Alors que l’équilibre stratégique de l’Otan est déjà fragilisé par les tensions en Ukraine, Washington a annoncé le limogeage de sa représentante militaire auprès de l’Alliance Atlantique. Dans le même temps, des responsables du Pentagone envisagent le retrait de 10 000 soldats états-uniens stationnés en Europe de l’Est, selon « NBC News », faisant craindre un désengagement progressif des États-Unis d’Amérique.
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Les États-Unis d’Amérique interdisent à leurs fonctionnaires en place en Chine d’avoir des rapports sexuels avec des chinois
Les fonctionnaires états-uniens travaillant en Chine, ainsi que les membres de leurs familles, ont interdiction d’entretenir de relations « amoureuses » avec des citoyens chinois a informé l’Associated Press le 3 avril, citant des sources. Cette nouvelle directive, entrée en vigueur en janvier 2025 s’applique à tout le personnel de l’ambassade des États-Unis d’Amérique à Pékin, ainsi qu’aux consulats dans le reste du pays.
Lire la suite Les États-Unis d’Amérique interdisent à leurs fonctionnaires en place en Chine d’avoir des rapports sexuels avec des chinoisCorée du Sud : l’armée a tiré des coups de semonce après une incursion de soldats nord-coréens
Les deux Corées sont techniquement toujours en guerre, le conflit qui les a opposées de 1950 à 1953 s’étant terminé par un armistice et non par un traité de paix formel.(Source: AFP).
L’armée sud-coréenne a affirmé ce mardi 8 avril 2025 avoir tiré des coups de semonce après une incursion d’une dizaine de soldats nord-coréens à travers la frontière hautement sécurisée qui divise la péninsule. «Notre armée a diffusé un message d’avertissement et tiré des coups de semonce, et les soldats nord-coréens se sont déplacés vers le nord», indique un communiqué de l’état-major interarmées sud-coréen, précisant que l’incident s’était produit vers 17 heures dans la zone démilitarisée (DMZ) séparant le Nord du Sud.
«Notre armée surveille de près les mouvements des soldats nord-coréens et prend les mesures nécessaires conformément aux procédures opérationnelles», a ajouté l’état-major. Les troupes nord-coréennes ont fait une série de petites incursions à travers la frontière l’année dernière, que Séoul a décrite alors comme étant probablement accidentelles.
Plusieurs secteurs de la DMZ, envahis par une végétation dense et truffés de mines, ont récemment fait l’objet d’une activité inhabituelle. Ce lundi, l’armée sud-coréenne a signalé des mouvements suspects de soldats nord-coréens, survenus peu après la destitution de l’ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol par la Cour constitutionnelle vendredi dernier.
Selon le porte-parole de l’état-major sud-coréen, Lee Sung-jun, environ 1 500 soldats nord-coréens ont été observés en train de débroussailler et d’ériger des barbelés dans des zones situées en première ligne.«L’armée nord-coréenne mène actuellement un entraînement», a-t-il déclaré. «On s’attend à ce qu’il y ait bientôt un entraînement tactique ou des inspections d’évaluation par unité», a-t-il ajouté, précisant que l’armée surveillait de près tout lancement de missile de la part de la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire.
La hiérarchie militaire sud-coréenne s’est déclarée prête à faire face à toute action du Nord à la suite de la destitution de M. Yoon. Les deux Corées restent techniquement en guerre depuis plus de sept décennies, le conflit qui les avait opposées de 1950 à 1953 s’étant achevé par un armistice, et non par un traité de paix.
Les relations entre Pyongyang et Séoul sont au plus bas depuis plusieurs années, après que le Nord a lancé une série de missiles balistiques en violation des sanctions de l’ONU l’an dernier. Derniers essais en date, Pyongyang a tiré plusieurs missiles balistiques mi-mars, selon Séoul, après le début d’exercices conjoints entre l’armée sud-coréenne et des troupes américaines stationnées en Corée du Sud.
Israël : protestation à la Cour Suprême lors de l’examen des recours contre le limogeage du chef du Shin Bet
En Israël, les altercations entre opposants et partisans du gouvernement ont émaillé, ce mardi 8 avril, l’examen du recours contre le limogeage du chef de l’agence de la sécurité intérieure (Shin Bet), Ronard Bar, devant la Cour suprême israélienne. Des manifestations qui ont conduit à l’expulsion du public de la salle, a renseigné l’AFP.
