Archives pour la catégorie Politique

Japon : les paysans marchent à Tokyo dénonçant leur situation de plus en plus alarmante.

Accompagnés par des groupes de consommateurs, les milliers d’agriculteurs nippons, venus le 30 mars de tout le pays, se sont rassemblés à Tokyo. Objectif : mettre en lumière la crise dans leur secteur, fruit des réformes qui les plongent dans la précarité, réduisant l’autosuffisance alimentaire du pays.

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La République Dominicaine va accélérer la construction de son mur frontalier avec Haïti


Le mur frontalier séparant la République Dominicaine va s’étendre et sa construction accélérée . C’est l’une des mesures parmi les 15 annoncées par Luis Abinader, président dominicain et dont l’objectif vise à freiner la pression de l’immigration illégale venant de Haïti, qui fait face à une grave crise sécuritaire.

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RDC : une rencontre directe entre Kinshasa et le M23 a eu lieu au Qatar,un retrait partiel du m23 obtenu,Plusieurs établissements de santé pillés à Walikale par des présumés rebelles du M23, l’UA propose le président togolais pour assurer la médiation etc…(Notre point du 7 avril)

Une dynamique diplomatique inédite s’est enclenchée autour du conflit à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une rencontre directe s’est tenue à Doha, au Qatar, entre des représentants du gouvernement congolais et ceux du mouvement rebelle M23/AFC, marquant un tournant dans les efforts de médiation. Cette avancée diplomatique a débouché sur un retrait partiel des forces du M23 de Walikale, une localité stratégique de l’est du pays, tandis que sur le terrain, la situation humanitaire continue de se détériorer avec des pillages d’établissements de santé attribués aux rebelles.

Une réunion discrète mais prometteuse à Doha

Selon une source proche des pourparlers, la rencontre a été organisée en toute discrétion par les autorités qataries. Il s’agit de la première réunion directe entre Kinshasa et le M23 depuis le début de la résurgence du conflit. La discussion a été jugée « positive », avec un début de rétablissement de la confiance entre les parties.

À l’issue de la réunion, le M23 a procédé à un retrait de la ville de Walikale, récemment conquise. Ce geste est interprété comme une démonstration de bonne volonté et un soutien au processus de dialogue. De nouvelles sessions de pourparlers sont prévues à Doha dans les jours à venir, toujours sous l’égide du Qatar.

Walikale : un retrait militaire entaché de pillages

Malgré le retrait annoncé, la société civile rapporte que des éléments présumés du M23 ont pillé plusieurs établissements de santé dans le territoire de Walikale entre le 3 et le 4 avril. À Kibua, l’hôpital général de référence et le centre de santé de Mungazi ont été dépouillés de leur matériel biomédical, panneaux solaires, médicaments et documents administratifs.

Même constat au centre de santé de Kishanga, situé à une dizaine de kilomètres, également vidé de ses équipements. Ces destructions aggravent une situation déjà critique : 9 structures sanitaires sur 18 avaient été saccagées entre le 17 et le 23 mars, lors de l’avancée initiale des rebelles.

Selon un prestataire de santé sur place :
« Sans l’aide du gouvernement et de ses partenaires, notre structure aura du mal à se relever. »

D’après Médecins Sans Frontières, plus de 700 déplacés s’étaient réfugiés dans l’hôpital général de Walikale à la fin mars.

Appels à la justice et à la protection des civils

La société civile locale demande que les auteurs de ces exactions soient traduits en justice et appelle les autorités congolaises à renforcer la protection des populations civiles sur l’axe Walikale-Masisi, où le M23 aurait redéployé ses forces. Le groupe rebelle, tout en quittant Walikale, aurait poursuivi des actes de violence, notamment le pillage systématique des centres médicaux, emportant médicaments, équipements et matériels récemment offerts dans le cadre des projets gouvernementaux de développement.

Une nouvelle médiation africaine proposée par l’Union africaine

Alors que la médiation angolaise n’a pas porté ses fruits, le président angolais Joao Lourenço, qui préside actuellement l’Union africaine (UA), a proposé le président togolais Faure Gnassingbé comme nouveau médiateur dans le conflit congolais.

Cette proposition a été faite lors d’une réunion du Bureau de l’Assemblée de l’UA, en présence des présidents du Ghana, de la Mauritanie, du vice-président du Burundi et du ministre tanzanien des Affaires étrangères. Lourenço y a souligné la gravité de la crise humanitaire dans l’est de la RDC et ses conséquences sur la stabilité régionale.

