Archives pour la catégorie Politique

Gabon : Le chef de la junte, Brice Oligui Nguema, « élu président » avec 90% des voix

Brice Oligui Nguema, qui a mené un coup d’État au Gabon en août 2023, a remporté l’élection présidentielle avec un score typique des dictatures de 90,35% des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires, a déclaré, ce dimanche 13 avril, le ministre de l’Intérieur. (Source : Reuters).

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Japon : menace de mort contre une élue pour avoir proposé des protections menstruelles gratuites, un révélateur de tensions culturelles persistantes

Ce 5 avril 2025, un article de la presse nipponne relayé internationalement a mis en lumière une affaire préoccupante au Japon : Ayaka Yoshida, élue de 27 ans à l’Assemblée préfectorale de Mie, a été la cible de plus de 8 000 messages de haine, dont des menaces de mort, après avoir proposé l’installation de protections périodiques gratuites dans les toilettes publiques. L’affaire, qui aurait pu rester locale, révèle des crispations sociales profondes et soulève des questions universelles liées à la santé publique, à la condition des femmes, et à la liberté d’expression en démocratie.

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Gaza : les ministres des Affaires étrangères du groupe de contact réclament un cessez-le-feu immédiat et une solution durable

Réunis ce vendredi 11 avril, à Antalya, en Turquie, les ministres des Affaires étrangères du groupe de contact sur Gaza ont lancé un appel fort en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et permanent dans la bande de Gaza, ravagée par des mois de bombardements israéliens. Alors que la crise humanitaire atteint un niveau alarmant, les diplomates présents insistent sur l’urgence d’agir, mais aussi sur la nécessité d’ouvrir la voie à une solution politique durable.

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Guerre en Ukraine : l’émissaire états-unien pour Kiev suggère une séparation du pays sur le modèle du Berlin de l’époque de la guerre froide

Dans une proposition qui ne manque pas de faire réagir, le général Keith Kellogg, émissaire états-unien pour l’Ukraine, a évoqué, dans un entretien accordé au « Times », une vision post-conflit pour le pays, fondée sur une séparation des forces selon un modèle similaire à celui de Berlin après la Deuxième Guerre mondiale, qu’était la période appelée « Guerre froide » par les occidentaux. Cette suggestion, publiée ce samedi 12 avril, intervient alors que la guerre déclenchée par l’offensive russe en février 2022 est entrée dans sa quatrième année, sans réelle perspective de trêve durable.

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Grèce : une bombe explose devant « Hellenic Train », à Athènes, après un appel anonyme

Une explosion a eu lieu ce vendredi 11 avril au soir devant les bureaux d’ « Hellenic Train », à Athènes, la société impliquée dans la plus grave catastrophe ferroviaire de Grèce, qui a causé 57 décès en 2023, a rapporté la police.

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Gaza : l’Indonésie pense à jouer un rôle plus actif et à accueillir temporairement les victimes de la guerre

Défenseur farouche des Palestiniens, Prabowo Subianto poursuit actuellement sa tournée au Moyen-Orient, qui le conduira respectivement aux Émirats arabes unis, en Turquie, en Égypte, au Qatar et en Jordanie. Dans chacune de ses étapes, le sort des Gazaouis et les termes d’une évacuation des victimes de la guerre entre Israël et le Hamas seront au cœur des échanges. Le numéro Un indonésien propose d’accueillir « temporairement» les Palestiniens sur son sol.

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Royaume-Uni : 40 mois de prison pour un ex ministre russe accusé d’avoir contourné les sanctions économiques.

Dmitri Ovsiannikov, un ancien ministre russe proche de Vladimir Putin, a été condamné, aujourd’hui, vendredi 11 avril, par la justice britannique, à une peine de 40 mois d’emprisonnement pour avoir enfreint les sanctions de Londres le visant.

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Le Hezbollah prêt à discuter d’une stratégie de défense pour le Liban

Le Hezbollah s’est dit prêt, ce jeudi 11 avril , à débattre d’une stratégie de défense pour le Liban, alors que le président Joseph Aoun s’apprête, selon trois sources politiques à Beyrouth, à ouvrir des discussions sur l’arsenal de l’organisation chiite.(Source : AFP).

Le chef de l’Etat libanais, élu avec le soutien des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite, s’est engagé à établir un monopole d’Etat sur les armes dans le pays lors de sa prise de fonctions en janvier dernier.

« Nous avons exprimé notre volonté de dialoguer afin de trouver une stratégie de défense pour le Liban », a déclaré le député du Hezbollah Hassan Fadlallah lors d’un discours télévisé.

