En Israël, les altercations entre opposants et partisans du gouvernement ont émaillé, ce mardi 8 avril, l’examen du recours contre le limogeage du chef de l’agence de la sécurité intérieure (Shin Bet), Ronard Bar, devant la Cour suprême israélienne. Des manifestations qui ont conduit à l’expulsion du public de la salle, a renseigné l’AFP.
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Veolia ciblée par l’Azerbaïdjan pour avoir “osé” fournir de l’eau potable à l’Arménie
Après avoir dénoncé les pratiques environnementales françaises à Mayotte, l’Azerbaïdjan semble avoir trouvé un nouveau terrain d’indignation verte : l’Arménie. Dans un article incendiaire publié par Caliber.Az, média aligné sur le pouvoir azerbaïdjanais, c’est cette fois l’entreprise française Veolia qui est prise pour cible. Motif : avoir l’audace de fournir de l’eau potable à l’Arménie, un acte présenté comme une menace écologique d’ampleur internationale.
Lire la suite Veolia ciblée par l’Azerbaïdjan pour avoir “osé” fournir de l’eau potable à l’ArménieL’Italie restreint l’accès à la citoyenneté par descendance : une onde de choc en Argentine
Le gouvernement italien a récemment adopté une réforme majeure de sa législation sur la citoyenneté, limitant l’accès au jus sanguinis (droit du sang) aux seuls individus ayant au moins un parent ou un grand-parent né en Italie. Auparavant, il suffisait d’avoir un arrière-grand-parent italien pour prétendre à la citoyenneté. Cette mesure vise à lutter contre les abus et à rationaliser le processus d’obtention de la nationalité italienne.
Cette décision a des répercussions significatives en Argentine, où réside une importante communauté d’origine italienne. Entre 2014 et 2024, le nombre de citoyens italiens vivant à l’étranger a augmenté de 40 %, passant de 4,6 millions à 6,4 millions, avec une forte concentration en Argentine et au Brésil. En Argentine, les reconnaissances de citoyenneté sont passées de 20 000 en 2023 à 30 000 en 2024.
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a justifié cette réforme en déclarant que la citoyenneté italienne est une affaire sérieuse et ne doit pas être utilisée comme un simple moyen d’obtenir un passeport européen. Il a également souligné que cette mesure vise à éviter que la citoyenneté ne devienne un simple outil pour faciliter les déplacements internationaux sans véritable lien avec l’Italie.
Cette réforme a suscité des débats en Argentine, où de nombreux habitants ont des ancêtres italiens et envisageaient d’obtenir la double nationalité. Les critiques estiment que ces nouvelles restrictions pénalisent injustement les individus ayant une ascendance italienne légitime et pourraient entraîner un sentiment d’aliénation parmi les communautés de la diaspora.
En plus de la limitation à deux générations, la réforme introduit de nouvelles exigences pour les demandeurs de citoyenneté, notamment la nécessité de démontrer une maîtrise de la langue italienne et d’avoir résidé en Italie pendant au moins trois ans. Ces mesures visent à renforcer le lien effectif entre les citoyens naturalisés et l’Italie.
Cette évolution législative reflète la volonté de l’Italie de recentrer l’attribution de sa citoyenneté sur des liens familiaux et culturels plus étroits, tout en répondant aux préoccupations concernant les abus du système actuel.
Guerre commerciale : l’UE propose aux États-Unis une exemption totale des droits de douane pour les biens industriels ,propositions jugée insuffisante pour Trump
Alors que les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne atteignent un nouveau sommet, Bruxelles a proposé un geste fort pour désamorcer la crise : une suppression totale et réciproque des droits de douane sur les produits industriels, y compris les voitures. Une initiative saluée en Europe mais sèchement rejetée par le président états-unien Donald Trump, qui juge l’offre « insuffisante ».
Une proposition ambitieuse de l’UE pour éviter l’escalade
Lors d’une conférence de presse ce lundi à Bruxelles, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a dévoilé cette proposition dans le but d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations économiques transatlantiques.
« Nous avons proposé des droits de douane nuls pour les produits industriels. L’Europe est toujours prête à conclure un bon accord avec les États-Unis », a-t-elle déclaré.
Le commissaire européen Maros Sefcovic, de son côté, a précisé que cette proposition avait été présentée aux autorités états-uniennes dès le 19 février, bien avant l’annonce de hausses tarifaires par Washington. Elle aurait concerné notamment les secteurs de l’automobile, de la chimie, de la pharmacie, ainsi que l’ensemble des produits industriels.
Mais Ursula von der Leyen a aussi averti :
« Nous sommes également prêts à répondre par des contre-mesures et à défendre nos intérêts » si l’escalade se poursuit.
