Archives pour la catégorie Actualités politique diverses

Nouvelles taxes États-uniennes: ce qui change à partir de ce 9 avril et les conséquences pour l’économie mondiale

C’est un virage brutal dans la politique commerciale des États-Unis. Ce mercredi 9 avril, entre en vigueur une nouvelle vague de taxes douanières imposées par Washington, dans le sillage d’une annonce choc faite par le président Donald Trump une semaine plus tôt. Objectif affiché : imposer des droits de douane réciproques, en ciblant les pays qui exportent massivement vers les États-Unis sans acheter en retour. En réalité, c’est un séisme économique global qui s’annonce.

Un plan douanier en deux étapes

Le 5 avril, Washington a instauré un plancher universel de 10 % sur tous les produits importés aux États-Unis. Ce mercredi 9 avril marque la deuxième phase : l’ajout de surtaxes douanières sur mesure, déterminées en fonction des déséquilibres commerciaux entre les États-Unis et leurs partenaires.

Ces surtaxes ne sont pas uniformes : elles varient selon les pays, leur volume d’exportation et leur déficit commercial avec les États-Unis. C’est donc une offensive commerciale ciblée qui débute officiellement ce jour.

80 pays touchés, l’Asie et l’Europe en première ligne

Selon un document officiel publié par la Maison-Blanche, près de 80 pays et territoires sont concernés par ces nouvelles taxes additionnelles.
L’Asie est la plus lourdement frappée :
•Chine : +104 % de droits de douane,
•Viêt Nam : +46 %,
•Japon : +24 %.

L’Union européenne n’est pas épargnée : +20 % de taxes douanières sur tous les produits européens entrant aux États-Unis. La France, particulièrement concernée, pourrait subir de plein fouet ces mesures dans plusieurs secteurs clefs de son économie.

Conséquences pour la France : un choc économique redouté

En France, les inquiétudes sont vives. Le Premier ministre François Bayrou a tiré la sonnette d’alarme ce week-end dans Le Parisien :

« La hausse des droits de douane pourrait coûter à la France plus de 0,5 % de son PIB. Le risque de pertes d’emplois est absolument majeur, tout comme celui d’un ralentissement brutal de notre économie. »

La Bourse de Paris a déjà réagi : le CAC 40 a plongé de 4,68 % lundi 7 avril, illustrant la nervosité des marchés. Si une légère remontée a été observée mardi, l’incertitude reste entière.

Quels secteurs français sont les plus menacés ?

Les secteurs les plus dépendants du marché américain vont être les premiers à encaisser le choc. Parmi eux :
•L’aéronautique et le spatial, avec plus de 9,3 milliards d’euros d’exportations en un an,
•Les vins et spiritueux : 4,1 milliards d’euros,
•Mais aussi : le fromage, l’automobile, l’agroalimentaire ou encore le luxe.

Pour Vincent Chaigneau, directeur de la recherche chez Generali Investments :

« Le gros problème de la France, c’est qu’elle est prise en étau. Contrairement à l’Allemagne, elle ne pourra pas amortir ce choc par des mesures budgétaires. »

Impact mondial : vers une flambée des prix ?

Outre les pays visés, les États-Unis eux-mêmes pourraient en subir les conséquences. De nombreuses multinationales américaines, comme Nike, Gap, ou Dell, dépendent de matières premières ou de composants fabriqués en Asie.
•Nike fabrique une paire sur deux au Viêt Nam.
•Gap produit 30 % de ses vêtements au Viêt Nam, 17 % en Indonésie.

Résultat : une augmentation des coûts est redoutée, ce qui pourrait conduire à une hausse des prix pour les consommateurs américains, notamment dans les secteurs de la mode, de l’électronique ou de l’informatique. L’iPhone semble pour l’instant épargné, mais la menace d’un effet domino est bien réelle.

Une escalade commerciale au goût de revanche

Avec ces nouvelles mesures, Donald Trump réaffirme sa vision d’un commerce international basé sur la réciprocité stricte. Une politique offensive qui risque de raviver les tensions diplomatiques, affaiblir les échanges internationaux, et plonger certaines économies dans la tourmente.

Alors que les partenaires des États-Unis dénoncent une politique unilatérale et destructrice, le monde entre dans une nouvelle ère commerciale marquée par la confrontation, dans laquelle les répercussions pourraient se faire sentir pendant de longues années.

