En République démocratique du Congo, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a amorcé le retrait de sa force militaire régionale de Goma, dans l’est du pays. Déployée depuis décembre 2023 dans le cadre de la mission SAMIDRC, cette force composée de 1 300 soldats sud-africains, tanzaniens et malawites avait pour objectif de contenir l’avancée du groupe rebelle M23 et de soutenir l’armée congolaise. Mais face à une série de revers militaires et à une efficacité contestée, la mission prend fin plus tôt que prévu.
Lire la suite Guerre en RDC : retrait des troupes de la SADC à GomaArchives pour la catégorie Afrique
Accès à l’Atlantique : le Maroc renforce sa coopération avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso
Le Maroc a accueilli, ce lundi 28 avril, à Rabat, une nouvelle réunion diplomatique de haut niveau avec les chefs de la diplomatie du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Objectif : accélérer la concrétisation d’un projet stratégique visant à offrir un accès à l’océan Atlantique à ces trois pays sahéliens enclavés.
Lire la suite Accès à l’Atlantique : le Maroc renforce sa coopération avec le Mali, le Niger et le Burkina FasoNamibie : un ministre suspecté de «viols» démis de ses fonctions
Accusé de viols, d’enlèvement et d’avortement forcé à l’encontre d’une mineure, le ministre Namibien de l’agriculture, Mac-Albert Hengari, a été arrêté et démis de ses fonctions, a annoncé la présidence de la république, dimanche 27 avril.
Lire la suite Namibie : un ministre suspecté de «viols» démis de ses fonctionsGuerre en RDC : La Belgique veut renforcer sa place dans les processus de paix
Une tournée en Afrique centrale pour le ministre belge des Affaires étrangères. (Avec : RFI)
Lire la suite Guerre en RDC : La Belgique veut renforcer sa place dans les processus de paixCôte d’Ivoire : Laurent Gbagbo lance le mouvement «trop c’est trop» pour une protestation «multiforme et permanente »
Laurent Gbagbo, président du « Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire » (PPA-CI) a annoncé, samedi 26 avril 2025, en marge de la première réunion du Comité Central de son parti, la création d’un mouvement citoyen dénommé « Trop c’est trop», une plateforme d’expression pour toutes les personnes victimes «d’abus et d’injustices sociales » a-t-il souligné.
Lire la suite Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo lance le mouvement «trop c’est trop» pour une protestation «multiforme et permanente »Algérie : Ce que contient le projet de loi sur la mobilisation générale adopté le 20 avril 2025
Adopté le 20 avril 2025 en Conseil des ministres, le projet de loi sur la mobilisation générale marque un tournant sécuritaire majeur pour l’Algérie. Dans un contexte régional instable et face à ce que l’armée décrit comme des campagnes hostiles sur les réseaux sociaux, ce texte vise à renforcer la capacité défensive du pays tout en imposant de nouvelles obligations strictes aux citoyens.
Lire la suite Algérie : Ce que contient le projet de loi sur la mobilisation générale adopté le 20 avril 2025Guerre en RDC : Kinshasa et l’AFC/M23 annoncent une déclaration conjointe pour travailler à une trêve
Une avancée significative dans le processus de négociation entre le gouvernement congolais et le mouvement armé AFC/M23. Pour la première fois, les deux parties ont publié une déclaration conjointe à l’issue des pourparlers tenus à Doha, annonçant leur volonté de « travailler à la conclusion d’une trêve », en vue d’un cessez-le-feu effectif dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Bien qu’il ne s’agisse ni d’un accord de cessez-le-feu ni d’une trêve formelle, ce communiqué marque une étape importante : une déclaration d’intention dans laquelle Kinshasa et l’AFC/M23 s’engagent à œuvrer ensemble pour une désescalade des hostilités.
Selon les informations de RFI, le texte de cette déclaration était finalisé depuis le 17 avril, soit quatre jours après la fin des discussions directes entre les délégués congolais et ceux de l’AFC/M23. Il ne manquait plus que l’approbation du président Félix Tshisekedi. Celle-ci a été donnée hier soir, ouvrant la voie à la publication officielle du document.
Vers un dialogue de fond
La déclaration conjointe fixe une nouvelle dynamique dans les négociations : les deux camps s’engagent à respecter les principes de non-intimidation et à instaurer un climat propice aux échanges. Il s’agit désormais de passer de l’intention à l’action, en préparant un dialogue en profondeur.
Ce futur dialogue devra aborder les causes structurelles du conflit, notamment les enjeux liés à la sécurité, à la représentation politique, à la gestion des ressources et à la situation humanitaire dans les territoires de l’Est.
