Archives pour la catégorie Non classé

Les Kiribati discutent avec la Chine d’un accord sur l’exploration minière des fonds marins

Une nouvelle étape dans le rapprochement sino-kiribatien.

Les Kiribati, petit État insulaire du Pacifique peuplé de 130 000 habitants, ont annoncé le 17 mars 2025 qu’ils envisageaient une « potentielle collaboration » avec la Chine pour l’exploration de leurs fonds marins riches en minéraux. L’annonce fait suite à des discussions entre le gouvernement kiribatien et l’ambassadeur chinois Zhou Limin, après l’échec d’un accord précédent avec la société canadienne The Metals Company.

Dans un communiqué, le gouvernement a salué une « opportunité intéressante » en vue d’une exploration durable de ses ressources sous-marines, sans pour autant détailler les conditions de cette possible entente.

Des ressources précieuses… et contestées

Les fonds marins du Pacifique renferment des nodules polymétalliques, de petits agrégats contenant des métaux stratégiques comme le manganèse, le cobalt, le cuivre et le nickel – essentiels à la fabrication de batteries électriques et à la transition énergétique. Les Kiribati détiennent des droits d’exploration sur une zone de 75 000 km² en eaux profondes.

Mais cette industrie émergente reste très controversée : les experts environnementaux redoutent des dommages irréversibles sur les écosystèmes marins, souvent mal connus, en raison du manque de données scientifiques et des impacts potentiels de l’extraction sous-marine.

Pékin renforce son ancrage dans le Pacifique

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de la Chine, qui cherche à renforcer son influence diplomatique, économique et militaire dans le Pacifique, souvent au détriment des partenaires historiques de la région, comme les États-Unis, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande.

Déjà en février dernier, Pékin a conclu un accord de coopération minière avec les îles Cook, voisines des Kiribati, pour une durée de cinq ans. Ces rapprochements successifs s’inscrivent dans la continuité du revirement diplomatique des Kiribati en 2019, lorsqu’ils ont rompu leurs liens avec Taïwan pour se tourner vers la Chine.

Une opposition locale qui s’inquiète

La perspective d’un accord avec la Chine suscite de vives critiques dans l’opposition kiribatienne. Pour Tessie Lambourne, cheffe de l’opposition :

« La Chine semble chercher à accéder à notre espace maritime pour son propre intérêt. Je dis toujours que notre gouvernement se plie en quatre pour plaire à la Chine. »

Cette déclaration met en lumière les tensions croissantes entre souveraineté nationale, enjeux environnementaux et appétits géopolitiques, dans un contexte où les petits États insulaires du Pacifique deviennent des points stratégiques majeurs.

Une industrie aux risques encore mal connus

Malgré les promesses de retombées économiques, l’extraction minière en haute mer est encore expérimentale. De nombreuses organisations scientifiques et ONG réclament un moratoire mondial, tant que l’impact écologique de ces opérations n’est pas mieux compris. Pour les Kiribati, l’enjeu est de taille : comment bénéficier de leurs ressources naturelles sans compromettre leur biodiversité marine fragile ?

L’éventuel partenariat entre les Kiribati et la Chine pour exploiter les fonds marins pourrait bien redistribuer les cartes économiques et stratégiques dans le Pacifique. Mais il pose aussi la question cruciale de l’équilibre entre développement, souveraineté et protection de l’environnement, dans un contexte mondial de plus en plus polarisé.

Le Soudan accuse les Emirats arabes unis d’être « le moteur » d’un « génocide » devant la CIJ

Le Soudan a accusé jeudi les Emirats arabes unis devant la Cour internationale de justice d’être « le moteur » de ce que le pays africain qualifie de « génocide » au Darfour, à travers un soutien présumé aux combattants rebelles dans la guerre civile qui ravage le pays.(Source : AFP).

Khartoum a attaqué les Émirats devant la CIJ à La Haye, les accusant de complicité de génocide à l’encontre de la communauté masalit, en raison de leur soutien présumé aux Forces paramilitaires de soutien rapide (FSR) qui combattent l’armée soudanaise depuis 2023.