Trump hausse le ton : une taxe de 20 % dès mercredi
Malgré ce geste fort de l’UE, Donald Trump a rejeté la proposition, estimant qu’elle ne répondait pas aux intérêts des États-Unis d’Amérique.
« Non, ce n’est pas suffisant », a-t-il répondu à un journaliste à la Maison-Blanche, dénonçant à nouveau l’attitude de l’Europe :
« L’Union européenne s’est très, très mal conduite avec nous. »
Le dirigeant a confirmé qu’une taxe de 20 % sur les produits industriels européens entrerait en vigueur ce mercredi, s’inscrivant dans une offensive protectionniste inédite depuis les années 1930. Ces mesures visent, selon lui, à rééquilibrer la balance commerciale entre les deux blocs.
Trump a évoqué un plan pour supprimer le déficit commercial avec l’UE par des achats massifs d’énergie américaine. Il a avancé le chiffre de 350 milliards de dollars, correspondant, selon lui, à l’ampleur du déficit commercial bien que les données officielles situent ce déficit à 235,6 milliards de dollars en 2024 selon les États-Unis, et à 216,8 milliards de dollars selon Eurostat.
« Il faut qu’ils achètent et qu’ils s’engagent à acheter un montant équivalent à ce déficit », a-t-il exigé, sans toutefois préciser si une telle mesure permettrait de lever les taxes douanières prévues.
Vers une “zone de libre-échange” transatlantique ?
Dans ce contexte tendu, une idée a émergé pour rapprocher les deux puissances économiques : la création d’une zone de libre-échange entre l’Europe et l’Amérique du Nord. C’est Elon Musk, PDG de Tesla et proche de l’administration Trump, qui en a lancé l’idée ce week-end. Confronté à une chute des ventes mondiales de ses voitures électriques, il espère ainsi ouvrir de nouveaux marchés sans barrières douanières.
Cette proposition a reçu un accueil favorable en Europe.
« C’est une excellente idée », a réagi Laurent Saint-Martin, ministre français du Commerce extérieur, lors d’une réunion à Luxembourg avec ses homologues européens.
Le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, a cependant souligné les divergences internes au sein de l’équipe Trump sur la conduite à adopter face à l’UE.
Des négociations longues et incertaines à venir
Alors que les tensions se cristallisent, les négociations s’annoncent longues, complexes, et politiquement sensibles. L’Union européenne, par l’intermédiaire de la Commission, reste seule compétente pour négocier au nom des États membres et tente de préserver l’unité des Vingt-Sept face à Washington.
L’enjeu est de taille : éviter une guerre commerciale transatlantique qui aurait des répercussions économiques majeures pour les deux rives de l’Atlantique. Si la Commission affiche une volonté de dialogue, elle n’exclut pas une riposte ferme. L’heure est donc à la diplomatie, mais le compte à rebours est lancé avant l’entrée en vigueur des nouvelles taxes états-uniennes.
Drone abattu, ciel fermé et rappel des ambassadeurs : l’affrontement prend des ampleurs entre Alger et Bamako
Depuis la destruction d’un drone malien par l’Algérie à Tinzaouatene, à la frontière entre les deux pays dans la nuit du lundi 31 mars au mardi 1er avril, le thermomètre ne cesse de grimper entre les deux pays. Ce lundi 7 avril c’était autour d’Alger de répondre au Mali ainsi qu’à ses alliés de l’AES ( Niger et Burkina Faso) qui s’étaient, dimanche 6 avril, fendu de communiqués musclés affirmant que le drone malien n’avait pas violé le ciel algérien et taxant au passage Alger d’être un « exportateur de terrorisme». Hier le gouvernement Algérien a dénoncé « des allégations mensongères» servant de « dérivatifs à l’échec » du « projet putschiste » malien. Les deux pays se sont mutuellement fermés leur espace aérien respectif. Preuve de l’escalade des tensions dont les proportions à ce stade n’ont pas quand même atteints le volet militaire.
Lire la suite Drone abattu, ciel fermé et rappel des ambassadeurs : l’affrontement prend des ampleurs entre Alger et BamakoJapon : les paysans marchent à Tokyo dénonçant leur situation de plus en plus alarmante.
Accompagnés par des groupes de consommateurs, les milliers d’agriculteurs nippons, venus le 30 mars de tout le pays, se sont rassemblés à Tokyo. Objectif : mettre en lumière la crise dans leur secteur, fruit des réformes qui les plongent dans la précarité, réduisant l’autosuffisance alimentaire du pays.
