Archives pour la catégorie asie

Taïwan : Cheng Li-wun, nouvelle présidente du Kuomintang, veut renouer le dialogue avec Pékin et redonner un souffle à l’opposition

Coup de tonnerre dans la vie politique taïwanaise. Le Kuomintang (KMT, 國民黨), principal parti d’opposition, s’est doté d’une nouvelle dirigeante : Cheng Li-wun (鄭麗文), 55 ans, élue samedi avec 50,15 % des voix. Cette ex-députée au tempérament affirmé, partisane du dialogue avec Pékin, incarne à la fois le renouveau d’un parti vieillissant et une menace sérieuse pour le Parti démocratique progressiste (PDP, 民進黨), aujourd’hui fragilisé au pouvoir.

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La nationaliste Sanae Takaichi devient la première femme Première ministre du Japon

La nationaliste Sanae Takaichi a été nommée mardi Première ministre du Japon, devenant la première femme à occuper ce poste, grâce à une coalition parlementaire nouée la veille à l’issue de négociations de dernière minute.(Source : AFP).

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Au Japon, un accord de coalition ouvre la voie à Sanae Takaichi pour devenir première ministre

À la veille d’un vote parlementaire crucial, le PLD au pouvoir et le parti Ishin ont annoncé lundi leur union ainsi qu’un accord sur d’importantes réformes.(Source : AFP).

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Vietnam : ouverture du premier congrès du Parti de l’Assemblée nationale à Hanoï

La séance préparatoire du premier congrès du Parti de l’Assemblée nationale du Vietnam pour le mandat 2025-2030 s’est tenue mercredi sous la présidence de Trân Thanh Mân, membre du Bureau politique et président de l’Assemblée nationale.

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En Turquie, la répression continue avec l’arrestation ce samedi de trois maires d’opposition

Trois nouveaux maires du principal parti d’opposition en Turquie ont été arrêtés ce samedi 5 juillet, a dénoncé le maire d’Ankara, affirmant que ces interpellations ont eu lieu dans le cadre d’une enquête sur des accusations de crime organisé.

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Afghanistan : la Russie devient le premier pays à reconnaître l’Émirat islamique des Talibans

Moscou a officiellement reconnu jeudi l’Émirat islamique instauré par les Taliban en Afghanistan en 2021. La Russie est le premier pays du monde à franchir ce pas, une décision qualifiée de « courageuse » par Kaboul. Les deux pays entendent ainsi renforcer leur coopération bilatérale.

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Au Bangladesh, l’ancienne première ministre, Sheikh Hasina, condamnée à six mois de prison

Un tribunal du Bangladesh a infligé, mercredi 2 juillet, à l’ancienne première ministre, Sheikh Hasina, une peine de six mois de prison pour outrage, sa première condamnation depuis sa fuite et son exil en Inde à l’été 2024.

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Opposition en Turquie: plus de 120 personnes arrêtées à Izmir, après l’interpellation la veille de quatre figures d’un journal satirique

Plus de 120 membres de la municipalité d’Izmir, bastion de l’opposition dans l’ouest de la Turquie ont été arrêtés mardi pour  » corruption ». Une opération qui intervient après l’interpellation lundi de quatre figures d’un journal satirique,  signe d’un durcissement de la répression dans le pays.

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Iran-Afghanistan : le retour contraint de milliers de réfugiés afghans plonge le pays dans une crise humanitaire silencieuse

Face à la politique d’expulsion de l’Iran, des centaines de milliers d’Afghans reviennent dans leur pays d’origine avec “rien du tout”. Une crise migratoire majeure, largement ignorée, qui interroge sur les responsabilités régionales et internationales.

Au fil des mois, les colonnes de véhicules franchissant la frontière entre l’Iran et l’Afghanistan ne cessent de grossir. À leur bord, des familles entières, souvent épuisées, revenues sans papiers, sans argent, sans abri. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 691 000 Afghans ont été refoulés d’Iran depuis janvier 2025, dont 70 % dans le cadre de retours forcés. Cette vague d’expulsions s’est intensifiée en juin, avec un pic à 30 000 retours par jour, alors que Téhéran fixait un ultimatum au 6 juillet pour le départ volontaire des étrangers en situation irrégulière.