Un contexte diplomatique favorable
Cette annonce intervient également dans un contexte diplomatique en mouvement. Elle a été faite au lendemain d’une rencontre à Doha entre Mohammed Al-Khulaifi, ministre d’État qatari en charge du dossier, et Massad Boulos, nouveau conseiller principal pour l’Afrique à la Maison Blanche.
Cette entrevue s’inscrit dans les efforts conjoints du Qatar et des États-Unis pour encourager une désescalade durable dans la région des Grands Lacs. Le rôle croissant de Doha comme médiateur, combiné à l’implication renouvelée de Washington, semble offrir un cadre propice à la poursuite des négociations.
Une lueur d’espoir ?
Si la route vers la paix reste incertaine, cette déclaration conjointe constitue un signal fort. Elle témoigne d’une volonté partagée de sortir de l’impasse militaire et d’ouvrir un espace politique de dialogue. La communauté internationale, engagée dans l’accompagnement de ce processus, reste attentive aux prochaines étapes. Le défi principal résidera dans la capacité des deux parties à transformer cette volonté en actes concrets, au service d’une paix durable dans l’Est congolais.
Bénin : le carnage du 17 avril 2025 suscite de vives polémiques dans le pays
Le gouvernement béninois est au centre d’une controverse, l’accusant de n’avoir pas communiqué « à temps et suffisamment», après les attaques contre deux positions des forces militaires « Mirador », survenues le 17 avril dernier à Koudou et au point triple, qui ont causé la mort de 54 soldats
Lire la suite Bénin : le carnage du 17 avril 2025 suscite de vives polémiques dans le paysMali : découverte d’un charnier près d’une base militaire à l’ouest du pays.
Un charnier a été découvert à proximité d’une base militaire dans l’Ouest du Mali. Cette découverte a été faite par des personnes à la recherche de leurs proches, arrêtés par l’armée malienne et les paramilitaires de Wagner le 12 avril à Sébabougou et toujours portés disparus.
Lire la suite Mali : découverte d’un charnier près d’une base militaire à l’ouest du pays.Tunisie : l’avocat Ahmed Souab arrêté après avoir dénoncé une « injustice inédite » dans l’affaire du complot contre l’État
En Tunisie, l’arrestation de l’avocat et ancien juge Ahmed Souab a provoqué une onde de choc dans les milieux juridiques et politiques. Connu pour son franc-parler, il a été interpellé lundi 21 avril à l’aube, après avoir publiquement dénoncé des pressions du pouvoir sur la justice dans le cadre du procès dit du « complot contre la sûreté de l’État », une affaire hautement controversée visant plusieurs opposants au président Kaïs Saïed.
L’avocat a été arrêté à son domicile par une dizaine d’agents de sécurité, selon son fils, et conduit au pôle judiciaire antiterroriste. Il a ensuite été placé en garde à vue, soupçonné de « menace de crimes terroristes » après ses propos virulents contre le verdict rendu samedi dernier. Lors de l’audience, Ahmed Souab avait déclaré : « L’injustice et l’humiliation que j’ai vues dans ce dossier sont sans précédent. L’épée de la justice n’est pas sous la gorge des accusés, mais sous celle du juge. »
Des propos qui, selon le pouvoir, franchissent la ligne rouge. Pour Samir Dilou, avocat et collègue de Souab, cette arrestation constitue une dérive grave : « Il va rester cinq jours en détention provisoire et ne pourra pas contacter ses avocats durant les deux premiers jours. »
Cette interpellation intervient alors que les condamnations prononcées samedi à l’encontre de plus de quarante figures politiques, avocats, journalistes et anciens ministres ont suscité une vive indignation. Les peines vont de 4 à 66 ans de prison, pour des accusations de « complot contre la sûreté de l’État » et « d’appartenance à un groupe terroriste ». Les avocats de la défense, dont Ahmed Souab, dénoncent un procès politique « fabriqué de toutes pièces ».
Lundi soir, une manifestation a rassemblé des protestataires sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis pour dénoncer l’arrestation de l’ancien juge. Brandissant des pancartes, les manifestants ont appelé à la fin de l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques et à la libération immédiate des détenus.
Cette affaire s’inscrit dans un climat politique de plus en plus tendu en Tunisie, où le président Kaïs Saïed est accusé par ses opposants de dérive autoritaire depuis qu’il a suspendu le Parlement en 2021 et concentré tous les pouvoirs exécutifs entre ses mains. L’arrestation d’Ahmed Souab risque d’exacerber davantage les tensions, alors que la société civile tunisienne s’inquiète d’un recul progressif des libertés fondamentales.