Archives pour la catégorie Archéologie

Archéologie : Les civilisations disparues du Grand Canyon ont fabriqué ces objets vieux de 12.000 ans

Les civilisations anciennes du Grand Canyon ont créé ces objets vieux de 12 000 ans, et les types d’artefacts découverts varient en fonction des peuples qui ont résidé dans la région.(Source : Slate).

Chaque année, des millions de voyageurs se dirigent vers le parc national du Grand Canyon pour contempler ses vues panoramiques renommées. Célèbre pour ses formations rocheuses rouges et son impressionnante profondeur de 1,5 kilomètre, le Grand Canyon est le résultat de six millions d’années d’activité géologique et d’érosion par le fleuve Colorado. Cependant, ce n’est pas seulement les touristes qui apprécient ce paysage spectaculaire.

Des archéologues ont également fait d’importantes découvertes, révélant de nombreux vestiges de civilisations disparues à l’intérieur et aux alentours du canyon. Parmi ces découvertes figurent des artefacts anciens appartenant à différentes cultures telles que les Clovis, considérés comme les premiers habitants d’Amérique, ainsi que les cultures archaïques, Basketmakers et Pueblos ancestraux (également connus sous le nom d’Anasazis).

Des trouvailles plus récentes provenaient de groupes autochtones encore existants aujourd’hui, comme les Navajo, les Hopi et les Paiute du Sud. Le plus ancien de ces artefacts date d’il y a 12.000 ans, et appartient à la période du Paléoindien. Depuis, le parc a été utilisé de manière continue par les différentes civilisations, indique le site gouvernemental des parcs nationaux américains.

Des objets en tous genres

Ceux qui obtiennent la médaille de l’objet le plus ancien retrouvé dans le Grand Canyon sont deux pointes de lance (en réalité plutôt des fragments). La pointe Clovis, qui était auparavant fixée sur des javelots en bois ou des flèches, date de 9.200 à 8.900 ans avant notre ère. Fait en pierre de couleur rose, le fragment a bien été retrouvé dans le canyon, mais provient des monts Chuska. «Il a parcouru un long chemin pour arriver au Grand Canyon», souligne Ellen Brennan, archéologue au sein du parc national. La deuxième est une pointe de la culture Folsom.

Il s’agit sûrement des artefacts les plus surprenants jamais découverts dans le Grand Canyon. Plusieurs petites figurines animales, fabriquées à partir de bâtons, ont été trouvées sur le site. Certaines représentent des cerfs, d’autres des mouflons (des moutons sauvages). Percées d’un petit trou, elles étaient certainement utilisées comme talismans. «Nous pensons qu’il s’agissait d’une méthode permettant d’améliorer les chances de succès à la chasse», explique Brennan.

La culture des Basketmakers est apparue entre 550 et 825 ans avant notre ère. Leur nom, qui désigne un vannier, ou artisan chargé de confectionner des objets à partir de tiges fines, vient des paniers de haute qualité qui étaient créés à cette période. Leur tissage était serré au point de pouvoir contenir de l’eau. De nombreuses pièces de céramiques, appartenant au peuple des Pueblos ancestraux, sont également présentes au cœur du Grand Canyon. Plus leur date de confection (située entre 1.250 et 825 ans avant notre ère) est proche, plus les poteries sont élaborées. Et le fameux parc aux roches rouges n’a sans doute pas encore livré tous ses secrets.

Archéologie : une découverte dans la mer Baltique révèle la plus ancienne construction humaine en Europe

Une découverte majeure en archéologie pourrait offrir une meilleure compréhension de la vie des petites communautés de chasseurs-cueilleurs ayant occupé l’Europe il y a 10 000 ans. (Source : Futura-Science).

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Une pierre aux symboles pictes pourrait « réécrire l’histoire de l’Écosse », selon ses découvreurs

Une croix picte ornée d’énigmatiques caractères en alphabet « ogham », déterrée dans un cimetière au centre de l’Écosse, pourrait dater du VIIe siècle de notre ère. Si elle est déchiffrée, cette découverte pourrait fournir un aperçu crucial de l’histoire médiévale du pays. (Source : Geo).