Le « soutien apporté par les Émirats arabes unis, un soutien qui se poursuit aujourd’hui aux FSR et aux milices qui y sont alliées, reste le principal moteur du génocide perpétué par meurtres, viols, déplacements forcés, pillages », a déclaré à la Cour Muawia Osman, ministre intérimaire de la Justice du Soudan, à l’ouverture des audiences.

Le Soudan souhaite que les juges de la CIJ obligent les Emirats arabes unis (EAU) à cesser leur soutien présumé aux FSR, majoritairement arabes, qui combattent l’armée soudanaise depuis 2023.

Khartoum a également demandé aux juges d’ordonner aux EAU de procéder à des « réparations complètes », notamment en indemnisant les victimes de la guerre.

Cependant, Reem Ketait, haut fonctionnaire des Émirats arabes unis, a qualifié l’affaire de « détournement flagrant d’une institution internationale respectée » et de « totalement dépourvue de fondement juridique ou factuel ».

« Ce dont le Soudan a besoin aujourd’hui, ce n’est pas de théâtre politique, mais d’un cessez-le-feu immédiat et urgent et d’un engagement sérieux des deux parties belligérantes à négocier une solution pacifique », a déclaré Mme Ketait dans un communiqué.

Mercredi, les États-Unis et l’Arabie saoudite ont appelé l’armée soudanaise et les paramilitaires à reprendre des négociations de paix pour mettre fin au conflit.

Possible incompétence de la CIJ

Selon des juristes, le cas du Soudan pourrait rapidement s’enliser sur des questions de compétence.

Lorsque les Emirats ont signé la convention sur le génocide, ils ont émis une « réserve » à l’égard d’une clause-clef permettant aux pays de s’attaquer mutuellement devant la CIJ en cas de litige.

Les revendications du Soudan soulèvent des « questions importantes », a écrit Michael Becker, expert en droit international au Trinity College de Dublin, dans un article publié sur le site spécialisé Opinio Juris.

Mais « il est très peu probable que l’une ou l’autre de ces allégations factuelles ou revendications juridiques soit entendue ou tranchée par la CIJ », a-t-il ajouté.

« Etant donné que les Emirats arabes unis ont émis une réserve sur l’article IX lorsqu’ils ont adhéré à la convention sur le génocide en 2005, on peut s’attendre à ce que la CIJ conclue qu’elle n’est pas compétente pour juger ce différend », a poursuivi M. Becker.

Le Soudan a fait valoir dans sa requête que la réserve émise par les EAU était « incompatible » avec l’objectif de la convention sur le génocide, qui met l’accent sur la responsabilité collective mondiale de prévenir ce crime contre l’humanité.

Les décisions de la CIJ sont définitives et contraignantes, mais la Cour n’a aucun moyen de les faire respecter.

Les juges avaient notamment ordonné en 2022 à la Russie de mettre fin à son invasion de l’Ukraine, en vain.

Droits de douane : après un revirement surprise de Trump, les Bourses mondiales s’envolent – La Maison Blanche tente de justifier

Un retournement spectaculaire qui électrise les marchés.

Le mercredi 9 avril, Donald Trump a une nouvelle fois surpris la scène internationale. Alors que les surtaxes douanières imposées par les États-Unis venaient d’entrer en vigueur, le président états-unien a annoncé une suspension de 90 jours pour la plupart des pays… à l’exception de la Chine. Ce revirement inattendu a déclenché une euphorie généralisée sur les marchés boursiers mondiaux.

Le jeudi 10 avril, les Bourses européennes ont bondi dès l’ouverture. À Paris, le CAC 40 s’envolait de 6,43 %, le DAX de Francfort de 7,81 %, le Footsie de Londres de 5,99 %, tandis que la Bourse de Milan et la Bourse suisse grimpaient chacune de 7,81 % et 7,47 %.

En Asie, la tendance haussière était tout aussi marquée. Le Nikkei de Tokyo a clôturé sur un gain de 9,12 %, le Kospi de Séoul a progressé de 6,6 %, Sydney de 4,5 %, et Taipei de 9,25 %. Les Bourses de Thaïlande, d’Indonésie et du Vietnam ont elles aussi connu des hausses dépassant les 4 %.

La veille, Wall Street avait donné le ton : le Nasdaq avait grimpé de 12,16 %, le Dow Jones de 7,87 %, et le S&P 500 de 9,52 %, portés par l’annonce surprise de la suspension partielle des taxes.

