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Guerre en Ukraine : le Kremlin prévient que « toute une série de questions » restent à régler pour conclure une trêve avec Kiev -Renconte prévu entre Russie et les EUA jeudi à Istanbul

D’après le porte-parole du Kremlin, ces préoccupations portent notamment sur “l’impuissance du régime de Kiev à maîtriser certains groupes extrémistes” ainsi que sur “les intentions de militarisation accrue” de l’Ukraine.(Avec : AFP et Reuters).

Le Kremlin a estimé, lundi 7 avril, que « toute une série de questions » restait à régler pour conclure un accord de cessez-le-feu avec l’Ukraine, au moment où les pourparlers initiés par Washington peinent à aboutir. Selon le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, celles-ci concernent en particulier « l’incapacité du régime de Kiev à contrôler plusieurs groupes extrémistes » et « les projets de militarisation ultérieure » de l’Ukraine.

Après trois ans d’un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts, le président américain Donald Trump ambitionne de mettre fin aux hostilités. Pour cela, il a rompu l’isolement diplomatique imposé à son homologue russe Vladimir Poutine par les Occidentaux après le début de l’offensive en 2022. Son administration fait pression pour une fin rapide du conflit et a pour cela organisé des pourparlers indirects avec des responsables russes et ukrainiens, qui n’ont cependant abouti à aucune percée concrète.
Un premier pas sur les sites énergétiques

Sous pression américaine, Kiev avait accepté une cessation sans conditions des combats, pour 30 jours, rejetée depuis par Moscou. La Russie a donné son accord à un moratoire sur les frappes contre les sites énergétiques, bien plus limité, mais les deux belligérants s’accusent mutuellement depuis de le violer.
Ceux-ci ont aussi entériné le principe d’une trêve en mer Noire, mais le Kremlin a ensuite posé des conditions, notamment la levée de sanctions par les pays occidentaux, qui ne semblent pas être recevables à court terme. Vendredi, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a affirmé que Donald Trump ne tomberait « pas dans le piège des négociations interminables » à propos de ce conflit.

Rencontre à Istanbul entre la Russie et les États-Unis d’Amérique jeudi

Etats-Unis et la Russie tiendront jeudi à Istanbul de nouvelles discussions focalisées « uniquement » sur la stabilisation des opérations de leurs ambassades respectives, a déclaré mardi le département d’Etat américain, confirmant une information rapportée par une source diplomatique.

Plus tôt dans la journée, la presse officielle russe avait indiqué qu’une rencontre en Turquie entre des représentants des deux pays était imminente.

Washington et Moscou avaient déjà organisé une première réunion de ce type à Istanbul en février.

Au cours d’un point de presse régulier, une porte-parole du département d’Etat américain a déclaré mardi qu’aucune question politique ou sécuritaire ne serait évoquée.

« L’Ukraine n’est absolument pas au programme », a dit Tammy Bruce. « Ces discussions sont focalisées uniquement sur les opérations de nos ambassades, et non pas sur la normalisation de la relation bilatérale dans son ensemble – ce qui peut intervenir seulement, comme nous l’avons noté, une fois qu’il y aura la paix entre la Russie et l’Ukraine », a-t-elle ajouté.

Une source diplomatique a déclaré plus tôt que la réunion aurait lieu au consulat russe d’Istanbul.

D’après l’agence de presse russe TASS, citant le ministère russe des Affaires étrangères, la délégation russe sera menée par Alexander Darchiev, récemment nommé par Moscou comme ambassadeur aux Etats-Unis.

Washington et Moscou ont tenu des réunions distinctes en Arabie saoudite pour discuter de la guerre en Ukraine, dans le cadre du rapprochement opéré avec la Russie par l’administration du président américain Donald Trump.

Tunisie : démantèlement d’un gigantesque camp de migrants subsahariens dans le centre-est du pays

Le gouvernement tunisien a lancé, jeudi 3 avril, une vaste opération de démantèlement visant l’un des plus importants camps de fortune de migrants en Tunisie. Ce site, situé au cœur des campagnes d’El Amra et de Jebeniana, dans la région de Sfax, abritait jusqu’à 20 000 personnes, en majorité des jeunes hommes originaires d’Afrique subsaharienne.