Cette stratégie, a-t-il dit, devrait avoir pour objectif de faire face aux « agressions » israéliennes et d’obtenir le retrait des troupes israéliennes du sud du pays.

« Nous sommes en contact permanent avec le président Aoun. Quand il appelle au dialogue (…), nous sommes prêts », a insisté Hassan Fadlallah.

Le Hezbollah, parti-milice soutenu par l’Iran, a été durablement affaibli par l’offensive militaire lancée contre lui par Israël l’automne dernier, qui s’est achevée par un cessez-le-feu en novembre, puis la perte de son allié syrien Bachar al Assad en décembre.

Des soldats israéliens occupent toujours des positions dans le sud du Liban. Israël se dit prêt à transférer leur contrôle à l’armée libanaise une fois que la sécurité de l’Etat hébreu sera garantie.

Avant son dernier conflit avec Israël, le Hezbollah possédait l’un des plus grands arsenaux au monde parmi les groupes armés non étatiques avec plus de 150.000 missiles et roquettes selon la CIA américaine.

L’organisation a toujours défendu la nécessité de conserver cet arsenal comme élément de dissuasion face à Israël, malgré les appels à son désarmement émanant d’une partie de la classe politique libanaise.

Tanzanie: le chef de l’opposition inculpé pour « trahison » à six mois de la présidentielle

Tundu Lissu, leader du principal parti d’opposition en Tanzanie, a été inculpé pour “trahison” au lendemain de son arrestation, a annoncé jeudi l’un de ses avocats. Cette mise en accusation intervient dans un contexte de répression politique croissante, à seulement six mois de l’élection présidentielle.(Source : AFP).

L’accusation de trahison est passible de la peine de mort en Tanzanie et ne donne pas droit à une libération sous caution.

Opposant emblématique au parti au pouvoir, M. Lissu avait, selon son parti Chadema, été « arrêté aux côtés d’autres membres » du mouvement mercredi et placé en détention par la police après un meeting dans la ville de Mbinga, dans la région de Ruvuma (sud). Les forces de l’ordre avaient dispersé les personnes assistant au meeting à l’aide de gaz lacrymogène.

« Lissu a été accusé de trahison sans possibilité de libération sous caution, et de publication de fausses informations », a déclaré à l’AFP Jebra Kambole, l’un de ses avocats, après son apparition au tribunal.

« Nous croyons fermement que la justice est de son côté », a déclaré à des journalistes Rugemeleza Nshalla, un autre de ses avocats, après que M. Lissu a été présenté au tribunal de Dar es Salaam.

Il devrait comparaître le 24 avril, selon Me Nshalla.

« Bloquer les élections »

Le commandant de la police régionale Marco Chilya avait indiqué plus tôt à la presse que le chef de l’opposition était poursuivi pour des allégations d' »incitations à bloquer les élections » à venir.

M. Lissu, figure politique tanzanienne qui fut le candidat présidentiel de Chadema en 2020, a été élu président de son parti en janvier, remplaçant Freeman Mbowe qui dirigeait le mouvement de longue date.

Il avait prévenu l’an dernier que Chadema allait « bloquer les élections par la confrontation » à moins que le système électoral soit réformé.

La présidente Samia Suluhu Hassan avait d’abord été célébrée après son accession au pouvoir en 2021 pour avoir relâché les restrictions imposées aux médias et à l’opposition dans le pays de 67 millions d’habitants.

Mais le parti de M. Lissu accuse son gouvernement de retomber dans les pratiques autoritaires de son prédécesseur John Magufuli (2015-2021).

« Le plan est de le jeter en prison pour que la présidente Suluhu puisse célébrer (sa réélection, NDLR) sans opposition », a commenté sur X l’avocat tanzanien des droits humains Tito Magoti. « C’est, une fois de plus, un triste jour pour notre démocratie, » a-t-il ajouté.

Arrestations à répétition

Ce n’est pas la première fois que M. Lissu – avocat de formation, parlementaire de 2010 à 2017, il avait survécu cette année-là à une tentative d’assassinat – est arrêté par les autorités tanzaniennes. Mais il n’a jamais fait face à des accusations aussi graves.

En novembre, il avait été interpelé pendant la campagne des élections locales. Le mois précédent, il avait été brièvement détenu lorsque la police anti-émeute avait empêché la tenue d’un grand meeting à Dar es Salaam.