Lire la suite Israël : protestation à la Cour Suprême lors de l’examen des recours contre le limogeage du chef du Shin BetVeolia ciblée par l’Azerbaïdjan pour avoir “osé” fournir de l’eau potable à l’Arménie
Après avoir dénoncé les pratiques environnementales françaises à Mayotte, l’Azerbaïdjan semble avoir trouvé un nouveau terrain d’indignation verte : l’Arménie. Dans un article incendiaire publié par Caliber.Az, média aligné sur le pouvoir azerbaïdjanais, c’est cette fois l’entreprise française Veolia qui est prise pour cible. Motif : avoir l’audace de fournir de l’eau potable à l’Arménie, un acte présenté comme une menace écologique d’ampleur internationale.
Lire la suite Veolia ciblée par l’Azerbaïdjan pour avoir “osé” fournir de l’eau potable à l’ArménieL’Italie restreint l’accès à la citoyenneté par descendance : une onde de choc en Argentine
Le gouvernement italien a récemment adopté une réforme majeure de sa législation sur la citoyenneté, limitant l’accès au jus sanguinis (droit du sang) aux seuls individus ayant au moins un parent ou un grand-parent né en Italie. Auparavant, il suffisait d’avoir un arrière-grand-parent italien pour prétendre à la citoyenneté. Cette mesure vise à lutter contre les abus et à rationaliser le processus d’obtention de la nationalité italienne.
Cette décision a des répercussions significatives en Argentine, où réside une importante communauté d’origine italienne. Entre 2014 et 2024, le nombre de citoyens italiens vivant à l’étranger a augmenté de 40 %, passant de 4,6 millions à 6,4 millions, avec une forte concentration en Argentine et au Brésil. En Argentine, les reconnaissances de citoyenneté sont passées de 20 000 en 2023 à 30 000 en 2024.
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a justifié cette réforme en déclarant que la citoyenneté italienne est une affaire sérieuse et ne doit pas être utilisée comme un simple moyen d’obtenir un passeport européen. Il a également souligné que cette mesure vise à éviter que la citoyenneté ne devienne un simple outil pour faciliter les déplacements internationaux sans véritable lien avec l’Italie.
Cette réforme a suscité des débats en Argentine, où de nombreux habitants ont des ancêtres italiens et envisageaient d’obtenir la double nationalité. Les critiques estiment que ces nouvelles restrictions pénalisent injustement les individus ayant une ascendance italienne légitime et pourraient entraîner un sentiment d’aliénation parmi les communautés de la diaspora.
En plus de la limitation à deux générations, la réforme introduit de nouvelles exigences pour les demandeurs de citoyenneté, notamment la nécessité de démontrer une maîtrise de la langue italienne et d’avoir résidé en Italie pendant au moins trois ans. Ces mesures visent à renforcer le lien effectif entre les citoyens naturalisés et l’Italie.
Cette évolution législative reflète la volonté de l’Italie de recentrer l’attribution de sa citoyenneté sur des liens familiaux et culturels plus étroits, tout en répondant aux préoccupations concernant les abus du système actuel.
Guerre commerciale : l’UE propose aux États-Unis une exemption totale des droits de douane pour les biens industriels ,propositions jugée insuffisante pour Trump
Alors que les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne atteignent un nouveau sommet, Bruxelles a proposé un geste fort pour désamorcer la crise : une suppression totale et réciproque des droits de douane sur les produits industriels, y compris les voitures. Une initiative saluée en Europe mais sèchement rejetée par le président états-unien Donald Trump, qui juge l’offre « insuffisante ».
Une proposition ambitieuse de l’UE pour éviter l’escalade
Lors d’une conférence de presse ce lundi à Bruxelles, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a dévoilé cette proposition dans le but d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations économiques transatlantiques.
« Nous avons proposé des droits de douane nuls pour les produits industriels. L’Europe est toujours prête à conclure un bon accord avec les États-Unis », a-t-elle déclaré.
Le commissaire européen Maros Sefcovic, de son côté, a précisé que cette proposition avait été présentée aux autorités états-uniennes dès le 19 février, bien avant l’annonce de hausses tarifaires par Washington. Elle aurait concerné notamment les secteurs de l’automobile, de la chimie, de la pharmacie, ainsi que l’ensemble des produits industriels.
Mais Ursula von der Leyen a aussi averti :
« Nous sommes également prêts à répondre par des contre-mesures et à défendre nos intérêts » si l’escalade se poursuit.
