Archives pour la catégorie Sahel

Burkina Faso : le gouvernement burkinabé accuse la Côte d’Ivoire d’avoir fomenté une tentative de coup d’État

Les autorités militaires du Burkina Faso ont annoncé début janvier 2026 avoir déjoué une nouvelle tentative de coup d’État, accusant ouvertement la Côte d’Ivoire d’être impliquée dans une entreprise de déstabilisation du pouvoir en place. Ces accusations, graves et sans précédent à ce niveau, s’inscrivent dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Ouagadougou et Abidjan.

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Mali : Double attaque jihadiste contre la mine d’or de Morila

La mine d’or de Morila, dans le sud du Mali, a été visée par une double attaque menée par le groupe jihadiste Jama’at Nusrat al-Islam wa al-Muslimeen (JNIM), affilié à Al‑Qaïda. Cette attaque survient dans un contexte de ce que le groupe appelle un « jihad économique », visant à perturber les activités économiques et l’approvisionnement en carburant dans le pays.

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Disparition d’uranium au Niger : Niamey défend sa souveraineté et rejette des accusations de vol de la France jugées infondées

Les autorités nigériennes ont rejeté avec vigueur les accusations de « vol » formulées après l’ouverture, le 19 décembre à Paris, d’une enquête visant la disparition d’uranium sur un site minier nationalisé, auparavant exploité par une filiale du groupe français Orano (ex-Areva). Pour le gouvernement de transition, ces accusations constituent une remise en cause directe de la souveraineté du Niger sur ses ressources naturelles.

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Mali : l’AES franchit une nouvelle étape vers l’autonomie régionale

Les autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger, tous trois dirigés par des régimes militaires, poursuivent leur stratégie de rupture avec les cadres régionaux traditionnels en accélérant la restructuration de l’Alliance des États du Sahel (AES). Réunis lors d’un sommet récent, les dirigeants ont notamment officialisé leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et renforcé leur coordination en matière de sécurité et de défense.

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Niger : la junte militaire suspend les activités de centaines d’ONG pour non-conformité administrative

Les autorités nigériennes ont annoncé la suspension des activités de plusieurs centaines d’organisations non gouvernementales (ONG) locales et étrangères, estimant qu’elles ne respectaient pas les nouvelles exigences administratives imposées par le régime militaire. L’information a été confirmée le jeudi 20 novembre par des sources officielles citées par l’Agence France-Presse (AFP).

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AES : Mali, Niger et Burkina Faso s’apprêtent à quitter la CPI

Les trois membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) – le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont annoncé leur intention de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision, prise lors d’un sommet extraordinaire à Niamey, s’inscrit dans une volonté de « repositionnement judiciaire » et prévoit la création d’une Cour pénale sahélienne des droits de l’homme.

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Terrorisme au Sahel : le Mali accuse indirectement l’Algérie de soutenir les groupes armés terroristes – Le Maroc renforce son soutien à l’AES

Face à une recrudescence d’attentats terroristes sur son territoire, le Mali a lancé, mardi 2 juillet 2025, une accusation indirecte mais sans équivoque contre l’Algérie, soupçonnée de financer les groupes extrémistes actifs dans la région sahélienne. Une déclaration faite par le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga lors de la 4e Conférence internationale de l’ONU sur le financement du développement, à Séville.

Une accusation à peine voilée contre Alger

À la tribune, le chef du gouvernement malien a dénoncé un terrorisme « imposé » au Sahel, évoquant « l’implication avérée de sponsors étatiques étrangers » dans le financement de ces groupes. Sans nommer explicitement l’Algérie, le message a été clair pour de nombreux observateurs, alors que les tensions entre Bamako et Alger se sont considérablement intensifiées depuis plusieurs mois.

Cette déclaration intervient dans un climat sécuritaire particulièrement tendu : le 1er juillet, des attaques coordonnées ont visé les positions des Forces armées maliennes (FAMa) à Niono, Modolo, Sandaré, Nioro du Sahel, Diboli, Gogui et Kayes, provoquant de lourdes pertes. Dans la presse algérienne, ces attaques sont interprétées comme le signe de l’isolement croissant de la junte malienne dirigée par Assimi Goïta, mise en difficulté sur le plan militaire.

