié par les médias d’État, il affirme que les États-Unis «sont intervenus directement dans la guerre, convaincus que leur refus de s’engager conduirait à la destruction totale du régime sioniste». «Ils n’ont rien gagné de cette guerre», a jugé Ali Khamenei à propos de Washington, ajoutant dans sa première déclaration publique depuis le cessez-le-feu entré en vigueur mardi, que «la République islamique l’a emporté, et en représailles, a infligé une gifle cinglante au visage de l’Amérique».

Un coût «assurément élevé» en cas d’attaque

Le guide suprême iranien a également menacé de frapper des bases américaines au Moyen-Orient si l’Iran était de nouveau attaqué par les États-Unis. «La République islamique a accès à d’importantes bases américaines dans la région et peut agir contre elles dès qu’elle le juge nécessaire», a-t-il déclaré. «Cela peut se reproduire à l’avenir : si une attaque survient, le coût pour l’ennemi et l’agresseur sera assurément élevé.»

Il a par ailleurs affirmé que son pays ne se rendrait «jamais» aux États-Unis : «le président américain a indiqué dans l’une de ses déclarations que l’Iran devait se rendre. Se rendre ! Il ne s’agit plus d’enrichissement ou d’industrie nucléaire, mais bien de la reddition de l’Iran», a déclaré l’ayatollah Khamenei dans un discours télévisé.

Téhéran suspend sa coopération nucléaire avec l’AIEA, Moscou s’y oppose

L’Iran a annoncé la suspension immédiate de sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à la suite des récentes frappes américaines et israéliennes contre ses installations nucléaires. Cette décision marque une rupture majeure dans les relations entre Téhéran et l’organisme de surveillance onusien, et suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale.

Une réaction à une résolution de l’AIEA

La décision iranienne intervient dans un contexte de tensions accrues autour de son programme nucléaire. En cause : une résolution adoptée à Vienne par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA, critiquant une nouvelle fois le manque de transparence de l’Iran. Pour Téhéran, cette résolution est jugée « purement politique et non constructive », selon les propos du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanaani.

Dans la foulée, l’Iran a fermé ses installations nucléaires aux inspecteurs internationaux. Les caméras de surveillance ne seront plus alimentées, et les rapports d’activités interrompus. Cette mesure, entérinée par un vote du Parlement iranien, plonge le programme atomique du pays dans une opacité totale.

Une escalade inquiétante

Ce tournant est interprété comme un acte de défi majeur, alors que le pays avait déjà réduit progressivement ses engagements depuis l’abandon du Plan d’action global commun (JCPOA) par les États-Unis en 2018. Malgré les assurances répétées de l’Iran affirmant ne pas vouloir acquérir l’arme nucléaire, les doutes persistent. En témoignent les préoccupations du directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, qui a exprimé sa « profonde inquiétude » : « Sans accès aux sites et sans informations fiables, notre capacité de vérification est gravement compromise. »

Par ailleurs, la disparition inexpliquée de 400 kg d’uranium hautement enrichi, possiblement déplacés durant le récent conflit, ne fait qu’alimenter les soupçons.

La Russie prend ses distances

Fait notable, la Russie — alliée de longue date de l’Iran — a exprimé son opposition à cette suspension de la coopération. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré : « Nous souhaitons que la coopération entre l’Iran et l’AIEA se poursuive […] L’Iran a affirmé à plusieurs reprises ne pas vouloir développer l’arme nucléaire, et nous nous en tenons à cette déclaration. »

La centrale nucléaire de Bouchehr, située dans le sud-ouest de l’Iran, est notamment exploitée en collaboration avec l’agence russe Rosatom, qui y emploie plusieurs centaines de spécialistes.

Un contexte explosif

Cette décision de Téhéran intervient au terme d’une guerre de douze jours avec Israël, durant laquelle plusieurs infrastructures nucléaires iraniennes ont été la cible de frappes américaines et israéliennes. Les autorités iraniennes ont critiqué l’AIEA pour son silence face à ces attaques, estimant que l’organisme international n’a pas condamné ces actes.

Le texte voté par le Parlement iranien doit encore être validé par le Conseil des Gardiens, qui détient le pouvoir d’approuver ou non les lois adoptées. Mais l’intention est claire : l’Iran entend reprendre le contrôle total de son programme nucléaire, sans observateurs internationaux.