Ethiopie: l’ambassadeur d’Israël exclu d’une commémoration du génocide au Rwanda

L’ambassadeur d’Israël en Ethiopie a été exclu lundi d’une conférence organisée au siège de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba commémorant les 31 ans du génocide des Tutsi au Rwanda, ont déclaré mardi à l’AFP deux diplomates.

La présence d’Israël dans des évènements organisés par l’UA a plusieurs fois provoqué des remous ces dernières années au sein de l’organisation panafricaine, qui depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023 a critiqué la riposte selon elle démesurée d’Israël à Gaza, évoqué un possible « génocide » et appelé à la fin des combats.

Avraham Neguise a « participé à la première partie de l’évènement, une marche de solidarité à l’intérieur du siège de l’UA », a affirmé un diplomate arabe, avant de poursuivre: « Après cela, le président de la Commission de l’UA, le Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf, a refusé de lancer la manifestation dans la salle en présence de l’ambassadeur israélien et lui a demandé de sortir », a-t-il poursuivi.

« L’ambassadeur israélien était assis à une place très visible, proche des Américains, et tout été retardé jusqu’à ce qu’on lui demande de sortir », a affirmé une autre source diplomatique, précisant ne pas savoir si « des états membres de l’UA ont protesté au vu de la situation à Gaza ».

Selon le ministère israélien des Affaires étrangères, cité dans The Times of Israël, « il est scandaleux que, lors d’un événement commémorant les victimes du génocide des Tutsi au Rwanda, auquel l’ambassadeur d’Israël à Addis Abeba était invité », le président de la Commission de l’UA « ait choisi d’introduire des éléments politiques anti-israéliens ».

Interrogé, le porte-parole du président de la Commission de l’UA n’a pas donné suite aux sollicitations de l’AFP.

Les autorités israéliennes, qui ont dénoncé un « comportement inacceptable », vont « entreprendre des démarches diplomatiques nécessaires auprès des parties concernées afin de clarifier la gravité de cet incident », toujours dans The Times of Israel.

Le 7 avril est la journée internationale de commémoration du génocide des Tutsi, qui a fait au moins 800.000 morts en 1994 au Rwanda.

En 2022, l’UA n’était pas parvenue à clore ses discussions sur l’accréditation controversée d’Israël en tant que pays observateur. L’Algérie et l’Afrique du Sud, deux poids lourds financiers de l’organisation panafricaine, avaient en particulier plaidé contre.

En 2023, une diplomate israélienne avait également été expulsée de l’assemblée de l’UA.

Mahamoud Ali Youssouf a pris ses fonctions de président de la Commission de l’UA en février, après avoir été près de 20 ans le ministre des Affaires étrangères de Djibouti. En mars 2024, le président de ce petit pays de la Corne de l’Afrique, Ismaïl Omar Guelleh, avait affirmé dans une interview au magazine Jeune Afrique qu’un « génocide (était) en cours à Gaza ».

Guerre en Ukraine : le Kremlin prévient que « toute une série de questions » restent à régler pour conclure une trêve avec Kiev -Renconte prévu entre Russie et les EUA jeudi à Istanbul

D’après le porte-parole du Kremlin, ces préoccupations portent notamment sur “l’impuissance du régime de Kiev à maîtriser certains groupes extrémistes” ainsi que sur “les intentions de militarisation accrue” de l’Ukraine.(Avec : AFP et Reuters).

Le Kremlin a estimé, lundi 7 avril, que « toute une série de questions » restait à régler pour conclure un accord de cessez-le-feu avec l’Ukraine, au moment où les pourparlers initiés par Washington peinent à aboutir. Selon le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, celles-ci concernent en particulier « l’incapacité du régime de Kiev à contrôler plusieurs groupes extrémistes » et « les projets de militarisation ultérieure » de l’Ukraine.

Après trois ans d’un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts, le président américain Donald Trump ambitionne de mettre fin aux hostilités. Pour cela, il a rompu l’isolement diplomatique imposé à son homologue russe Vladimir Poutine par les Occidentaux après le début de l’offensive en 2022. Son administration fait pression pour une fin rapide du conflit et a pour cela organisé des pourparlers indirects avec des responsables russes et ukrainiens, qui n’ont cependant abouti à aucune percée concrète.
Un premier pas sur les sites énergétiques

Sous pression américaine, Kiev avait accepté une cessation sans conditions des combats, pour 30 jours, rejetée depuis par Moscou. La Russie a donné son accord à un moratoire sur les frappes contre les sites énergétiques, bien plus limité, mais les deux belligérants s’accusent mutuellement depuis de le violer.
Ceux-ci ont aussi entériné le principe d’une trêve en mer Noire, mais le Kremlin a ensuite posé des conditions, notamment la levée de sanctions par les pays occidentaux, qui ne semblent pas être recevables à court terme. Vendredi, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a affirmé que Donald Trump ne tomberait « pas dans le piège des négociations interminables » à propos de ce conflit.