L’AES entend se renforcer face aux menaces

Face à cette situation, le Premier ministre malien a réaffirmé la volonté du Mali de transformer la Confédération des États du Sahel (AES) — qui regroupe depuis septembre 2023 le Mali, le Niger et le Burkina Faso — en une véritable puissance régionale, capable de faire face aux menaces sécuritaires et aux influences étrangères.

Les trois pays ont rompu avec les Accords d’Alger et ont rappelé, en avril dernier, leurs ambassadeurs en poste en Algérie pour consultations, après la violation du territoire malien par l’armée algérienne, un acte perçu à Bamako comme une ingérence inacceptable. L’AES affirme vouloir tourner la page d’une diplomatie dominée par Alger, accusée aujourd’hui de soutenir indirectement les mouvements rebelles dans le nord du Mali.

Depuis le retrait du Mali des accords d’Alger signés en 2015, l’Algérie a accueilli des leaders de l’opposition armée touarègue et soutenu la création du Front de libération de l’Azawad, né en novembre 2024. Une évolution paradoxale, puisque l’Algérie s’était opposée historiquement aux revendications autonomistes des Touaregs amazighs de cette région pendant les précédentes négociations.

Le Maroc renforce son soutien à l’AES

Dans ce contexte régional explosif, le Maroc suit de près les évolutions au Sahel. Le roi Mohammed VI a reçu, le 28 avril dernier, les ministres des Affaires étrangères de l’AES, une rencontre marquant le soutien croissant du royaume à l’alliance sahélienne. Des accords de coopération militaire ont été signés entre Rabat et les trois pays, avec l’intégration d’unités sahéliennes dans les formations des Forces armées royales (FAR).

Cette diplomatie active vise à contrer l’influence algérienne dans la région et à consolider une architecture sécuritaire propre à l’AES, à l’écart des médiations traditionnelles dominées par l’ONU ou l’Union africaine.

Menace d’extension vers la Mauritanie et le Sénégal

Les mouvements extrémistes progressent désormais vers l’ouest, menaçant des zones frontalières jusqu’ici relativement épargnées. Selon un média de Nouakchott, « ces groupes armés progressent vers la frontière malienne, voisine de la Mauritanie et du Sénégal », soulevant de vives inquiétudes à Nouakchott et à Dakar.

Ces deux pays, historiquement en dehors de l’épicentre sahélien des violences, pourraient devenir les prochaines cibles d’organisations armées transnationales, dans un contexte d’affaiblissement de la coopération sécuritaire régionale. Une évolution qui impose, selon plusieurs analystes, un renforcement urgent des capacités de défense et de renseignement dans toute la sous-région.

En accusant indirectement l’Algérie de financer le terrorisme au Sahel, le Mali durcit son discours diplomatique et repositionne l’Alliance des États du Sahel comme acteur central de la stabilité régionale. Mais au-delà des joutes diplomatiques, les attaques récentes et l’extension des menaces vers la Mauritanie et le Sénégal illustrent l’ampleur du défi sécuritaire. La lutte contre le terrorisme au Sahel est désormais aussi une bataille d’influence entre États, avec des alliances qui se redessinent et une coopération régionale en pleine recomposition.

Le Mali sous le feu de  sept attaques « coordonnées  » des jihadistes

Ce mardi 1er juillet, à l’aube, sept attaques ont été menées simultanément dans l’ouest et le centre du pays. L’armée a fait état «d’attaques coordonnées perpétrées très tôt ce matin contre  les positions» dans les villes de Kayes, Niono, Molodo, Sandaré, Nioro du Sahel, Diboli et Gogui.

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CPI: un rapport accuse Wagner de crimes de guerre en Afrique de l’ouest

Selon un rapport transmis à la Cour pénale internationale, le groupe Wagner, lié à la Russie, aurait commis des crimes de guerre en Afrique de l’Ouest pendant plusieurs années.

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Niger : les autorités annoncent la nationalisation de la Somaïr, filiale du géant français de l’uranium Orano

Après plusieurs mois de crise, la junte militaire au pouvoir au Niger a annoncé jeudi 19 juin la nationalisation de la Somaïr, filiale du géant français de l’uranium Orano qui en avait perdu le contrôle opérationnel depuis déjà plusieurs mois. Le dossier était devenu un symbole des tensions entre Paris et Niamey depuis le coup d’État contre le président Mohamed Bazoum, en juillet 2023. 

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