Archives pour la catégorie Actualités politique diverses

La Moldavie sur la voie de l’UE : entre résilience et réformes

Alors que la guerre fait rage à ses frontières, la Moldavie trace son chemin vers l’adhésion à l’Union européenne. Soutenu par Bruxelles, le pays multiplie les réformes malgré les menaces russes et les défis internes. Le premier sommet Moldavie-UE a eu  lieu le 4 juillet à Chișinău.

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15 millions pour l’Afrique du Sud : l’aide européenne qui fait grincer les vignes françaises

Bruxelles alloue 15 millions d’euros à la viticulture sud-africaine pour soutenir l’inclusion sociale. Un choix que les professionnels européens jugent incohérent alors qu’ils font face à une crise multifactorielle.

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Donald Trump va promulguer sa loi budgétaire « Big Beautiful Bill » pour la fête nationale

Donald Trump signera ce vendredi sa loi budgétaire baptisée “Big Beautiful Bill”, adoptée la veille au Congrès par 218 voix contre 214. Il s’agit de sa première grande victoire législative depuis son retour à la Maison Blanche, qu’il compte célébrer en grande pompe à l’occasion de la fête nationale américaine. Au programme des festivités : un feu d’artifice spectaculaire et le survol d’un bombardier B-2, utilisé lors des récentes opérations militaires en Iran.(Source : AFP).

Le président américain va promulguer sa loi budgétaire en grande pompe vendredi 4 juillet à l’occasion de la fête nationale, avec feux d’artifice et parade aérienne d’un bombardier furtif B-2, le type d’avion utilisé lors des raids en Iran.

Le dirigeant américain avais mis la pression sur les élus républicains pour que le Congrès adopte sa « grande et belle loi », comme il l’a baptisée, avant le 4 juillet. La loi a été définitivement votée jeudi, juste à temps.

Jamais avare de mises en scène spectaculaires, le milliardaire américain va maintenant associer sa victoire législative, pièce maîtresse du programme de son second mandat, à une grande fête à la Maison Blanche pour célébrer les 249 ans de l’indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne.

Donald Trump a annoncé qu’une cérémonie de signature se tiendrait à la Maison Blanche à partir de 16 h locales (20 h GMT), en présence des parlementaires.

« Le début de notre nouvel âge d’or »

« Ensemble, nous célébrerons l’indépendance de notre nation et le début de notre nouvel âge d’or », a-t-il lancé sur son réseau Truth Social jeudi.

L’adoption du projet de loi est le dernier d’une série de succès politiques pour Donald Trump ces dernières semaines, entre cessez-le-feu entre l’Iran et Israël après des frappes sur des sites nucléaires iraniens, accord sur les dépenses de l’Otan, et décision de la Cour suprême favorable à l’exécutif.

Elle confirme aussi son emprise sur le Parti républicain et, pour l’heure, sur la politique américaine en général.

Jeudi soir, lors d’un meeting dans l’Iowa (centre), Donald Trump a savouré sa victoire. « Il n’y a pas de plus beau cadeau d’anniversaire pour l’Amérique que la victoire phénoménale que nous avons remportée il y a quelques heures à peine, lorsque le Congrès a adopté le grand et magnifique projet de loi visant à redonner sa grandeur à l’Amérique », a-t-il lancé à la foule.

L’ancien magnat de l’immobilier a toutefois passé sous silence les vives inquiétudes de son parti et des électeurs, qui craignent que ce projet ne fasse gonfler la dette publique et n’affaiblisse les aides à la santé et à la protection sociale.

La cérémonie de signature aura lieu « le 4 juillet, comme le président l’a toujours dit et espéré », a souligné jeudi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Un B-2, le type d’avion qui a bombardé les installations nucléaires iraniennes le 22 juin, et des avions de chasse effectueront une parade aérienne au-dessus de la Maison Blanche pour l’occasion, tandis que certains pilotes qui ont mené l’opération militaire en Iran seront présents lors de la cérémonie.

Jusqu’à 17 millions de personnes privés d’assurance santé

Donald Trump a fait adopter le projet de loi malgré des doutes au sein de son parti et l’opposition bruyante de son ancien allié, le milliardaire Elon Musk.

Après le Sénat, qui l’avait approuvé mardi de justesse, la Chambre des représentants a adopté définitivement ce texte par 218 voix contre 214, un vote très serré, précédé de multiples pressions et tractations.