Derrière ces chiffres, une réalité sociale brutale : des hommes, des femmes et des enfants chassés d’un pays où ils avaient parfois reconstruit une vie depuis des années, voire des décennies, et renvoyés dans un Afghanistan ravagé par l’instabilité, la pauvreté et le repli autoritaire.

L’Iran a justifié cette opération par une volonté de réguler la présence de ressortissants étrangers sur son territoire. Officiellement, il s’agit de réduire l’immigration illégale, de protéger le marché du travail iranien en crise, et de répondre à des impératifs sécuritaires. Pourtant, l’échelle et la brutalité de ces expulsions interrogent. Le nombre de retours a doublé entre mai et juin, selon les données de l’OIM, et près d’un quart de million d’Afghans ont été renvoyés en un mois, la majorité par la frontière de Zabol, dans des conditions souvent inhumaines.

Certains experts y voient aussi une volonté de pression politique sur les Talibans, dans un contexte régional complexe marqué par des tensions persistantes autour de l’eau, du commerce frontalier, et des questions sécuritaires. Téhéran se montre ainsi capable de faire peser une lourde charge démographique et sociale sur le régime de Kaboul.

« Nous n’avons rien ici. Pas de maison, pas de travail, pas d’avenir », confie à France 24 un jeune père de famille expulsé de Shiraz. Cette phrase, récurrente dans les témoignages, résume la tragédie que vivent les rapatriés. Beaucoup ont quitté l’Afghanistan depuis longtemps, fuyant la guerre ou la misère. De retour, ils retrouvent un pays qu’ils ne reconnaissent plus : un État failli, des infrastructures de base délabrées, un système éducatif partiellement fermé aux filles, un chômage massif, et une aide humanitaire sous-financée.

Les Talibans ont certes promis d’installer des centres d’accueil, de verser des aides financières ponctuelles et de distribuer des rations alimentaires. Mais les dispositifs restent largement insuffisants face à l’ampleur des besoins. L’OIM, quant à elle, admet n’avoir pu apporter un minimum d’assistance qu’à moins de 3 % des personnes renvoyées lors des jours de forte affluence.

Alors que les projecteurs médiatiques mondiaux sont tournés vers d’autres théâtres, cette crise migratoire afghano-iranienne reste largement ignorée. Elle reflète pourtant une réalité plus large : l’invisibilité croissante des réfugiés du Sud global face aux priorités géopolitiques des puissances dominantes. Le retrait progressif des financements humanitaires occidentaux depuis la prise de pouvoir des Talibans a aggravé la situation. L’argument idéologique, selon lequel toute aide pourrait légitimer le régime de Kaboul, se traduit concrètement par l’abandon de populations entières.

Il est par ailleurs frappant de constater l’absence de réaction de la communauté internationale, en particulier de l’Union européenne, qui a pourtant consacré des millions d’euros à des dispositifs d’« externalisation des frontières » dans des pays tiers, dont l’Iran. L’Afghanistan, comme d’autres pays de transit ou d’origine, reste une zone tampon invisible, utilisée pour endiguer les flux migratoires sans assumer les conséquences humaines.

Ce retour massif et précipité des Afghans d’Iran vient s’ajouter aux tensions économiques et sociales internes que subit déjà le pays. Il menace la stabilité de provinces entières, notamment celles de l’Ouest, qui voient leur population croître de façon soudaine sans services adaptés. À court terme, c’est un risque de désorganisation sociale, voire de conflits locaux, qui s’installe. À long terme, ce sont des générations entières plongées dans l’insécurité alimentaire, l’exclusion éducative et l’absence de perspectives.

La question qui se pose alors est simple : combien de temps la communauté internationale continuera-t-elle de détourner le regard ?

La justice thaïlandaise suspend la Première ministre Paetongtarn Shinawatra

La Cour constitutionnelle a suspendu mardi la Première ministre Paetongtarn Shinawatra, héritière de la dynastie qui polarise la Thaïlande depuis plus de vingt ans. Cette décision ouvre une nouvelle période d’incertitudes dans le pays.

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