Israël a annoncé une « réouverture limitée » du poste-frontière de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Égypte, sans toutefois en préciser la date exacte. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre, mais reste étroitement liée à l’évolution du dossier des otages, en particulier celui de Ran Gvili, dernier Israélien dont la dépouille n’a pas encore été restituée.
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Retrait des États-Unis de l’OMS : le directeur de l’agence onusienne conteste des « raisons fausses »
Le retrait officiel des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) suscite de vives réactions au sein de la communauté internationale. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a vivement contesté les justifications avancées par Washington, estimant que les raisons invoquées pour quitter l’agence onusienne sont « fausses » et risquent d’affaiblir la sécurité sanitaire mondiale.
Lire la suite Retrait des États-Unis de l’OMS : le directeur de l’agence onusienne conteste des « raisons fausses »Le maire d’Orange Yann Bompard condamné à cinq ans d’inéligibilité
Le maire d’Orange (Vaucluse), Yann Bompard, a été condamné lundi à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire.(Source : AFP).
Lire la suite Le maire d’Orange Yann Bompard condamné à cinq ans d’inéligibilitéPour la Génération Z, retourner vivre chez ses parents n’est plus une honte : analyse d’un basculement social et économique profond
Pendant longtemps, quitter le domicile parental a constitué l’un des marqueurs les plus visibles de l’entrée dans l’âge adulte. Revenir y vivre, passé un certain âge, relevait de l’échec personnel ou de la disgrâce sociale. Ce schéma, longtemps présenté comme universel, est aujourd’hui ouvertement remis en question par une génération confrontée à des contraintes inédites.
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Chez les jeunes adultes de la Génération Z, retourner vivre chez ses parents n’est plus nécessairement perçu comme une régression. Ce choix, de plus en plus fréquent dans de nombreuses sociétés occidentales, s’inscrit dans un contexte de tensions économiques durables, de mutation du marché du travail et de redéfinition des normes sociales liées à l’autonomie.
Un phénomène désormais assumé
Dans plusieurs pays industrialisés, une proportion croissante de jeunes adultes vit ou revient vivre au domicile parental après une première expérience d’indépendance. Cette réalité concerne particulièrement la Génération Z, née à la charnière des années 1990 et 2000, dont l’entrée dans l’âge adulte s’effectue dans un environnement économique contraint.
Contrairement aux générations précédentes, ce retour n’est plus systématiquement dissimulé ni justifié comme provisoire. Il est souvent présenté comme un choix rationnel, assumé et parfois revendiqué. Dans les discours recueillis, la honte cède la place à une lecture pragmatique de la situation.
Des contraintes structurelles durables
Ce basculement ne peut être compris sans analyser les transformations profondes du cadre économique. La hausse continue des loyers, la raréfaction des logements accessibles, la précarisation de l’emploi des jeunes diplômés et le coût global de la vie rendent l’autonomie résidentielle de plus en plus difficile à atteindre.
À ces facteurs s’ajoute un marché du travail marqué par l’instabilité : contrats courts, périodes d’inactivité, reconversions fréquentes. Pour de nombreux jeunes adultes, vivre chez leurs parents devient une stratégie de stabilisation financière, permettant de réduire les dépenses contraintes, d’épargner ou simplement d’éviter un endettement précoce.
Dans ce contexte, l’indépendance n’est plus définie uniquement par le lieu d’habitation, mais par la capacité à construire une trajectoire viable à moyen terme.
La fin d’un modèle unique de l’âge adulte
Le recul de la stigmatisation sociale traduit une transformation plus profonde des normes collectives. Le modèle linéaire études, emploi stable, logement autonome qui structurait l’imaginaire de l’âge adulte au cours du XXᵉ siècle ne correspond plus aux réalités contemporaines.
La Génération Z évolue dans un monde où les transitions sont plus longues, plus fragmentées et moins prévisibles. Dans ce cadre, le retour au domicile parental n’est plus interprété comme un échec individuel, mais comme l’une des nombreuses configurations possibles de l’entrée dans l’âge adulte.
Cette évolution interroge également la responsabilité collective. Si le retour chez les parents devient la norme, ce n’est pas seulement par choix culturel, mais parce que les structures économiques et sociales rendent l’autonomie plus coûteuse et plus incertaine qu’auparavant.