Le retrait de l’Angola de son rôle de médiateur, annoncé le 24 mars, est motivé par « des responsabilités accrues à la tête de l’UA » et la nécessité de garantir la continuité du processus de paix.

Une fenêtre fragile vers l’apaisement

Le retrait partiel du M23 de Walikale et la reprise du dialogue offrent un espoir modeste de désescalade. Toutefois, la situation humanitaire demeure alarmante, et les exactions contre les civils ne peuvent rester sans réponse. La réussite de la médiation qatarie et la potentielle entrée en scène du Togo comme médiateur africain seront déterminantes pour sortir l’Est de la RDC de cette spirale de violences.

Droits de douanes : comment l’Afrique du Sud veut-elle limiter leurs conséquences

Alors que les marchés sont pour la plupart en chute ce 7 avril 2025 face à l’inflexibilité du président états-unien, Donald Trump, sur les droits de taxe qu’il a imposé au reste du monde. Le locataire de la maison blanche reproche aux partenaires économiques de son pays de les « piller ». La mesure passe mal auprès de plusieurs pays qui promettent une réplique. A côté, d’autres – à l’exemple de l’Afrique du Sud -, essaient de s’organiser pour réduire les effets de ces mesures, elle qui fait depuis peu face à une certaine animosité de l’administration Trump.

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Maurice : Manifestation pour la fermeture de la base américano-britannique de Diego Garcia,menacée de bombardement par l’Iran

Le 4 avril 2024, une vingtaine d’organisations civiles ont manifesté dans les rues de Port-Louis, capitale de Maurice, pour demander la fermeture de la base militaire américano-britannique de Diego Garcia. Cette mobilisation a eu lieu dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, la République islamique ayant exprimé des menaces de bombardement contre cette base stratégique située dans l’archipel des Chagos, au cœur de l’océan Indien.

Les manifestants ont scandé des slogans tels que « Fermez la base de Diego Garcia » et « Rendez-nous les Chagos », soulignant la revendication de la souveraineté de Maurice sur l’archipel. Ils dénoncent non seulement la présence militaire étrangère dans cette zone, mais aussi les risques qu’elle représente pour la paix régionale, notamment dans l’éventualité d’un conflit armé entre les États-Unis et l’Iran. À travers cette marche, ils appellent également à un océan Indien démilitarisé.

Un territoire en guerre malgré lui

Parmi les figures de proue de la manifestation, Henri Marimootoo, ancien journaliste et membre du Mouvement contre la guerre, a souligné que l’île des Chagos, et plus spécifiquement Diego Garcia, était devenue un terrain de guerre malgré elle. « Lors de la Seconde Guerre mondiale, il n’y avait pas de grandes batailles dans l’océan Indien. Mais aujourd’hui, la guerre est à nos portes. La guerre est menée à partir de notre territoire, de Diego Garcia », a-t-il déclaré. Son propos fait écho à une inquiétude grandissante sur l’utilisation de l’archipel comme base pour des opérations militaires dans le Moyen-Orient.

Alain Ah-Vee, membre du mouvement Lalit et organisateur de la marche, a ajouté que les forces américaines se préparaient à des attaques militaires en positionnant des bombardiers B2 et d’autres équipements militaires sur Diego Garcia, ce qui renforce les craintes d’une implication directe de la base dans les conflits au Moyen-Orient.

L’océan Indien, une zone de paix

Pour de nombreux jeunes Mauriciens présents lors de la manifestation, l’océan Indien doit rester une zone de paix. Shama, 28 ans, a expliqué : « On est là aujourd’hui, parce que le message est clair. On ne veut pas de base militaire dans l’océan Indien. L’océan Indien est une zone de paix. » Sheem, 31 ans, a ajouté : « On ne veut pas de guerre dans nos eaux. On ne veut pas qu’il y ait du sang sur nos mains également. » Leur engagement traduit un rejet massif de l’idée que leur région soit utilisée comme une plateforme pour des actions militaires internationales.

Tania, une autre participante, a également exprimé son soutien, soulignant l’importance de faire entendre la voix de la population mauricienne contre la présence de bases militaires étrangères. « On doit prendre position et faire entendre notre voix », a-t-elle déclaré.

