Archives pour la catégorie Politique

Qui est Mark Carney, le futur premier ministre du Canada qui succède à Justin Trudeau ?

L’ère Justin Trudeau a pris fin avec l’élection de Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre, à la tête du Parti libéral canadien. Bien que novice en politique, il devient ainsi le nouveau premier ministre du pays, mais devra confirmer sa légitimité lors des élections générales prévues au plus tard en octobre.

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Épidémie d’Ebola en Ouganda : trois nouveaux cas confirmés, l’inquiétude grandit

L’Ouganda fait face à une nouvelle résurgence du virus Ebola. Trois nouveaux cas ont été confirmés, portant le bilan total à 12 infections depuis le début de l’épidémie fin janvier, selon l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine.

Un nouveau foyer identifié

Lors d’une visioconférence jeudi, le Dr Ngashi Ngongo, chef de cabinet d’Africa CDC, a annoncé qu’un “nouveau cluster” avait été détecté, avec trois cas confirmés et deux autres probables. Au total, 69 personnes ont été identifiées comme des contacts et sont actuellement sous surveillance.

Depuis fin janvier, le pays des Grands Lacs est confronté à cette nouvelle flambée du virus, qui a déjà causé deux décès, un enfant de quatre ans et un infirmier. L’épidémie touche désormais cinq districts du pays.

Un défi de taille pour les autorités sanitaires

La souche en cause est Ebola-Soudan, une des variantes du virus, contre laquelle aucun vaccin n’existe actuellement. “C’est un défi très important”, a souligné Ngashi Ngongo, ajoutant que les autorités sanitaires “intensifient la surveillance des contacts”.

Mi-février, Kampala avait pourtant affirmé que l’épidémie était sous contrôle, après la guérison de huit patients. Mais la détection de nouveaux cas relance les inquiétudes sur la capacité du pays à contenir la propagation du virus.

Un besoin urgent de financements

Face à cette situation, les Nations unies ont lancé lundi un appel de 11,2 millions de dollars pour financer la lutte contre Ebola en Ouganda. Cet appel intervient alors que les États-Unis ont récemment suspendu l’essentiel de leur aide humanitaire.

Malgré un contexte international tendu, Ngashi Ngongo assure que les partenaires internationaux, y compris les États africains, restent mobilisés pour soutenir l’Ouganda.

Une sixième épidémie pour l’Ouganda

L’Ouganda n’en est pas à sa première confrontation avec le virus Ebola. Il s’agit de la sixième épidémie recensée dans le pays. Parmi les six souches connues du virus, trois ont déjà provoqué de vastes flambées en Afrique : Bundibugyo, Soudan et Zaïre.

Alors que les autorités sanitaires luttent pour contenir l’épidémie, l’absence de vaccin contre Ebola-Soudan reste une problématique majeure. L’évolution de la situation dans les prochains jours sera déterminante pour éviter une propagation à plus grande échelle.

L’ex-président philippin Rodrigo Duterte arrêté à Manille sur mandat de la CPI

L’ex-président des Philippines, Rodrigo Duterte, a été arrêté mardi à l’aéroport de Manille suite à un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI). Il est accusé de crimes contre l’humanité en raison de sa répression violente, notamment contre le trafic de drogue.

Dans un communiqué, la présidence a précisé qu’Interpol Manille avait reçu tôt ce matin une copie officielle du mandat de la CPI, et que Duterte avait été placé en détention. L’ex-président de 79 ans revenait d’un voyage à Hong Kong lorsqu’il a été appréhendé à son arrivée à l’aéroport international de Manille.

Dans une vidéo publiée sur le compte Instagram de sa fille, Rodrigo Duterte a exprimé son désir de connaître les raisons de son arrestation, demandant : “Quelle loi et quel crime ai-je commis ? Prouvez-moi maintenant la base légale de ma présence ici.” Il a ajouté : “Je n’ai pas été amené ici de mon plein gré, mais par une volonté extérieure… vous devez maintenant répondre de ma privation de liberté.”

Une répression meurtrière
Sous la présidence de Duterte (2016-2022), sa guerre contre le trafic de drogue a fait des dizaines de milliers de victimes, principalement parmi les populations pauvres. Ces personnes ont été tuées par la police ou des groupes de sécurité privés, souvent sans preuve de leur implication dans le trafic de drogue.