Un recul stratégique face à la pression des marchés

Ce retournement de Donald Trump est interprété comme une réponse directe aux turbulences économiques provoquées par sa politique commerciale agressive. Les marchés états-uniens avaient vivement réagi, avec une hausse marquée des taux d’intérêt sur les obligations et des chutes brutales en Bourse.

« Il s’agit d’un retour à la réalité », estime Denis Ferrand, directeur général de Rexecode. « Les tensions financières ont obligé la Maison Blanche à réévaluer sa stratégie. »

Trump a expliqué son choix par la volonté exprimée par plus de 75 pays de négocier, et par un souci de ne pas pénaliser les nations disposées à discuter. « Cela venait du cœur », a-t-il déclaré, affirmant que la flexibilité faisait partie de son plan initial.

La Chine reste lourdement ciblée

Si la majorité des pays bénéficient d’un allègement temporaire des surtaxes, la Chine reste particulièrement visée : ses exportations vers les États-Unis sont désormais taxées à hauteur de 125 %, contre 104 % la veille.

Pékin a réagi en appelant au dialogue, tout en affirmant sa fermeté :

« La porte est ouverte pour des négociations, mais elles doivent se faire dans le respect mutuel », a déclaré une porte-parole du ministère chinois du Commerce.

Elle a ajouté que la Chine se battrait jusqu’au bout, confirmant la ligne dure adoptée depuis le début de la guerre commerciale. Par ailleurs, les mesures sectorielles imposées par Trump restent en vigueur, notamment dans l’acier, l’aluminium, l’automobile, et prochainement le secteur pharmaceutique. Le Canada et le Mexique sont toujours sous le coup de sanctions en lien avec le trafic de fentanyl aux frontières.

Une confiance ébranlée

Malgré le rebond spectaculaire des marchés, les analystes s’accordent à dire que la confiance des investisseurs est profondément altérée.

« Peu importe ce qui arrivera ensuite, une prime de risque va désormais s’appliquer aux activités aux États-Unis », affirme Olivier Redoulès, économiste à Rexecode.
« Les États-Unis sont aujourd’hui perçus comme moins stables et moins fiables qu’auparavant. »

Cette incertitude croissante risque de fragiliser l’attractivité de l’économie états-unienne à moyen terme, ternissant l’image d’un pays jusque-là réputé pour la lisibilité et la fiabilité de son environnement économique.

Réactions européennes et perspectives

En Europe, les conséquences de cette guerre commerciale se font également sentir. Le ministre français de l’Économie, Éric Lombard, a annoncé mercredi une révision à la baisse de la croissance française pour 2025, désormais estimée à 0,7 %, contre 0,9 % précédemment, en raison des incertitudes liées aux tensions commerciales.

De son côté, Thierry Breton, ancien commissaire européen, a appelé à la vigilance :

« Il faut maintenant s’organiser pour négocier, notamment sur des secteurs clés comme l’automobile et la santé. On connaît la méthode Trump : à la fin, il dira qu’il a gagné. »

Ce nouveau coup de théâtre de Donald Trump illustre une fois de plus sa stratégie de négociation par la tension, alternant escalade et apaisement pour obtenir des concessions. Mais cette méthode commence à laisser des traces, affaiblissant la crédibilité économique des États-Unis sur la scène mondiale, malgré les soubresauts euphoriques des Bourses.

Une employée russe brièvement détenue en France, l’ambassadeur français à Moscou convoqué – Ce qui s’est passé

Le nouvel ambassadeur de France à Moscou, Nicolas de Rivière, a été convoqué au ministère russe des Affaires étrangères après la brève détention, dimanche, d’une employée de ce ministère à l’aéroport Charles-de-Gaulle, a annoncé mercredi la diplomatie russe. (Source: AFP).

Le Kremlin a fustigé, mercredi 9 avril, la brève détention dimanche en France d’une employée gouvernementale russe à l’aéroport Charles-de-Gaulle, affirmant qu’elle « aggrave encore plus » les relations déjà tendues entre la France et la Russie.

