Archives pour la catégorie Afrique

L’Inde profite des sanctions européennes pour accroître ses ventes de diesel en Afrique de l’Ouest

L’Inde a profondément réorienté ses exportations de diesel vers l’Afrique de l’Ouest, à la suite de l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions européennes interdisant les carburants raffinés à partir de pétrole russe. Ce changement marque une recomposition majeure des flux mondiaux de carburant et renforce le rôle stratégique de l’Afrique de l’Ouest sur le marché international de l’énergie.

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Attaque contre l’aéroport de Niamey : le Niger frappé, la junte dénonce l’ingérence étrangère

La nuit dernière, l’aéroport international Diori Hamani, situé à Niamey, a été le théâtre d’une attaque violente qui a plongé la capitale nigérienne dans le chaos. L’assaut a été mené par des hommes armés contre l’aéroport civil et la base aérienne militaire adjacente. Selon les autorités nigériennes, au moins 20 assaillants ont été tués, 11 capturés et 4 soldats blessés, tandis que des avions civils ont subi des dégâts matériels.

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Déploiement sécuritaire autour de l’aéroport de Niamey après des tirs dans la nuit

Une nuit de panique a secoué la capitale nigérienne alors que des tirs nourris et des explosions ont été entendus autour de l’aéroport international Diori Hamani. Les échanges de tirs ont débuté peu après minuit, provoquant inquiétude et chaos parmi les habitants de Niamey.

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Le Burkina Faso adhère à la Convention de Vienne sur la responsabilité nucléaire, une étape stratégique pour son programme nucléaire civil

Le Parlement burkinabè a franchi une étape décisive pour le développement de son programme nucléaire civil en approuvant à l’unanimité la loi autorisant le pays à adhérer à la Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires. Le vote, qui a eu lieu mercredi 27 janvier lors d’une séance plénière de l’Assemblée législative de transition (ALT), a été unanime : 66 voix pour, aucune contre.

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Côte d’Ivoire : un nouveau gouvernement dans la continuité de l’exécutif sortant

Le président ivoirien Alassane Ouattara a rendu publique, le 23 janvier 2026, la composition du nouveau gouvernement, quelques jours après la reconduction de Robert Beugré Mambé au poste de Premier ministre. Cette nouvelle équipe gouvernementale se distingue par une forte continuité avec l’exécutif précédent, confirmant la volonté des autorités de privilégier la stabilité politique et institutionnelle.

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En Centrafrique, le retrait de la communauté internationale inquiète au moment d’une fragile stabilisation

Alors que la République centrafricaine semble entrer dans une phase de relative accalmie après plus de deux décennies de conflits armés et d’instabilité chronique, la communauté internationale amorce un retrait progressif du pays. Une décision jugée préoccupante par de nombreux observateurs, qui estiment qu’elle intervient « au pire moment » pour la consolidation de la paix.

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Tchad‑Soudan : tensions à la frontière après une attaque meurtrière des FSR

La frontière entre le Tchad et le Soudan est sous forte tension après une attaque meurtrière menée par les Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises contre des soldats tchadiens, a annoncé le gouvernement de N’Djamena.

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Burkina Faso : le gouvernement burkinabé accuse la Côte d’Ivoire d’avoir fomenté une tentative de coup d’État

Les autorités militaires du Burkina Faso ont annoncé début janvier 2026 avoir déjoué une nouvelle tentative de coup d’État, accusant ouvertement la Côte d’Ivoire d’être impliquée dans une entreprise de déstabilisation du pouvoir en place. Ces accusations, graves et sans précédent à ce niveau, s’inscrivent dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Ouagadougou et Abidjan.

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Mali : Double attaque jihadiste contre la mine d’or de Morila

La mine d’or de Morila, dans le sud du Mali, a été visée par une double attaque menée par le groupe jihadiste Jama’at Nusrat al-Islam wa al-Muslimeen (JNIM), affilié à Al‑Qaïda. Cette attaque survient dans un contexte de ce que le groupe appelle un « jihad économique », visant à perturber les activités économiques et l’approvisionnement en carburant dans le pays.

