La Croatie, membre de l’OTAN, est engagée dans un processus de modernisation de ses forces armées, notamment pour renforcer la surveillance et la défense de ses eaux territoriales dans l’Adriatique. Dans ce cadre, le pays a lancé un appel d’offres international pour l’achat de deux nouvelles corvettes, ouvrant la porte à une compétition entre plusieurs constructeurs mondiaux.
Lire la suite La France en position de force pour un contrat militaire sensible en CroatieArchives pour la catégorie Politique
Les États‑Unis classent certaines branches des Frères musulmans comme organisations terroristes
Le 13 janvier 2026, les États‑Unis ont annoncé qu’ils classaient certaines branches des Frères musulmans présentes en Égypte, au Liban et en Jordanie comme organisations terroristes. Cette décision a été rendue publique par le département d’État américain et le Trésor des États‑Unis, dans le cadre d’un effort pour contrer des réseaux qu’ils estiment liés à la violence et au terrorisme.
Lire la suite Les États‑Unis classent certaines branches des Frères musulmans comme organisations terroristesCosta Rica : un complot présumé contre le président Chaves
Le gouvernement du Costa Rica a annoncé mardi avoir découvert un complot présumé visant à assassiner le président Rodrigo Chaves, à un peu plus de deux semaines des élections présidentielle et législatives prévues le 1ᵉʳ février. Selon les autorités, une source confidentielle a révélé qu’un tueur à gages aurait été engagé pour accomplir cet acte. Cette information a conduit le chef de la sécurité nationale à déposer une plainte officielle auprès du parquet.
Lire la suite Costa Rica : un complot présumé contre le président ChavesLa Russie s’oppose à la militarisation de l’Arctique
L’augmentation de la présence militaire de l’OTAN au Groenland suscite de vives réactions, notamment de la part de la Russie, qui dénonce une militarisation injustifiée de l’Arctique.
Lire la suite La Russie s’oppose à la militarisation de l’ArctiqueL’armée française renforce sa présence dans l’Arctique avec des soldats spécialisés
L’armée française a déployé une avant-garde de troupes de montagne au Groenland, marquant une nouvelle étape dans le renforcement de la présence militaire européenne dans l’Arctique. Ce déploiement s’inscrit dans le cadre d’un exercice multinational piloté par le Danemark, destiné à préparer des forces alliées à évoluer dans un environnement polaire particulièrement exigeant.
Lire la suite L’armée française renforce sa présence dans l’Arctique avec des soldats spécialisésAu Brésil, des peuples indigènes replantent leur forêt détruite : une renaissance écologique née d’un abandon politique
La scène pourrait être lue comme un récit d’espoir écologique : au cœur du Brésil, un peuple indigène entreprend de replanter une forêt méthodiquement détruite au fil des décennies. Les arbres repoussent, l’ombre revient, et avec elle la promesse du retour de la faune. Pourtant, derrière cette image de renaissance se cache une réalité plus grave, plus politique, et profondément révélatrice des impasses contemporaines de la gouvernance environnementale mondiale.
Lire la suite: Au Brésil, des peuples indigènes replantent leur forêt détruite : une renaissance écologique née d’un abandon politique
Ce que ces communautés entreprennent aujourd’hui n’est pas un projet écologique volontaire, encore moins un geste symbolique. Il s’agit d’une réponse directe à un effondrement : celui d’un territoire confisqué, ravagé par l’agro-industrie, l’exploitation illégale du bois et l’indifférence prolongée des autorités publiques. La reforestation devient alors un acte de survie, presque une réparation imposée à ceux-là mêmes qui n’ont jamais été responsables de la destruction initiale.
Depuis des générations, ces peuples vivaient en interaction étroite avec leur environnement forestier, non par idéalisme écologique, mais parce que leur existence matérielle, sociale et spirituelle en dépendait. La disparition progressive de la forêt a signifié bien plus qu’une perte paysagère : elle a entraîné la raréfaction du gibier, la dégradation des sols, l’effondrement des équilibres hydriques et, plus largement, la fragilisation de leur autonomie. Replanter les arbres revient donc à reconstruire un monde rendu inhabitable par des logiques économiques extérieures.
Cette initiative met en lumière un paradoxe désormais central dans les politiques environnementales contemporaines. Les peuples indigènes sont aujourd’hui célébrés comme des acteurs clés de la préservation écologique, parfois même érigés en modèles universels. Pourtant, cette reconnaissance demeure largement symbolique. Les mêmes structures étatiques et économiques qui ont permis la destruction des forêts continuent d’exister, souvent intactes, pendant que la charge de la réparation repose sur les communautés les plus marginalisées.