Selon Moscou, une employée du ministère russe des Affaires étrangères a été retenue dimanche une journée par les services frontaliers dans ce grand aéroport situé près de Paris, avant d’être autorisée à entrer en France.

Les relations entre Moscou et Paris sont glaciales depuis que le Kremlin a déclenché, il y a plus de trois ans, son offensive contre l’Ukraine.

« Nous condamnons de tels agissements de la France et les considérons comme inadmissibles (…). Cela aggrave encore davantage nos relations bilatérales déjà abîmées », a dénoncé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors d’un briefing auquel participait l’AFP.

Pour l’heure, les autorités françaises n’ont pas réagi à ces accusations.

« Ce qui s’est passé est inexplicable »

Plus tôt, la diplomatie russe avait annoncé mercredi avoir convoqué le nouvel ambassadeur de France à Moscou, Nicolas de Rivière, au siège du ministère russe des Affaires étrangères.

« Ce qui s’est passé le 6 avril à l’aéroport Charles-de-Gaulle est inexplicable », a tonné la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, lors de son briefing hebdomadaire. « Les services frontaliers français ont détenu sans explication une employée du ministère russe des Affaires étrangères, membre de la délégation officielle russe, et ont saisi son téléphone et son ordinateur », a-t-elle relaté.

Un « agent consulaire » russe a été rapidement dépêché sur place, avant de pouvoir échanger avec l’employée retenue.

« Après les démarches entreprises, notre collègue a finalement été autorisée à entrer dans le pays, mais elle a dû passer une journée dans la zone frontalière de l’aéroport », a dénoncé Maria Zakharova.

La porte-parole de la diplomatie russe a ajouté que Moscou avait notifié sa « vive protestation » auprès de l’ambassadeur de France à Moscou, lors de sa convocation au ministère des Affaires étrangères, à une date non précisée.

« Nous n’avons pas l’intention de laisser cette situation sans conséquences », a également averti Maria Zakharova, après ce nouvel incident diplomatique.

Des relations bilatérales dégradées

Ces derniers mois, la Russie a été accusée d’une série d’actes de déstabilisation et de désinformation sur le territoire français, tandis que la France se voit reprocher son soutien militaire et diplomatique à Kiev.

En février, le chef de l’État français Emmanuel Macron, très actif sur le front diplomatique aux côtés de l’Ukraine, avait qualifié la Russie de « menace existentielle pour les Européens ».

Dans les médias publics russes, le gouvernement français fait l’objet de nombreuses critiques, en particulier depuis le réchauffement, sous l’impulsion de Donald Trump, des relations entre Moscou et les États-Unis, qui avant cela étaient la cible principale des attaques.

Dans la foulée de l’assaut russe à grande échelle contre l’Ukraine, la France avait expulsé 41 diplomates russes qui se livraient, selon elle, à des activités d’espionnage sous couvert de l’ambassade à Paris.

Moscou avait répliqué en déclarant dans la foulée 34 diplomates français personæ non gratæ sur son territoire.

Dans ce contexte très tendu, un chercheur français, Laurent Vinatier, a été condamné en octobre 2024 par un tribunal moscovite à trois ans de prison ferme pour ne pas s’être enregistré en tant qu' »agent de l’étranger ».

Paris a dénoncé à de multiples reprises une condamnation « arbitraire » et appelé à sa « libération immédiate ».

Festival de Cannes 2025 : voici tous les films en compétition pour la 78e édition

Le compte à rebours est lancé : le Festival de Cannes 2025 ouvrira ses portes le mardi 13 mai avec sa célèbre cérémonie d’ouverture. À J-33 du lancement, la sélection officielle de la 78e édition a été dévoilée ce jeudi 10 avril lors d’une conférence de presse menée par Iris Knobloch, présidente du festival, et Thierry Frémaux, délégué général.

Lire la suite Festival de Cannes 2025 : voici tous les films en compétition pour la 78e édition

Explosion des frais pour l’autorisation de voyage au Royaume-Uni : 60% d’augmentation dès le 9 avril

Depuis le 2 avril 2025, les ressortissants de 83 pays, dont ceux de l’Union européenne, doivent impérativement obtenir une autorisation électronique de voyage (ETA) pour se rendre au Royaume-Uni. Cette nouvelle mesure s’ajoute à l’obligation de passeport pour les voyageurs souhaitant se rendre en Angleterre, en Écosse, au Pays de Galles ou en Irlande du Nord.