Une opération de grande envergure

Selon les autorités, environ 4 000 personnes ont été contraintes de quitter le camp dans les premiers jours de l’opération. Ce démantèlement a été conduit par la Garde nationale tunisienne, appuyée par les forces de sécurité.

Houcem Eddine Jebali, porte-parole de la Garde nationale, a justifié l’intervention : « L’opération a été menée parce que de nombreux dossiers étaient devant la justice en raison de l’occupation de propriétés publiques. Il était de notre devoir de faire cesser toutes les formes de désordre. L’État tunisien a agi pour éviter que ces camps ne soient réinstallés. »

Un camp devenu problématique

Installé depuis plusieurs mois au milieu des oliveraies, ce camp de fortune s’était transformé en véritable point de fixation migratoire, avec des conditions de vie précaires et une cohabitation difficile avec les habitants et les agriculteurs locaux. Ces derniers expriment aujourd’hui leurs craintes : si les migrants sont dispersés sans solution durable, ils pourraient reconstruire des campements informels ailleurs dans la région.

Un enjeu migratoire crucial

Ce démantèlement intervient dans un contexte de fortes tensions migratoires. La Tunisie est devenue l’un des principaux points de passage vers l’Europe pour les migrants subsahariens. Sous pression de l’Union européenne, notamment de l’Italie, Tunis a durci sa politique migratoire ces derniers mois, tout en réclamant plus de soutien financier et logistique de la part des pays européens.

Et maintenant ?

D’autres opérations similaires sont prévues dans les semaines à venir, selon les autorités tunisiennes. Mais l’avenir de ces milliers de migrants reste incertain, alors que les ONG s’inquiètent de l’absence de prise en charge humanitaire, et que les départs clandestins vers l’Europe, notamment par voie maritime, continuent à augmenter.

République dominicaine : au moins 113 morts dont des personnalités dans l’effondrement du toit d’une discothèque à Saint-Domingue

Une nuit de fête s’est transformée en cauchemar dans la capitale de la République dominicaine. Dans la nuit du 7 au 8 avril 2025, le toit de la célèbre discothèque Jet Set, située à Saint-Domingue, s’est effondré en plein concert de la star du merengue Rubby Pérez, causant au moins 113 morts et plus de 150 blessés, selon les autorités locales. C’est l’une des pires catastrophes de l’histoire du pays depuis l’explosion de San Cristobal en 2023.

Ce qu’il s’est passé

Le drame s’est produit à 00h44 heure locale (06h44 heure française), alors que 500 à 1 000 personnes assistaient à un concert dans la discothèque Jet Set, lieu emblématique de la vie nocturne dominicaine. Alors que l’ambiance battait son plein, le toit s’est effondré brutalement sur les participants.

Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent la scène en plein chaos, juste au moment où Rubby Pérez était sur scène. Deivis Alberto, manager de l’artiste, raconte : “Ça a été d’un coup. J’ai pensé que c’était un tremblement de terre, alors je me suis jeté au sol et j’ai couvert ma tête.”

Une mobilisation massive des secours

Près de 400 sauveteurs ont été mobilisés pour fouiller les décombres. A l’aube, les opérations de secours se poursuivaient, éclairées par des projecteurs et aidées par des grues. Les images aériennes montrent un immense trou béant à l’endroit où se trouvait le toit.

Juan Manuel Mendez, directeur du Centre des opérations d’urgence (COE), a annoncé :
“Le nombre de morts a atteint 113 ce matin. Il y a eu 155 transferts vers différents hôpitaux.”

Des causes encore floues

Les circonstances de l’effondrement ne sont pas encore connues. Dans un communiqué, la direction du Jet Set affirme “collaborer pleinement” avec les autorités. “Nous avons fait tout notre possible dès le début pour soutenir les personnes touchées”, a précisé la direction, promettant de faire toute la lumière sur cette tragédie.

Des personnalités parmi les victimes

Parmi les victimes figure Rubby Pérez, véritable légende du merengue, dont les chansons ont marqué des générations. Son manager Enrique Paulino a confirmé sa mort, tout comme le COE. Pérez, de son vrai nom Roberto Antonio Perez Herrera, avait 69 ans.

