Archives du mot-clé communauté internationale

Iran face à la colère populaire : répression, coupures d’Internet et pressions internationales

« Rayer » l’Iran de la carte: le président américain Donald Trump a encore haussé le ton contre Téhéran après avoir menacé à plusieurs reprises d’intervenir militairement face à la violente répression du récent mouvement de contestation.(Source : AFP).

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En Centrafrique, le retrait de la communauté internationale inquiète au moment d’une fragile stabilisation

Alors que la République centrafricaine semble entrer dans une phase de relative accalmie après plus de deux décennies de conflits armés et d’instabilité chronique, la communauté internationale amorce un retrait progressif du pays. Une décision jugée préoccupante par de nombreux observateurs, qui estiment qu’elle intervient « au pire moment » pour la consolidation de la paix.

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Expulsions massives d’Afghans : l’Iran et le Pakistan durcissent leur politique migratoire

Depuis plusieurs mois, l’Iran et le Pakistan ont engagé une politique de plus en plus rigoureuse à l’encontre des réfugiés afghans, provoquant une vague d’expulsions qui alarme la communauté internationale. Ces décisions, justifiées par des raisons sécuritaires et politiques, concernent des millions de personnes, dont une grande partie est installée dans ces pays depuis des décennies.

Une pression croissante au Pakistan

Le Pakistan a donné un tournant décisif à sa politique migratoire à l’égard des Afghans dès le 1er avril. Ce jour-là, Islamabad a annulé environ 800 000 cartes de résidence accordées à des Afghans, parfois nés sur son territoire ou résidant dans le pays depuis plusieurs générations. Le gouvernement pakistanais menace désormais de retirer la protection accordée à 1,3 million de réfugiés afghans enregistrés auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), d’ici fin juin.

Ces décisions interviennent dans un contexte de tensions sécuritaires accrues dans les zones frontalières avec l’Afghanistan, où le Pakistan accuse Kaboul de laisser opérer des groupes armés responsables d’attaques sur son territoire. Dans ce climat, les expulsions ont repris à un rythme soutenu, bien que variable : 135 865 personnes ont quitté le pays en avril, contre 67 478 en mai, selon les chiffres du ministère pakistanais de l’Intérieur.

Les départs se font parfois de manière volontaire, mais sont également le fruit de descentes policières ciblant les communautés afghanes. En toile de fond, des campagnes médiatiques ont accusé les réfugiés afghans d’être liés au terrorisme ou d’alimenter les mouvements de contestation politique contre le gouvernement pakistanais.

L’Iran fixe un ultimatum

L’Iran, de son côté, a intensifié sa propre campagne de renvois. Le 3 juin, les Nations unies ont exprimé leur préoccupation face à une hausse brutale des expulsions depuis le mois de mai. Contrairement aux précédentes vagues, ciblant principalement les jeunes hommes, ce sont désormais des familles entières – femmes et enfants compris – qui sont concernées.

Téhéran a fixé un ultimatum au 6 juillet pour que les quatre millions d’Afghans en situation irrégulière quittent le territoire iranien. Les autorités iraniennes ont déclaré ne pas vouloir prolonger leur tolérance face à cette population qu’elles jugent trop nombreuse et mal intégrée.

Une situation humanitaire critique

Depuis la fin de l’année 2023, plus d’un million d’Afghans ont quitté le Pakistan et plus de deux millions ont été expulsés d’Iran, selon les estimations. L’ONU indique que plus de la moitié de ces personnes sont des enfants, souvent renvoyés dans un pays qu’ils connaissent peu ou pas du tout.

Pour les organisations humanitaires, ce retour forcé se traduit par une mise en danger directe des exilés. L’Afghanistan, dirigé par les talibans depuis 2021, est officiellement pacifié, mais reste le théâtre de la deuxième plus grande crise humanitaire mondiale, avec un tiers de sa population souffrant de la faim.

À leur arrivée, les familles afghanes sont généralement dirigées vers des camps de transit, aux conditions de vie précaires, sans ressources ni perspectives immédiates. Le HCR souligne que l’Afghanistan « n’est pas prêt à accueillir » un tel afflux. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) alerte également sur la pression exercée sur les structures d’accueil et de réintégration, déjà fragiles.

Une instrumentalisation politique ?

Ces politiques d’expulsion s’inscrivent aussi dans des dynamiques géopolitiques internes. Si en avril, Kaboul accusait Islamabad de « maltraiter » les migrants à des fins politiques, le ton semble s’être adouci depuis, avec la reprise de relations diplomatiques entre les deux pays, matérialisée par la nomination de nouveaux ambassadeurs et des visites ministérielles réciproques. Toutefois, le sort des réfugiés ne figure plus au cœur des discussions publiques, tandis que les expulsions se poursuivent dans l’ombre.