Au départ, les frais pour cette autorisation étaient fixés à 10 livres sterling (soit environ 11,70 €). Cependant, à peine une semaine après l’introduction de l’ETA, le 9 avril, ces frais augmentent de manière significative, atteignant désormais 16 livres sterling (soit 18,70 €), ce qui représente une augmentation de 60%.

Une dépense supplémentaire pour les voyageurs européens

Bien que l’ETA soit valable pour deux ans, cette augmentation de prix représente une charge supplémentaire pour les voyageurs européens. Cela survient dans un contexte où les frais de séjour au Royaume-Uni, notamment à Londres, sont déjà élevés, entre le coût de la vie, de l’hébergement et des activités. L’augmentation des frais pourrait donc refroidir les voyageurs, notamment ceux qui comptaient passer un week-end à Londres, une ville déjà souvent critiquée pour son coût de la vie élevé et ses préoccupations liées à l’insécurité.

Attention aux sites frauduleux

Les autorités britanniques avertissent les voyageurs des sites internet frauduleux qui se multiplient sur le web. En recherchant “ETA Royaume-Uni” ou “ETA UK” sur un moteur de recherche, les premiers résultats sponsorisés mènent souvent à des plateformes non officielles qui proposent des frais plus élevés. En plus de ces prix gonflés, ces sites peuvent récolter vos informations bancaires et les détails de votre passeport à des fins malveillantes.

Pour éviter tout risque, les autorités recommandent de passer exclusivement par le site officiel du gouvernement britannique, à savoir gov.uk, ou l’application UK ETA, afin de s’assurer de payer le tarif correct et de protéger ses données personnelles.

Impact sur le tourisme et les voyageurs réguliers

Cette hausse des frais pourrait avoir des conséquences sur le tourisme et les voyages fréquents entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Bien que l’ETA soit valable pendant deux ans, l’augmentation rapide des frais pourrait inciter certains voyageurs à revoir leurs projets, surtout ceux qui prennent l’habitude de traverser la Manche pour de courts séjours.

Alors que les autorités britanniques justifient cette mesure par des raisons de sécurité et de contrôle des frontières, les voyageurs devront s’adapter à ce nouveau coût, à une époque où chaque dépense compte.

Cette hausse des frais ETA montre aussi une tendance à l’augmentation des coûts liés aux déplacements internationaux, impactant directement les budgets des voyageurs européens.

France : Laurent Wauquiez s’attire les foudre en proposant d' »enfermer les étrangers dangereux sous OQTF » à Saint-Pierre-et-Miquelon

Alors qu’il est en pleine campagne pour la présidence des Républicains face à Bruno Retailleau, la proposition choc de Laurent Wauquiez, dévoilée mardi 8 avril dans le Journal du Dimanche, a suscité de vives réactions au sein de la classe politique.

Une réaction politique massive. En pleine campagne pour la présidence des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, leader des députés de droite, a proposé dans un entretien au Journal du Dimanche du 8 avril, que les étrangers placés sous OQTF (obligation de quitter le territoire) soient incarcérés dans un centre de rétention situé à Saint-Pierre-et-Miquelon, en dehors de l’Hexagone. « Ils auraient une seule alternative : soit partir à Saint-Pierre-et-Miquelon, soit rentrer chez eux », a-t-il détaillé, laissant entendre qu’il compte mettre la pression sur ces étrangers pour qu’ils acceptent de repartir dans leur pays.

« Il fait 5 degrés de moyenne pendant l’année, il y a 146 jours de pluie et de neige », a argumenté le candidat à la présidence de LR, qui « pense qu’assez rapidement, ça va amener tout le monde à réfléchir ». « Saint-Pierre-et-Miquelon n’est pas dans l’espace Schengen, on peut contrôler (les OQTF), ils n’ont plus la possibilité de revenir sur le territoire métropolitain », a-t-il également mis en avant auprès de nos confrères. Cette annonce intervient un mois après le refus de l’Algérie de recevoir une soixantaine de ses ressortissants sous OQTF dont le profil était qualifié de « dangereux » par le ministère de l’Intérieur. « Bruno Retailleau a défendu une ligne de fermeté et il n’a pas été écouté », a pointé du doigt Laurent Wauquiez.

