Un citoyen du Salvador immigré aux États-Unis d’Amérique a été expulsé « par erreur », à reconnu l’administration Trump qui indique n’avoir « plus aucun pouvoir sur son sort ». Ce père de famille de 29 ans est aujourd’hui détenu dans une prison de haute sécurité salvadorienne, connue pour la dureté de ses conditions, après avoir été renvoyé mi-mars avec 250 migrants Vénézuéliens présumé membres de gangs.
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Nucléaire : Washington menace de “frapper fort” l’Iran si les négociations échouent – L’Europe appelle à préserver ses intérêts
Les tensions autour du programme nucléaire iranien se ravivent. Au lendemain de discussions entre les États-Unis et l’Iran à Oman, Washington a durci le ton. Ce dimanche 13 avril, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a menacé Téhéran de représailles militaires si les pourparlers n’aboutissaient pas. En parallèle, l’Union européenne s’inquiète des retombées sur sa sécurité et appelle à des négociations conformes à ses intérêts.
Washington hausse le ton
Lors d’un entretien avec CBS, Pete Hegseth a affirmé :
« Si on ne parvient pas à résoudre le problème à la table des négociations, il existe d’autres options pour s’assurer que l’Iran n’obtienne jamais de bombe nucléaire. »
Il a ajouté :
« Avec ce qu’on fait face aux Houthis et dans la région, on a montré notre capacité à frapper loin et très fort. On ne veut pas en arriver là, mais s’il le faut, on le fera. »
Cette déclaration intervient après des pourparlers jugés « très constructifs » par les deux parties, menés samedi à Oman, pays jouant le rôle de médiateur. Les États-Unis cherchent à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, alors que les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis 1980.
Reprise du dialogue malgré les tensions
Les discussions à Oman marquent un pas vers la reprise du dialogue. Depuis son retrait de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, Washington avait durci sa position. Toutefois, le président Donald Trump a récemment renoué le contact en mars en adressant une lettre à Téhéran pour rouvrir les négociations. Il a également averti qu’un échec diplomatique pourrait conduire à des frappes militaires, tout en imposant de nouvelles sanctions contre le secteur pétrolier iranien.
L’Europe reste vigilante
Du côté européen, la reprise des négociations est bien accueillie, mais suscite des préoccupations sécuritaires. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré ce lundi à Luxembourg :
« Nous accueillons favorablement cette démarche, mais nous serons vigilants avec nos amis et partenaires britanniques et allemands à ce que les négociations soient bien conformes à nos intérêts de sécurité. »
L’Europe redoute que l’Iran franchisse un seuil nucléaire qui compromettrait sa sécurité régionale. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni entendent donc jouer un rôle de surveillance dans le cadre de ces nouvelles discussions.
Rome, prochaine étape diplomatique
Selon l’agence italienne ANSA, un deuxième cycle de négociations est prévu à Rome, suite à une demande des États-Unis, de l’Iran et du sultanat d’Oman. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a confirmé que l’Italie avait donné une réponse positive à cette initiative.
Visite de l’AIEA à Téhéran
Autre signe d’une dynamique diplomatique en cours : Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), se rendra mercredi à Téhéran, selon l’agence iranienne IRNA. Cette visite vise à évaluer sur le terrain l’état réel du programme nucléaire iranien.
Sanctions européennes contre l’Iran
Enfin, en marge de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Luxembourg, l’Union européenne a adopté des sanctions contre sept ressortissants et deux organisations iraniennes. Une réponse directe à la détention arbitraire de plusieurs citoyens européens par le régime iranien.
Alors que le dialogue semble reprendre, le climat reste tendu. Entre menaces américaines, inquiétudes européennes et enjeux géopolitiques majeurs, les jours à venir seront décisifs pour l’avenir du nucléaire iranien – et pour la stabilité régionale et internationale.
EUA : un adolescent de 17 ans tue ses parents pour financer l’assassinat de Donald Trump
Un adolescent états-unien de 17 ans a été arrêté dans le Wisconsin, suspecté d’avoir tué sa mère et son beau-père dans le cadre d’un projet d’assassinat visant le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump. Selon des documents du FBI relayés par CNN ce dimanche 13 avril, Nikita Casap aurait agi sous l’influence d’idéologies satanistes et néo-nazies.
Lire la suite EUA : un adolescent de 17 ans tue ses parents pour financer l’assassinat de Donald TrumpVénezuela : les familles des Vénézuéliens envoyés au Salvador par l’administration Trump manifestent
À Caracas, devant le siège des Nations unies, les familles des plus de 200 prisonniers vénézuéliens envoyés par les États-Unis d’Amérique au Salvador en vertu de « l’Alien Ennemies » (« Nation ennemie»), ont voulu attirer l’attention des organisations internationales sur la situation de leurs proches. Détenus dans une prison salvadorienne de haute de sécurité, ils sont accusés d’appartenir au gang vénézuélien « Tren de Aragua .»