Pour compenser le creusement de la dette publique, la nouvelle loi réduira le programme fédéral d’aide alimentaire et imposera d’importantes coupes au Medicaid, régime d’assurance santé pour les Américains à revenus modestes, les plus importantes depuis son lancement dans les années 1960.

Selon certaines estimations, jusqu’à 17 millions de personnes pourraient perdre leur couverture d’assurance santé et des dizaines d’hôpitaux ruraux pourraient fermer leurs portes.

Les démocrates espèrent que le mécontentement provoqué par les conséquences de la loi les aidera à renverser la Chambre des représentants aux élections de mi-mandat de 2026.

Il s’agira pour eux de montrer qu’il s’agit d’une énorme redistribution de richesses des Américains les plus pauvres vers les plus riches.

Terrorisme au Sahel : le Mali accuse indirectement l’Algérie de soutenir les groupes armés terroristes – Le Maroc renforce son soutien à l’AES

Face à une recrudescence d’attentats terroristes sur son territoire, le Mali a lancé, mardi 2 juillet 2025, une accusation indirecte mais sans équivoque contre l’Algérie, soupçonnée de financer les groupes extrémistes actifs dans la région sahélienne. Une déclaration faite par le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga lors de la 4e Conférence internationale de l’ONU sur le financement du développement, à Séville.

Une accusation à peine voilée contre Alger

À la tribune, le chef du gouvernement malien a dénoncé un terrorisme « imposé » au Sahel, évoquant « l’implication avérée de sponsors étatiques étrangers » dans le financement de ces groupes. Sans nommer explicitement l’Algérie, le message a été clair pour de nombreux observateurs, alors que les tensions entre Bamako et Alger se sont considérablement intensifiées depuis plusieurs mois.

Cette déclaration intervient dans un climat sécuritaire particulièrement tendu : le 1er juillet, des attaques coordonnées ont visé les positions des Forces armées maliennes (FAMa) à Niono, Modolo, Sandaré, Nioro du Sahel, Diboli, Gogui et Kayes, provoquant de lourdes pertes. Dans la presse algérienne, ces attaques sont interprétées comme le signe de l’isolement croissant de la junte malienne dirigée par Assimi Goïta, mise en difficulté sur le plan militaire.

L’AES entend se renforcer face aux menaces

Face à cette situation, le Premier ministre malien a réaffirmé la volonté du Mali de transformer la Confédération des États du Sahel (AES) — qui regroupe depuis septembre 2023 le Mali, le Niger et le Burkina Faso — en une véritable puissance régionale, capable de faire face aux menaces sécuritaires et aux influences étrangères.

Les trois pays ont rompu avec les Accords d’Alger et ont rappelé, en avril dernier, leurs ambassadeurs en poste en Algérie pour consultations, après la violation du territoire malien par l’armée algérienne, un acte perçu à Bamako comme une ingérence inacceptable. L’AES affirme vouloir tourner la page d’une diplomatie dominée par Alger, accusée aujourd’hui de soutenir indirectement les mouvements rebelles dans le nord du Mali.

Depuis le retrait du Mali des accords d’Alger signés en 2015, l’Algérie a accueilli des leaders de l’opposition armée touarègue et soutenu la création du Front de libération de l’Azawad, né en novembre 2024. Une évolution paradoxale, puisque l’Algérie s’était opposée historiquement aux revendications autonomistes des Touaregs amazighs de cette région pendant les précédentes négociations.

Le Maroc renforce son soutien à l’AES

Dans ce contexte régional explosif, le Maroc suit de près les évolutions au Sahel. Le roi Mohammed VI a reçu, le 28 avril dernier, les ministres des Affaires étrangères de l’AES, une rencontre marquant le soutien croissant du royaume à l’alliance sahélienne. Des accords de coopération militaire ont été signés entre Rabat et les trois pays, avec l’intégration d’unités sahéliennes dans les formations des Forces armées royales (FAR).

Cette diplomatie active vise à contrer l’influence algérienne dans la région et à consolider une architecture sécuritaire propre à l’AES, à l’écart des médiations traditionnelles dominées par l’ONU ou l’Union africaine.

Menace d’extension vers la Mauritanie et le Sénégal

Les mouvements extrémistes progressent désormais vers l’ouest, menaçant des zones frontalières jusqu’ici relativement épargnées. Selon un média de Nouakchott, « ces groupes armés progressent vers la frontière malienne, voisine de la Mauritanie et du Sénégal », soulevant de vives inquiétudes à Nouakchott et à Dakar.