Les autorités philippines font état de plus de 6000 morts liées aux opérations anti-drogue durant son mandat, tandis que les procureurs de la CPI estiment que ce chiffre pourrait être compris entre 12 000 et 30 000. La CPI a ouvert une enquête sur cette campagne lancée en 2016, la qualifiant potentiellement de crime contre l’humanité.

Dimanche, l’ex-président avait exprimé sa colère face à l’enquête lors d’un discours devant des travailleurs philippins à Hong Kong, qualifiant les enquêteurs de la CPI de “fils de putes”. Il avait toutefois admis qu’il “accepterait” son arrestation si cela devait arriver.

Le retrait des Philippines de la CPI en 2019
Les Philippines ont quitté la CPI en 2019 sous les ordres de Duterte, mais la Cour, basée à La Haye, maintient sa compétence concernant les meurtres survenus avant le retrait du pays, ainsi que ceux commis dans la ville de Davao lorsque Duterte en était le maire.

Se qualifiant lui-même de tueur, Duterte avait ordonné à ses policiers de tirer mortellement sur les personnes soupçonnées de trafic de drogue si leur vie était en danger. Il justifiait cette répression en affirmant qu’elle avait permis de sauver des familles et d’éviter que le pays ne devienne un “État narco-politique”.

Malgré la controverse, Rodrigo Duterte demeure extrêmement populaire aux Philippines, où de nombreux citoyens soutiennent ses méthodes radicales pour lutter contre la criminalité. Il reste une figure politique influente et se présente pour retrouver son poste de maire lors des élections de mi-mandat en mai.

Guerre en RDC : Ralliement d’un groupe wazalendo,l’AFC-M23 prend le contrôle de Nyabiondo dans le territoire de Masisi et avance vers Kashebere, la RDC vers un partenariat sur les minerais rares avec les États-Unis en échange de sécurité etc…(Notre point sur la situation ce 11 mars)

Dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), la situation militaire et politique est tendue alors que le groupe armé AFC-M23, soutenu par le Rwanda, poursuit son avancée et obtient des soutiens locaux, notamment du côté des wazalendo. Parallèlement, des discussions entre la RDC et les États-Unis se poursuivent pour un partenariat économique et stratégique autour des minerais rares, contre des garanties de sécurité pour la RDC. Voici un point complet sur la situation à ce jour.

L’AFC-M23 Poursuit son Avancée dans le Territoire de Masisi

Après quatre jours de combats violents contre l’armée congolaise (FARDC) et des groupes armés locaux, l’AFC-M23 a pris le contrôle de la localité stratégique de Nyabiondo, située dans le territoire de Masisi, à une centaine de kilomètres de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu. Cette prise marque un tournant, puisque Nyabiondo ouvre la voie à une avancée vers Kashebere, située sur l’axe menant à Walikale, une localité encore sous contrôle des FARDC à environ 120 kilomètres de là.

Objectifs militaires et enjeux pour la RDC

La prise de Nyabiondo par le M23 est stratégique. Si Walikale venait à tomber, l’AFC-M23 aurait accès à la Route nationale 3 (N3), un axe crucial qui relie Walikale à Kisangani, la principale ville du Haut-Uele. Cette route est vitale, car elle traverse l’une des régions les plus riches en minerais rares, notamment le cobalt, le coltan, et le lithium, des ressources recherchées à l’échelle mondiale.

Pour contrer cette avancée, les autorités congolaises ont renforcé la sécurité dans cette zone et redoublé d’efforts pour défendre Walikale, où les affrontements devraient se multiplier dans les jours à venir. Si Kashebere tombe, cela offrirait à l’AFC-M23 un passage direct vers Walikale-centre, et potentiellement un contrôle de la route stratégique menant à Kisangani.

L’Est de la RDC : Les Wazalendo au Soutien du M23

Un autre développement clé concerne le territoire de Lubero, où le général Kasereka Kasiyano, un leader local du groupe wazalendo de la région, a annoncé son ralliement à l’AFC-M23 le 9 mars 2025. Ce soutien local renforce encore plus la position de l’AFC-M23 dans le Nord-Kivu, permettant aux rebelles de consolider leur emprise sur la région.

En réaction à ces avancées, les FARDC et les milices alliées continuent de mener des combats dans plusieurs zones stratégiques. Cependant, la capture d’un militaire rwandais et la reddition de quatre combattants rebelles laissent entrevoir une fragilité au sein des rangs du M23.