Un contexte diplomatique tendu

Cette manifestation intervient dans un contexte diplomatique particulièrement sensible. En début avril, le gouvernement britannique a suggéré que Donald Trump, ancien président des États-Unis, aurait donné son accord pour la rétrocession des Chagos à Maurice, à l’exception de la base militaire de Diego Garcia. Cette déclaration a ravivé les tensions autour de la souveraineté de l’archipel, occupé depuis les années 1960 par les forces américaines et britanniques.

Les appels à la fermeture de Diego Garcia et à la restitution des Chagos à Maurice ne cessent de croître, alimentés par des préoccupations géopolitiques et un désir de voir l’océan Indien reconnu comme une région de paix, loin des conflits militaires. Cette mobilisation civile mauricienne témoigne d’une volonté ferme de reprendre le contrôle d’un territoire historique et stratégique tout en préservant la stabilité de la région.

Sénégal: l’Assemblée nationale adopte une loi révisant l’amnistie votée sous l’ex-président Macky Sall

Mercredi, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté une loi modifiant l’amnistie instaurée sous l’ex-président Macky Sall, excluant notamment les “crimes de torture, d’assassinat et de meurtre”. Cette initiative a été vivement critiquée par l’opposition.(Source : AFP).

Cette loi d’amnistie avait été adoptée en mars 2024, dans les dernières semaines de la présidence de Macky Sall (2012-2024), afin d’apaiser les années de tensions politiques qui ont culminé à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2024.

Le régime du président élu Bassirou Diomaye Faye, vainqueur de ce scrutin, avait promis d’abroger cette loi « pour que toute la lumière soit faite et les responsabilités établies de quelque bord qu’elles se situent », selon les mots du Premier ministre Ousmane Sonko en décembre devant les députés.

Mais c’est finalement « une proposition de loi interprétative » modifiant ce texte, portée par un député du parti au pouvoir, le Pastef, qui a été examinée à l’Assemblée nationale, où cette formation a une majorité absolue.

La proposition de loi a été approuvée par 126 députés parmi 146 votants, sur les 165 que compte l’Assemblée nationale. 20 ont voté contre le texte, après près de 11 heures de débats, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Les obligations internationales du Sénégal imposent au législateur de circonscrire le champ d’application de la loi en la restreignant aux seules infractions qui répondent à une motivation politique ou celles commises en lien avec l’exercice d’un droit démocratique », dit le texte soumis aux députés.

« Les meurtres, assassinats, actes de torture, de barbarie, de traitements inhumains, cruels ou dégradants » sont en revanche exclus du champ d’application de la loi.

L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir protéger ses militants qui avaient manifesté, parfois de manière violente, contre le pouvoir de M. Sall avant l’alternance de 2024, et en même temps de cibler des responsables et membres des forces de l’ordre soupçonnés d’abus contre ces mêmes militants.

Au moins 65 personnes ont été tuées – dont 51 par balles, en grande majorité des jeunes – pendant les manifestations à l’appel de l’opposition, selon le bilan établi par un collectif réunissant des journalistes et scientifiques. Nombre de jeunes ont aussi été blessés ou détenus.

Mardi, 20 organisations de la société civile sénégalaise, parmi les plus représentatives du pays, avaient demandé un report de l’examen de la révision de la loi d’amnistie, et une concertation sur le sujet pour faire toute la lumière sur les violences, faire rendre des comptes à leurs auteurs et indemniser les victimes.

Emmanuel Macron en Egypte pour une visite consacrée à Gaza

La guerre à Gaza est au cœur de la visite de deux jours qu’à débuté ce lundi 7 avril ,le président français Emmanuel Macron en Égypte alors qu’Israël a repris les bombardements sur l’enclave palestinienne. Une problématique aux nombreux enjeux.

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Turquie : manifestations massives contre le président Erdogan et le chef de l’opposition défie Erdogan d’organiser des élections en novembre

Reconduit à la tête du principal parti d’opposition en Turquie, Özgür Özel a réclamé dimanche la tenue d’élections anticipées “au plus tard en novembre”, dans un contexte de vives tensions suscitées par l’arrestation, il y a dix jours, du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu.