Autres victimes notables :

•Octavio Dotel, 51 ans, ex-joueur de baseball ayant évolué en ligue majeure aux États-Unis, champion du monde en 2011.
•Tony Blanco, ancien joueur de baseball nord-américain (MLB).
•Nelsy Cruz, gouverneure de la province de Monte Cristi, également décédée dans l’accident.

Un deuil national décrété

Face à l’ampleur du drame, le président Luis Abinader s’est rendu sur les lieux et a décrété trois jours de deuil national.
“Nous regrettons profondément la tragédie survenue à la discothèque Jet Set. Toutes les agences de secours travaillent sans relâche. Nos pensées et prières vont aux familles des victimes”, a-t-il déclaré sur X.

Une nation sous le choc

La République dominicaine vit l’un des épisodes les plus douloureux de son histoire récente. Alors que les enquêtes se poursuivent pour déterminer les causes exactes du drame, les hommages affluent de toutes parts pour saluer la mémoire des victimes, notamment celle de Rubby Pérez, icône musicale nationale.

Les autorités appellent les citoyens à donner leur sang pour les blessés hospitalisés, tandis que la solidarité s’organise dans tout le pays.

Corée du Sud : l’armée a tiré des coups de semonce après une incursion de soldats nord-coréens

Les deux Corées sont techniquement toujours en guerre, le conflit qui les a opposées de 1950 à 1953 s’étant terminé par un armistice et non par un traité de paix formel.(Source: AFP).

L’armée sud-coréenne a affirmé ce mardi 8 avril 2025 avoir tiré des coups de semonce après une incursion d’une dizaine de soldats nord-coréens à travers la frontière hautement sécurisée qui divise la péninsule. «Notre armée a diffusé un message d’avertissement et tiré des coups de semonce, et les soldats nord-coréens se sont déplacés vers le nord», indique un communiqué de l’état-major interarmées sud-coréen, précisant que l’incident s’était produit vers 17 heures dans la zone démilitarisée (DMZ) séparant le Nord du Sud.

«Notre armée surveille de près les mouvements des soldats nord-coréens et prend les mesures nécessaires conformément aux procédures opérationnelles», a ajouté l’état-major. Les troupes nord-coréennes ont fait une série de petites incursions à travers la frontière l’année dernière, que Séoul a décrite alors comme étant probablement accidentelles.

Plusieurs secteurs de la DMZ, envahis par une végétation dense et truffés de mines, ont récemment fait l’objet d’une activité inhabituelle. Ce lundi, l’armée sud-coréenne a signalé des mouvements suspects de soldats nord-coréens, survenus peu après la destitution de l’ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol par la Cour constitutionnelle vendredi dernier.

Selon le porte-parole de l’état-major sud-coréen, Lee Sung-jun, environ 1 500 soldats nord-coréens ont été observés en train de débroussailler et d’ériger des barbelés dans des zones situées en première ligne.«L’armée nord-coréenne mène actuellement un entraînement», a-t-il déclaré. «On s’attend à ce qu’il y ait bientôt un entraînement tactique ou des inspections d’évaluation par unité», a-t-il ajouté, précisant que l’armée surveillait de près tout lancement de missile de la part de la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire.

La hiérarchie militaire sud-coréenne s’est déclarée prête à faire face à toute action du Nord à la suite de la destitution de M. Yoon. Les deux Corées restent techniquement en guerre depuis plus de sept décennies, le conflit qui les avait opposées de 1950 à 1953 s’étant achevé par un armistice, et non par un traité de paix.

Les relations entre Pyongyang et Séoul sont au plus bas depuis plusieurs années, après que le Nord a lancé une série de missiles balistiques en violation des sanctions de l’ONU l’an dernier. Derniers essais en date, Pyongyang a tiré plusieurs missiles balistiques mi-mars, selon Séoul, après le début d’exercices conjoints entre l’armée sud-coréenne et des troupes américaines stationnées en Corée du Sud.

Veolia ciblée par l’Azerbaïdjan pour avoir “osé” fournir de l’eau potable à l’Arménie

Après avoir dénoncé les pratiques environnementales françaises à Mayotte, l’Azerbaïdjan semble avoir trouvé un nouveau terrain d’indignation verte : l’Arménie. Dans un article incendiaire publié par Caliber.Az, média aligné sur le pouvoir azerbaïdjanais, c’est cette fois l’entreprise française Veolia qui est prise pour cible. Motif : avoir l’audace de fournir de l’eau potable à l’Arménie, un acte présenté comme une menace écologique d’ampleur internationale.