Un révélateur des transformations sociales contemporaines
Au-delà de la Génération Z, cette tendance invite à repenser la place de la famille dans les sociétés contemporaines. La cohabitation intergénérationnelle, longtemps considérée comme transitoire ou marginale dans certaines sociétés occidentales, redevient un espace central de solidarité économique et sociale.
Ce mouvement pose aussi la question des politiques publiques : logement, emploi des jeunes, protection sociale. Le débat ne porte plus uniquement sur les choix individuels, mais sur les conditions collectives qui les rendent nécessaires.
Le retour des jeunes adultes au domicile parental ne relève ni d’un renoncement ni d’un refus de l’autonomie. Il constitue l’adaptation rationnelle d’une génération confrontée à des contraintes structurelles durables. En cessant d’y voir une honte, la Génération Z met en lumière une réalité plus large : celle d’un modèle social qui peine à garantir l’indépendance matérielle comme horizon accessible à tous.
Comprendre ce phénomène, c’est reconnaître que les trajectoires individuelles sont indissociables des conditions économiques et sociales dans lesquelles elles s’inscrivent.
Celine Dou, pour La Boussole – infos
Des économistes allemands appellent à rapatrier l’or conservé aux États‑Unis d’Amérique, révélant une remise en question feutrée de la confiance entre alliés
Pendant des décennies, la question ne s’est pas posée. Que près de la moitié des réserves d’or de la République fédérale d’Allemagne soient conservées dans les coffres de la Federal Reserve Bank de New York relevait d’un consensus hérité de l’après-guerre. Aujourd’hui, ce silence se fissure. Des économistes allemands appellent à rapatrier cet or, faisant émerger un débat qui dépasse largement la seule gestion technique des réserves.
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Alors que l’Allemagne détient les deuxièmes plus importantes réserves d’or au monde, l’appel à leur rapatriement met en lumière une évolution plus profonde : la confiance financière au sein du bloc occidental n’est plus un acquis implicite. Derrière cette discussion en apparence technique se dessine une interrogation politique sur la souveraineté, l’usage de la finance comme instrument de puissance et la recomposition de l’ordre international.
Un débat longtemps impensable
La République fédérale d’Allemagne possède environ 3 350 tonnes d’or, dont près de 37 % sont stockées aux États‑Unis d’Amérique, principalement dans les coffres de la Federal Reserve Bank de New York. Ce dispositif, établi au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, s’est inscrit durablement dans l’architecture monétaire occidentale sans susciter de remise en cause publique majeure.
Ces dernières semaines, plusieurs économistes allemands ont appelé à réexaminer cette organisation. Sans mettre directement en cause la fiabilité des institutions états-uniennes, ils estiment que le contexte géopolitique et financier justifie une réflexion sur la localisation des réserves stratégiques nationales. La Bundesbank, pour sa part, affirme ne pas envisager de rapatriement immédiat, rappelant que les stocks sont régulièrement contrôlés et considérés comme sécurisés.
Le simple fait que cette question soit désormais posée constitue en soi un événement.
Un héritage de l’après-guerre
Le choix de conserver une part importante de l’or allemand à l’étranger s’explique par les conditions historiques de l’après-1945. L’Allemagne, alors privée de pleine souveraineté, s’insère dans un ordre international dominé par les États‑Unis d’Amérique. Sa sécurité militaire, sa reconstruction économique et sa stabilité monétaire reposent sur le cadre transatlantique.
Dans ce contexte, l’or n’est pas pensé comme un instrument de souveraineté autonome, mais comme un élément d’un système collectif fondé sur la confiance et la centralité états-unienne. Le dollar est convertible, l’ordre monétaire est hiérarchisé, et l’allié états-unien apparaît comme le garant ultime de la stabilité occidentale.
Même la décision unilatérale de Washington, en 1971, de mettre fin à la convertibilité du dollar en or ne provoque pas de remise en cause immédiate de ce schéma. L’ordre monétaire se transforme, mais le socle politique demeure.