Tensions au Sud-Kivu : Fronts Stabilisés et Frustrations Locales

Au Sud-Kivu, la situation semble plus stable depuis deux semaines. Le front de Kamanyola, sur la route menant à Uvira, a vu des affrontements s’intensifier, mais les forces loyalistes parviennent à contenir les rebelles du M23. Cependant, les combats se poursuivent toujours dans le territoire de Walungu, à Kaziba, où les FARDC, appuyées par des milices locales, tentent de repousser l’offensive des rebelles.

La situation dans cette zone reste volatile, avec de nombreux déplacements de population et une forte pression sur les autorités locales pour assurer la sécurité.

La RDC en Discussions sur les Minerais Rares avec les États-Unis

En parallèle des combats militaires, la RDC est en pourparlers avec les États-Unis concernant un partenariat stratégique sur les minerais rares. Ces discussions, bien qu’encore à un stade exploratoire, visent à définir un accord permettant à la RDC de bénéficier du soutien sécuritaire des États-Unis en échange d’un accès privilégié aux ressources minières du pays.

Le Cobalt, Coltan et Lithium : Ressources Stratégiques pour l’Industrie Mondiale

La RDC est l’un des plus grands producteurs mondiaux de minerais rares utilisés dans la fabrication de technologies de pointe, telles que les batteries lithium-ion et les semi-conducteurs. Les États-Unis ont exprimé leur intérêt pour un accès facilité à ces ressources, dans le cadre de leur stratégie énergétique et technologique.

Le département d’État américain a déclaré que les discussions avec Kinshasa portaient sur des partenariats stratégiques alignés avec l’agenda “America First” de l’administration Trump. Le but serait de garantir la stabilité dans la région en échange de soutien militaire pour contrer les groupes armés, notamment le M23 soutenu par le Rwanda, accusé de piller ces ressources.

Félix Tshisekedi : Renforcement Politique et Sécuritaire à Travers l’Union Sacrée

Dans un contexte de crise sécuritaire croissante, le président Félix Tshisekedi a décidé d’élargir l’Union sacrée de la nation, sa coalition politique. Le présidium de cette plateforme, qui ne comptait que six membres, a été élargi à 40 membres, afin d’inclure davantage de chefs de regroupements politiques. Cette refonte vise à assurer une majorité solide et réduire les tensions internes au sein de la coalition.

L’objectif principal de cette restructuration est de renforcer l’assise politique de Tshisekedi dans un contexte où l’opposition et certaines factions de l’Union sacrée expriment des frustrations face à la gestion de la crise sécuritaire. Cette décision stratégique fait suite à des critiques concernant le manque d’implication de certains alliés dans la lutte contre le M23 et la gestion des affaires intérieures du pays.

Le PPRD de Kabila Accusé de Soutien aux Rebelles du M23

Dans un contexte politique tendu, le parti de Joseph Kabila, le PPRD, est dans la ligne de mire du gouvernement. Les hauts responsables du PPRD ont été convoqués par la justice militaire congolaise, accusés de soutenir le groupe M23. Cette accusation survient après la prise de Goma et de Bukavu par les rebelles, en janvier et février 2025.

Le PPRD dénonce une tentative du régime Tshisekedi de chercher des boucs émissaires, notamment pour détourner l’attention de l’échec de la gestion de la crise sécuritaire. François Nzekuye, cadre du PPRD, a déclaré :« Nous sommes des républicains, nous respectons les institutions de la République. »

Selon le PPRD, ces accusations sont infondées et visent à discréditer l’opposition politique en période de crise.

Conclusion : Vers une Escalade de la Crise en RDC ?

La situation en RDC semble se diriger vers une escalade militaire et politique :
1. Militairement, l’AFC-M23 avance rapidement dans le Nord-Kivu et pourrait atteindre Walikale sous peu. La RDC redouble d’efforts pour contrer cette avancée, notamment en sécurisant les routes stratégiques.
2. Diplomatiquement, les négociations avec les États-Unis sur l’accès aux minerais rares pourraient offrir une solution de sécurité à la RDC, mais elles risquent aussi de renforcer la dépendance économique et politique vis-à-vis des États-Unis.
3. Politiquement, l’élargissement de l’Union sacrée de Félix Tshisekedi vise à stabiliser son pouvoir, mais suscite également des réserves internes quant à l’équilibre du pouvoir au sein de la coalition.