Cette trouvaille a été qualifiée de « découverte incroyable » susceptible de modifier notre compréhension de l’histoire de l’Écosse, en particulier de sa partie septentrionale. Les inscriptions sont celles d’une croix picte accompagnée de son mystérieux texte ancien, trouvées sur une pierre du cimetière d’Old Kilmadock près du village de Doune, dans la région de Stirling, au centre de l’Écosse, rapporte The Times ce 9 mars 2024.

Ils pourraient, selon les experts, remonter entre 500 et 700 apr. J.-C., période décisive de l’histoire médiévale du pays, où les peuples du nord ont chassé les envahisseurs anglo-saxons du sud. Et ont, par la suite, ouvert la voie à la création du royaume d’Alba (« Écosse », en gaélique écossais).

Ce qui rend cette gravure si intéressante n’est pas seulement sa représentation ; une croix picte en entrelacs, à l’intérieur d’un cercle semblant figurer une ancienne scène de chasse, avec des têtes d’oiseaux à long cou au-dessus d’un animal non identifié, peut-être un sanglier ou un loup.

Mais en son bord a aussi été inscrit un texte en ogham, forme d’écriture irlandaise du haut Moyen Âge semblable aux runes, surnommée « l’alphabet des druides »… et rarement retrouvée en Écosse. Les caractères sont ainsi considérés comme les premiers du genre trouvés dans la vallée du fleuve Forth, où pourrait autrefois s’être dressé un établissement monastique jusqu’alors inconnu.

L’inscription en ogham n’a pour le moment pas été déchiffrée. La surface de la pierre où elle se trouve n’a été que partiellement (et fortuitement) révélée en 2019, au cours de travaux dans le cimetière par des bénévoles des Rescuers of Old Kilmadock. Des spécialistes, revenus en 2022, ont creusé plus profondément pour l’explorer davantage… avant de la recouvrir à nouveau.

« La pierre est très, très délicate et a été réenterrée pour préserver son intégrité structurelle avant que nous entreprenions un examen plus détaillé », explique au Times Murray Cook, archéologue de la ville écossaise de Stirling, à seulement 13 kilomètres. Il fait partie du projet visant à enfin récupérer la croix en ce mois de mars 2024, permis grâce à une collecte d’environ 11 500 €. Sa restauration, en vue d’une éventuelle exposition au public, devrait aussi faire l’objet d’une levée de fonds.

Ses gravures, également, pourront ainsi être examinées de plus près. Les chercheurs estiment pour le moment leur datation aux environs de la bataille de Dun Nechtain, en 685.

En cette époque, le nord et l’est de la « terre des Lochs (lacs) et des Glens (vallées) » sont principalement habités par les Pictes, des peuples celtes organisés en différents royaumes. Les Northumbriens du royaume anglo-saxon du nord de l’actuelle Angleterre, « louchent » quant à eux sur ces territoires du nord de la Grande-Bretagne, motivés par des ambitions d’expansion.

L’affrontement de Dun Nechtain voit s’opposer les Pictes du roi Brude III (ou Bridei mac Bili) et les Northumbriens du roi Ecgfrith. Son issue a été considérée comme décisive dans l’histoire ancienne de l’Écosse : la victoire écrasante des premiers a mis fin à l’expansionnisme northumbrien, renforcé leur position dans la région et aurait contribué à façonner la future identité écossaise.

Sur le Forth, de mystérieux individus lettrés

Cela n’explique toutefois pas, aux côtés de la croix picte, la présence de caractères ogham. L’origine précise de ces derniers reste sujette à débat, mais il est généralement admis que l’alphabet aurait été développé vers le IVe ou Ve siècle apr. J.-C. en Irlande, là où la plupart des inscriptions ont été retrouvées. Mais d’autres, un tiers d’entre elles environ avance le Times, ont été identifiées en Angleterre, au Pays de Galles, en Écosse ou encore sur l’île de Man.

Si l’établissement du christianisme a apporté l’alphabétisation sous forme de script latin, écrit sur une page plane, le système de l’ogham est resté un temps utilisé, principalement pour écrire les anciennes langues irlandaise ou celtiques (le vieux gallois, par exemple)… avant de décliner.