Pourquoi la question se pose aujourd’hui
Si ce consensus est aujourd’hui interrogé, c’est parce que le cadre qui le rendait évident s’est profondément modifié. Depuis une quinzaine d’années, la finance est devenue un instrument central de la puissance internationale. Les sanctions économiques, autrefois exceptionnelles, se sont institutionnalisées. Les gels d’avoirs souverains et l’extraterritorialité du droit financier ont introduit une incertitude nouvelle autour des réserves détenues hors du territoire national.
Le gel des avoirs russes a constitué un précédent décisif, non par analogie politique, mais par le principe qu’il consacre : celui de la conditionnalité des actifs souverains en contexte de crise majeure. Pour les économistes allemands, la question n’est donc pas de savoir si les États‑Unis d’Amérique sont un partenaire fiable, mais si la neutralité financière, longtemps présumée, demeure une réalité opérante.
L’Allemagne ne manifeste pas une volonté de rupture. Elle exprime un doute discret, mais structurel, révélateur d’un monde où les garanties implicites de l’après-guerre ne suffisent plus.
Un débat révélateur d’un basculement plus large
La réflexion allemande s’inscrit dans un mouvement plus large de recomposition de l’ordre international. Dans un contexte de multipolarité croissante, plusieurs États réévaluent la protection de leurs actifs stratégiques. L’or, relégué au second plan par des décennies de discours financiers, retrouve une fonction politique assumée.
Ce retour de l’or dans le débat public occidental ne traduit pas une crise immédiate, mais une anticipation. Il révèle la fin d’une certitude : celle selon laquelle la confiance entre alliés serait intangible et permanente.
L’appel au rapatriement de l’or allemand ne saurait être interprété comme un geste hostile à l’égard des États‑Unis d’Amérique. Il constitue plutôt un signal discret, mais lourd de sens : même au cœur du bloc occidental, la confiance implicite ne va plus de soi. Lorsque les piliers de l’ordre monétaire interrogent l’emplacement de leur ultime garantie, ce n’est pas l’or qui est remis en cause, mais le cadre politique et financier qui le rend neutre et sécurisé.
Cet épisode illustre, à la fois pour l’Allemagne et pour le reste du monde, que la souveraineté économique et la protection des actifs stratégiques demeurent des enjeux fondamentaux, surtout dans un contexte de recomposition des rapports de puissance.
Celine Dou, pour La Boussole – infos
L’Irak annonce des procédures judiciaires contre les détenus de l’EI transférés de Syrie
L’Irak a annoncé jeudi des procédures judiciaires contre des prisonniers du groupe jihadiste Etat islamique (EI), transférés depuis le nord-est de la Syrie par l’armée américaine qui y craint des failles sécuritaires.(Source : AFP).
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Une reprise sous haute pression politiqueSuspendue pendant plusieurs semaines en raison de dissensions internes, la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public a repris ses travaux à l’Assemblée nationale dans une atmosphère particulièrement tendue. Créée pour examiner la neutralité, le fonctionnement et le financement des médias publics français, cette commission est devenue, au fil des auditions, un véritable terrain de confrontation politique.
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Les États-Unis ont décidé d’accorder un délai supplémentaire d’un mois à la Serbie et à la Hongrie afin de parvenir à un accord concernant l’avenir de Naftna Industrija Srbije (NIS), la principale compagnie pétrolière serbe, majoritairement détenue par des intérêts russes. Cette prolongation intervient dans un contexte de sanctions occidentales renforcées contre la Russie, liées à la guerre en Ukraine, et vise à éviter une crise énergétique régionale.
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Le président de l’Argentine, Javier Milei, a prononcé mardi 21 janvier 2026 un discours très remarqué lors du Forum économique mondial de Davos (Suisse), dans lequel il a attaqué frontalement le socialisme, tout en défendant avec force le capitalisme et les valeurs de liberté individuelle.
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La France s’apprête à lancer l’un des exercices militaires les plus importants de ces dernières années. Baptisé « Orion 26 », il mobilisera plus de 12 500 militaires, environ 1 200 drones, ainsi que 140 avions et hélicoptères, dont une partie opérera depuis le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle. L’opération s’étendra sur trois mois, du 8 février au 30 avril 2026, et se déroulera sur différents territoires, en mer, dans les airs, ainsi que dans le cyberespace.
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