Le chef du principal parti de l’opposition en Turquie a appelé, dimanche 6 avril, à la tenue d’élections anticipées « au plus tard en novembre », après dix jours de contestation dans le pays déclenchés par l’arrestation du maire d’Istanbul. Lors d’un congrès exceptionnel, Özgür Özel, seul candidat à la direction du CHP (Parti républicain du peuple, social démocrate), a été reconduit avec 1 171 votes sur 1 276 exprimés. « En novembre au plus tard, tu viendras affronter notre candidat. (…) Nous t’invitons à en appeler une fois de plus à la volonté du peuple, car la plus grande motion de censure de l’histoire aboutira à ceci. Nous te défions. Nous voulons notre candidat à nos côtés et notre urne devant nous », a déclaré Özgür Özel, le président du CHP (Parti républicain du peuple, social démocrate) en s’adressant au président turc Recep Tayyip Erdogan, lors du congrès extraordinaire de son parti à Ankara.

« Si tu as du courage, tu viendras. Si tu le souhaites, dès la première semaine de juin, avec le calendrier le plus court. Si tu dis ‘Non, c’est trop court’, alors, au milieu de ton mandat, en novembre », a-t-il ajouté.

Qualifiant la situation de “coup d’État”, le CHP a mobilisé des dizaines de milliers de manifestants dans les rues d’Istanbul et d’autres grandes villes à travers le pays, suite à l’arrestation, le 19 mars, du maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, désormais désigné comme candidat du parti à la prochaine présidentielle.

Face à cette vague de contestation sans précédent depuis 2013, les autorités multiplient les tentatives pour étouffer le mouvement. Près de 1 900 personnes, parmi lesquelles des étudiants et des journalistes, ont été arrêtées depuis le début des manifestations. Jeudi 3 avril, onze personnes interpellées pour avoir relayé des appels au boycott lancés par l’opposition ont été libérées sous contrôle judiciaire. L’une d’elles, l’acteur Cem Yigit Uzumoglu, a déclaré à sa sortie qu’il continuerait à se battre pour défendre sa liberté d’expression. Le CHP est arrivé en tête des élections municipales en mars 2024 avec 37,8 % des voix à travers le pays, remportant, en plus des métropoles comme Istanbul et Ankara qui lui étaient déjà acquises depuis 2019, des bastions de l’AKP, parti du président Recep Tayyip Erdogan.

Une manifestations massives contre le président Erdogan

Le mouvement de contestation contre le président turc prend chaque jour plus d’ampleur. Ekrem İmamoğlu, le maire d’Istanbul, reste détenu sans avoir été informé des chefs d’accusation.

En signe de solidarité, une foule massive de citoyens s’est mobilisée pour lui témoigner son soutien. Certains ont même traversé le Bosphore en bateau afin de rejoindre la rive asiatique d’Istanbul et participer aux rassemblements.

En dépit des menaces et des arrestations arbitraires, les manifestants restent déterminés à poursuivre leur mobilisation. Depuis plusieurs jours, des milliers de citoyens turcs battent le pavé pour dénoncer l’arrestation forcée d’Ekrem İmamoğlu, figure du Parti social-démocrate et adversaire politique du président Recep Tayyip Erdoğan. Celui-ci devait être officiellement désigné candidat à la prochaine élection présidentielle au moment de son interpellation.

Plus de 2 000 personnes arrêtées en une semaine, dont des journalistes

La vague de protestation au cœur de la mégalopole turque rassemble toutes les générations. “Je n’ai pas peur, je n’ai qu’une vie et je serais prête à la sacrifier pour mon pays”, confie une manifestante âgée. “Je condamne vivement tous ceux qui ne sont pas venus ici sous prétexte qu’ils sont dans la fonction publique”, avoue une jeune femme.

Selon les derniers chiffres officiels, plus de 2 000 personnes ont été arrêtées en une semaine, dont 260 ont été incarcérées. Parmi eux, plusieurs journalistes turcs dont certains ont été libérés. Plusieurs reporters étrangers ont également été pris pour cible. Reporters Sans Frontières appelle à cesser de criminaliser les journalistes et d’entraver le droit à l’information dans un pays supposé être démocratique.

Chute libre des Bourses européennes : Trump inflexible sur les droits de douane, -6,46 % à Paris, -7,86 % à Francfort , panique au EUA

Lundi noir sur les marchés : les Bourses s’effondrent face à l’inflexibilité de Donald Trump.