Ces deux pays, historiquement en dehors de l’épicentre sahélien des violences, pourraient devenir les prochaines cibles d’organisations armées transnationales, dans un contexte d’affaiblissement de la coopération sécuritaire régionale. Une évolution qui impose, selon plusieurs analystes, un renforcement urgent des capacités de défense et de renseignement dans toute la sous-région.

En accusant indirectement l’Algérie de financer le terrorisme au Sahel, le Mali durcit son discours diplomatique et repositionne l’Alliance des États du Sahel comme acteur central de la stabilité régionale. Mais au-delà des joutes diplomatiques, les attaques récentes et l’extension des menaces vers la Mauritanie et le Sénégal illustrent l’ampleur du défi sécuritaire. La lutte contre le terrorisme au Sahel est désormais aussi une bataille d’influence entre États, avec des alliances qui se redessinent et une coopération régionale en pleine recomposition.

Accord UE-Israël : la majorité présidentielle et le RN bloquent une résolution dénonçant les violations à Gaza

Le Mardi 2 juillet 2025, la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale a rejeté une résolution parlementaire portée par La France insoumise (LFI), qui visait à dénoncer l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. Le texte, déposé en réponse à la situation humanitaire catastrophique à Gaza et aux décisions de justice internationales visant les autorités israéliennes, a été bloqué par une coalition de députés de la majorité présidentielle, du Rassemblement national (RN) et des Républicains (LR).

Une résolution écartée par une majorité transpartisane

L’article unique de la résolution, proposé par les députés LFI, appelait à conditionner les relations entre l’UE et Israël au respect du droit international, dans le contexte des violations graves constatées à Gaza. Il s’appuyait notamment sur les ordonnances de la Cour internationale de justice (CIJ) et sur les mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

L’amendement de suppression, présenté par Caroline Yadan, députée de la majorité présidentielle (Renaissance), a recueilli 25 voix pour et 15 contre, avec le soutien du RN, des Républicains et de quelques élus Divers droite, enterrant ainsi la proposition de LFI. Une seconde résolution similaire, défendue par une députée écologiste, a également été rejetée dans la foulée.

LFI dénonce un “vote scandaleux” et une “trahison morale”

Dans un communiqué publié dans la soirée, le groupe LFI a vivement dénoncé ce vote qu’il juge « scandaleux » et « en totale contradiction avec la diplomatie française », qui a elle-même évoqué, à plusieurs reprises, la possibilité de sanctions contre Israël. Les Insoumis estiment que les parlementaires de la majorité et leurs alliés ont « déshonoré leur mandat » en s’opposant à une initiative légitime face à une crise humanitaire majeure.

Le groupe rappelle que la France, en tant que signataire de la Convention sur le génocide, est tenue d’agir pour empêcher tout acte de génocide à Gaza, et demande des mesures concrètes :
• un embargo total sur les armes à destination d’Israël,
• l’application immédiate des mandats d’arrêt internationaux,
• et des sanctions économiques et financières à l’encontre des dirigeants israéliens.

Une situation humanitaire dramatique à Gaza

Depuis la reprise des opérations militaires israéliennes le 18 mars 2025, après un cessez-le-feu de quelques semaines, près de 6 000 Palestiniens ont été tués, portant le bilan total à plus de 57 000 morts depuis le début du conflit en octobre 2023. Une majorité des victimes sont des civils, dont de nombreux enfants et femmes.

Malgré les condamnations internationales, Israël maintient un blocus strict de la bande de Gaza, interdisant ou limitant sévèrement l’entrée de l’aide humanitaire. Le ministre de la Défense, Israel Katz, a récemment réaffirmé qu’« aucune aide humanitaire n’entrera à Gaza », citant des raisons de sécurité nationale.

Cette situation est dénoncée par de nombreuses ONG internationales, dont Médecins du Monde, Oxfam ou encore le Norwegian Refugee Council, qui parlent d’un « effondrement total » de l’aide humanitaire et de l’un des pires drames humanitaires contemporains.

La Cour internationale de justice, dans un arrêt du 26 janvier 2024, avait pourtant ordonné à Israël de prévenir tout acte de génocide et de faciliter l’accès de l’aide humanitaire. Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale a émis plusieurs mandats d’arrêt, dont un contre le Premier ministre Netanyahu, toujours en fonction.

Un vote lourd de symboles

Le rejet de cette résolution au Parlement français reflète une fracture politique et morale profonde sur la question israélo-palestinienne. Tandis que certains députés invoquent la nécessité de préserver les relations diplomatiques et stratégiques avec Israël, d’autres considèrent qu’une absence de réaction ferme revient à cautionner l’impunité face à des crimes graves.