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L’Italie restreint l’accès à la citoyenneté par descendance : une onde de choc en Argentine

Le gouvernement italien a récemment adopté une réforme majeure de sa législation sur la citoyenneté, limitant l’accès au jus sanguinis (droit du sang) aux seuls individus ayant au moins un parent ou un grand-parent né en Italie. Auparavant, il suffisait d’avoir un arrière-grand-parent italien pour prétendre à la citoyenneté. Cette mesure vise à lutter contre les abus et à rationaliser le processus d’obtention de la nationalité italienne.

Cette décision a des répercussions significatives en Argentine, où réside une importante communauté d’origine italienne. Entre 2014 et 2024, le nombre de citoyens italiens vivant à l’étranger a augmenté de 40 %, passant de 4,6 millions à 6,4 millions, avec une forte concentration en Argentine et au Brésil. En Argentine, les reconnaissances de citoyenneté sont passées de 20 000 en 2023 à 30 000 en 2024.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a justifié cette réforme en déclarant que la citoyenneté italienne est une affaire sérieuse et ne doit pas être utilisée comme un simple moyen d’obtenir un passeport européen. Il a également souligné que cette mesure vise à éviter que la citoyenneté ne devienne un simple outil pour faciliter les déplacements internationaux sans véritable lien avec l’Italie.

Cette réforme a suscité des débats en Argentine, où de nombreux habitants ont des ancêtres italiens et envisageaient d’obtenir la double nationalité. Les critiques estiment que ces nouvelles restrictions pénalisent injustement les individus ayant une ascendance italienne légitime et pourraient entraîner un sentiment d’aliénation parmi les communautés de la diaspora.

En plus de la limitation à deux générations, la réforme introduit de nouvelles exigences pour les demandeurs de citoyenneté, notamment la nécessité de démontrer une maîtrise de la langue italienne et d’avoir résidé en Italie pendant au moins trois ans. Ces mesures visent à renforcer le lien effectif entre les citoyens naturalisés et l’Italie.

Cette évolution législative reflète la volonté de l’Italie de recentrer l’attribution de sa citoyenneté sur des liens familiaux et culturels plus étroits, tout en répondant aux préoccupations concernant les abus du système actuel.

Guerre commerciale : l’UE propose aux États-Unis une exemption totale des droits de douane pour les biens industriels ,propositions jugée insuffisante pour Trump

Alors que les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne atteignent un nouveau sommet, Bruxelles a proposé un geste fort pour désamorcer la crise : une suppression totale et réciproque des droits de douane sur les produits industriels, y compris les voitures. Une initiative saluée en Europe mais sèchement rejetée par le président états-unien Donald Trump, qui juge l’offre « insuffisante ».

Une proposition ambitieuse de l’UE pour éviter l’escalade

Lors d’une conférence de presse ce lundi à Bruxelles, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a dévoilé cette proposition dans le but d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations économiques transatlantiques.

« Nous avons proposé des droits de douane nuls pour les produits industriels. L’Europe est toujours prête à conclure un bon accord avec les États-Unis », a-t-elle déclaré.

Le commissaire européen Maros Sefcovic, de son côté, a précisé que cette proposition avait été présentée aux autorités états-uniennes dès le 19 février, bien avant l’annonce de hausses tarifaires par Washington. Elle aurait concerné notamment les secteurs de l’automobile, de la chimie, de la pharmacie, ainsi que l’ensemble des produits industriels.

Mais Ursula von der Leyen a aussi averti :

« Nous sommes également prêts à répondre par des contre-mesures et à défendre nos intérêts » si l’escalade se poursuit.

Trump hausse le ton : une taxe de 20 % dès mercredi

Malgré ce geste fort de l’UE, Donald Trump a rejeté la proposition, estimant qu’elle ne répondait pas aux intérêts des États-Unis d’Amérique.