Ce lundi 7 avril, les Bourses mondiales s’effondrent, emportées par une vague de panique déclenchée par l’inflexibilité de Donald Trump sur sa politique de droits de douane. Des places européennes aux marchés asiatiques, en passant par les cryptomonnaies et le pétrole, rien n’échappe à la chute.

L’Europe vacille, emportée par le tsunami boursier mondial

Dans la foulée de l’Asie, les principales Bourses européennes ont ouvert en forte baisse, déstabilisées par l’escalade commerciale entre les États-Unis et ses partenaires :

•Francfort : -7,86 % (avec un plongeon temporaire de plus de 10 %)
•Paris : -6,46 %
•Londres : -5,21 %
•Milan : -6,37 %
•Zurich : -6,51 %

Les économistes de la Deutsche Bank qualifient ces mouvements de “historiques”, rappelant l’ampleur du choc provoqué par la décision américaine.

Effondrement en Asie : la Chine contre-attaque

La réaction des marchés asiatiques est encore plus spectaculaire. En représailles aux droits de douane américains, la Chine a annoncé vendredi ses propres mesures punitives, entraînant une panique boursière ce lundi matin :

•Hong Kong : -12,65 % (plus forte chute depuis 2008)
•Shanghai : -7,34 %
•Shenzhen : -9,66 %
•Tokyo : -7,9 %
•Séoul : -5,6 %
•Sydney : -4,2 %
•Taïwan : près de -10 %

Selon Deutsche Bank, ce choc est le plus important depuis la fin de Bretton Woods en 1971. « Le monde tel qu’on le connaissait a disparu », déclare le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Trump inflexible : “C’est magnifique”

Malgré le chaos, Donald Trump maintient le cap. Dans un message publié dimanche sur Truth Social, il justifie :

« Nous avons des déficits commerciaux massifs avec la Chine, l’Union européenne et beaucoup d’autres. La seule manière de régler ce problème, ce sont les droits de douane. C’est magnifique. »

À bord d’Air Force One, il ajoute froidement :

« Il faut parfois un traitement pour se soigner. »

Une offensive commerciale sans précédent depuis les années 1930

L’administration Trump a imposé :

•10 % de taxe universelle sur tous les produits importés
•Des majorations ciblées : 20 % pour l’UE, 34 % pour la Chine, 24 % pour le Japon, 31 % pour la Suisse

Le ministre des Finances américain, Scott Bessent, annonce que plus de 50 pays ont contacté Washington pour négocier. Mais il prévient :

« Après 20, 30, 40, 50 ans de mauvais comportements, on ne peut pas repartir de zéro. »

L’UE en alerte, la riposte s’organise

L’Union européenne convoque en urgence ses ministres du Commerce extérieur ce lundi à Luxembourg pour plancher sur une réponse. Objectif : une contre-attaque coordonnée face aux sanctions américaines.

Panique sur les actifs à risque : pétrole, Bitcoin et Wall Street plongent

Les investisseurs fuient les actifs jugés risqués :

•Brent (mer du Nord) : -4,48 % à 62,64 $
•WTI (US) : -4,59 % à 59,14 $, sous les 60 $ pour la première fois depuis avril 2021
•Bitcoin : -10,44 %, à 74 983 $

Pendant ce temps, les capitaux se dirigent vers les valeurs refuges, en particulier les obligations souveraines :

•Taux US à 10 ans : 3,93 % (contre 4 % vendredi)
•Taux allemand : 2,49 % (contre 2,58 %)

Vers une crise systémique ?

Les contrats à terme sur les marchés américains laissent présager une nouvelle journée noire à Wall Street, après les plongeons successifs de jeudi et vendredi.

« La semaine dernière a marqué le début d’une vente historique sur les marchés », résume Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank.

Face à un président américain déterminé à redessiner l’ordre commercial mondial à coups de taxes, le monde entre dans une ère d’incertitude extrême.

Guerre commerciale : Trump frappe, Pékin contre-attaque, les marchés s’effondrent

La tension commerciale entre Washington et Pékin repart de plus belle. Après l’annonce par Donald Trump d’une nouvelle salve de droits de douane sur les produits importés aux États-Unis d’Amérique, la Chine a réagi ce vendredi 4 avril, avec fermeté. À partir du 10 avril, Pékin appliquera une taxe de 34 % sur tous les biens états-uniens. Et pour marquer le coup, elle a saisi dans la foulée l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

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