En rejetant la proposition de dénonciation de l’accord UE-Israël, la majorité présidentielle, le RN et les Républicains ont bloqué une tentative parlementaire de mise en conformité du droit international avec les engagements de la France. Dans un contexte de crise humanitaire majeure à Gaza, cette décision suscite l’indignation d’une partie de la classe politique et de la société civile, alors que la pression internationale pour un cessez-le-feu et des sanctions contre les dirigeants israéliens ne cesse de croître.

En Tunisie, l’avocate Sonia Dahmani écope de deux ans de prison supplémentaires

L’avocate tunisienne Sonia Dahmani, déjà incarcérée pour deux peines totalisant 26 mois, a été condamnée lundi à deux années de prison supplémentaires. Cette nouvelle condamnation fait suite à des poursuites engagées à son encontre en raison de propos dénonçant le racisme envers les migrants en Tunisie, selon son avocat.(Source : AFP).

Un tribunal de Tunisie a condamné, lundi 30 juin, l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani à deux ans de prison supplémentaires dans une affaire liée à des déclarations critiquant le racisme envers les migrants dans son pays, selon son défenseur.

« Le tribunal a condamné Sonia Dahmani à deux ans de prison », a déclaré à l’AFP l’avocat Sami Ben Ghazi, rappelant que sa consœur était jugée en vertu du décret 54 sur les « fausses nouvelles ».

Sonia Dahmani, 60 ans, opposante au président tunisien Kaïs Saïed, avait été arrêtée le 11 mai 2024 de façon brutale, et illégale selon ses confrères, au siège de l’Ordre des avocats par des policiers masqués. Elle a été condamnée lundi pour une intervention radiophonique où elle critiquait l’existence de cimetières et de bus réservés aux personnes noires dans certaines régions de Tunisie.

Poursuivie dans cinq affaires

Sonia Dahmani est poursuivie dans cinq affaires liées à des déclarations ou publications dans des médias, toutes en vertu du décret 54, critiqué par les défenseurs des droits comme donnant lieu à une interprétation trop large. Elle purge déjà deux peines de 26 mois de prison au total pour avoir enfreint ce décret, promulgué en septembre 2022 par Kaïs Saïed.

Elle a en particulier écopé de 18 mois d’emprisonnement pour avoir ironisé sur un plateau télévisé en mai 2024 à propos de l’intention prêtée aux migrants subsahariens de s’installer durablement en Tunisie malgré une grave crise économique. « De quel pays extraordinaire parle-t-on ? », avait-elle répondu à un autre chroniqueur.

En février 2023, Kaïs Saïed avait fustigé l’arrivée de « hordes de migrants subsahariens illégaux » et un « complot » pour « changer la composition démographique » de la Tunisie, un discours qui avait déclenché une violente campagne antimigrants dans le pays.

Depuis que le président s’est octroyé les pleins pouvoirs lors d’un coup de force en juillet 2021, des dizaines d’opposants, avocats, journalistes et militants de l’aide aux migrants sont emprisonnés, soit en vertu du décret 54, soit pour des motifs liés à la législation antiterroriste ou pour « complot contre l’État ».

Guerre en Ukraine : la Russie « ne renoncera pas à ses objectifs » — Ce qu’il faut retenir de l’échange entre Poutine et Trump, et de l’accord stratégique entre Kiev et une entreprise américaine de drones

Ce Jeudi 3 juillet 2025, un échange téléphonique d’environ une heure entre Vladimir Poutine et Donald Trump a mis en lumière la persistance du fossé diplomatique entre Moscou et Washington sur la guerre en Ukraine. Le président russe a réaffirmé la détermination de son pays à atteindre ses objectifs militaires et politiques, tout en se disant ouvert à la reprise des négociations avec Kiev. En parallèle, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé la signature d’un accord stratégique avec une société américaine pour la production massive de drones, marquant une nouvelle étape dans la modernisation de l’arsenal ukrainien.

Un dialogue « franc » mais sans progrès

Il s’agissait du sixième entretien téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump depuis le retour de ce dernier à la Maison Blanche en janvier 2025. Qualifiée de « franche » par le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, cette conversation a principalement porté sur le conflit ukrainien, les tensions au Moyen-Orient et les relations bilatérales.