Ce que nous indique finalement la pierre d’Old Kilmadock, c’est « qu’au début du Moyen Âge, il y avait [en ces lieux] des personnes lettrées qui savaient lire et écrire, potentiellement en latin, mais qui étaient également familières avec l’alphabet ogham », explique à nos confrères Kelly Kilpatrick, historienne et celtiste spécialisée en épigraphie. « C’est une découverte extrêmement importante », insiste-t-elle.

L’inscription, qui pourrait faire le tour complet de stèle, pourrait mentionner des noms personnels très utiles – l’ogham a en effet été historiquement employé pour inscrire des noms, des titres, des inscriptions commémoratives et autres informations sur des monuments en pierre.

« Alors que nous entamons le 900e anniversaire de Stirling en tant que burgh [statut administratif historique des villes écossaises, dont la valeur n’est plus aujourd’hui que symbolique, ndlr], [cette découverte] rappelle que la contribution importante de notre région à l’histoire de l’Écosse remonte encore plus loin dans le temps », conclut ainsi auprès du Times Chris Kane, chef du conseil de la ville.

Archéologie : Un tombeau intact, vieux de 400 ans, de la dynastie Ming découvert dans la province chinoise du Shanxi

Au cœur de la province de Shanxi, en Chine, une découverte archéologique d’importance majeure a récemment attiré l’attention mondiale : une tombe de la dynastie Ming datant de 400 ans, remarquablement bien préservée. Cette trouvaille promet d’apporter une contribution significative à notre connaissance des pratiques culturelles et de l’artisanat de cette période historique cruciale.(Source : Science et vie).

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Paléoanthropologie : les momies de Chinchorro au Chili sont bien plus anciennes que celles d’Égypte

Au cœur du désert d’Atacama, le plus aride du monde, se cache un trésor archéologique qui défie notre compréhension de l’histoire de la momification. Les momies du peuple Chinchorro, découvertes au début du XXe siècle, détrônent celles d’Égypte du titre des plus anciennes au monde.

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Egyptologie : Un journal ancien révèle comment les Égyptiens ont construit les pyramides de Gizeh

Les pyramides de Gizeh, longtemps entourées de mystère quant à leur construction, révèlent aujourd’hui des détails inédits grâce aux Papyrus de la mer Rouge, offrant ainsi un aperçu sans précédent sur le travail des constructeurs de cette merveille antique. (Source : National Géographique).

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Egypte : le projet de recouvrir de granit la pyramide Mykérinos suscite une vive controverse

Les sites touristiques antiques de l’Égypte, très fréquentés, pourraient bientôt « bénéficier » d’une restauration. Le gouvernement égyptien a dévoilé un projet de rénovation de la façade de la pyramide de Mykérinos, à Gizeh. Cette initiative suscite des inquiétudes parmi les archéologues et égyptologues.

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Archéologie : En Égypte, une momie ornée d’une langue en or reposait secrètement dans un tombeau prestigieux

Au cœur de la vallée du Nil, parmi les ruines d’une cité antique florissante de l’ère gréco-romaine, les chercheurs ont mis au jour un tombeau renfermant plus d’une vingtaine de momies. L’une d’entre elles a attiré l’attention en raison de sa langue remplacée par un petit artefact en or.(Avec : Futura-sciences).

Quelques jours après l’annonce des découvertes fascinantes à Saqqarah, le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités réaffirme ces trouvailles. Dans un communiqué diffusé le 8 janvier sur les réseaux sociaux, les archéologues partagent les détails de leurs explorations dans la cité antique d’Al-Bahnasa. Ils ont eu l’occasion de découvrir un tombeau majestueux renfermant des merveilles vieilles de plusieurs siècles, dont la plupart remontent aux époques ptolémaïque et romaine.

Des pratiques rituelles singulières

Les tombes découvertes dans la partie supérieure orientale d’Al-Bahnasa possèdent des caractéristiques inobservées dans le secteur à ce jour. Certaines sépultures ont ainsi été creusées dans la roche naturelle, directement dans le sol. Elles recèlent des artefacts inhabituels, à l’instar de statues en terre cuite à l’effigie de la déesse Isis Aphrodite, coiffée d’une couronne de fleurs. Fusion des deux déesses, elle est souvent représentée nue, arborant régulièrement un couvre-chef. Elle apparaît déjà dans des contextes funéraires à partir du IIIe siècle avant J.-C., continuant d’être louée par les Romains, également les peuples méditerranéens tournés vers l’orientalisme.