Conséquences incertaines

Cette rupture avec l’AIEA pourrait exposer l’Iran à de nouvelles sanctions internationales, alors même que son économie demeure fragile. Washington et ses alliés envisagent déjà des mesures de rétorsion, tandis que les perspectives de reprise des négociations sur le nucléaire s’amenuisent.

Dans ce climat d’instabilité, l’arrêt de la coopération entre l’Iran et l’AIEA représente une étape critique dans une crise nucléaire de plus en plus imprévisible.

En Iran au moins 26 personnes arrêtées pour collaboration avec Israël

Au moins 26 personnes accusées d’avoir collaboré avec Israël ont été arrêtées au Khouzestan, dans le sud-ouest de l’Iran, deux jours après un cessez-le feu entre les deux pays qui a mis fin à 12 jours de guerre, ont annoncé mercredi soir les médias iraniens.

Selon l’agence semi-officielle Fars, ces individus «identifiés comme des agents et des participants involontaires dans la guerre récente imposée par le régime sioniste» ont été arrêtés par les services du renseignement des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

«La plupart d’entre eux ont confessé leurs actes, dont des activités contre la sécurité, la propagation de l’inquiétude dans le public et des actes de sabotage», a précisé l’agence, citant un communiqué des services du renseignement des Gardiens.

Ces arrestations interviennent après que le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a affirmé que des «commandos terrestres» avaient agi en Iran durant la guerre. «Nos forces ont opéré en secret au cœur du territoire ennemi», a-t-il ajouté.

Le directeur de la CIA assure de l’efficacité des frappes américaines contre les installations nucléaires iraniennes

Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, a confirmé dans un communiqué que, selon «des informations crédibles», le programme nucléaire de Téhéran avait été «gravement endommagé par les frappes ciblées récentes». «Cela inclut de nouvelles informations venant d’une source/méthode historiquement fiable et exacte selon lesquelles plusieurs infrastructures nucléaire clés de l’Iran ont été détruites et leur reconstruction devrait prendre plusieurs années», a ajouté l’agence américaine du renseignement.

L’Iran n’a pas déplacé d’uranium hautement enrichi avant les frappes, selon Washington

L’administration de Donald Trump a réfuté mercredi l’hypothèse que l’Iran ait déplacé son uranium hautement enrichi avant les frappes américaines, sur fond de questions autour de l’impact de cette opération militaire sur le programme nucléaire de Téhéran.

«Je peux vous dire que les Etats-Unis n’ont eu aucune indication que de l’uranium hautement enrichi ait été déplacé avant les frappes, comme je l’ai vu aussi raconté à tort», a déclaré à Fox News la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt. «Quant à ce qu’il y a sur le terrain en ce moment, c’est enseveli sous des kilomètres et des kilomètres de gravats en raison du succès des frappes de samedi soir», a-t-elle ajouté.

L’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA), avec qui l’Iran veut suspendre sa coopération, «a perdu la visibilité sur ce matériel à partir du moment où les hostilités ont commencé» a de son côté déclaré son directeur général, Rafael Grossi, à la télévision française. «Je ne voudrais pas donner l’impression que c’est perdu ou que c’est caché», a-t-il ajouté.

Trump déclare que le procès de Netanyahou pour corruption devrait être «annulé immédiatement»

Donald Trump a réclamé mercredi l’annulation «immédiate» du procès pour corruption du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qu’il a qualifié de «chasse aux sorcières».

«Une telle chasse aux sorcières, pour un homme qui a tant donné, est impensable pour moi. Il mérite bien mieux que cela, et l’État d’Israël aussi. Le procès de Netanyahu devrait être ANNULÉ IMMÉDIATEMENT», a écrit le président américain dans un long message publié sur sa plateforme Truth Social.

Donald Trump annonce que les États-Unis vont continuer de restreindre les ventes de pétrole iranien

Donald Trump a déclaré mercredi que les États-Unis n’avaient pas renoncé à leur pression maximale sur l’Iran, notamment en restreignant les ventes de pétrole iranien, mais a évoqué un possible assouplissement de ces mesures pour aider le pays à se reconstruire.