Selon Moscou, le président russe a affirmé sa volonté de « poursuivre le processus de négociation » entamé à Istanbul, bien que ces discussions n’aient produit jusqu’ici aucun résultat tangible. Toutefois, Vladimir Poutine a clairement indiqué que la Russie « ne renoncera pas à ses objectifs », parmi lesquels figurent :
• l’annexion complète de quatre régions ukrainiennes partiellement occupées ;
• la reconnaissance de l’annexion de la Crimée (2014) ;
• et surtout, le renoncement définitif de l’Ukraine à toute adhésion à l’OTAN.

Des exigences jugées « inacceptables » par les autorités de Kiev.

Donald Trump, quant à lui, a reconnu que cette discussion n’avait permis « aucun progrès » sur le dossier ukrainien. Si l’ancien président s’était engagé durant sa campagne à œuvrer pour un cessez-le-feu rapide, cet appel met en évidence la complexité de toute médiation avec un Kremlin inflexible.

Kiev renforce ses capacités technologiques avec un accord américain

Pendant que la diplomatie piétine, l’Ukraine continue de renforcer son arsenal militaire. Jeudi, le président Volodymyr Zelensky a annoncé la signature d’un accord de production de drones avec la société américaine Swift Beat, lors d’une visite officielle au Danemark.

L’accord prévoit la fabrication de centaines de milliers de drones en 2025, un tournant majeur dans la stratégie militaire de Kiev.

« Des intercepteurs pour détruire les drones et les missiles ennemis, des quadcopters pour la reconnaissance et l’ajustement du tir, des drones de frappe à longue portée – il y aura bien plus de tout cela », a précisé Zelensky sur les réseaux sociaux.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’Ukraine de gagner en autonomie dans la production d’équipements de haute technologie, et de contrer l’avantage tactique russe dans la guerre électronique et la guerre par drones, devenue centrale dans le conflit.

Un détour par le Moyen-Orient

L’échange entre les deux chefs d’État a également abordé la situation au Moyen-Orient, en particulier la récente flambée de violence entre l’Iran et Israël. Selon le Kremlin, Poutine a plaidé pour un règlement du conflit « exclusivement par des moyens politiques et diplomatiques ».

En parallèle, Donald Trump a déclaré, dans un communiqué publié dans la soirée, qu’il souhaitait que « la population de Gaza soit en sécurité », signe que le président américain tente d’adopter une posture d’équilibre face aux tensions régionales.

Relancer les projets économiques ?

Malgré les tensions géopolitiques, les deux dirigeants ont aussi abordé la possibilité de relancer certains projets économiques conjoints. Selon Moscou, Poutine et Trump ont confirmé leur « intérêt mutuel » pour la coopération dans des domaines comme l’énergie et la recherche spatiale, bien que ces discussions soient encore à un stade très préliminaire.

Ce nouvel échange entre Vladimir Poutine et Donald Trump confirme que les canaux diplomatiques restent ouverts, mais sans progrès concret sur la résolution de la guerre en Ukraine. Tandis que la Russie campe sur ses exigences maximalistes, l’Ukraine accélère sa transformation militaire grâce au soutien des États-Unis et de ses partenaires européens. Dans ce contexte, les tensions géopolitiques restent vives, et tout règlement du conflit semble encore lointain.

Colombie: tensions avec Washington et démission de Laura Sarabia, double crise pour Gustavo Petro

Les États-Unis d’Amérique ont rappelé jeudi leur chargé d’affaire à Bogota pour consultations urgentes, en raison de « déclarations infondées et censurables » émanant du gouvernement colombien, qui a immédiatement rappelé son ambassadeur. Dans la matinée, la ministre des relations extérieures colombienne, Laura Sarabia, avait présenté sa démission, en invoquant des divergences avec le président. 

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Afghanistan : la Russie devient le premier pays à reconnaître l’Émirat islamique des Talibans

Moscou a officiellement reconnu jeudi l’Émirat islamique instauré par les Taliban en Afghanistan en 2021. La Russie est le premier pays du monde à franchir ce pas, une décision qualifiée de « courageuse » par Kaboul. Les deux pays entendent ainsi renforcer leur coopération bilatérale.

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En Allemagne, premières tensions au sein de la coalition de Friedrich Merz

La coalition dirigée par le nouveau chancelier chrétien-démocrate allemand Friedrich Merz traverse ses premières difficultés. Des fonds spéciaux hors budget ont permis l’annonce de dépenses historiques pour les investissements. Pour le reste, les contraintes budgétaires demeurent.Les critiques sont nombreuses.

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