Laurent Wauquiez s’attire les foudres de la classe politique

Les réactions indignées de la classe politique ne se sont pas fait attendre après les propos de Laurent Wauquiez. « C’est la France, pas une prison ou un centre de rétention », a fustigé le ministre des Outre-mer, Manuel Valls. « Aucun territoire français ne mérite d’être traité comme une zone de relégation », a insisté le ministre. Avant d’asséner : « l’exil forcé, c’est une méthode de colon, pas d’élu de la République. Le bagne de Cayenne, c’est loin et tant mieux ». La cheffe des députés du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a également réagi sur X, estimant que « la place des OQTF, c’est dans leur pays…, sûrement pas dans un territoire français. Les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon ne sont pas des sous-citoyens ».

Stéphane Lenormand, député LIOT de Saint-Pierre-et-Miquelon a quant à lui pointé du doigt le « mépris » de Laurent Wauquiez à l’égard des habitants de l’archipel. « Nous ne sommes pas là poubelle de la France », a-t-il martelé. Sur Twitch, l’élu a dénoncé des propos « complètement aberrants », mais aussi « une incompétence et une non-maîtrise des dossiers ». Et de tacler vivement le député de la région Auvergne-Rhône-Alpes : « Je suis surpris que quelqu’un qui aspire à la présidence de la droite républicaine, voire même à la présidence de la France, puisse avoir une réflexion pareille ». Sur la gauche de l’échiquier politique, Marine Tondelier a ironisé sur « les ravages du Wauquisme » en publiant la Une du JDNews.

« Une déportation organisée vers un bagne ? Un camp ? Un Guantánamo façon Vichy 2.0 ? […] Le naufrage continue », a pointé du doigt Arnaud Saint-Martin, député Insoumis de Seine-et-Marne. « Laurent Wauquiez n’a de républicain que le nom de son parti » et « finira dans les poubelles de l’Histoire », a estimé Léon Deffontaines, porte-parole du Parti communiste français (PCF).

De son côté, le Premier secrétaire du parti socialiste (PS), Olivier Faure, s’interroge sur X : « Que va-t-il rester à l’extrême droite ? ». « Wauquiez veut renouer avec la tradition impériale de transformer les territoires d’Outre-mer en bagne. Indigne insulte aux valeurs de République », a déploré la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland.

Nouvelles taxes États-uniennes: ce qui change à partir de ce 9 avril et les conséquences pour l’économie mondiale

C’est un virage brutal dans la politique commerciale des États-Unis. Ce mercredi 9 avril, entre en vigueur une nouvelle vague de taxes douanières imposées par Washington, dans le sillage d’une annonce choc faite par le président Donald Trump une semaine plus tôt. Objectif affiché : imposer des droits de douane réciproques, en ciblant les pays qui exportent massivement vers les États-Unis sans acheter en retour. En réalité, c’est un séisme économique global qui s’annonce.

Un plan douanier en deux étapes

Le 5 avril, Washington a instauré un plancher universel de 10 % sur tous les produits importés aux États-Unis. Ce mercredi 9 avril marque la deuxième phase : l’ajout de surtaxes douanières sur mesure, déterminées en fonction des déséquilibres commerciaux entre les États-Unis et leurs partenaires.

Ces surtaxes ne sont pas uniformes : elles varient selon les pays, leur volume d’exportation et leur déficit commercial avec les États-Unis. C’est donc une offensive commerciale ciblée qui débute officiellement ce jour.

80 pays touchés, l’Asie et l’Europe en première ligne

Selon un document officiel publié par la Maison-Blanche, près de 80 pays et territoires sont concernés par ces nouvelles taxes additionnelles.
L’Asie est la plus lourdement frappée :
•Chine : +104 % de droits de douane,
•Viêt Nam : +46 %,
•Japon : +24 %.

L’Union européenne n’est pas épargnée : +20 % de taxes douanières sur tous les produits européens entrant aux États-Unis. La France, particulièrement concernée, pourrait subir de plein fouet ces mesures dans plusieurs secteurs clefs de son économie.