Rencontre à Istanbul entre la Russie et les États-Unis d’Amérique jeudi

Etats-Unis et la Russie tiendront jeudi à Istanbul de nouvelles discussions focalisées « uniquement » sur la stabilisation des opérations de leurs ambassades respectives, a déclaré mardi le département d’Etat américain, confirmant une information rapportée par une source diplomatique.

Plus tôt dans la journée, la presse officielle russe avait indiqué qu’une rencontre en Turquie entre des représentants des deux pays était imminente.

Washington et Moscou avaient déjà organisé une première réunion de ce type à Istanbul en février.

Au cours d’un point de presse régulier, une porte-parole du département d’Etat américain a déclaré mardi qu’aucune question politique ou sécuritaire ne serait évoquée.

« L’Ukraine n’est absolument pas au programme », a dit Tammy Bruce. « Ces discussions sont focalisées uniquement sur les opérations de nos ambassades, et non pas sur la normalisation de la relation bilatérale dans son ensemble – ce qui peut intervenir seulement, comme nous l’avons noté, une fois qu’il y aura la paix entre la Russie et l’Ukraine », a-t-elle ajouté.

Une source diplomatique a déclaré plus tôt que la réunion aurait lieu au consulat russe d’Istanbul.

D’après l’agence de presse russe TASS, citant le ministère russe des Affaires étrangères, la délégation russe sera menée par Alexander Darchiev, récemment nommé par Moscou comme ambassadeur aux Etats-Unis.

Washington et Moscou ont tenu des réunions distinctes en Arabie saoudite pour discuter de la guerre en Ukraine, dans le cadre du rapprochement opéré avec la Russie par l’administration du président américain Donald Trump.

Tunisie : démantèlement d’un gigantesque camp de migrants subsahariens dans le centre-est du pays

Le gouvernement tunisien a lancé, jeudi 3 avril, une vaste opération de démantèlement visant l’un des plus importants camps de fortune de migrants en Tunisie. Ce site, situé au cœur des campagnes d’El Amra et de Jebeniana, dans la région de Sfax, abritait jusqu’à 20 000 personnes, en majorité des jeunes hommes originaires d’Afrique subsaharienne.

Une opération de grande envergure

Selon les autorités, environ 4 000 personnes ont été contraintes de quitter le camp dans les premiers jours de l’opération. Ce démantèlement a été conduit par la Garde nationale tunisienne, appuyée par les forces de sécurité.

Houcem Eddine Jebali, porte-parole de la Garde nationale, a justifié l’intervention : « L’opération a été menée parce que de nombreux dossiers étaient devant la justice en raison de l’occupation de propriétés publiques. Il était de notre devoir de faire cesser toutes les formes de désordre. L’État tunisien a agi pour éviter que ces camps ne soient réinstallés. »

Un camp devenu problématique

Installé depuis plusieurs mois au milieu des oliveraies, ce camp de fortune s’était transformé en véritable point de fixation migratoire, avec des conditions de vie précaires et une cohabitation difficile avec les habitants et les agriculteurs locaux. Ces derniers expriment aujourd’hui leurs craintes : si les migrants sont dispersés sans solution durable, ils pourraient reconstruire des campements informels ailleurs dans la région.

Un enjeu migratoire crucial

Ce démantèlement intervient dans un contexte de fortes tensions migratoires. La Tunisie est devenue l’un des principaux points de passage vers l’Europe pour les migrants subsahariens. Sous pression de l’Union européenne, notamment de l’Italie, Tunis a durci sa politique migratoire ces derniers mois, tout en réclamant plus de soutien financier et logistique de la part des pays européens.

Et maintenant ?

D’autres opérations similaires sont prévues dans les semaines à venir, selon les autorités tunisiennes. Mais l’avenir de ces milliers de migrants reste incertain, alors que les ONG s’inquiètent de l’absence de prise en charge humanitaire, et que les départs clandestins vers l’Europe, notamment par voie maritime, continuent à augmenter.

Joseph Kabila annonce son retour « sans délai » en RDC

Officiellement installé depuis 2024 en Afrique du Sud, l’ancien président de la république congolais est à nouveau sorti du silence dans lequel il s’était terré, ce mardi 8 avril. Il annonce, dans une déclaration écrite, son retour prochain en RDC, expliquant sa décision par la gravité de la situation sécuritaire et institutionnelle et par sa volonté de contribuer à la recherche d’une solution à la crise que traverse son pays.