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Ouganda : un nouveau duel Museveni–Bobi Wine, et la question non résolue de la succession du pouvoir

Le 15 janvier prochain, les Ougandais sont appelés aux urnes pour une élection présidentielle dont l’affiche est désormais familière. Face au président sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de quatre décennies, se dresse une nouvelle fois Robert Kyagulanyi, dit Bobi Wine. Mais derrière ce duel répété, l’enjeu central n’est peut-être plus l’issue du scrutin lui-même, largement anticipée, que l’avenir d’un système politique bâti autour d’un homme et confronté à l’inévitable question de sa succession.

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À force de se reproduire, un affrontement politique finit par perdre sa capacité de surprise. En Ouganda, la confrontation entre Yoweri Museveni et Bobi Wine semble relever moins du suspense électoral que d’un rituel institutionnel figé, révélateur d’un régime qui se perpétue sans se projeter clairement au-delà de son fondateur.

Un scrutin sans illusion démocratique

À 80 ans passés, Yoweri Museveni brigue un septième mandat consécutif depuis son arrivée au pouvoir en 1986, à l’issue d’une lutte armée présentée à l’époque comme une libération nationale. Depuis, l’ancien maquisard s’est imposé comme l’axe central de la vie politique ougandaise, façonnant institutions, armée et appareil sécuritaire autour de sa personne. Dans ce contexte, l’élection présidentielle apparaît moins comme un mécanisme de choix populaire que comme un exercice de reconduction contrôlée.

Face à lui, Bobi Wine incarne depuis plusieurs années une opposition populaire, urbaine et générationnelle. Ancienne star de la musique devenue figure politique, il capte les frustrations d’une jeunesse majoritaire, confrontée au chômage, à la précarité et à l’autoritarisme d’un régime vieillissant. Mais cette popularité sociale se heurte systématiquement à un environnement électoral verrouillé : restrictions de rassemblements, arrestations de militants, intimidation des médias et instrumentalisation des forces de sécurité.

Un duel déséquilibré, un système intact

Le déséquilibre structurel entre le pouvoir et l’opposition ne laisse guère de doute quant à l’issue du scrutin. L’appareil d’État demeure solidement arrimé au président sortant, tandis que les institutions électorales peinent à apparaître comme des arbitres indépendants. Dans ce cadre, la candidature répétée de Bobi Wine, aussi symbolique soit-elle, agit davantage comme un révélateur des limites du système que comme une menace réelle pour sa continuité.

Cette répétition pose une question centrale : l’opposition ougandaise peut-elle encore espérer une alternance par les urnes dans un régime qui a progressivement neutralisé les mécanismes de compétition politique ? Ou assiste-t-on à une forme de stagnation démocratique, où la contestation existe sans jamais pouvoir se transformer en changement institutionnel ?

La succession, angle mort du pouvoir

Paradoxalement, la principale zone d’incertitude ne concerne pas l’élection elle-même, mais l’après-Museveni. Après près de quarante ans de pouvoir personnel, aucune transition claire n’a été institutionnellement préparée. Le régime repose sur des équilibres fragiles entre élites militaires, réseaux économiques et alliances régionales, tous liés à la figure du président.

Cette absence de perspective successorale nourrit les tensions internes et inquiète aussi bien les partenaires régionaux que les observateurs internationaux. L’histoire récente du continent africain montre que les régimes hyper-personnalisés, lorsqu’ils évitent trop longtemps la question de la relève, exposent leur pays à des crises brutales au moment de la vacance du pouvoir.

Une jeunesse face à un mur politique

Dans ce contexte, la mobilisation autour de Bobi Wine traduit moins une adhésion idéologique qu’un désir de rupture. Pour une grande partie de la population ougandaise, notamment les jeunes, l’élection devient un espace d’expression plus qu’un véritable instrument de transformation. Cette frustration accumulée constitue l’un des principaux risques à moyen terme : celui d’un décrochage entre la société et ses institutions, voire d’une radicalisation des formes de contestation.

Le duel Museveni–Bobi Wine ne raconte plus seulement l’affrontement entre un pouvoir ancien et une opposition populaire. Il révèle l’essoufflement d’un modèle politique incapable de se renouveler et la fragilité d’un État dont l’avenir demeure suspendu à un homme. En Ouganda, l’élection présidentielle de janvier prochain ne tranchera sans doute pas la question du pouvoir, mais elle continue d’exposer, scrutin après scrutin, l’urgence d’une transition que le régime repousse sans jamais la résoudre.

Celine Dou, pour la boussole-infos