Lire la suite Japon : les paysans marchent à Tokyo dénonçant leur situation de plus en plus alarmante.La République Dominicaine va accélérer la construction de son mur frontalier avec Haïti
Le mur frontalier séparant la République Dominicaine va s’étendre et sa construction accélérée . C’est l’une des mesures parmi les 15 annoncées par Luis Abinader, président dominicain et dont l’objectif vise à freiner la pression de l’immigration illégale venant de Haïti, qui fait face à une grave crise sécuritaire.
RDC : une rencontre directe entre Kinshasa et le M23 a eu lieu au Qatar,un retrait partiel du m23 obtenu,Plusieurs établissements de santé pillés à Walikale par des présumés rebelles du M23, l’UA propose le président togolais pour assurer la médiation etc…(Notre point du 7 avril)
Une dynamique diplomatique inédite s’est enclenchée autour du conflit à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une rencontre directe s’est tenue à Doha, au Qatar, entre des représentants du gouvernement congolais et ceux du mouvement rebelle M23/AFC, marquant un tournant dans les efforts de médiation. Cette avancée diplomatique a débouché sur un retrait partiel des forces du M23 de Walikale, une localité stratégique de l’est du pays, tandis que sur le terrain, la situation humanitaire continue de se détériorer avec des pillages d’établissements de santé attribués aux rebelles.
Une réunion discrète mais prometteuse à Doha
Selon une source proche des pourparlers, la rencontre a été organisée en toute discrétion par les autorités qataries. Il s’agit de la première réunion directe entre Kinshasa et le M23 depuis le début de la résurgence du conflit. La discussion a été jugée « positive », avec un début de rétablissement de la confiance entre les parties.
À l’issue de la réunion, le M23 a procédé à un retrait de la ville de Walikale, récemment conquise. Ce geste est interprété comme une démonstration de bonne volonté et un soutien au processus de dialogue. De nouvelles sessions de pourparlers sont prévues à Doha dans les jours à venir, toujours sous l’égide du Qatar.
Walikale : un retrait militaire entaché de pillages
Malgré le retrait annoncé, la société civile rapporte que des éléments présumés du M23 ont pillé plusieurs établissements de santé dans le territoire de Walikale entre le 3 et le 4 avril. À Kibua, l’hôpital général de référence et le centre de santé de Mungazi ont été dépouillés de leur matériel biomédical, panneaux solaires, médicaments et documents administratifs.
Même constat au centre de santé de Kishanga, situé à une dizaine de kilomètres, également vidé de ses équipements. Ces destructions aggravent une situation déjà critique : 9 structures sanitaires sur 18 avaient été saccagées entre le 17 et le 23 mars, lors de l’avancée initiale des rebelles.
Selon un prestataire de santé sur place :
« Sans l’aide du gouvernement et de ses partenaires, notre structure aura du mal à se relever. »
D’après Médecins Sans Frontières, plus de 700 déplacés s’étaient réfugiés dans l’hôpital général de Walikale à la fin mars.
Appels à la justice et à la protection des civils
La société civile locale demande que les auteurs de ces exactions soient traduits en justice et appelle les autorités congolaises à renforcer la protection des populations civiles sur l’axe Walikale-Masisi, où le M23 aurait redéployé ses forces. Le groupe rebelle, tout en quittant Walikale, aurait poursuivi des actes de violence, notamment le pillage systématique des centres médicaux, emportant médicaments, équipements et matériels récemment offerts dans le cadre des projets gouvernementaux de développement.
Une nouvelle médiation africaine proposée par l’Union africaine
Alors que la médiation angolaise n’a pas porté ses fruits, le président angolais Joao Lourenço, qui préside actuellement l’Union africaine (UA), a proposé le président togolais Faure Gnassingbé comme nouveau médiateur dans le conflit congolais.
Cette proposition a été faite lors d’une réunion du Bureau de l’Assemblée de l’UA, en présence des présidents du Ghana, de la Mauritanie, du vice-président du Burundi et du ministre tanzanien des Affaires étrangères. Lourenço y a souligné la gravité de la crise humanitaire dans l’est de la RDC et ses conséquences sur la stabilité régionale.
Le retrait de l’Angola de son rôle de médiateur, annoncé le 24 mars, est motivé par « des responsabilités accrues à la tête de l’UA » et la nécessité de garantir la continuité du processus de paix.
Une fenêtre fragile vers l’apaisement
Le retrait partiel du M23 de Walikale et la reprise du dialogue offrent un espoir modeste de désescalade. Toutefois, la situation humanitaire demeure alarmante, et les exactions contre les civils ne peuvent rester sans réponse. La réussite de la médiation qatarie et la potentielle entrée en scène du Togo comme médiateur africain seront déterminantes pour sortir l’Est de la RDC de cette spirale de violences.