L’exemple brésilien révèle ainsi une écologie profondément asymétrique. Les décisions se prennent loin des territoires, dans des sphères politiques et économiques déconnectées des réalités locales, tandis que les conséquences sont assumées sur le terrain par ceux dont la voix reste marginale dans les instances de pouvoir. La reforestation indigène apparaît alors moins comme un succès de la transition écologique que comme le symptôme d’un abandon politique prolongé.
Ce déséquilibre interroge la sincérité des engagements environnementaux globaux. Peut-on réellement parler de transition lorsque la réparation écologique n’est pas accompagnée d’une restitution pleine et entière des droits territoriaux ? Peut-on célébrer la résilience sans interroger les causes structurelles qui la rendent nécessaire ? En valorisant ces initiatives sans remettre en cause le modèle extractiviste qui a rendu leur action indispensable, le risque est grand de transformer les peuples indigènes en simples instruments d’une écologie de façade.
Au-delà du Brésil, ce cas résonne avec de nombreuses situations observées en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Partout, les populations locales se retrouvent à réparer les dégâts d’un système économique globalisé dont elles n’ont ni conçu les règles ni tiré les principaux bénéfices. La forêt qui repousse devient alors un avertissement silencieux : la nature peut se régénérer, mais elle ne pourra durablement le faire dans un cadre politique qui perpétue la dépossession et l’injustice.
Loin d’être un simple récit environnemental, cette reforestation indigène pose une question fondamentale à l’échelle mondiale : qui doit réparer, et au nom de quel modèle de développement ? Tant que cette interrogation restera sans réponse structurelle, les arbres pourront repousser, les animaux revenir, mais les causes profondes de la destruction, elles, demeureront intactes.
Celine Dou, pour La Boussole-infos
Donald Trump et la présidente par intérim du Venezuela engagent un premier dialogue
Le président des États-Unis, Donald Trump, et la présidente par intérim du Venezuela ont eu une première longue conversation téléphonique, marquant un tournant diplomatique dans les relations entre Washington et Caracas. Cet échange, qualifié de constructif par les deux parties, intervient dans un contexte politique particulièrement sensible pour le Venezuela et pourrait ouvrir la voie à un rapprochement progressif entre les deux pays.
Lire la suite Donald Trump et la présidente par intérim du Venezuela engagent un premier dialogueGuerre en Ukraine : le nouveau ministre de la Défense alerte sur une crise majeure des effectifs militaires qui enregistre des milliers de déserteurs
La guerre en Ukraine continue de mettre à rude épreuve l’appareil militaire du pays. Pour la première fois depuis le début du conflit, le nouveau ministre ukrainien de la Défense a publiquement dressé un constat particulièrement alarmant sur l’état des forces armées, révélant l’ampleur des désertions et de l’évitement de la mobilisation.
Lire la suite Guerre en Ukraine : le nouveau ministre de la Défense alerte sur une crise majeure des effectifs militaires qui enregistre des milliers de déserteursÉcriture inclusive : entre idéologie et rupture grammaticale, le Conseil d’État à contre-courant de la langue française
La décision récente du Conseil d’État autorisant l’usage de l’écriture inclusive sur des plaques commémoratives à Paris a ravivé un débat ancien, mais jamais réellement tranché, sur la nature et la fonction de la langue française. Si, sur le plan juridique, cette pratique est désormais validée, elle continue de poser, sur les plans linguistique, pédagogique et intellectuel, des questions de fond. L’écriture inclusive relève-t-elle d’une évolution naturelle du français ou d’une construction idéologique projetée sur la langue au mépris de sa grammaire et de son histoire ?
Lire la suite: Écriture inclusive : entre idéologie et rupture grammaticale, le Conseil d’État à contre-courant de la langue française
En se prononçant favorablement à l’inscription de formes inclusives sur des supports officiels, la plus haute juridiction administrative française a fait le choix de la légalité, non celui de la cohérence linguistique. Cette décision intervient alors même que les critiques à l’égard de l’écriture inclusive sont anciennes, étayées et largement partagées dans les milieux académiques et pédagogiques. Pour le journaliste Christian Estevez, cette validation juridique s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’institutions de plus en plus perméables à des grilles de lecture idéologiques se revendiquant du « progressisme », sans toujours mesurer leurs conséquences sur les fondements culturels et intellectuels qu’elles touchent.