Lire la suite Vénezuela : les familles des Vénézuéliens envoyés au Salvador par l’administration Trump manifestentGuerre commerciale : l’UE propose aux États-Unis une exemption totale des droits de douane pour les biens industriels ,propositions jugée insuffisante pour Trump
Alors que les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne atteignent un nouveau sommet, Bruxelles a proposé un geste fort pour désamorcer la crise : une suppression totale et réciproque des droits de douane sur les produits industriels, y compris les voitures. Une initiative saluée en Europe mais sèchement rejetée par le président états-unien Donald Trump, qui juge l’offre « insuffisante ».
Une proposition ambitieuse de l’UE pour éviter l’escalade
Lors d’une conférence de presse ce lundi à Bruxelles, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a dévoilé cette proposition dans le but d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations économiques transatlantiques.
« Nous avons proposé des droits de douane nuls pour les produits industriels. L’Europe est toujours prête à conclure un bon accord avec les États-Unis », a-t-elle déclaré.
Le commissaire européen Maros Sefcovic, de son côté, a précisé que cette proposition avait été présentée aux autorités états-uniennes dès le 19 février, bien avant l’annonce de hausses tarifaires par Washington. Elle aurait concerné notamment les secteurs de l’automobile, de la chimie, de la pharmacie, ainsi que l’ensemble des produits industriels.
Mais Ursula von der Leyen a aussi averti :
« Nous sommes également prêts à répondre par des contre-mesures et à défendre nos intérêts » si l’escalade se poursuit.
Trump hausse le ton : une taxe de 20 % dès mercredi
Malgré ce geste fort de l’UE, Donald Trump a rejeté la proposition, estimant qu’elle ne répondait pas aux intérêts des États-Unis d’Amérique.
« Non, ce n’est pas suffisant », a-t-il répondu à un journaliste à la Maison-Blanche, dénonçant à nouveau l’attitude de l’Europe :
« L’Union européenne s’est très, très mal conduite avec nous. »
Le dirigeant a confirmé qu’une taxe de 20 % sur les produits industriels européens entrerait en vigueur ce mercredi, s’inscrivant dans une offensive protectionniste inédite depuis les années 1930. Ces mesures visent, selon lui, à rééquilibrer la balance commerciale entre les deux blocs.
Trump a évoqué un plan pour supprimer le déficit commercial avec l’UE par des achats massifs d’énergie américaine. Il a avancé le chiffre de 350 milliards de dollars, correspondant, selon lui, à l’ampleur du déficit commercial bien que les données officielles situent ce déficit à 235,6 milliards de dollars en 2024 selon les États-Unis, et à 216,8 milliards de dollars selon Eurostat.
« Il faut qu’ils achètent et qu’ils s’engagent à acheter un montant équivalent à ce déficit », a-t-il exigé, sans toutefois préciser si une telle mesure permettrait de lever les taxes douanières prévues.
Vers une “zone de libre-échange” transatlantique ?
Dans ce contexte tendu, une idée a émergé pour rapprocher les deux puissances économiques : la création d’une zone de libre-échange entre l’Europe et l’Amérique du Nord. C’est Elon Musk, PDG de Tesla et proche de l’administration Trump, qui en a lancé l’idée ce week-end. Confronté à une chute des ventes mondiales de ses voitures électriques, il espère ainsi ouvrir de nouveaux marchés sans barrières douanières.
Cette proposition a reçu un accueil favorable en Europe.
« C’est une excellente idée », a réagi Laurent Saint-Martin, ministre français du Commerce extérieur, lors d’une réunion à Luxembourg avec ses homologues européens.
Le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, a cependant souligné les divergences internes au sein de l’équipe Trump sur la conduite à adopter face à l’UE.
Des négociations longues et incertaines à venir
Alors que les tensions se cristallisent, les négociations s’annoncent longues, complexes, et politiquement sensibles. L’Union européenne, par l’intermédiaire de la Commission, reste seule compétente pour négocier au nom des États membres et tente de préserver l’unité des Vingt-Sept face à Washington.
L’enjeu est de taille : éviter une guerre commerciale transatlantique qui aurait des répercussions économiques majeures pour les deux rives de l’Atlantique. Si la Commission affiche une volonté de dialogue, elle n’exclut pas une riposte ferme. L’heure est donc à la diplomatie, mais le compte à rebours est lancé avant l’entrée en vigueur des nouvelles taxes états-uniennes.