La Tanzanie doit organiser des élections législatives et présidentielle en octobre. L’an dernier, des élections locales avaient été remportées à une majorité écrasante – près de 99% des sièges – par le parti au pouvoir Chama Cha Mapinduzi (CCM). Pour Chadema, le scrutin avait été truqué.

Le parti affirme que les forces de sécurité sont responsables de la disparition de plusieurs de ses partisans, ainsi que du meurtre d’au moins un membre de son secrétariat national l’an dernier. Des accusations reprises par les organisations de défense des droits humains et les pays occidentaux, qui dénoncent également une nouvelle répression en cours.

Netanyahou recherché par la CPI : la France a-t-elle manqué à ses obligations en le laissant survoler son territoire ?

Le 7 avril dernier, Benjamin Netanyahou, visé par un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a survolé l’espace aérien français pour se rendre de Hongrie aux États-Unis. Une situation qui soulève une vague d’indignation chez de nombreux juristes, qui estiment que la France a manqué à ses engagements internationaux, en particulier ceux prévus par le traité de Rome.

Un survol controversé du territoire français

Malgré le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI), le Premier ministre israélien a pu voyager sans être inquiété. Pour l’Association des Juristes pour le respect du droit international (JURDI), c’est une faute grave. Dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, l’association exige une position claire du gouvernement français, en conformité avec le droit international.

« La France aurait dû interdire le survol de son territoire à cet avion et procéder à l’arrestation de Benjamin Netanyahou », estime Benjamin Fiorini, secrétaire général de JURDI. Il s’appuie sur l’article 86 du traité de Rome, qui oblige les États signataires à coopérer pleinement avec la CPI. « Le ciel français ne doit pas devenir une voie rapide pour les criminels de guerre », dénonce-t-il.

Une autorisation qui soulève des questions

L’association cherche désormais à vérifier si une autorisation de survol a été explicitement délivrée par la France. « Nous avons des sources, mais pas encore de confirmation officielle. Or, pour qu’un avion gouvernemental traverse l’espace aérien d’un pays, il faut une demande formelle et souvent des garanties de non-interception », explique Fiorini.

L’avocat en droit international Emmanuel Daoud confirme que ce genre de décision ne peut se prendre qu’« au plus haut niveau de l’État ». « Il est inimaginable que l’Élysée n’ait pas été informé et impliqué », affirme-t-il.

Un précédent déjà critiqué en novembre

Ce n’est pas la première fois que Paris est accusée de passivité. En novembre 2024, Netanyahou avait déjà emprunté l’espace aérien français pour se rendre aux États-Unis. Le Quai d’Orsay s’était alors justifié dans un communiqué en invoquant l’« immunité » du chef de gouvernement israélien, au nom de « l’amitié historique » entre la France et Israël.

Mais pour Fiorini, cette explication ne tient pas juridiquement. « L’article 27 du traité de Rome est très clair : un chef d’État ne bénéficie d’aucune immunité face à la CPI, qu’il reconnaisse ou non sa légitimité. » Il ajoute que cette position du gouvernement revient à exercer une pression sur la justice, en bafouant le principe fondamental de séparation des pouvoirs.

Un double standard dénoncé

L’affaire fait d’autant plus de bruit que la France s’était montrée particulièrement sévère à l’égard d’autres pays. Lorsque Vladimir Poutine, lui aussi sous mandat d’arrêt de la CPI, s’était rendu en Mongolie en 2024, Paris avait fermement rappelé « l’obligation de coopération » avec la Cour.

Ce contraste est dénoncé comme un « double standard » par plusieurs spécialistes du droit international. D’autant que certains pays européens comme l’Irlande, l’Islande ou les Pays-Bas, selon le quotidien israélien Haaretz, auraient clairement fait savoir qu’ils n’hésiteraient pas à intercepter un vol transportant Benjamin Netanyahou. Le Premier ministre israélien aurait même été contraint de faire un détour pour éviter leur espace aérien.

Une image de la France écornée sur la scène internationale

Pour Emmanuel Daoud, cette attitude affaiblit la crédibilité de la diplomatie française. « On ne peut pas, d’une main, appeler Israël à respecter le droit international humanitaire en Égypte, et de l’autre, faciliter les déplacements d’un dirigeant poursuivi pour crimes de guerre. Cela décrédibilise notre action pour la paix », tranche-t-il.

Alors que le conflit à Gaza continue de faire rage et que la CPI poursuit ses enquêtes, le rôle de la France est désormais scruté avec attention. À l’heure où l’Europe est appelée à défendre fermement le droit international, l’attitude française pourrait bien devenir un précédent controversé.