Le futur de la RDC semble suspendu à un fil, et les prochains mois seront cruciaux pour déterminer l’évolution de cette crise complexe et les solutions possibles.

Guerre Russie-Ukraine : Moscou visée par une attaque massive de drones avant une réunion de cessez-le-feu en Arabie Saoudite ce mardi 11 mars

La capitale russe a subi une attaque d’ampleur dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 mars, alors que des discussions entre l’Ukraine et les États-Unis doivent se tenir ce mardi à Jeddah pour envisager un cessez-le-feu partiel. Cette offensive marque un tournant dans le conflit, avec une intensification des frappes ukrainiennes sur le sol russe.

Une offensive sans précédent contre Moscou

Moscou a été la cible d’une attaque « massive » de drones ukrainiens, marquant l’une des offensives les plus importantes contre le territoire russe depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Selon le maire de la ville, Sergueï Sobianine, les systèmes de défense antiaérienne ont été mobilisés pour repousser l’attaque.

Les autorités russes affirment avoir abattu 337 drones ukrainiens dans plusieurs régions du pays, dont 91 dans la région de Moscou et 126 dans celle de Koursk, frontalière de l’Ukraine. Il s’agit de l’attaque la plus importante en territoire russe depuis le début de la guerre.

À Leninski et Domodedovo, dans la banlieue sud de Moscou, des débris ont causé d’importants dégâts matériels et provoqué la mort d’au moins deux personnes, tandis que trois autres ont été blessées. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des immeubles d’habitation touchés, des fenêtres brisées et des toits perforés par la chute de drones.

Si l’Ukraine et la Russie utilisent quotidiennement ces engins pour viser des infrastructures militaires et énergétiques, Moscou est rarement ciblée à une telle échelle. Cette attaque témoigne d’un renforcement des capacités offensives de Kiev et d’un changement de stratégie dans la guerre.

Une attaque qui survient avant une réunion pour la paix

Cette offensive intervient alors que des représentants ukrainiens et américains doivent se rencontrer ce mardi en Arabie Saoudite, à Jeddah, pour discuter d’une proposition de cessez-le-feu partiel avec Moscou.

Kiev, qui cherche à préserver le soutien de Washington après des tensions récentes avec l’administration Biden, entend proposer une “trêve dans les airs” et “en mer” afin de stabiliser la situation militaire et relancer le dialogue avec la Russie.

Ces pourparlers sont les premiers à ce niveau entre les États-Unis et l’Ukraine depuis la rencontre difficile entre Volodymyr Zelensky et Joe Biden fin février à Washington. À l’époque, le président ukrainien avait plaidé pour une aide militaire urgente, mais le soutien américain s’est heurté à des divisions politiques internes aux États-Unis.

L’objectif de Kiev est désormais de trouver un compromis temporaire qui permettrait d’obtenir de nouvelles livraisons d’armes et de réduire la pression militaire russe sur certains fronts.

L’Europe en alerte face à l’escalade du conflit

L’ampleur de cette attaque et la riposte attendue de la Russie inquiètent également les alliés européens de l’Ukraine. En réponse, le président français Emmanuel Macron a réuni ce mardi les chefs d’état-major européens pour analyser la situation et envisager une coordination militaire renforcée.

L’attaque sur Moscou intervient à un moment critique où l’Ukraine fait face à des difficultés sur le terrain. Les troupes russes ont récemment avancé dans l’est du pays, notamment autour d’Avdiïvka, et les livraisons d’armes occidentales se font plus rares.

Dans ce contexte, une intensification des frappes ukrainiennes sur le sol russe pourrait être une tentative de Kiev pour forcer Moscou à négocier, ou du moins, pour maintenir la pression sur Vladimir Poutine.

Toutefois, cette stratégie comporte des risques : la Russie pourrait durcir ses représailles, accentuer ses bombardements sur les infrastructures ukrainiennes ou chercher à pousser ses troupes plus en profondeur sur le territoire ukrainien.

Alors que le conflit entre dans sa troisième année, cette attaque sur Moscou et les discussions à Jeddah pourraient marquer un tournant décisif : vers une désescalade par un cessez-le-feu partiel, ou au contraire, vers une intensification de la guerre entre l’Ukraine et la Russie.