«Ils auront besoin d’argent pour remettre le pays sur pied. Nous voulons que cela se produise», a déclaré le président américain lors d’une conférence de presse au sommet de l’OTAN, interrogé sur un éventuel assouplissement des sanctions pétrolières contre l’Iran.

L’Iran annonce la réouverture partielle de son espace aérien

L’Iran a annoncé la réouverture de son espace aérien dans l’est du pays, au deuxième jour d’un cessez-le-feu avec Israël qui a mis fin à 12 jours de guerre.

«L’espace aérien au-dessus de l’est de l’Iran a été rouvert aux survols internationaux ainsi qu’aux vols intérieurs et internationaux, uniquement au départ ou à destination d’aéroports situés dans l’est du pays», a déclaré le porte-parole du ministère des Transports, Majid Akhavan, cité par l’agence officielle IRNA. Il a ajouté que l’aéroport de Machhad, qu’Israël avait affirmé avoir frappé pendant la guerre, faisait partie des aéroports rouverts.

Le chef d’état-major affirme que des «commandos terrestres» ont agi en Iran

Le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a affirmé mercredi soir que des «commandos terrestres» ont agi en Iran durant la guerre de 12 jours entre les deux pays.

Saluant les succès de ses troupes, Eyal Zamir a déclaré qu’ils avaient été obtenus par «nos forces aériennes et commandos terrestres», ajoutant que «ces forces ont opéré en secret au coeur du territoire ennemi et nous ont permis une liberté opérationnelle complète».

L’Iran confirme la mort d’un haut gradé à la suite de frappes israéliennes

L’armée iranienne a confirmé mercredi la mort d’un important commandant militaire, Ali Shadmani, qui avait été grièvement blessé dans une frappe israélienne le 17 juin.

«Le général Ali Shadmani, commandant du quartier général central de Khatam al-Anbiya (affilié aux Gardiens de la révolution), a rejoint les rangs des martyrs et est décédé des suites de graves blessures subies lors du bombardement mené par le régime sioniste agresseur», a indiqué un communiqué de ce commandement cité par l’agence officielle Irna.

Sa mort avait été annoncée le 17 juin par l’armée israélienne, qui l’avait présenté comme le commandant militaire le plus haut gradé et la personnalité la plus proche du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Elle avait précisé qu’il était décédé dans une frappe nocturne sur «un centre de commandement au coeur de Téhéran».

Mali: deux tribunaux vont se prononcer sur les conséquences de la dissolution des partis politiques

Au Mali, deux tribunaux acceptent de se prononcer sur les conséquences de la dissolution des partis politiques. Après cette dissolution, par décret présidentiel le 13 mai dernier, d’ex-dirigeants de partis avaient entrepris une série de procédures pour contester la constitutionnalité de cette décision et ses effets sur les libertés fondamentales des Maliens.

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L’Allemagne met fin à son soutien financier au sauvetage civil en mer

Berlin va mettre fin à son soutien financier aux ONG de sauvetage civil en mer Méditerranée et ailleurs, ont indiqué mercredi des sources au ministère des Affaires étrangères, nouveau signe du durcissement de la politique migratoire allemande.

Le ministre des Affaires étrangères allemand Johann Wadephul a annoncé mercredi 25 juin que le gouvernement suspendait les aides fédérales aux associations de sauvetage en mer, déclenchant de vives critiques parmi les politiques et les ONG.

Ces dernières années, l’Allemagne allouait 2 millions d’euros par an à ces organisations, et, en l’absence de budget définitif en début d’année, 900 000 euros supplémentaires avaient été versés au premier trimestre 2025. Les associations de sauvetage en mer SOS Humanité , SOS Méditerranée, RESOSHIPSOS, Eye et Sant’Egidio faisaient partie des organisations subventionnées.

L’union CDU-CSU fustigeait régulièrement ces aides, accusant les associations de sauvetage en mer de favoriser l’immigration clandestine vers l’Europe. En 2023, Johann Wadephul, alors député au Bundestag, avait déclaré que ces organisations contribuaient sans le vouloir aux réseaux de passeurs. 

Les ONG concernées par ces coupes budgétaires ont vivement critiqué cette décision. Le président de Sea-Eye, Gorden Isler, a déclaré : « Depuis dix ans, nous comblons le vide en Méditerranée qui devrait être comblé par les États européens, et donc aussi par l’Allemagne ». Il a également déploré que dorénavant, ses bateaux devront peut-être rester à quai même en cas d’urgence.