Conséquences pour la France : un choc économique redouté

En France, les inquiétudes sont vives. Le Premier ministre François Bayrou a tiré la sonnette d’alarme ce week-end dans Le Parisien :

« La hausse des droits de douane pourrait coûter à la France plus de 0,5 % de son PIB. Le risque de pertes d’emplois est absolument majeur, tout comme celui d’un ralentissement brutal de notre économie. »

La Bourse de Paris a déjà réagi : le CAC 40 a plongé de 4,68 % lundi 7 avril, illustrant la nervosité des marchés. Si une légère remontée a été observée mardi, l’incertitude reste entière.

Quels secteurs français sont les plus menacés ?

Les secteurs les plus dépendants du marché américain vont être les premiers à encaisser le choc. Parmi eux :
•L’aéronautique et le spatial, avec plus de 9,3 milliards d’euros d’exportations en un an,
•Les vins et spiritueux : 4,1 milliards d’euros,
•Mais aussi : le fromage, l’automobile, l’agroalimentaire ou encore le luxe.

Pour Vincent Chaigneau, directeur de la recherche chez Generali Investments :

« Le gros problème de la France, c’est qu’elle est prise en étau. Contrairement à l’Allemagne, elle ne pourra pas amortir ce choc par des mesures budgétaires. »

Impact mondial : vers une flambée des prix ?

Outre les pays visés, les États-Unis eux-mêmes pourraient en subir les conséquences. De nombreuses multinationales américaines, comme Nike, Gap, ou Dell, dépendent de matières premières ou de composants fabriqués en Asie.
•Nike fabrique une paire sur deux au Viêt Nam.
•Gap produit 30 % de ses vêtements au Viêt Nam, 17 % en Indonésie.

Résultat : une augmentation des coûts est redoutée, ce qui pourrait conduire à une hausse des prix pour les consommateurs américains, notamment dans les secteurs de la mode, de l’électronique ou de l’informatique. L’iPhone semble pour l’instant épargné, mais la menace d’un effet domino est bien réelle.

Une escalade commerciale au goût de revanche

Avec ces nouvelles mesures, Donald Trump réaffirme sa vision d’un commerce international basé sur la réciprocité stricte. Une politique offensive qui risque de raviver les tensions diplomatiques, affaiblir les échanges internationaux, et plonger certaines économies dans la tourmente.

Alors que les partenaires des États-Unis dénoncent une politique unilatérale et destructrice, le monde entre dans une nouvelle ère commerciale marquée par la confrontation, dans laquelle les répercussions pourraient se faire sentir pendant de longues années.

Mystère à Dubaï : Maria Kovalchuk, mannequin d’OnlyFans disparue pendant plusieurs jours ,retrouvée avec la colonne brisée et inconsciente

Le destin de Maria Kovalchuk, une jeune mannequin ukrainienne de 20 ans originaire de Lviv et active sur la plateforme OnlyFans, suscite l’émoi et de nombreuses interrogations. Partie à Dubaï le 9 mars dernier, elle a disparu pendant huit jours avant d’être retrouvée grièvement blessée au bord d’une route, inconsciente, sans papiers ni téléphone.

Une disparition troublante

Avant son départ, Maria avait confié à des proches qu’elle se rendait à Dubaï sur invitation de deux hommes se présentant comme des agents du milieu du mannequinat. Selon les médias ukrainiens, elle devait passer la nuit avec eux. Deux jours plus tard, alors qu’elle devait embarquer pour un vol vers la Thaïlande, elle ne se présente pas à l’aéroport. Sa famille, inquiète de son silence, donne l’alerte. Ce n’est que le 19 mars qu’elle est retrouvée, dans un état critique, au bord d’une route désertique.

Une version officielle contestée

La police de Dubaï affirme que la jeune femme aurait pénétré seule sur un chantier interdit d’accès avant d’y faire une chute qui lui aurait causé de graves blessures, dont une fracture à la colonne vertébrale et à plusieurs membres. Maria a depuis subi quatre opérations chirurgicales. Mais cette version des faits est jugée invraisemblable par sa famille, qui évoque plutôt l’hypothèse d’un acte criminel.