Une autre curiosité frappe les archéologues : la présence d’une momie, dont le visage masqué dissimulait une langue en or. Un symbole prestigieux selon les croyances de l’Égypte ancienne. Les égyptologues estiment que la langue pouvait être remplacée lors de l’embaumement par des sculptures en or, permettant au défunt de s’adresser directement au dieu Osiris, souverain de l’au-delà. Une rareté qui avait toutefois été observée en 2021 à Al-Bahnasa même et en 2022, lorsque des archéologues avaient découvert des tombes à Qewaisna, quelques kilomètres au nord du Caire.

Al-Bahnasa, un site archéologique d’importance

Le ministère du Tourisme et des Antiquités indique avoir déterré une quantité importante de momies, au nombre de 23. Elles se trouvaient dans un puits, au fond duquel une porte emmurée par des briques protégeait les sépultures. La majorité des momies sont drapées d’étoffes colorées, et l’individu à la langue d’or n’est pas le seul à posséder un masque. D’autres faciès sont ainsi dissimulés, avec des masques de différents aspects et de différentes couleurs, une petite quantité d’entre eux étant incrustés de feuilles d’or.

Le site d’Al-Bahnasa semble particulièrement important pour le gouvernement égyptien. La ville, autrefois fortifiée, se développe durant l’Antiquité, plus précisément durant l’ère gréco-romaine. Elle fleurit véritablement durant l’âge d’or islamique, période propice au développement culturel et scientifique au sein des pays musulmans du nord de l’Afrique et du Moyen-Orient.

La cité était nommée à l’époque « la ville des martyrs », à la suite des affrontements violents entre les garnisons romaines retranchées sur le site et les musulmans souhaitant s’en emparer. Depuis 2020, le gouvernement égyptien et les autorités locales ont commencé un processus de restauration afin de rendre aux vestiges gréco-romains et à la nécropole islamique son rayonnement d’antan.

Archéologie : En Alsace (France), cinq momies égyptiennes d’animaux vieilles de 2 000 à 3 000 ans révèlent leurs secrets au scanner

Il y a environ un siècle, l’université de Strasbourg (Alsace – France) a acquis des chats, oiseaux et poissons embaumés, de l’Egypte antique, qui ont été soumis pour la première fois aux rayons X sous la supervision d’un laboratoire d’archéologie.

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Archéologie : Un couteau vieux de 2000 ans, orné d’inscriptions runiques, a été mis au jour au Danemark

Des runes gravées sur un couteau vieux de 2
000 ans seraient les plus anciennes du Danemark. L’inscription « Hirila » sur ce couteau découvert par un archéologue dans une tombe de l’île de Funen signifie « petite épée ».

Des archéologues ont découvert une gravure sur un couteau vieux de près de 2 000 ans qui serait les plus anciennes runes jamais trouvées au Danemark.

L’inscription runique l’alphabet de la première langue écrite du Danemark – a été gravée sur un couteau en fer de 8 cm trouvé dans une tombe sous une urne pres de la ville d’Odense, sur l’ile de Funen. Les cinq caractères, d’une hauteur d’environ 0,5 cm chacun, suivis de trois rainures, épellent hirila, qui signifie « petite épée » en vieux norrois.

Jakob Bonde, conservateur du musée de la ville et archéologue à l’origine de la découverte, est intrigue par la gravure. Il a demande à Lisbeth Imer, du Musée national, de l’examiner : « Selon elle, l’inscription est « HIRILA' ».Cela peut se traduire par quelque chose comme « Petite épée », probablement. C’est du moins l’interprétation qu’elle en fait. Et qu’est-ce que « Little Sword » ? Nous l’interprétons comme le nom du couteau, mais en principe, il pourrait aussi s’agir du nom du propriétaire du couteau, 150 ans après la naissance du Christ très précisément ».

Le couteau, qui sera exposé au musée d’Odense à Montergaarden à partir du 2 février, sera présenté avec d’autres objets trouvés sur le site.