Le Conseil d’État, dont la composition sociologique et idéologique est régulièrement interrogée, ne statue pas sur la langue en tant que telle. Il tranche un litige administratif. En ce sens, son arbitrage ne saurait être interprété comme une reconnaissance de la légitimité grammaticale ou pédagogique de l’écriture inclusive. La confusion entre légalité et légitimité linguistique est ici centrale : ce qui est juridiquement autorisé n’est pas nécessairement linguistiquement fondé.
Cette distinction est d’autant plus cruciale que l’Académie française, institution séculaire et garante de l’usage et des règles de la langue, s’oppose de manière constante et argumentée à l’écriture inclusive. Depuis plusieurs années, les académiciens alertent sur les risques que ces pratiques font peser sur la clarté, la lisibilité et la transmission du français. Pour l’Académie, les points médians, doublets et constructions artificielles ne constituent ni une évolution naturelle de la langue ni un progrès linguistique, mais une altération de ses mécanismes fondamentaux. En ce sens, l’avis de l’Académie française fait autorité bien au-delà des prises de position individuelles : il rappelle que la langue ne se décrète pas, elle se structure et se transmet.
L’un des paradoxes majeurs de l’écriture inclusive réside dans son caractère prétendument émancipateur. Présentée comme un outil d’inclusion et de visibilité, elle se révèle, dans les faits, excluante pour une partie non négligeable de la population. Les personnes atteintes de troubles dys (dyslexie, dyspraxie, dysorthographie) rencontrent de réelles difficultés de lecture et de compréhension face à des mots fragmentés par des signes typographiques étrangers à la logique du français. Là où la langue devrait être un vecteur d’accessibilité universelle, elle devient un obstacle supplémentaire, au nom d’une cause idéologique qui ignore ses effets concrets.
Au cœur de la controverse se trouve également une confusion conceptuelle persistante, que souligne le journaliste Christian Estevez : l’amalgame entre genre grammatical et sexe biologique. En français, le masculin et le féminin sont des catégories linguistiques héritées du latin, destinées à organiser la langue, non à hiérarchiser les êtres humains. Les sexes relèvent du biologique ; les genres, de la grammaire. Si le masculin grammatical correspondait réellement à l’homme et le féminin à la femme, la langue serait structurée de manière radicalement différente. Or, des termes liés à l’anatomie sexuelle féminine comme « vagin », « utérus », « ovaire » ou « clitoris » ne doivent leur genre qu’à des règles linguistiques, tout comme le mot « verge ». Le masculin grammatical, loin d’être un outil patriarcal, fonctionne historiquement comme un genre non marqué, assumant une valeur neutre dans la phrase.
L’écriture inclusive ne s’inscrit donc pas dans la continuité historique de la langue française. Elle ne procède ni de l’usage populaire ni d’une transformation organique du français, mais d’une volonté militante d’inscrire des revendications sociales contemporaines dans la structure même de la langue. En ce sens, elle relève davantage du symbole politique que de la linguistique. Le point médian, devenu emblème de cette pratique, n’améliore ni la précision ni la rigueur de l’expression ; il la fragmente et l’obscurcit.
La décision du Conseil d’État entérine un choix juridique, mais elle ne saurait clore le débat. Car l’enjeu dépasse largement la question des plaques commémoratives ou des circulaires administratives. Il touche à la nature de la langue comme bien commun, à sa transmission aux générations futures et à sa capacité à demeurer un outil clair, partagé et universel. Face à cette tension entre droit, idéologie et grammaire, la position de l’Académie française rappelle une évidence souvent oubliée : une langue ne se réforme pas contre sa logique, ni contre ceux qui la parlent et la transmettent.
Celine Dou, pour La Boussole – infos
Royaume-Uni : l’armée britannique pas prête pour une guerre de haute intensité averti son chef
Le chef d’état-major des forces armées britanniques, Air Chief Marshal Sir Richard Knighton, a averti récemment que les forces armées du Royaume-Uni ne sont pas prêtes pour un conflit de grande ampleur, en particulier face à des puissances comme la Russie. Selon lui, le manque de financement et les retards dans la modernisation limitent gravement la capacité opérationnelle des forces britanniques.
Lire la suite Royaume-Uni : l’armée britannique pas prête pour une guerre de haute intensité averti son chef