La communauté internationale appelle à une approche plus humaine et coordonnée face à cette crise migratoire. Mais sur le terrain, les millions d’Afghans renvoyés de force tentent de reconstruire leur vie dans un pays en ruines, sans filet de sécurité ni avenir certain.

Soudan du Sud : HRW dénonce l’utilisation d’armes incendiaires – la communauté internationale réclame un cessez-le-feu et promet 800 millions d’euros d’aide

L’organisation Human Rights Watch (HRW) tire la sonnette d’alarme sur la situation dans l’État du Haut-Nil, au Soudan du Sud, où elle accuse le gouvernement du président Salva Kiir d’avoir utilisé des armes incendiaires contre des zones civiles. Selon HRW, ces attaques, qui se seraient intensifiées à partir du 16 mars, ont fait au moins 58 morts et provoqué de graves brûlures sur plusieurs autres personnes.

Les frappes ont visé notamment les localités de Mathiang, Longechuk et Nasir, des bastions réputés proches de Riek Machar, vice-président actuellement placé en résidence surveillée. Ces bombardements ont été menés par voie aérienne, avec des armes conçues pour provoquer des incendies, affirme l’ONG.

Des armes interdites dans les zones civiles

Nyagoah Tut Pur, chercheuse à HRW, dénonce une violation flagrante du droit international :

« Il existe une convention, la Convention sur certaines armes classiques, qui interdit clairement l’usage d’armes larguées par voie aérienne conçues pour incendier ou brûler, surtout dans des zones où se trouvent des civils. C’est précisément ce qui s’est produit dans les régions affectées. »

Le Soudan du Sud n’est pas signataire de ce protocole spécifique, mais pour HRW, cela ne justifie en rien l’usage de telles armes :

« Leur utilisation contre des populations civiles montre l’urgence de renforcer l’application de cette convention et de garantir le respect du droit international humanitaire. »

Une guerre aux ramifications régionales

Ces attaques surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les forces loyales au président Salva Kiir et celles soutenant Riek Machar. L’armée sud-soudanaise accuse régulièrement les partisans de Machar de fomenter des troubles dans le nord-est du pays, mais ces nouvelles frappes aériennes marquent une dangereuse escalade.

Par ailleurs, l’armée ougandaise, également mentionnée dans certains rapports, a nié toute implication, rejetant fermement les accusations selon lesquelles elle aurait ciblé des civils ou utilisé des armes chimiques et des barils d’explosifs dans la région.

Human Rights Watch appelle à une enquête indépendante et à une mobilisation internationale pour mettre fin à l’impunité, alors que les civils restent les premières victimes d’un conflit qui perdure depuis plus d’une décennie.

La communauté internationale réclame un cessez-le-feu et promet 800 millions d’euros d’aide

La communauté internationale, réunie à Londres mardi, a appelé de ses voeux un « cessez-le-feu immédiat et permanent » au Soudan et s’est engagée à mobiliser plus de 800 millions d’euros supplémentaires pour ce pays en guerre, enfoncé dans une crise humanitaire catastrophique.

Les participants à cette conférence co-organisée par le Royaume-Uni, l’Union européenne, l’Allemagne, la France et l’Union africaine (UA), ont également souligné dans un communiqué final « la nécessité d’empêcher toute partition du Soudan », déchiré par un conflit entre deux généraux rivaux.

« Beaucoup ont abandonné le Soudan (…) C’est une erreur morale lorsqu’il y a autant de civils décapités, des nourrissons d’à peine un an victimes de violences sexuelles, et plus de personnes menacées de famine que partout ailleurs dans le monde », s’est ému mardi le chef de la diplomatique britannique David Lammy.

Il a dénoncé « le manque de volonté politique » pour mettre fin au conflit et aux souffrances de la population, et a appelé à ne « pas regarder ailleurs ».

La guerre qui a éclaté le 15 avril 2023 oppose le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l’armée de ce pays d’Afrique du Nord-Est, et son ancien adjoint, Mohamed Hamdane Daglo, chef des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Elle a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 13 millions de déplacés et réfugiés, plongeant le pays de 50 millions d’habitants dans une crise humanitaire majeure, selon l’ONU.

L’armée contrôle désormais le nord et l’est du Soudan, tandis que les FSR dominent une partie du sud et la quasi-totalité de la vaste région du Darfour, dans l’ouest. Les deux camps sont accusés d’exactions et d’atrocités.