Exclu de la présidentielle en Roumanie, Calin Georgescu fait appel

Le candidat d’extrême droite Calin Georgescu, dont la candidature à la présidentielle roumaine de mai a été rejetée, a saisi la Cour constitutionnelle lundi 10 mars. Il conteste la décision de la Commission électorale, qu’il juge « totalement illégale », selon un communiqué de l’institution.

Calin Georgescu avait déjà marqué l’élection présidentielle précédente en novembre 2024, en arrivant en tête du premier tour contre toute attente. Toutefois, avant même le second tour, la Cour constitutionnelle avait annulé le scrutin, évoquant de « multiples irrégularités » et des soupçons d’ingérence russe, notamment via une campagne controversée sur TikTok.

Après l’échec de ses tentatives pour faire valider les résultats, Georgescu a décidé de se présenter à nouveau pour l’élection reprogrammée en mai. Son ambition a cependant été stoppée net par la Commission électorale, qui a de nouveau rejeté sa candidature, invoquant les mêmes motifs que l’année dernière.

Un soutien international qui ne suffit pas

Malgré son exclusion, Calin Georgescu bénéficie d’un soutien international notable. Elon Musk et le vice-président américain JD Vance ont publiquement appuyé sa candidature, sans pour autant infléchir la décision des autorités roumaines.

Dans son recours devant la Cour constitutionnelle, Georgescu accuse la Commission électorale d’avoir « outrepassé ses compétences » en rendant un jugement qu’il estime illégitime. L’instance suprême du pays doit examiner son appel dès mardi.

Reste à savoir si la justice roumaine validera sa demande ou s’il sera définitivement écarté de la course présidentielle.

Aux États-Unis, un leader des manifestations propalestiniennes arrêté et menacé d’expulsion

Mahmoud Khalil, figure emblématique des manifestations en soutien à Gaza à l’université Columbia à New York, a été arrêté samedi 8 mars par des agents fédéraux de l’immigration (ICE). Son interpellation pourrait marquer le début d’une série d’arrestations visant les militants propalestiniens, selon le président Donald Trump, qui a menacé d’expulser ceux qu’il considère comme des « sympathisants terroristes ».(Avec : AFP).

Une arrestation sous tension

Le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) a justifié cette arrestation en affirmant que Mahmoud Khalil avait « mené des activités liées au Hamas », sans fournir de précisions ni l’accuser formellement d’un crime. La procédure d’expulsion à son encontre a été suspendue lundi par un juge new-yorkais, en attendant une audience prévue mercredi.

D’après son avocate, Amy Greer, les agents de l’ICE ont initialement évoqué une révocation de son visa étudiant, avant de découvrir qu’il détenait une carte verte depuis 2024. Ils auraient alors menacé de lui retirer ce statut, ainsi que d’arrêter son épouse, une citoyenne américaine enceinte de huit mois.

Murad Awawdeh, président de la New York Immigration Coalition (NYIC), a dénoncé cette arrestation comme une tentative d’« instiller la peur et faire avancer un programme raciste ». De son côté, Donna Lieberman, directrice de l’Union des libertés civiles de New York (NYCLU), a qualifié la détention de Mahmoud Khalil d’« illégale » et d’« attaque extrême contre ses droits fondamentaux ».

Après un premier placement dans un centre de détention du New Jersey, le militant palestinien a été transféré en Louisiane, selon la base de données en ligne des détenus de l’ICE.

Un militant devenu cible

Né dans un camp de réfugiés palestiniens en Syrie, Mahmoud Khalil s’est imposé comme un acteur clé du dialogue entre les étudiants et l’administration de Columbia, en pleine contestation contre les bombardements israéliens sur Gaza.

Diplômé en décembre 2024 de l’école des affaires internationales, il a contribué à l’organisation d’un campement de protestation sur le campus, ce qui lui a valu d’être ciblé par des groupes pro-israéliens exigeant son expulsion. L’université Columbia avait finalement fait appel à la police de New York pour disperser les manifestants le 30 avril 2024.

Les militants du collectif Columbia University Apartheid Divest, auquel appartient Mahmoud Khalil, rejettent les accusations d’antisémitisme, affirmant que critiquer Israël et exprimer sa solidarité avec les Palestiniens ne relève pas de la haine antisémite. Cependant, certains étudiants juifs et israéliens disent s’être sentis menacés par ces manifestations.