« Non, ce n’est pas suffisant », a-t-il répondu à un journaliste à la Maison-Blanche, dénonçant à nouveau l’attitude de l’Europe :
« L’Union européenne s’est très, très mal conduite avec nous. »

Le dirigeant a confirmé qu’une taxe de 20 % sur les produits industriels européens entrerait en vigueur ce mercredi, s’inscrivant dans une offensive protectionniste inédite depuis les années 1930. Ces mesures visent, selon lui, à rééquilibrer la balance commerciale entre les deux blocs.

Trump a évoqué un plan pour supprimer le déficit commercial avec l’UE par des achats massifs d’énergie américaine. Il a avancé le chiffre de 350 milliards de dollars, correspondant, selon lui, à l’ampleur du déficit commercial bien que les données officielles situent ce déficit à 235,6 milliards de dollars en 2024 selon les États-Unis, et à 216,8 milliards de dollars selon Eurostat.

« Il faut qu’ils achètent et qu’ils s’engagent à acheter un montant équivalent à ce déficit », a-t-il exigé, sans toutefois préciser si une telle mesure permettrait de lever les taxes douanières prévues.

Vers une “zone de libre-échange” transatlantique ?

Dans ce contexte tendu, une idée a émergé pour rapprocher les deux puissances économiques : la création d’une zone de libre-échange entre l’Europe et l’Amérique du Nord. C’est Elon Musk, PDG de Tesla et proche de l’administration Trump, qui en a lancé l’idée ce week-end. Confronté à une chute des ventes mondiales de ses voitures électriques, il espère ainsi ouvrir de nouveaux marchés sans barrières douanières.

Cette proposition a reçu un accueil favorable en Europe.

« C’est une excellente idée », a réagi Laurent Saint-Martin, ministre français du Commerce extérieur, lors d’une réunion à Luxembourg avec ses homologues européens.
Le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, a cependant souligné les divergences internes au sein de l’équipe Trump sur la conduite à adopter face à l’UE.

Des négociations longues et incertaines à venir

Alors que les tensions se cristallisent, les négociations s’annoncent longues, complexes, et politiquement sensibles. L’Union européenne, par l’intermédiaire de la Commission, reste seule compétente pour négocier au nom des États membres et tente de préserver l’unité des Vingt-Sept face à Washington.

L’enjeu est de taille : éviter une guerre commerciale transatlantique qui aurait des répercussions économiques majeures pour les deux rives de l’Atlantique. Si la Commission affiche une volonté de dialogue, elle n’exclut pas une riposte ferme. L’heure est donc à la diplomatie, mais le compte à rebours est lancé avant l’entrée en vigueur des nouvelles taxes états-uniennes.

Séisme de magnitude 6,9 au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée – tandis que Le bilan du séisme en Birmanie dépasse les 3300 morts

Un séisme de magnitude 6,9 a frappé au large de l’île de Nouvelle-Bretagne, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, ce samedi matin, selon l’Institut géologique américain (USGS). Bien que le tremblement de terre ait été peu profond, il a entraîné le déclenchement d’une alerte au tsunami, laquelle a ensuite été levée par le Pacific Tsunami Warning Center (PTWC).

« Sur la base de toutes les données disponibles, la menace de tsunami liée à ce tremblement de terre est désormais écartée », a annoncé le PTWC, ajoutant qu’ »aucun tsunami n’a été observé » sur le site de surveillance le plus proche.

Le séisme s’est produit à 06H04 heure locale (20H04 GMT) à environ 194 kilomètres au sud-est de la ville principale la plus proche, Kimbe.

Marolyn Simbiken, réceptionniste dans un complexe hôtelier de Kimbe, a déclaré n’avoir constaté aucun dégât jusqu’à présent.

« Nous avons ressenti le tremblement de terre ici, a-t-elle dit à l’AFP, mais il n’y a pas de gros dégâts. Rien n’a été endommagé ici et il n’y a pas eu d’évacuation. »

Deux tremblements de terre plus faibles, d’une magnitude préliminaire de 5,1 et 5,3, ont ensuite frappé près de la même zone maritime, selon l’USGS.

Les tremblements de terre sont fréquents en Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui se situe sur la « ceinture de feu », une zone d’intense activité tectonique qui s’étend du sud-est de l’Asie au Pacifique.

Bien qu’ils ne provoquent habituellement que des dégâts limités dans les hautes terres peu peuplées de la jungle, les séismes peuvent entraîner des glissements de terrain.