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Corée du Sud : l’élection présidentielle anticipée aura lieu le 3 juin prochain

Le gouvernement Sud-coréen a annoncé, ce mardi 8 avril, qu’une élection présidentielle anticipée se tiendra le 3 juin prochain pour choisir un successeur à l’ancien président Yoon Suk- yeol. Un scrutin anticipée dont la campagne débutera officiellement le 12 mai.

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États-Unis d’Amérique: la représentante états-unienne à l’Otan limogée, un retrait de 10 000 soldats états-uniens d’Europe de l’Est en discussion

Alors que l’équilibre stratégique de l’Otan est déjà fragilisé par les tensions en Ukraine, Washington a annoncé le limogeage de sa représentante militaire auprès de l’Alliance Atlantique. Dans le même temps, des responsables du Pentagone envisagent le retrait de 10 000 soldats états-uniens stationnés en Europe de l’Est, selon « NBC News », faisant craindre un désengagement progressif des États-Unis d’Amérique.

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Les États-Unis d’Amérique interdisent à leurs fonctionnaires en place en Chine d’avoir des rapports sexuels avec des chinois

Les fonctionnaires états-uniens travaillant en Chine, ainsi que les membres de leurs familles, ont interdiction d’entretenir de relations « amoureuses » avec des citoyens chinois a informé l’Associated Press le 3 avril, citant des sources. Cette nouvelle directive, entrée en vigueur en janvier 2025 s’applique à tout le personnel de l’ambassade des États-Unis d’Amérique à Pékin, ainsi qu’aux consulats dans le reste du pays.

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Corée du Sud : l’armée a tiré des coups de semonce après une incursion de soldats nord-coréens

Les deux Corées sont techniquement toujours en guerre, le conflit qui les a opposées de 1950 à 1953 s’étant terminé par un armistice et non par un traité de paix formel.(Source: AFP).

L’armée sud-coréenne a affirmé ce mardi 8 avril 2025 avoir tiré des coups de semonce après une incursion d’une dizaine de soldats nord-coréens à travers la frontière hautement sécurisée qui divise la péninsule. «Notre armée a diffusé un message d’avertissement et tiré des coups de semonce, et les soldats nord-coréens se sont déplacés vers le nord», indique un communiqué de l’état-major interarmées sud-coréen, précisant que l’incident s’était produit vers 17 heures dans la zone démilitarisée (DMZ) séparant le Nord du Sud.

«Notre armée surveille de près les mouvements des soldats nord-coréens et prend les mesures nécessaires conformément aux procédures opérationnelles», a ajouté l’état-major. Les troupes nord-coréennes ont fait une série de petites incursions à travers la frontière l’année dernière, que Séoul a décrite alors comme étant probablement accidentelles.

Plusieurs secteurs de la DMZ, envahis par une végétation dense et truffés de mines, ont récemment fait l’objet d’une activité inhabituelle. Ce lundi, l’armée sud-coréenne a signalé des mouvements suspects de soldats nord-coréens, survenus peu après la destitution de l’ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol par la Cour constitutionnelle vendredi dernier.

Selon le porte-parole de l’état-major sud-coréen, Lee Sung-jun, environ 1 500 soldats nord-coréens ont été observés en train de débroussailler et d’ériger des barbelés dans des zones situées en première ligne.«L’armée nord-coréenne mène actuellement un entraînement», a-t-il déclaré. «On s’attend à ce qu’il y ait bientôt un entraînement tactique ou des inspections d’évaluation par unité», a-t-il ajouté, précisant que l’armée surveillait de près tout lancement de missile de la part de la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire.

La hiérarchie militaire sud-coréenne s’est déclarée prête à faire face à toute action du Nord à la suite de la destitution de M. Yoon. Les deux Corées restent techniquement en guerre depuis plus de sept décennies, le conflit qui les avait opposées de 1950 à 1953 s’étant achevé par un armistice, et non par un traité de paix.

Les relations entre Pyongyang et Séoul sont au plus bas depuis plusieurs années, après que le Nord a lancé une série de missiles balistiques en violation des sanctions de l’ONU l’an dernier. Derniers essais en date, Pyongyang a tiré plusieurs missiles balistiques mi-mars, selon Séoul, après le début d’exercices conjoints entre l’armée sud-coréenne et des troupes américaines stationnées en Corée du Sud.