Entre soirée mystérieuse et hystérie inexpliquée

Les circonstances exactes de la nuit de sa disparition restent floues. Sa mère, arrivée de Norvège pour la soutenir, confie : « On pense qu’elle est allée à la soirée, mais l’organisateur ne l’y a pas vue. » D’après le média russe VchK-OGPU, Maria aurait été dans un état d’« hystérie incompréhensible » avant de perdre toute trace.

L’ombre d’un trafic humain

Aujourd’hui, bien que sa vie soit hors de danger, Maria est toujours hospitalisée et incapable de parler. L’Ukraine a ouvert une enquête pour “trafic d’êtres humains” afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Certains médias comme The Sun avancent une hypothèse inquiétante : la possible implication de la jeune femme dans une “Porta Potty”, des soirées privées organisées pour de riches clients, où de jeunes femmes seraient soumises à des pratiques extrêmes en échange de sommes considérables.

Une affaire aux multiples zones d’ombre

Entre une version policière douteuse, des zones de flou sur les circonstances de la soirée, et des soupçons de réseaux de traite, le parcours récent de Maria Kovalchuk reste enveloppé de mystère. Sa famille espère que les investigations internationales permettront de faire éclater la vérité, et de punir ceux qui auraient pu transformer le rêve d’une carrière à l’étranger en un cauchemar absolu.

Une affaire à suivre de très près.

Ethiopie: l’ambassadeur d’Israël exclu d’une commémoration du génocide au Rwanda

L’ambassadeur d’Israël en Ethiopie a été exclu lundi d’une conférence organisée au siège de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba commémorant les 31 ans du génocide des Tutsi au Rwanda, ont déclaré mardi à l’AFP deux diplomates.

La présence d’Israël dans des évènements organisés par l’UA a plusieurs fois provoqué des remous ces dernières années au sein de l’organisation panafricaine, qui depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023 a critiqué la riposte selon elle démesurée d’Israël à Gaza, évoqué un possible « génocide » et appelé à la fin des combats.

Avraham Neguise a « participé à la première partie de l’évènement, une marche de solidarité à l’intérieur du siège de l’UA », a affirmé un diplomate arabe, avant de poursuivre: « Après cela, le président de la Commission de l’UA, le Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf, a refusé de lancer la manifestation dans la salle en présence de l’ambassadeur israélien et lui a demandé de sortir », a-t-il poursuivi.

« L’ambassadeur israélien était assis à une place très visible, proche des Américains, et tout été retardé jusqu’à ce qu’on lui demande de sortir », a affirmé une autre source diplomatique, précisant ne pas savoir si « des états membres de l’UA ont protesté au vu de la situation à Gaza ».

Selon le ministère israélien des Affaires étrangères, cité dans The Times of Israël, « il est scandaleux que, lors d’un événement commémorant les victimes du génocide des Tutsi au Rwanda, auquel l’ambassadeur d’Israël à Addis Abeba était invité », le président de la Commission de l’UA « ait choisi d’introduire des éléments politiques anti-israéliens ».

Interrogé, le porte-parole du président de la Commission de l’UA n’a pas donné suite aux sollicitations de l’AFP.

Les autorités israéliennes, qui ont dénoncé un « comportement inacceptable », vont « entreprendre des démarches diplomatiques nécessaires auprès des parties concernées afin de clarifier la gravité de cet incident », toujours dans The Times of Israel.

Le 7 avril est la journée internationale de commémoration du génocide des Tutsi, qui a fait au moins 800.000 morts en 1994 au Rwanda.

En 2022, l’UA n’était pas parvenue à clore ses discussions sur l’accréditation controversée d’Israël en tant que pays observateur. L’Algérie et l’Afrique du Sud, deux poids lourds financiers de l’organisation panafricaine, avaient en particulier plaidé contre.

En 2023, une diplomate israélienne avait également été expulsée de l’assemblée de l’UA.

Mahamoud Ali Youssouf a pris ses fonctions de président de la Commission de l’UA en février, après avoir été près de 20 ans le ministre des Affaires étrangères de Djibouti. En mars 2024, le président de ce petit pays de la Corne de l’Afrique, Ismaïl Omar Guelleh, avait affirmé dans une interview au magazine Jeune Afrique qu’un « génocide (était) en cours à Gaza ».