Le bilan du séisme en Birmanie dépasse les 3300 morts

Le puissant séisme qui a frappé le 28 mars en Birmanie a fait 3354 morts, selon un nouveau bilan rendu public samedi par les médias d’État.

Le tremblement de terre qui a pulvérisé des immeubles et détruit des infrastructures à travers tout le pays a également fait 4508 blessés, et 220 personnes restent portées disparues, selon la même source.

Selon une estimation des Nations Unies, plus de trois millions de personnes ont été affectées d’une façon ou d’une autre par la catastrophe, qui est venue s’ajouter aux ravages de quatre ans de guerre civile.

Ces années de combats ont laissé l’économie et les infrastructures du pays en lambeaux, ce qui a considérablement entravé l’arrivée de l’aide humanitaire.

La junte militaire au pouvoir a mené des dizaines d’attaques contre des groupes rebelles depuis le séisme, dont au moins 16 depuis une trêve annoncée mercredi, selon les Nations Unies.

Plus d’une semaine après le séisme, un grand nombre de Birmans sont forcés de dormir dehors, soit parce qu’ils n’ont plus de logement, soit de crainte que celui-ci ne s’effondre.

Le principal responsable de l’aide de l’ONU, Tom Fletcher, a rencontré samedi des victimes à Mandalay (centre), ville située près de l’épicentre. « La destruction est stupéfiante », a-t-il écrit sur X. « Le monde doit se rassembler derrière le peuple de Birmanie », a-t-il ajouté.

Le monde de la musique perd une légende : Clem Burke, batteur du groupe Blondie, s’éteint à 70 ans

Le monde de la musique est en deuil. Ce lundi 7 avril, l’un des membres emblématiques d’un groupe phare des années 1970 s’est éteint, laissant derrière lui des millions de fans en peine. Clem Burke, batteur légendaire du groupe américain Blondie, est décédé à l’âge de 70 ans, des suites d’un cancer contre lequel il se battait discrètement depuis plusieurs années.

Né en novembre 1954 à Bayonne, dans le New Jersey, Clem Burke s’initie très tôt à la batterie, influencé par les sons de la British Invasion. En 1975, il rejoint Blondie, alors en pleine ascension dans la scène punk new-yorkaise. Très vite, il devient le pilier rythmique du groupe, apportant sa fougue et sa rigueur dans des tubes planétaires comme Heart of Glass, Call Me ou Atomic. Grâce à lui, des générations entières ont chanté, dansé et vibré au son de Blondie.

C’est sur la page Instagram du groupe que la triste nouvelle a été annoncée :

“C’est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons le décès de notre cher ami et membre du groupe, Clem Burke, après un combat privé contre le cancer.”

Le message se poursuit par un hommage vibrant à celui que les membres qualifient de “cœur battant de Blondie”.

“Son talent, son énergie et sa passion pour la musique étaient inégalés. Au-delà du musicien exceptionnel, Clem était une source d’inspiration, sur scène comme en dehors. Son esprit vibrant et son enthousiasme contagieux ont marqué tous ceux qui l’ont côtoyé.”

Si Clem Burke est indissociable de Blondie, son influence allait bien au-delà. Tout au long de sa carrière, il a collaboré avec de nombreux artistes et groupes de légende : Eurythmics, les Ramones, Bob Dylan, Iggy Pop, Joan Jett, Nancy Sinatra, ou encore The Go-Go’s, pour ne citer qu’eux. À chaque fois, il a su imposer son style, sa rigueur et sa sensibilité, laissant une empreinte indélébile sur la scène musicale internationale.

Le légendaire producteur et guitariste Nile Rodgers a tenu à lui rendre hommage dans un commentaire bouleversant :

“Repose en paix, que ton pouvoir perdure mon frère Clem. Mes plus sincères condoléances à ta famille et à tes amis. Ce fut un honneur de jouer avec toi.”

Dans leur message d’adieu, ses compagnons de Blondie concluent :

“Nous vous demandons de respecter notre intimité en ces temps difficiles. Bon voyage, Dr. Burke.”

Avec la disparition de Clem Burke, c’est une page du rock qui se tourne. Son héritage, immense, continuera de résonner à travers les décennies.