Le parti des Verts a également condamné cette mesure. Selon la députée Jamila Schäfer, cette décision n’entraînera pas de diminution des flux migratoires, mais plutôt une augmentation de la mortalité humaine sur les trajets passant par la mer Méditerranée. Elle a également affirmé que le sauvetage en mer n’était pas un luxe, mais un devoir humanitaire. 

La Méditerranée est l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde. Plus de 32 200 personnes sont mortes entre 2014 et 2024 en essayant de la traverser, selon l’Organisation internationale pour les migrations(OIM)

Léa Massari, disparition d’une icône franco-italienne du cinéma d’auteur

Léa Massari, l’une des plus grandes comédiennes du cinéma européen d’après-guerre, s’est éteinte à Paris à l’âge de 91 ans. Actrice italienne de naissance mais profondément enracinée dans la culture française, elle laisse derrière elle une œuvre rare, exigeante et marquée par la modernité cinématographique des années 1960 et 1970

Née à Rome en 1933 sous le nom d’Anna Maria Massetani, elle avait adopté très tôt le pseudonyme de « Léa Massari » en hommage à un amour disparu. D’abord étudiante en architecture à Lausanne, elle bifurque vers le cinéma au tournant des années 1950. Sa trajectoire artistique prendra rapidement une dimension continentale.

Sa percée internationale survient en 1960 avec L’Avventura de Michelangelo Antonioni, où elle incarne Anna, dont la disparition soudaine au cours d’une croisière méditerranéenne sert de point de départ à une méditation esthétique sur l’absence, le désir et le vide affectif. Ce rôle la fixe dans l’imaginaire du public comme une figure du mystère, alliant beauté grave et modernité émotionnelle.

Si elle tourne avec de grands noms du cinéma italien (Francesco Rosi, Mauro Bolognini, Luigi Comencini), c’est en Franche que Léa Massari trouve une reconnaissance profonde. Elle incarne la mère dans Les choses de la vie (1970) de Claude Sautet, face à Michel Piccoli et Romy Schneider un rôle qui restera parmi les plus marquants de sa carrière.

On la retrouvera aussi dans Clair de femme (1979) de Costa-Gavras, ou encore dans La menace (1977) d’Alain Corneau. Réputée pour son exigence dans le choix des rôles, elle refuse les compromissions commerciales et privilégie les films d’auteur et les réalisateurs à la recherche d’une langue cinématographique neuve.

Discrète, peu encline aux apparitions médiatiques, Léa Massari incarne un type de célébrité aujourd’hui en voie de disparition : celle fondée non sur l’exposition permanente, mais sur la force d’un regard, la profondeur d’un silence, l’authenticité d’un jeu. Elle n’a jamais cherché à être une star au sens populaire du terme. Son art était intérieur, tendu vers le tragique du réel.

Elle recevra la Légion d’honneur en 2003, reconnaissance française de son apport artistique. Elle vivait à Paris depuis les années 1970, et avait fait du français une langue d’expression aussi naturelle que sa langue maternelle.

Dans un paysage culturel aujourd’hui saturé de flux rapides et d’émotions simplifiées, la filmographie de Léa Massari demeure un repère pour ceux qui cherchent un cinéma de profondeur, de lenteur et d’ambiguïté. Ses choix artistiques, marqués par une fidélité aux valeurs de rigueur et d’intégrité, résonnent encore dans les œuvres de nombreux cinéastes contemporains.

Avec la disparition de Léa Massari, le cinéma européen perd une figure de la transition entre le classicisme d’après-guerre et la modernité radicale des années 1960-70. Mais son image, entre douleur contenue et élégance lumineuse, continue d’habiter les mémoires de celles et ceux qui refusent de voir dans l’art une simple distraction.

L’Équateur remet la main sur le ponte du narcotrafic « Fito » en cavale depuis un an

En cavale depuis 2024, le narcotrafiquant Adolfo Macías, alias « Fito », a été arrêté mercredi lors d’une « opération armée » à Manta, au sud-ouest de Quito. Le président équatorien Daniel Noboa a entamé des procédures pour permettre son « extradition vers les États-Unis ».

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