Lors de cette conférence qui réunissait une quinzaine de pays dont l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, et des représentants des Nations unies et de la Ligue arabe, les participants ont promis de donner un total de plus de 800 millions d’euros de nouveaux financements pour l’aide humanitaire.

Ceux-ci s’ajoutent aux plus de deux milliards d’euros d’engagements obtenus l’an dernier lors d’un précédent sommet à Paris.

L’Union européenne va débloquer 522 millions d’euros supplémentaires cette année et la commissaire à la Coopération internationale Hadja Lahbib a appelé à montrer un « front uni » pour exiger des belligérants « le respect du droit humanitaire international » et « la protection des civils ».

Éviter toute « ingérence »

Avant elle, David Lammy a annoncé une nouvelle aide de 120 millions de livres (139,5 millions d’euros) qui permettra de fournir des approvisionnements alimentaires vitaux, notamment aux enfants, et de soutenir les victimes de violences sexuelles.

L’Allemagne va débloquer 125 millions d’euros supplémentaires pour le Soudan et les pays voisins qui accueillent de nombreux réfugiés, et la France, elle, mobilisera 50 millions d’euros.

Le gouvernement soudanais n’a pas été invité à Londres, et a protesté auprès du Royaume-Uni, l’accusant de mettre sur un pied d’égalité l’Etat soudanais « souverain et membre des Nations Unies depuis 1956 » et les FSR, « milice terroriste qui commet des génocides et des crimes contre l’humanité ».

Dans leur communiqué final, les participants au sommet ont insisté sur le fait que « la non-ingérence des acteurs extérieurs reste primordiale ».

Ils ont également dit rejeter « tout projet, dont celui de gouvernements parallèles, qui mettraient en péril l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Soudan ».

Plus tôt mardi, le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Bankole Adeoye, avait assuré que l’organisation « n’accepterait pas (…) une désintégration » de ce pays, et appelé « les acteurs extérieurs à s’abstenir de toute ingérence », alors que le Soudan accuse les Emirats arabes unis de soutenir les FSR.

Les Emirats réfutent ces accusations et ont appelé mardi dans un communiqué les belligérants à un « cessez-le-feu » immédiat.

« Ceux qui cherchent à gagner du pouvoir ou de l’influence au Soudan par le biais d’un soutien militaire ou financier soufflent sur les braises du conflit », avait aussi dénoncé la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.

La veille, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’était dit « très inquiet du fait que des armes et des combattants continuent d’arriver au Soudan », sans toutefois préciser leur provenance.

Les États-Unis d’Amérique dénoncent « le silence » mondial sur la guerre au Soudan

À l’approche d’une conférence humanitaire internationale sur le Soudan et ses pays voisins prévue pour lundi 15 avril à Paris, les États-Unis d’Amérique ont exhorté la communauté internationale à intensifier ses efforts en faveur du Soudan.

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Afghanistan : le chef des « taliban » fustige la communauté internationale

Le chef suprême des « taliban » (sans « s » puisque « taliban » est le pluriel arabe de « talib », signifiant « étudiant » – ndlr), dont les apparitions en public sont très rares, a fustigé, ce mercredi 10 avril, lors de la prière de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du ramadan, la communauté internationale pour ses attaques contre l’Afghanistan. (Source : AFP).

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Iran : deux homosexuelles et militantes LGBTQ condamnées à mort!

Deux homosexuelles et militantes LGBTQ accusées de promouvoir l’homosexualité, ont été condamnées à mort en Iran, ont rapporté des activistes ce lundi 5 septembre en exhortant la communauté internationale à empêcher leur exécution.

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Birmanie : Emprisonné par la Junte, la situation d’Aung San Suu Kyi est devenu très préoccupante.

Alors qu’elle avait déjà été condamnée à six ans de prison, l’ex-dirigeante a été condamnée, le mercredi 27 avril dernier, à une peine de cinq ans de prison supplémentaires au cours d’un procès-fleuve, dénoncé comme politique par la communauté internationale.

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Birmanie : Aung San Suu Kyi condamnée à 5 ans de prison supplémentaires!

La prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, 76 ans, détenue depuis le coup d’Etat militaire du 1er février 2021, s’est vu infliger une nouvelle peine de prison par la junte. La communauté internationale dénonce un jugement politique.

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Turquie : L’opposant d’Erdogan Osman Kavala condamné à vie ,la communauté internationale crie à l’injustice et demande sa libération !

Le mécène Osman Kaval, détenu depuis quatre ans et demi sans jugement, a été condamné, lundi 25 avril à Istanbul, à la détention perpétuelle après les plaidoiries de la défense qui avait réclamé son acquittement pour manque de preuves et dénoncé l’acharnement du pouvoir.

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