Trump hausse le ton : une taxe de 20 % dès mercredi
Malgré ce geste fort de l’UE, Donald Trump a rejeté la proposition, estimant qu’elle ne répondait pas aux intérêts des États-Unis d’Amérique.
« Non, ce n’est pas suffisant », a-t-il répondu à un journaliste à la Maison-Blanche, dénonçant à nouveau l’attitude de l’Europe :
« L’Union européenne s’est très, très mal conduite avec nous. »
Le dirigeant a confirmé qu’une taxe de 20 % sur les produits industriels européens entrerait en vigueur ce mercredi, s’inscrivant dans une offensive protectionniste inédite depuis les années 1930. Ces mesures visent, selon lui, à rééquilibrer la balance commerciale entre les deux blocs.
Trump a évoqué un plan pour supprimer le déficit commercial avec l’UE par des achats massifs d’énergie américaine. Il a avancé le chiffre de 350 milliards de dollars, correspondant, selon lui, à l’ampleur du déficit commercial bien que les données officielles situent ce déficit à 235,6 milliards de dollars en 2024 selon les États-Unis, et à 216,8 milliards de dollars selon Eurostat.
« Il faut qu’ils achètent et qu’ils s’engagent à acheter un montant équivalent à ce déficit », a-t-il exigé, sans toutefois préciser si une telle mesure permettrait de lever les taxes douanières prévues.
Vers une “zone de libre-échange” transatlantique ?
Dans ce contexte tendu, une idée a émergé pour rapprocher les deux puissances économiques : la création d’une zone de libre-échange entre l’Europe et l’Amérique du Nord. C’est Elon Musk, PDG de Tesla et proche de l’administration Trump, qui en a lancé l’idée ce week-end. Confronté à une chute des ventes mondiales de ses voitures électriques, il espère ainsi ouvrir de nouveaux marchés sans barrières douanières.
Cette proposition a reçu un accueil favorable en Europe.
« C’est une excellente idée », a réagi Laurent Saint-Martin, ministre français du Commerce extérieur, lors d’une réunion à Luxembourg avec ses homologues européens.
Le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, a cependant souligné les divergences internes au sein de l’équipe Trump sur la conduite à adopter face à l’UE.
Des négociations longues et incertaines à venir
Alors que les tensions se cristallisent, les négociations s’annoncent longues, complexes, et politiquement sensibles. L’Union européenne, par l’intermédiaire de la Commission, reste seule compétente pour négocier au nom des États membres et tente de préserver l’unité des Vingt-Sept face à Washington.
L’enjeu est de taille : éviter une guerre commerciale transatlantique qui aurait des répercussions économiques majeures pour les deux rives de l’Atlantique. Si la Commission affiche une volonté de dialogue, elle n’exclut pas une riposte ferme. L’heure est donc à la diplomatie, mais le compte à rebours est lancé avant l’entrée en vigueur des nouvelles taxes états-uniennes.
Drone abattu, ciel fermé et rappel des ambassadeurs : l’affrontement prend des ampleurs entre Alger et Bamako
Depuis la destruction d’un drone malien par l’Algérie à Tinzaouatene, à la frontière entre les deux pays dans la nuit du lundi 31 mars au mardi 1er avril, le thermomètre ne cesse de grimper entre les deux pays. Ce lundi 7 avril c’était autour d’Alger de répondre au Mali ainsi qu’à ses alliés de l’AES ( Niger et Burkina Faso) qui s’étaient, dimanche 6 avril, fendu de communiqués musclés affirmant que le drone malien n’avait pas violé le ciel algérien et taxant au passage Alger d’être un « exportateur de terrorisme». Hier le gouvernement Algérien a dénoncé « des allégations mensongères» servant de « dérivatifs à l’échec » du « projet putschiste » malien. Les deux pays se sont mutuellement fermés leur espace aérien respectif. Preuve de l’escalade des tensions dont les proportions à ce stade n’ont pas quand même atteints le volet militaire.
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Accompagnés par des groupes de consommateurs, les milliers d’agriculteurs nippons, venus le 30 mars de tout le pays, se sont rassemblés à Tokyo. Objectif : mettre en lumière la crise dans leur secteur, fruit des réformes qui les plongent dans la précarité, réduisant l’autosuffisance alimentaire du pays.
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Le mur frontalier séparant la République Dominicaine va s’étendre et sa construction accélérée . C’est l’une des mesures parmi les 15 annoncées par Luis Abinader, président dominicain et dont l’objectif vise à freiner la pression de l’immigration illégale venant de Haïti, qui fait face à une grave crise sécuritaire.