L’Association des anciens élèves juifs de Columbia s’est félicitée de l’éventuelle annulation de la carte verte de Mahmoud Khalil, le qualifiant de « meneur du chaos ».

Mobilisation et réactions internationales

Depuis son arrestation, Mahmoud Khalil a reçu un important soutien : une pétition de l’Action Network réclamant sa libération a recueilli plus de 1,3 million de signatures, et un rassemblement s’est tenu devant les bureaux de l’ICE à Manhattan.

Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), principal groupe de défense des droits des musulmans aux États-Unis, a dénoncé cette arrestation, rappelant que Khalil « n’a été accusé ou condamné d’aucun crime ».

L’ONU a également réagi, par la voix du porte-parole d’Antonio Guterres, rappelant « l’importance de respecter le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique partout dans le monde ».

Columbia sous pression fédérale

L’administration Trump ne compte pas en rester là. Dans un message publié sur Thread, le président a déclaré :« Nous savons qu’il y a d’autres étudiants à Columbia et dans d’autres universités qui ont participé à des activités pro-terroristes, antisémites, anti-américaines, et le gouvernement Trump ne tolérera pas cela… »

Certains experts, comme Robert Cohen, professeur à l’université de New York et spécialiste des mouvements étudiants, mettent en garde contre la généralisation d’une rhétorique assimilant les manifestants à des « pro-jihadistes ». Il souligne que la majorité d’entre eux sont simplement opposés à la guerre en raison du grand nombre de victimes civiles.

Dans ce climat tendu, plusieurs étudiants de Columbia ont rapporté la présence d’agents fédéraux autour des résidences universitaires, cherchant à interpeller d’autres militants étrangers.

Par ailleurs, Columbia a récemment modifié son protocole de sécurité, autorisant les agents fédéraux à intervenir sans mandat en cas de « circonstances urgentes », une mesure vivement critiquée par le syndicat étudiant.

Enfin, en raison des manifestations propalestiniennes, l’administration Trump a suspendu vendredi 400 millions de dollars de subventions fédérales à Columbia, accusant l’université de ne pas lutter efficacement contre l’antisémitisme. La présidente par intérim, Katrina Armstrong, a dénoncé une décision qui « affectera immédiatement la recherche et d’autres fonctions essentielles de l’université ».

D’autres universités sont également dans le viseur du gouvernement, qui menace de couper leurs financements si elles ne garantissent pas la sécurité des étudiants juifs sur leurs campus.

Corée du Sud : libération du président destitué Yoon Suk Yeol, une décision qui exacerbe les tensions politiques et entraîne des manifestations de masse

Le 8 mars dernier, Yoon Suk Yeol, le président suspendu de la Corée du Sud, a été libéré de prison, une décision qui a plongé le pays dans une nouvelle crise politique. Un tribunal de Séoul a annulé son arrestation pour un vice de procédure, permettant ainsi à M. Yoon de sortir de prison, après plus de 50 jours de détention. Cette libération survient dans un contexte particulièrement tendu, où la question de la légitimité de sa destitution est toujours en suspens, la Cour constitutionnelle devant bientôt se prononcer sur sa situation.

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Guerre à Gaza : « Nous allons utiliser tous les outils à notre disposition pour ramener tous les otages « – Israël arête sa fourniture d’électricité à la bande de Gaza

Après avoir interrompu l’acheminement de l’aide humanitaire, le gouvernement israélien a signé, ce dimanche 9 mars, “l’ordre d’arrêter immédiatement l’approvisionnement en électricité pour la bande de Gaza”. Le Hamas a dénoncé un “chantage inacceptable”. (Source : AFP)

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Guerre en Ukraine : Etatsuniens et Ukrainiens en Arabie saoudite pour préparer les négociations avec Moscou

Ce mardi 11 mars, une rencontre diplomatique cruciale aura lieu en Arabie saoudite entre l’Ukraine et les États-Unis d’Amérique. Alors que l’armée russe continue de progresser, depuis des mois, dans l’Est de l’Ukraine et que l’aide états-unienne semble de plus en plus incertaine, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, espère obtenir des garanties de Washington. Mais face à une administration Trump plus réticente à poursuivre son soutien sans conditions, l’issue de ces discussions reste incertaine.

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