Droits de douanes : comment l’Afrique du Sud veut-elle limiter leurs conséquences
Alors que les marchés sont pour la plupart en chute ce 7 avril 2025 face à l’inflexibilité du président états-unien, Donald Trump, sur les droits de taxe qu’il a imposé au reste du monde. Le locataire de la maison blanche reproche aux partenaires économiques de son pays de les « piller ». La mesure passe mal auprès de plusieurs pays qui promettent une réplique. A côté, d’autres – à l’exemple de l’Afrique du Sud -, essaient de s’organiser pour réduire les effets de ces mesures, elle qui fait depuis peu face à une certaine animosité de l’administration Trump.
Lire la suite Droits de douanes : comment l’Afrique du Sud veut-elle limiter leurs conséquencesMaurice : Manifestation pour la fermeture de la base américano-britannique de Diego Garcia,menacée de bombardement par l’Iran
Le 4 avril 2024, une vingtaine d’organisations civiles ont manifesté dans les rues de Port-Louis, capitale de Maurice, pour demander la fermeture de la base militaire américano-britannique de Diego Garcia. Cette mobilisation a eu lieu dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, la République islamique ayant exprimé des menaces de bombardement contre cette base stratégique située dans l’archipel des Chagos, au cœur de l’océan Indien.
Les manifestants ont scandé des slogans tels que « Fermez la base de Diego Garcia » et « Rendez-nous les Chagos », soulignant la revendication de la souveraineté de Maurice sur l’archipel. Ils dénoncent non seulement la présence militaire étrangère dans cette zone, mais aussi les risques qu’elle représente pour la paix régionale, notamment dans l’éventualité d’un conflit armé entre les États-Unis et l’Iran. À travers cette marche, ils appellent également à un océan Indien démilitarisé.
Un territoire en guerre malgré lui
Parmi les figures de proue de la manifestation, Henri Marimootoo, ancien journaliste et membre du Mouvement contre la guerre, a souligné que l’île des Chagos, et plus spécifiquement Diego Garcia, était devenue un terrain de guerre malgré elle. « Lors de la Seconde Guerre mondiale, il n’y avait pas de grandes batailles dans l’océan Indien. Mais aujourd’hui, la guerre est à nos portes. La guerre est menée à partir de notre territoire, de Diego Garcia », a-t-il déclaré. Son propos fait écho à une inquiétude grandissante sur l’utilisation de l’archipel comme base pour des opérations militaires dans le Moyen-Orient.
Alain Ah-Vee, membre du mouvement Lalit et organisateur de la marche, a ajouté que les forces américaines se préparaient à des attaques militaires en positionnant des bombardiers B2 et d’autres équipements militaires sur Diego Garcia, ce qui renforce les craintes d’une implication directe de la base dans les conflits au Moyen-Orient.
L’océan Indien, une zone de paix
Pour de nombreux jeunes Mauriciens présents lors de la manifestation, l’océan Indien doit rester une zone de paix. Shama, 28 ans, a expliqué : « On est là aujourd’hui, parce que le message est clair. On ne veut pas de base militaire dans l’océan Indien. L’océan Indien est une zone de paix. » Sheem, 31 ans, a ajouté : « On ne veut pas de guerre dans nos eaux. On ne veut pas qu’il y ait du sang sur nos mains également. » Leur engagement traduit un rejet massif de l’idée que leur région soit utilisée comme une plateforme pour des actions militaires internationales.
Tania, une autre participante, a également exprimé son soutien, soulignant l’importance de faire entendre la voix de la population mauricienne contre la présence de bases militaires étrangères. « On doit prendre position et faire entendre notre voix », a-t-elle déclaré.
Un contexte diplomatique tendu
Cette manifestation intervient dans un contexte diplomatique particulièrement sensible. En début avril, le gouvernement britannique a suggéré que Donald Trump, ancien président des États-Unis, aurait donné son accord pour la rétrocession des Chagos à Maurice, à l’exception de la base militaire de Diego Garcia. Cette déclaration a ravivé les tensions autour de la souveraineté de l’archipel, occupé depuis les années 1960 par les forces américaines et britanniques.
Les appels à la fermeture de Diego Garcia et à la restitution des Chagos à Maurice ne cessent de croître, alimentés par des préoccupations géopolitiques et un désir de voir l’océan Indien reconnu comme une région de paix, loin des conflits militaires. Cette mobilisation civile mauricienne témoigne d’une volonté ferme de reprendre le contrôle d’un territoire historique et stratégique tout en préservant la stabilité de la région.