RDC : une rencontre directe entre Kinshasa et le M23 a eu lieu au Qatar,un retrait partiel du m23 obtenu,Plusieurs établissements de santé pillés à Walikale par des présumés rebelles du M23, l’UA propose le président togolais pour assurer la médiation etc…(Notre point du 7 avril)

Une dynamique diplomatique inédite s’est enclenchée autour du conflit à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une rencontre directe s’est tenue à Doha, au Qatar, entre des représentants du gouvernement congolais et ceux du mouvement rebelle M23/AFC, marquant un tournant dans les efforts de médiation. Cette avancée diplomatique a débouché sur un retrait partiel des forces du M23 de Walikale, une localité stratégique de l’est du pays, tandis que sur le terrain, la situation humanitaire continue de se détériorer avec des pillages d’établissements de santé attribués aux rebelles.

Une réunion discrète mais prometteuse à Doha

Selon une source proche des pourparlers, la rencontre a été organisée en toute discrétion par les autorités qataries. Il s’agit de la première réunion directe entre Kinshasa et le M23 depuis le début de la résurgence du conflit. La discussion a été jugée « positive », avec un début de rétablissement de la confiance entre les parties.

À l’issue de la réunion, le M23 a procédé à un retrait de la ville de Walikale, récemment conquise. Ce geste est interprété comme une démonstration de bonne volonté et un soutien au processus de dialogue. De nouvelles sessions de pourparlers sont prévues à Doha dans les jours à venir, toujours sous l’égide du Qatar.

Walikale : un retrait militaire entaché de pillages

Malgré le retrait annoncé, la société civile rapporte que des éléments présumés du M23 ont pillé plusieurs établissements de santé dans le territoire de Walikale entre le 3 et le 4 avril. À Kibua, l’hôpital général de référence et le centre de santé de Mungazi ont été dépouillés de leur matériel biomédical, panneaux solaires, médicaments et documents administratifs.

Même constat au centre de santé de Kishanga, situé à une dizaine de kilomètres, également vidé de ses équipements. Ces destructions aggravent une situation déjà critique : 9 structures sanitaires sur 18 avaient été saccagées entre le 17 et le 23 mars, lors de l’avancée initiale des rebelles.

Selon un prestataire de santé sur place :
« Sans l’aide du gouvernement et de ses partenaires, notre structure aura du mal à se relever. »

D’après Médecins Sans Frontières, plus de 700 déplacés s’étaient réfugiés dans l’hôpital général de Walikale à la fin mars.

Appels à la justice et à la protection des civils

La société civile locale demande que les auteurs de ces exactions soient traduits en justice et appelle les autorités congolaises à renforcer la protection des populations civiles sur l’axe Walikale-Masisi, où le M23 aurait redéployé ses forces. Le groupe rebelle, tout en quittant Walikale, aurait poursuivi des actes de violence, notamment le pillage systématique des centres médicaux, emportant médicaments, équipements et matériels récemment offerts dans le cadre des projets gouvernementaux de développement.

Une nouvelle médiation africaine proposée par l’Union africaine

Alors que la médiation angolaise n’a pas porté ses fruits, le président angolais Joao Lourenço, qui préside actuellement l’Union africaine (UA), a proposé le président togolais Faure Gnassingbé comme nouveau médiateur dans le conflit congolais.

Cette proposition a été faite lors d’une réunion du Bureau de l’Assemblée de l’UA, en présence des présidents du Ghana, de la Mauritanie, du vice-président du Burundi et du ministre tanzanien des Affaires étrangères. Lourenço y a souligné la gravité de la crise humanitaire dans l’est de la RDC et ses conséquences sur la stabilité régionale.

Le retrait de l’Angola de son rôle de médiateur, annoncé le 24 mars, est motivé par « des responsabilités accrues à la tête de l’UA » et la nécessité de garantir la continuité du processus de paix.

Une fenêtre fragile vers l’apaisement

Le retrait partiel du M23 de Walikale et la reprise du dialogue offrent un espoir modeste de désescalade. Toutefois, la situation humanitaire demeure alarmante, et les exactions contre les civils ne peuvent rester sans réponse. La réussite de la médiation qatarie et la potentielle entrée en scène du Togo comme médiateur africain seront déterminantes pour sortir l’Est de la RDC de cette spirale de violences.