Droits de douanes : comment l’Afrique du Sud veut-elle limiter leurs conséquences
Alors que les marchés sont pour la plupart en chute ce 7 avril 2025 face à l’inflexibilité du président états-unien, Donald Trump, sur les droits de taxe qu’il a imposé au reste du monde. Le locataire de la maison blanche reproche aux partenaires économiques de son pays de les « piller ». La mesure passe mal auprès de plusieurs pays qui promettent une réplique. A côté, d’autres – à l’exemple de l’Afrique du Sud -, essaient de s’organiser pour réduire les effets de ces mesures, elle qui fait depuis peu face à une certaine animosité de l’administration Trump.
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La tension commerciale entre Washington et Pékin repart de plus belle. Après l’annonce par Donald Trump d’une nouvelle salve de droits de douane sur les produits importés aux États-Unis d’Amérique, la Chine a réagi ce vendredi 4 avril, avec fermeté. À partir du 10 avril, Pékin appliquera une taxe de 34 % sur tous les biens états-uniens. Et pour marquer le coup, elle a saisi dans la foulée l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Lire la suite Guerre commerciale : Trump frappe, Pékin contre-attaque, les marchés s’effondrentHausse des droits de douane : ce que prépare Donald Trump lors son « Liberation Day » de ce 3 avril
Ce mercredi 2 avril marque le « Liberation Day », un jour symbolique promis par Donald Trump pour marquer une nouvelle étape dans sa politique commerciale protectionniste. À 16 heures, heure locale (22 heures à Paris), le président des États-Unis s’exprimera depuis la Maison Blanche pour annoncer une nouvelle vague d’augmentation des tarifs douaniers, une mesure censée, selon lui, assurer un « nouvel âge d’or » aux États-Unis.
Lire la suite Hausse des droits de douane : ce que prépare Donald Trump lors son « Liberation Day » de ce 3 avrilMenaces de bombardements sur l’Iran : Moscou avertit Washington
Les tensions entre Washington et Téhéran atteignent un niveau critique après les menaces explicites de Donald Trump contre l’Iran. Face à ces déclarations, la Russie hausse le ton et condamne fermement les velléités militaires états-uniennes, tout en proposant un rôle de médiateur pour éviter une escalade incontrôlable.
Trump menace de frapper l’Iran
Dimanche, le président Donald Trump a adressé un ultimatum à l’Iran : si un nouvel accord sur son programme nucléaire n’est pas trouvé, des sanctions économiques et des frappes militaires massives pourraient être mises en œuvre. « S’ils ne parviennent pas à un accord, il y aura des bombardements […] comme ils n’en ont jamais vu auparavant », a-t-il déclaré, laissant entendre que des frappes d’une ampleur inédite pourraient viser la République islamique.
La Russie riposte et met en garde contre une catastrophe régionale
Ces menaces ont immédiatement suscité une réaction virulente de Moscou, allié stratégique de l’Iran. Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, a dénoncé les méthodes de Washington, estimant que « ces ultimatums sont inappropriés ». Dans une interview au journal Affaires internationales, relayée par Le Daily Mail, il a condamné les tentatives des États-Unis d’imposer leur volonté à l’Iran.
Moscou met également en garde contre les conséquences dramatiques d’éventuelles frappes visant des infrastructures nucléaires iraniennes. « Les conséquences de cela pourraient être catastrophiques pour toute la région », a averti Riabkov, soulignant les risques de déstabilisation massive au Moyen-Orient.
L’Iran menace à son tour les États-Unis
De son côté, Téhéran adopte une posture offensive. En cas d’attaque états-unienne, la République islamique a annoncé qu’elle frapperait des bases états-uniennes et pourrait répandre le chaos dans tout le Moyen-Orient.
Dans une déclaration lundi soir, l’Iran a également évoqué pour la première fois la possibilité de se doter de l’arme nucléaire en réponse à une agression militaire. Bien que le régime iranien ait toujours nié vouloir acquérir la bombe atomique, il affirme que toute menace existentielle l’obligerait à reconsidérer sa stratégie nucléaire.
Moscou appelle au dialogue et se propose comme médiateur
Face à cette escalade dangereuse, la Russie tente d’apaiser les tensions en proposant de jouer le rôle de médiateur. « Tant qu’il est encore temps et que le train n’est pas encore parti, nous devons redoubler d’efforts pour parvenir à un accord sur une base raisonnable », a déclaré Riabkov.
Moscou se dit prête à offrir ses services à Washington et Téhéran pour négocier une issue diplomatique. Reste à voir si les États-Unis et l’Iran accepteront cette main tendue, alors que la situation ne cesse de se détériorer.
Le Kremlin dit travailler avec les Etats-Unis sur la paix en Ukraine après les menaces de Trump
Le Kremlin a annoncé, ce lundi 31 mars, que la Russie et les États-Unis d’Amérique collaboraient sur des propositions en vue d’un éventuel accord de paix en Ukraine et du développement de leurs relations bilatérales. Cette déclaration intervient après que le président états-unien Donald Trump a exprimé sa “grande colère” à l’égard de son homologue russe, Vladimir Poutine.
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